Avertir le modérateur

15/09/2019

Auvergne-Rhône-Alpes : le noeud ferroviaire lyonnais reste emmêlé

https://www.batiactu.com/edito/infrastructures-noeud-ferr...
C.P., le 12/09/2019 à 17:45

TGV en gare de Lyon Part-Dieu
Un TGV en gare de Lyon Part-Dieu. © Falk2 (Wikimedia Commons)

AMÉNAGEMENT. Le débat public qui avait été engagé sur les travaux à réaliser pour fluidifier le trafic ferroviaire à Lyon n'a finalement débouché sur aucun consensus. Après 3 mois de consultations, la commission créée spécifiquement pour l'occasion recommande néanmoins d'étudier plus précisément les différentes options sur la table.
Le noeud ferroviaire lyonnais risque de rester encore emmêlé pour un certain temps. Ce 10 septembre 2019, les organisateurs du débat public engagé sur les travaux à réaliser pour fluidifier le trafic des trains dans l'agglomération lyonnaise ont annoncé avoir échoué à trouver un consensus, d'après l'AFP. Après 3 mois de consultations - du 11 avril au 11 juillet 2019 - et toutes les opinions recueillies au cours des nombreux ateliers et réunions ayant rassemblé quelque 6.400 personnes, la Commission particulière du débat public (CPDP) spécifiquement créée pour l'occasion recommande d'étudier plus précisément les différentes options sur la table.

Concrètement, SNCF Réseau souhaite créer deux nouvelles voies traversant la Capitale des Gaules du nord au sud afin de désengorger la gare de la Part-Dieu. La question est ensuite de savoir si cette liaison doit s'opérer en souterrain - ce que souhaitent les collectivités territoriales - ou en aérien - ce que préfèrent les associations -. Au-delà de cette problématique, le débat public a aussi porté sur d'autres projets également censés dénouer la contraction de trafic observée à Lyon, qui est l'une des villes de France où le transit des trains est le plus important : ont ainsi été étudiés la ligne de contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL) pour le fret, l'éventuelle ligne à grande vitesse POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon) ou encore les accès au tunnel transalpin Lyon-Turin.

"Structurer les projets pour les rendre plus crédibles pour le public"

A l'issue de ses travaux, la CPDP note que l'ensemble des participants aux réunions publiques et autres débats partagent le même constat de saturation des infrastructures ferroviaires, mais que les solutions à mettre en oeuvre sont prévues pour l'heure à un horizon bien trop lointain. De plus, les contributeurs au débat public ont regretté le "manque de coordination entre les acteurs" des transports de l'agglomération lyonnaise. Mais sachant que la commission n'a pas "vocation à donner un avis" ni "à hiérarchiser les diverses opinions", toutes les cartes sont sur la table : "Il nous paraît difficile pour le maître d'ouvrage de trancher", a indiqué le président de la CPDP, Jean-Claude Ruysschaert. "On ne peut pas attendre 20 ans une amélioration de la situation", a-t-il toutefois ajouté, estimant qu'il faudrait "structurer les projets pour les rendre plus crédibles pour le public", particulièrement sur l'aspect financier. "La balle est désormais dans le camp du maître d'ouvrage", autrement dit SNCF Réseau. L'ex-RFF dispose maintenant d'un délai de 3 mois pour faire connaître la suite qu'il souhaite donner au rapport de la commission.

Etait également présente à Lyon pour cette occasion la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, qui a rappelé qu'il s'agissait là "du 5e, voire du 6e débat engagé en Auvergne-Rhône-Alpes sur les infrastructures de transport", précise l'AFP. Et pour l'heure, aucun de ces débats n'a véritablement débouché sur quelque chose. Ce qui fait dire à l'ancienne ministre des Sports qu'il faut "respecter les citoyens qui se sont déplacés", concluant : "Si on veut en France développer le débat, il faut des décisions claires qui ne soient pas dans des délais de 5 à 10 ans".

Du côté de SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferré tricolore, on indique que le noeud ferroviaire lyonnais, objet d'un vaste projet de concertation, joue un rôle non-négligeable dans le fonctionnement du réseau national, étant donné que pas moins de 1.150 trains y circulent chaque jour, dont la moitié de la flotte nationale des TGV. Le noeud est situé à un carrefour européen, connectant l'Europe du Nord avec l'Italie et la péninsule ibérique, et assurant la jonction de 15 lignes régionales, nationales et européennes. L'axe dessert notamment le deuxième quartier d'affaires de France, à savoir la gare de Lyon Part-Dieu, et a vu son trafic de TER s'envoler de 60% en 15 ans. "Le noeud ferroviaire lyonnais est extrêmement sollicité et ses infrastructures arrivent en limite de capacité", souligne SNCF Réseau. "C'est pourquoi un plan de mobilisation à court et moyen terme a été mis en place avec pour objectif un retour à une robustesse du système en agissant sur toutes les composantes : exploitation et normes, matériels, régénération des installations et travaux d'investissement."

L'axe ferré mobilisé de nombreux acteurs publics comme privés : l'État, la région Auvergne-Rhône-Alpes, la métropole de Lyon, le Sytral (Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise), SNCF Mobilités et SNCF Réseau. Le projet bénéficie par ailleurs du soutien de l'Union européenne. Niveau financements, "la déclinaison du plan de mobilisation dans le contrat de plan État-région (CPER) 2015-2020 porte sur
300 millions d'euros d'investissements sur le périmètre SNCF Réseau", indique le gestionnaire.

