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15/02/2017

Alstom: la SNCF achètera 15 TGV dont elle ne voulait pas il y a trois mois

Nous critiquons souvent la SNCF mais là franchement l'Etat est vraiment au dessus de tout niveau gaspillage et gestion.

La France a déjà un énorme déficit d'investissement entre le tout TGV et les lignes de TER et d'intercités, alors l'état rajoute encore une couche.

Pourquoi ?

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/02/15/20005-20170215...

  • Par Valérie Collet Mis à jour Publié

La SNCF prendra en charge la commande des quinze TGV que le gouvernement avait décider de passer en direct pour un montant de 480 millions d'euros.

Les quinze TGV commandés pour sauver le site d'Alstom à Belfort devaient être réglés par l'État et mis en service sur le réseau Intercité. La SNCF les achètera finalement «sans payer un radis», résume un dirigeant de l'entreprise.

La SNCF a fini par répondre à la demande de l'État soucieux de préserver l'emploi chez Alstom à Belfort. L‘opérateur ferroviaire prendra en charge la commande des quinze TGV que le gouvernement avait décider de passer en direct pour un montant de 480 millions d'euros. En coulisses, les dirigeants de la SNCF assurent que ces quinze TGV dont ils ne voulaient pas il y a trois mois ne leur coûteront finalement «pas un radis».

En octobre dernier, le gouvernement avait décidé d'acheter en direct quinze rames pour alimenter l'usine de Belfort, qui fabrique des motrices de TGV, et dont la fermeture venait d'être annoncée par Alstom. Surtout il comptait les faire rouler à «petite vitesse» sur des lignes classiques dont l'État a la responsabilité contrairement aux lignes à grande vitesse maîtrisées par la SNCF. La polémique avait alors éclaté et la décision qualifiée de «baroque», de «bidouillage». L'État avait auparavant demandé à tous les opérateurs ferroviaires de se mobiliser pour soutenir la filière. Mais malgré la pression, la SNCF dont la flotte compte 470 TGV, avait refusé de lever le doigt.

Des «économies de maintenance»

Trois mois et demi plus tard le discours des dirigeants de la SNCF a totalement changé. «La décision qui a finalement été prise est équilibrée et plus cohérente, estime l'un d'eux. Nous allons radier 24 rames vieillissantes à un seul niveau pour les remplacer par quinze rames à deux niveaux et donc plus capacitaires. Nous allons économiser 150 millions d'euros que nous aurions dû dépenser en les rénovant.» Cette décision sera entérinée le 23 février, lors du prochain conseil d'administration de SNCF Mobilités.

Entre les deux séquences, la direction de la SNCF estime avoir réussi un joli coup, soutenue par Alain Vidalies, le secrétaire d'État aux Transports. «Nous allons non seulement réduire le parc de TGV avec 15 nouvelles rames à deux niveaux contre 24 vieilles qui seront mises au rebut. Mais en plus, nous les achetons aux frais de l'État», ironise un dirigeant de la SNCF.

L'État cherchant par tous les moyens à trouver une issue à ses «TGV à petite vitesse» aurait accepté une négociation avec la SNCF sur le financement du réseau déficitaire des «trains d'équilibre du territoire» (Corail). Il a été convenu que la facture de la SNCF serait réduite de 70 millions d'euros par an pendant cinq ans, soit 350 millions d'euros en moins. «Avec les frais de rénovation en moins des vieilles rames, l'opération est blanche pour nous», se félicite le dirigeant de la SNCF qui devra trouver d'autres astuces pour faire payer ses prochaines commandes.

03/02/2017

VAULX-MILIEU Un homme traverse les voies juste avant le passage d'un TGV

http://www.ledauphine.com/isere-nord/2017/02/03/une-perso...

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10 h : Le doute a été levé. Le trafic vient à l'instant d'être rétabli. Selon le témoignage du conducteur du TGV, une personne a effectivement traversé les voies juste devant lui mais ne l'a pas heurtée. L'homme est parti en courant. Les gendarmes procèdent à des investigations.

9 H 51 : Ce vendredi matin vers 9 heures 30, le conducteur d'un TGV semble avoir aperçu une personne face à lui sans pour autant savoir si celle-ci a été percutée. Immédiatement, il a arrête son train. Le trafic ferroviaire est à l'arrêt.

Les sapeurs-pompiers et les gendarmes effectuent à l'heure actuelle des reconnaissances pour rechercher une éventuelle victime.

