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09/09/2019

Fermeture des guichets : "Le comportement de la SNCF doit changer" prévient Bruno Gazeau, président de la FNAUT

https://www.europe1.fr/societe/le-comportement-de-la-sncf...
13h25, le 07 septembre 2019

Alors que le successeur de Guillaume Pepy à la tête de la compagnie ferroviaire sera connu lors du Conseil des ministres mercredi 11 septembre, Bruno Gazeau, président de la FNAUT affirme sur Europe 1 que la SNCF doit passer d'une position "malthusienne" à une position "d'écoute des usagers".

Les scènes de conflit et d'exaspération se sont multipliées ces dernières semaines dans les grandes gares parisiennes, avec des temps record d'attente aux guichets. À quelques jours de la nomination du successeur de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF, Bruno Gazeau, président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT) a réagi à cette situation au micro d'Europe 1.

"Il n'y a pas que les grandes gares", explique-t-il. "On en parle moins, mais tous les guichets qui ferment dans les haltes ferroviaires posent autant de problèmes. Là-dessus, le comportement de la SNCF doit absolument changer" affirme Bruno Gazeau.


Mettre en place davantage d'écoute des usagers

Le président de la FNAUT ne mâche pas ses mots : il affirme que la position de la SNCF est aujourd'hui "malthusienne, avec la réduction de ses services". "Il faut qu'elle passe à une position beaucoup plus ouverte qui est celle de l'écoute des usagers et de leurs besoins".

Bruno Gazeau espère également que les "petites lignes" seront préservées dans les prochains mois. Des lignes "qui sont petites vu de Paris, mais qui sont très importantes au niveau régional", précise-t-il.

14/07/2019

Missions des comités de concertation pour la gestion des gares ferroviaires

https://www.lagazettedescommunes.com/631009/missions-des-...
Publié le 12/07/2019 • Par Gabriel Zignani • dans : Textes officiels, TO parus au JO

Un décret du 11 juillet, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020, porte sur les règles de fonctionnement et les missions des comités de concertation auprès des grandes gares ou ensembles pertinents de gares de voyageurs. Il précise notamment les conditions de détermination du périmètre de ces comités et leur composition, ainsi que les sujets sur lesquels ils sont consultés.

Ainsi, ces comités de concertation seront notamment consultés sur :

les projets d’investissement pour l’aménagement de la gare et autour de celle-ci ;
le niveau des services en gare ;
le suivi de la réalisation des objectifs de mise en accessibilité ;
le suivi de la ponctualité et le respect des correspondances avec les autres services ;
les projets relatifs à l’amélioration de l’intermodalité ;
la qualité de l’information aux voyageurs, notamment en situation dégradée ;
le niveau de sûreté ;
le suivi de la propreté.

Références

Décret n° 2019-728 du 11 juillet 2019, JO du 12 juillet
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=...

13/07/2019

SNCF: pour trouver un billet de train, les nerfs des voyageurs sont mis à rude épreuve

https://www.bfmtv.com/economie/sncf-pour-trouver-un-bille...
12/07/2019 à 07h53

Files d'attente aux guichets quand ils existent encore, complexité des tarifications... La SNCF est une fois de plus sous le feu des critiques en ce début d'été, accusée de ne pas faciliter la vie des voyageurs.

En ces jours de grands départs, les voyageurs empruntant le train doivent savoir se montrer patient. C'est un coup de communication de la CFDT-Cheminots qui a lancé la polémique, avec une campagne très médiatisée de chronométrage du temps d'attente des clients dans plusieurs grandes gares.

Bilan: jusqu'à 1 heure 35 à la gare Montparnasse à Paris quand l'AFP y est allée avant les grands départs, et beaucoup d'incompréhension quand, "en raison de l'affluence", achats et échanges de billets n'étaient possibles que pour un voyage le jour même ou sur rendez-vous. "Les personnes âgées sont démunies. J'en ai vu pleurer", témoignait un agent d'accueil.

Depuis des mois, les syndicats protestent contre les suppressions d'effectifs de vente, les fermetures de guichets en gare et de boutiques en ville.
La ministre des Transports Elisabeth Borne s'en est émue, la SNCF a annoncé des renforts et le patron du groupe public, Guillaume Pepy, a fait amende honorable. "Ces dernières semaines, nous avons été quelque peu débordés dans les très grandes gares parisiennes", a justifié le dirigeant.

"Nous avons été débordés à la fois parce qu'il y a plus de monde que prévu (...), et ensuite parce qu'après la canicule, après les orages, beaucoup de nos clients sont venus au guichet pour échanger leurs titres, pour modifier leurs demandes ou pour se faire rembourser."

La direction de la SNCF explique que huit billets sur dix sont désormais achetés en ligne et qu'il convient donc d'adapter le réseau de vente au besoins. Mais il est souvent nécessaire de trouver un guichet, pour payer en espèces ou en chèques vacances, ou tout simplement pour être bien conseillé.

Un journaliste de l'AFP voulant échanger son billet de TGV pour Montbéliard (Doubs) a ainsi dû retourner au guichet car il l'avait payé avec des chèques vacances. Apprenant qu'il perdait sa réduction dans l'échange, il a demandé à être remboursé... et a été immédiatement renvoyé à un fastidieux formulaire sur internet.
Compléter le réseau de distribution

"Notre objectif, c'est que chacun trouve une solution, soit humaine, soit un automate", affirme M. Pepy. Il veut aussi compléter son réseau en province, en vendant des billets sur des marchés, dans des offices de tourisme, chez des buralistes...

"La SNCF ne fait pas tout pour que l'usager ait envie de prendre le train", rétorque Bruno Gazeau, le président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut).

Outre les difficultés à acheter ou échanger son billet, il est en guerre contre les surtaxes imposées dans les TER aux voyageurs qui montent depuis des haltes dépourvues de point de vente, regrette le durcissement des conditions d'échange des billets et dénonce l'opacité des tarifs de la compagnie nationale.

Un des problèmes vient notamment de la liberté tarifaire désormais donnée aux régions. Celles-ci, en particulier, n'acceptent pas toutes les nouvelles cartes de réduction de la SNCF sur leurs TER (qui comprennent désormais un certain nombres de grandes lignes, vers la Normandie, la Picardie ou le Val-de-Loire), quand bien même les réductions s'appliquent théoriquement pour les billets en correspondance avec des TGV et Intercités. Conséquence: un aller ne coûte plus forcément le même prix qu'un retour, pour peu qu'on franchisse une frontière régionale...
Ouigo a permis de faire baisser les prix

Quant aux prix des TGV, il font toujours polémique, cartes de réduction ou pas. Officiellement, le prix moyen des trains à grande vitesse français a baissé de 6% ces cinq dernières années.

"Cette baisse est d'abord due au TGV Ouigo qui ne dessert que les grandes relations radiales", observe la Fnaut. "Le yield management (la fixation des prix en fonction de la demande, NDLR) est poussé à son extrême, avec une baisse de quelques prix faibles accompagnée d'une forte augmentation des prix les plus élevés".

Ni la Fnaut, ni les journalistes "fact-checkers" n'ont réussi à démêler l'écheveau de la tarification SNCF.

Hors Ouigo, "la bonne nouvelle, c'est que les prix n'ont pas augmenté", assure Jérôme Laffon, le directeur marketing de Voyages SNCF. "Ils sont vraiment stables! "Une autre bonne nouvelle pour la SNCF, c'est que la fréquentation est en forte hausse cette année, de 5 à 6% selon Guillaume Pepy.

 
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