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17/03/2017

Deux milliards de minutes perdues chaque année dans les trains en retard

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Lionel Steinmann

170307 Les échos 2 milliards d'heures de perdu.jpg

Une étude classe la SNCF en milieu de peloton de la ponctualité des opérateurs ferroviaires européens.

D'ordinaire discrète, l'Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST, dépendant du ministère du Développement durable) vient de publier une étude qui risque de faire tousser les dirigeants de la SNCF. Jusqu'ici, l'AQST limitait son rôle à la mise à disposition du grand public, sur son site Internet, des statistiques de régularité des principaux moyens de transport, à commencer par le train. Mais l'organisme a monté pour la première fois début mars un colloque sur la ponctualité ferroviaire, qui a dressé quelques constats plutôt sévères pour l'opérateur national.

Selon les calculs de l'AQST, le temps perdu par l'ensemble des voyageurs ferroviaires (des usagers du RER aux clients du TGV) représente plus de 2 milliards de minutes chaque année.  «  Ceci correspond à une perte de valeur économique pour la collectivité nationale de l'ordre de plus de 1,5 milliard d'euros  », estiment les auteurs de l'étude. Plus des deux tiers de ces pertes de temps concernent les trajets du quotidien, notamment en Ile-de-France.

L'AQST a cherché à mettre en perspective ces performances, en comparant la ponctualité de la SNCF avec celle des principaux opérateurs ferroviaires étrangers. Elle a utilisé pour cela un indicateur unique pour tous les pays, le nombre de trains arrivant avec un retard supérieur à 5 minutes et zéro seconde.

Vieillissement des infrastructures

Ce mode de calcul diffère de celui utilisé traditionnellement par la SNCF : pour les TGV, l'entreprise publique ne comptabilise que les retards supérieurs à 5 minutes pour les voyages inférieurs à 1h30, supérieurs à 10 minutes pour les trajets compris entre 1h30 et 3 heures, et supérieurs à 15 minutes pour un voyage de 3 heures et plus.

Avec cette méthode, la SNCF affichait sur l'année 2014 un taux de régularité des TGV proche de 90 %. Mais ce taux chute à 80,3 % si l'on prend en compte tous les TGV en retard de plus de 5 minutes, pointe l'AQST.

A cette aune, la performance de la SNCF reste néanmoins supérieure à celle des trains à grande vitesse italiens (74, 5 % de trains à l'heure ou ayant moins de 5 minutes de retard), et allemands (74,1 %). les TGV néerlandais (88,6 %) et espagnols (92,7 %) font eux preuve d'une ponctualité supérieure, sans doute parce qu'ils circulent sur des lignes essentiellement dédiées à la grande vitesse, ce qui n'est pas le cas en France. Pour les trains de banlieue, les chiffres avancés par l'AQST sont très proches de ceux de la SNCF, le seuil de calcul étant dans les deux cas les retards supérieurs à 5 minutes. La ponctualité mesurée à Paris (91,4 %) est supérieure à celle de Londres (90,6 %), mais les deux capitales sont aux dernières places d'un classement dominé par Copenhague et Madrid, qui affichent 99 % de ponctualité. La différence de trafic (le RER A transporte à lui seul chaque jour ouvrable plus de un million de passagers) explique en partie cet écart. Mais les retards en Ile-de-France s'expliquent surtout par le vieillissement des infrastructures, que la SNCF s'efforce de résorber à marche forcée.

Lionel Steinmann, Les Echos
@lionelSteinmann

01/03/2017

Orange déploie la 4G sur de nouvelles lignes TGV et TER

Personne nous aime !

Après la SNCF Orange nous boude aussi

On est la ligne la plus fréquente de la région déclaré comme malade mais on cumule tous les maux de la terre

Eric

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/en-bref/2017-02-28...

Par Acteurs de l'économie  | 

(Crédits : AFP)
L'opérateur de téléphonie Orange a déployé la 4G sur la ligne de TGV Lyon-Marseille, mais aussi sur les lignes de TER Lyon-Ambérieu et Lyon-Villefranche-sur-Saône.

Après la 4G sur la ligne Lyon-Paris, lancée il y a tout juste un an, Orange étend son offre. L'opérateur téléphonique vient d'annoncer que son réseau sera déployé sur trois autres lignes dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il s'agit de la ligne de TGV reliant Lyon et Marseille, mais aussi de deux autres lignes de TER : Lyon-Ambérieux et Lyon-Villefranche-sur-Saône. Ces deux dernières "font partie des cinq lignes de TER les plus fréquentées de la région", indique Orange dans un communiqué. "Chaque jour, on estime que 30 000 voyageurs les empruntent, soit 10 millions de voyageurs par an."

Pour Valérie Thérond, directrice Orange Centre Est : "Lignes TGV et TER, autoroutes...
partout, nous accélérons le déploiement de notre réseau mobile. Avec le développement
des usages, nos clients souhaitent une plus grande disponibilité de la connectivité [...]. Orange a donc inscrit cette exigence dans ses priorités de déploiement
réseaux en Auvergne-Rhône-Alpes."

15/02/2017

Alstom: la SNCF achètera 15 TGV dont elle ne voulait pas il y a trois mois

Nous critiquons souvent la SNCF mais là franchement l'Etat est vraiment au dessus de tout niveau gaspillage et gestion.

La France a déjà un énorme déficit d'investissement entre le tout TGV et les lignes de TER et d'intercités, alors l'état rajoute encore une couche.

Pourquoi ?

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/02/15/20005-20170215...

  • Par Valérie Collet Mis à jour Publié

La SNCF prendra en charge la commande des quinze TGV que le gouvernement avait décider de passer en direct pour un montant de 480 millions d'euros.

Les quinze TGV commandés pour sauver le site d'Alstom à Belfort devaient être réglés par l'État et mis en service sur le réseau Intercité. La SNCF les achètera finalement «sans payer un radis», résume un dirigeant de l'entreprise.

La SNCF a fini par répondre à la demande de l'État soucieux de préserver l'emploi chez Alstom à Belfort. L‘opérateur ferroviaire prendra en charge la commande des quinze TGV que le gouvernement avait décider de passer en direct pour un montant de 480 millions d'euros. En coulisses, les dirigeants de la SNCF assurent que ces quinze TGV dont ils ne voulaient pas il y a trois mois ne leur coûteront finalement «pas un radis».

En octobre dernier, le gouvernement avait décidé d'acheter en direct quinze rames pour alimenter l'usine de Belfort, qui fabrique des motrices de TGV, et dont la fermeture venait d'être annoncée par Alstom. Surtout il comptait les faire rouler à «petite vitesse» sur des lignes classiques dont l'État a la responsabilité contrairement aux lignes à grande vitesse maîtrisées par la SNCF. La polémique avait alors éclaté et la décision qualifiée de «baroque», de «bidouillage». L'État avait auparavant demandé à tous les opérateurs ferroviaires de se mobiliser pour soutenir la filière. Mais malgré la pression, la SNCF dont la flotte compte 470 TGV, avait refusé de lever le doigt.

Des «économies de maintenance»

Trois mois et demi plus tard le discours des dirigeants de la SNCF a totalement changé. «La décision qui a finalement été prise est équilibrée et plus cohérente, estime l'un d'eux. Nous allons radier 24 rames vieillissantes à un seul niveau pour les remplacer par quinze rames à deux niveaux et donc plus capacitaires. Nous allons économiser 150 millions d'euros que nous aurions dû dépenser en les rénovant.» Cette décision sera entérinée le 23 février, lors du prochain conseil d'administration de SNCF Mobilités.

Entre les deux séquences, la direction de la SNCF estime avoir réussi un joli coup, soutenue par Alain Vidalies, le secrétaire d'État aux Transports. «Nous allons non seulement réduire le parc de TGV avec 15 nouvelles rames à deux niveaux contre 24 vieilles qui seront mises au rebut. Mais en plus, nous les achetons aux frais de l'État», ironise un dirigeant de la SNCF.

L'État cherchant par tous les moyens à trouver une issue à ses «TGV à petite vitesse» aurait accepté une négociation avec la SNCF sur le financement du réseau déficitaire des «trains d'équilibre du territoire» (Corail). Il a été convenu que la facture de la SNCF serait réduite de 70 millions d'euros par an pendant cinq ans, soit 350 millions d'euros en moins. «Avec les frais de rénovation en moins des vieilles rames, l'opération est blanche pour nous», se félicite le dirigeant de la SNCF qui devra trouver d'autres astuces pour faire payer ses prochaines commandes.

 
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