13/07/2019

SNCF: pour trouver un billet de train, les nerfs des voyageurs sont mis à rude épreuve

https://www.bfmtv.com/economie/sncf-pour-trouver-un-bille...
12/07/2019 à 07h53

Files d'attente aux guichets quand ils existent encore, complexité des tarifications... La SNCF est une fois de plus sous le feu des critiques en ce début d'été, accusée de ne pas faciliter la vie des voyageurs.

En ces jours de grands départs, les voyageurs empruntant le train doivent savoir se montrer patient. C'est un coup de communication de la CFDT-Cheminots qui a lancé la polémique, avec une campagne très médiatisée de chronométrage du temps d'attente des clients dans plusieurs grandes gares.

Bilan: jusqu'à 1 heure 35 à la gare Montparnasse à Paris quand l'AFP y est allée avant les grands départs, et beaucoup d'incompréhension quand, "en raison de l'affluence", achats et échanges de billets n'étaient possibles que pour un voyage le jour même ou sur rendez-vous. "Les personnes âgées sont démunies. J'en ai vu pleurer", témoignait un agent d'accueil.

Depuis des mois, les syndicats protestent contre les suppressions d'effectifs de vente, les fermetures de guichets en gare et de boutiques en ville.
La ministre des Transports Elisabeth Borne s'en est émue, la SNCF a annoncé des renforts et le patron du groupe public, Guillaume Pepy, a fait amende honorable. "Ces dernières semaines, nous avons été quelque peu débordés dans les très grandes gares parisiennes", a justifié le dirigeant.

"Nous avons été débordés à la fois parce qu'il y a plus de monde que prévu (...), et ensuite parce qu'après la canicule, après les orages, beaucoup de nos clients sont venus au guichet pour échanger leurs titres, pour modifier leurs demandes ou pour se faire rembourser."

La direction de la SNCF explique que huit billets sur dix sont désormais achetés en ligne et qu'il convient donc d'adapter le réseau de vente au besoins. Mais il est souvent nécessaire de trouver un guichet, pour payer en espèces ou en chèques vacances, ou tout simplement pour être bien conseillé.

Un journaliste de l'AFP voulant échanger son billet de TGV pour Montbéliard (Doubs) a ainsi dû retourner au guichet car il l'avait payé avec des chèques vacances. Apprenant qu'il perdait sa réduction dans l'échange, il a demandé à être remboursé... et a été immédiatement renvoyé à un fastidieux formulaire sur internet.
Compléter le réseau de distribution

"Notre objectif, c'est que chacun trouve une solution, soit humaine, soit un automate", affirme M. Pepy. Il veut aussi compléter son réseau en province, en vendant des billets sur des marchés, dans des offices de tourisme, chez des buralistes...

"La SNCF ne fait pas tout pour que l'usager ait envie de prendre le train", rétorque Bruno Gazeau, le président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut).

Outre les difficultés à acheter ou échanger son billet, il est en guerre contre les surtaxes imposées dans les TER aux voyageurs qui montent depuis des haltes dépourvues de point de vente, regrette le durcissement des conditions d'échange des billets et dénonce l'opacité des tarifs de la compagnie nationale.

Un des problèmes vient notamment de la liberté tarifaire désormais donnée aux régions. Celles-ci, en particulier, n'acceptent pas toutes les nouvelles cartes de réduction de la SNCF sur leurs TER (qui comprennent désormais un certain nombres de grandes lignes, vers la Normandie, la Picardie ou le Val-de-Loire), quand bien même les réductions s'appliquent théoriquement pour les billets en correspondance avec des TGV et Intercités. Conséquence: un aller ne coûte plus forcément le même prix qu'un retour, pour peu qu'on franchisse une frontière régionale...
Ouigo a permis de faire baisser les prix

Quant aux prix des TGV, il font toujours polémique, cartes de réduction ou pas. Officiellement, le prix moyen des trains à grande vitesse français a baissé de 6% ces cinq dernières années.

"Cette baisse est d'abord due au TGV Ouigo qui ne dessert que les grandes relations radiales", observe la Fnaut. "Le yield management (la fixation des prix en fonction de la demande, NDLR) est poussé à son extrême, avec une baisse de quelques prix faibles accompagnée d'une forte augmentation des prix les plus élevés".

Ni la Fnaut, ni les journalistes "fact-checkers" n'ont réussi à démêler l'écheveau de la tarification SNCF.

Hors Ouigo, "la bonne nouvelle, c'est que les prix n'ont pas augmenté", assure Jérôme Laffon, le directeur marketing de Voyages SNCF. "Ils sont vraiment stables! "Une autre bonne nouvelle pour la SNCF, c'est que la fréquentation est en forte hausse cette année, de 5 à 6% selon Guillaume Pepy.

04/07/2019

Incendie près des voies SNCF à Lyon 7e: le trafic TER très perturbé

https://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-est-lyonnais/20...
Les pompiers sont intervenus à 16 h 30 pour une camionnette en feu rue de Surville à Lyon (7e), sous un pont de la SNCF.
Le 04/07/2019 à 16:56 mis à jour à 18:02

L'incendie d'une camionnette s'est déclenché, peu avant 17 heures, aux abords des voies SNCF dans le 7e arrondissement de Lyon et non à Saint-Fons, comme indiqué au départ. C'est une zone où se situent plusieurs lignes.

Par conséquent, le trafic a été arrêté pour les TER se rendant au sud de Lyon. Les axes Lyon-Grenoble, Lyon-St-Étienne et Lyon-Valence sont concernés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu