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20/12/2010

La SNCF va sabrer ses effectifs pour réduire sa dette

http://www.usinenouvelle.com/article/la-sncf-va-sabrer-se...

La SNCF va sabrer ses effectifs pour réduire sa dette

Le 20 décembre 2010

LA SNCF VOUDRAIT PLUS DE LIBERTÉ DANS LA FIXATION DES TARIFS DES TGV
© REUTERS

Un plan d’économies de quatre milliards d’euros d’ici à 2015 et des suppressions d’emplois dès 2011 seraient au programme du projet de budget de la SNCF.

Quelques jours avant le conseil d’administration du groupe, qui doit se tenir le 22 décembre, les rumeurs vont bon train concernant l’avenir de la SNCF. En effet, selon les informations du quotidien économique Les Echos, qui aurait obtenu  copie du projet de budget de la SNCF, l’entreprise serait sur le point d’annoncer son intention de faire des économies à hauteur de quatre milliards d’euros d’ici à 2015, dont deux milliards d’euros pour al seule maîtrise des investissements.

En 2011 déjà, le groupe entend rationnaliser les coûts de 550 millions d’euros et ramener son cash flow livre à -70 millions d’euros contre les 500 millions d’euros actuels. La dette du groupe d’élève à 9,5 milliards d’euros en 2010. Parmi les mesures pressenties pour réduire les coûts, le groupe devrait diminuer ses effectifs de 1 400 postes en 2011, soit une baisse de 0,9% des effectifs totaux. Du côté des syndicats, on table sur un chiffre plus important de suppressions de postes (1870). Compteront aussi la maîtrise des achats, des charges externes et des investissements.

Pour autant, l’entreprise publique prévoirait d’atteindre un chiffre d’affaires de 33,6 milliards d’euros (en hausse de 9,5%) et une marge opérationnelle de 2,7 milliards d’euros.

19:57 Publié dans SNCF | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sncf, effectifs, dette

18/12/2010

"La SNCF a peur de la neige" (Sud-Rail)

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/16/97001-201012...

AFP

16/12/2010 | Mise à jour : 12:12

Le syndicat Sud-Rail et l'association d'usagers FUT-SP ont moqué aujourd'hui la SNCF qui aurait "peur de la neige" et mis certaines lignes de TER en "service minimum" pour cette raison, ont-ils indiqué.

"Bien sûr que les conditions climatiques peuvent engendrer quelques dysfonctionnements, mais en aucun cas nous ne devons connaître de telles situations perturbées avec de nombreuses suppressions de trains" dans certaines régions comme en Rhône-Alpes, estiment-ils dans un communiqué commun.

Lors des épisodes neigeux, "les pouvoirs publics, la SNCF et RFF (réseau ferré de France, le gestionnaire public des voies ferrées, ndlr) mettent en place un service minimum permanent pour le TER", dénoncent Sud-Rail et la Fédération des usagers des transports et services publics.

"Les cheminots et les usagers doivent se battre ensemble pour exiger que la SNCF et RFF cessent de faire des économies sur l'entretien des voies et la maintenance du matériel roulant, et mettent en oeuvre dans les plus brefs délais un véritable service public ferroviaire capable de fonctionner non seulement en cas d'intempéries, mais aussi au quotidien", précisent-ils.

La SNCF a annoncé hier que certains trains seraient ralentis ce week-end en raison des chutes de neige annoncées dans l'Est et en Rhône-Alpes. L'entreprise entend "assurer un maximum d’information et une prise en charge renforcée des voyageurs", "préparer au mieux le matériel" et "anticiper grâce au personnel de maintenance et des gares le déneigement".

 

Bon Week-end.

10:44 Publié dans SNCF | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sud-rail, sncf, neige

14/12/2010

360 cheminots discriminés attaquent la SNCF

 

 

http://www.liberation.fr/societe/01012307982-360-cheminots-discrimines-attaquent-la-sncf

14/12/2010 à 11h57 (mise à jour à 16h58)

360 cheminots discriminés attaquent la SNCF

Engagés au Maroc dans les années 70, des centaines de cheminots n'ont toujours pas accès aux mêmes droits que leurs collègues français.

Par ANGELA BOLIS

Des cheminots le long des rails de la gare de Marseille.

Des cheminots le long des rails de la gare de Marseille. (REUTERS)

    La liste des discriminations est longue. Elle a poussé un peu plus de 350 cheminots d’origine marocaine à poursuivre la SNCF. Leur dossier est examiné ce mardi aux prud’hommes. L’entreprise publique, qui ne souhaite pas se prononcer, a prévu de demander un renvoi du procès, pour prendre le temps de préparer sa défense.

    Selon l'avocat des salariés Léopold Mendes, les obstacles à la progression de leur carrière sont légion: refus d’accès aux examens, absence d’intégration au processus de notation, refus de prise en compte de l’ancienneté.

    Au-delà de leur carrière, c’est leur retraite qui est également désavantagée, avec une impossibilité de départ à 55 ans et une pension largement inférieure à celle des autres cheminots. La SNCF réduit aussi leurs prestations sociales en leur refusant l’accès à la caisse de prévoyance des cheminots. Enfin, ils n’ont pas droit aux avantages de circulation sur le réseau de trains. Autant de points qui les mènent à « se retrouver, à plus de 50 ans, sur les rails en extérieur à assembler des wagons, ou dans des gares de triage», estime Léopold Mendes.

    Clause de nationalité

    En cause dans ce traitement différencié, le statut de cadre permanent auquel n’ont pas accès ces cheminots marocains, à cause d’une clause de nationalité. Statut récemment élargi aux membres de l’Union européenne, mais qui exclut toujours la majorité de ces cheminots ayant obtenu, après des années de travail en France, la nationalité.

    Le système perdure depuis les années 70, lorsque la SNCF a engagé ces cheminots directement au Maroc. «Des années de discussions sur ce problème entre représentants syndicaux, représentants des cheminots, direction de la SNCF, ministère… explique l'avocat. Mais chacun se renvoie la balle.» Pas étonnant, puisque le coût d’un alignement de ces cheminots sur les conditions de travail de leurs collègues français est évalué à 70 millions d’euros.

    «Discrimination directe»

    Pourtant, leur contrat de travail, bien que spécifique, garantit une égalité de traitement avec les cheminots français. On y lit ainsi que « Le travailleur étranger a droit au même régime de travail (durée du travail, jour de repos, congé payé, hygiène et sécurité que les ouvriers français. (…) Il doit recevoir à travail égal une rémunération égale. (…) L’égalité de traitement s’étend également aux indemnités s’ajoutant au salaire.»

    L’écart est grand avec le papier. Pour le syndicat Sud Rail, ce « traitement différencié du fait de l’origine étrangère » est « une forme de discrimination directe ». En réparation, les cheminots espèrent des dommages et intérêts. Leur avocat a tout calculé : ils représenteraient de 300 000 à 400 000 euros par personne.

     
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