27/01/2017

La SNCF très sévèrement critiquée par la Cour des Comptes

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/social/20170126.OB...

Denis Demonpion

Les cheminots ne vont pas aimer. Et Guillaume Pepy, président du groupe SNCF, risque, lui aussi, de ne pas trop apprécier le dernier rapport en date de la Cour des comptes consacré à "l'Etat actionnaire" et à sa gestion des entreprises publiques, dont la SNCF.

Fleuron du rail et fierté des élus locaux, toujours partants pour avoir une desserte dans leur ville ou leur région, le groupe SNCF, né en 2014 de la réforme ferroviaire ayant permis, entre autres, de sanctuariser la dette de quelque 50 milliards d'euros, présente, en l'état, plusieurs "inconvénients".

"Préserver la paix sociale"

Notamment celui de ne pas laisser les coudées franches à son PDG dont les initiatives, en particulier pour réduire la dette ou réorganiser le temps de travail dans l'entreprise de 260.000 salariés, tous secteurs confondus, peuvent contrarier la politique de son ministère de tutelle et du gouvernement. Lesquels ont, bien évidemment, toujours le dernier mot.

Sous le chapitre "Une propension irrépressible à intervenir dans la gestion", la Cour des comptes considère que "le souci de préserver la paix sociale amène l'Etat à intervenir directement dans des négociations en cours dans certaines entreprises publiques".

Exemple cité, celui de la SNCF où, en juin 2016, alors que la contestation contre la loi Travail de la ministre Myriam El Khomri ne fléchissait pas, la CGT cheminots menaçait de déclencher une grève à la SNCF, où la direction négociait une modification du temps de travail. 

"L'immixtion de l'Etat" illustre le fait que la SNCF n'est "toujours pas perçue comme une entreprise à part entière".

"Le statut d'établissement public, y compris industriel et commercial, ne permet pas d'assurer à une entreprise une gouvernance appropriée, particulièrement lorsqu'elle intervient dans un cadre concurrentiel", écrivent les magistrats financiers. Cinglant.

La concurrence imposée

"Le cas de la SNCF en est une illustration exemplaire", ajoutent-ils. Impulsée par Bruxelles, l'ouverture à la concurrence devrait avoir lieu en 2020 pour les TGV, et "au plus tard" en 2023 pour les Trains Express régionaux et les Intercités.

Dans cette perspective, la Cour presse donc la SNCF d'évoluer vers un "statut de société anonyme (…) dans un délai compatible avec cette ouverture".

La SNCF est composée de trois établissements publics à caractère industriel et commercial : la maison mère SNCF dont le président du directoire n'est autre que Guillaume Pepy. Celle-ci coiffe d'une part la SNCF Mobilités, chargée de l'exploitation des trains de voyageurs et de marchandises, de l'autre la SNCF Réseau (ex Réseau ferré de France) propriétaire et gestionnaire des voies ferrées.

"Une construction statutaire complexe", juge la Cour, "peu viable à terme".

S'agissant de SNCF Réseau, la Cour souligne la vision "parcellisée" qu'en ont les administrations de tutelle et déplore leur "permanente implication dans les décisions de l'entreprise, avec pour corollaire sa faible marge de manœuvre et de multiples arbitrages interministériels". Une façon polie de dire que son président, Patrick Jeantet, n'est pas le maître chez lui.

"L'Etat peut même prendre des décisions qui interfèrent, modifient, voire prennent le contrepied du cadrage qu'il a lui-même fixé", relève le rapport.

"L'impasse financière"

SNCF Mobilités n'est pas mieux loti. Son conseil d'administration "ne pouvait, dans le cas du projet de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA), que constater l'impasse financière devant laquelle l'entreprise se trouvait placée du fait des engagements de desserte pris par l'Etat", indiquent les magistrats financiers. Cette ligne Tours-Bordeaux pourrait un jour peut-être aller jusqu'en Espagne.

Guillaume Pepy estimait que 13 dessertes journalières suffisaient pour répondre à la demande prévisionnelle du trafic, cette ligne étant "quoiqu'il arrive déficitaire". Et bien l'Etat n'a rien voulu savoir. Sous la pression des barons politiques des villes et des régions et du groupement privé LISEA (Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique), l'Etat a imposé en avril 2016 qu'il y ait 33 allers-retours par jour. De quoi creuser encore plus le déficit.

Denis Demonpion

 
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