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20/09/2018

SNCF: Les syndicats réussiront-ils à faire front commun sur la convention collective?

https://www.20minutes.fr/economie/2338587-20180918-sncf-s...

TRANSPORTS Les négociations sur la convention collective du secteur ferroviaire, qui ont repris ce mardi, doivent être bouclées d’ici 2020…

Nicolas Raffin

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La gare d'Austerlitz, à Paris (Illustration).
La gare d'Austerlitz, à Paris (Illustration). — Mario FOURMY/SIPA
  • Les négociations sur la convention collective du secteur ferroviaire ont repris ce mardi. 
  • Le document doit encadrer les pratiques des entreprises du secteur avec l'ouverture à la concurrence.  
  • Plusieurs militants CGT regrettent de ne pas être suivis par les autres syndicats. 

La sono de la CGT Cheminots est toujours aussi puissante que lors des grandes manifestations du printemps contre la réforme de la SNCF. Mais ce mardi, le camion du syndicat est un peu isolé au milieu des grandes tours du quartier d’affaires de la Défense (Hauts-de-Seines), à côté de Paris. Autour des baffles et de quelques banderoles, une centaine d’adhérents est venue rappeler son opposition au projet de réforme ferroviaire adopté par l’Assemblée nationale cet été.

« Je regrette fortement qu’on soit le seul syndicat présent », reconnaît Xavier, agent commercial. Si la CGT était un peu seule ce mardi, c’est parce que les trois autres syndicats représentatifs de la SNCF ont pris leurs distances depuis les vacances d’été. Sud-Rail, qui avait fortement mobilisé au printemps, refuse de participer aux actions « unilatéralement décidées par la CGT ». Les deux organisations prévoient néanmoins de participer à la grève interprofessionnelle du 9 octobre.

« Il faut qu’on tienne le serpent par la tête et la queue »

Pour l’Unsa et la CFDT Cheminots, c’est plutôt la négociation qui prime pour l’instant. « Nous n’avons que 15 mois devant nous pour conclure (…) Nous n’avons pas le temps de bricoler (…) Nous sommes les seuls à avoir remis à l’UTP [le patronat] un projet pour mettre au point une nouvelle convention collective » expliquait samedi Didier Aubert (CFDT), interrogé par La Vie du rail

Même s’ils demandent toujours le retrait pur et simple de la réforme ferroviaire, les cheminots CGT ne sont pas dupes. Eux aussi veulent se faire entendre dans les discussions. Comme le résume Damien, un agent chargé du dépannage des TGV, « le combat se mène sur les deux fronts. Il faut qu’on tienne le serpent par la tête et la queue ». Symboliquement, le rassemblement de la CGT s’est d’ailleurs fait au pied de la tour « Séquoia », qui accueille les négociations entre les partenaires sociaux.

Des « règles du jeu » à clarifier

Si tous les syndicats entendent peser sur la future convention collective, c’est parce qu’elle va définir les « règles du jeu » du secteur. A partir du 1er janvier 2020, elle s’appliquera à tous les salariés du ferroviaire, qu’ils soient employés par la SNCF (hormis ceux embauchés au statut avant cette date) ou par l’un de ses concurrents.

Plusieurs domaines très sensibles sont au menu : les « classifications » (quelles qualifications sont obligatoires pour exercer tel ou tel emploi ?) mais aussi les « rémunérations » (à quel niveau de salaire correspond un grade donné ? Quel est le salaire minimum que peut verser une entreprise ?). Les modalités de transfert des salariés d’une entreprise à l’autre - le fameux « sac à dos social » vanté par Elisabeth Borne - doivent aussi être discutées.

Un équilibre à trouver

Pour la CGT, comme pour les autres syndicats, l’objectif est d’éviter une dégradation des droits des salariés dans la nouvelle convention. « Notre objectif est de construire un cadre social de haut niveau et attractif pour les salariés », affirmait cet été à 20 Minutes Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa. L’Unsa entend par exemple préserver les « facilités de circulation », autrement dit les billets de train gratuits. « C’est impensable que les cheminots n’y aient plus droit », confirme Roger Dillenseger. Pour Xavier, militant CGT, l’enjeu est de toute façon trop important pour se diviser : « il faut que les syndicats portent des revendications communes ».

Les négociations s’annoncent délicates. « L’enjeu pour le patronat, c’est que les garanties de la future convention collective ne soient pas alignées sur le régime actuel de la SNCF, analyse Arnaud Aymé, spécialiste des transports chez SIA Partners. Cela pourrait gêner la compétitivité du ferroviaire par rapport aux autres modes de transports. La voiture ou l’avion pourraient alors grapiller des parts de marché. D’un autre côté, il faudra garder des conditions d’emploi et de rémunération attractives pour pouvoir attirer de futurs salariés ». Un subtil équilibre qui reste à trouver.

09/09/2018

SNCF: pas d'actions SUD-Rail le 18 septembre mais appel à la grève le 9 octobre

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/09/06/97002-2018090...

SUD-Rail a décidé jeudi de ne mener aucune action le 18 septembre, jour de négociation de la convention collective nationale de la branche ferroviaire, mais appellera à faire grève lors de la journée interprofessionnelle du 9 octobre, a-t-on appris auprès du syndicat.

LIRE AUSSI » SNCF: la CGT organisera des rassemblements le 18 septembre

"La fédération SUD-Rail n'appellera pas à la grève le 18 septembre et ne participera pas aux actions décidées unilatéralement par la CGT Cheminots" pour cette journée, a déclaré à l'AFP Erik Meyer, porte-parole de SUD-Rail, à l'issue d'une consultation des instances du troisième syndicat de la SNCF.

SUD-Rail "appellera à la grève le 9 octobre pour se joindre à la journée interprofessionnelle organisée pour la sauvegarde des services publics et contre la politique sociale du président Macron qui vise à liquider cent ans d'acquis sociaux des salariés", a ajouté M. Meyer.

Après "l'échec de la stratégie portée par la CGT, l'Unsa et la CFDT au printemps" pour contrer la réforme ferroviaire, SUD-Rail "réunira ses structures les 25 et 26 septembre pour débattre de la stratégie de lutte qui nous permettrait d'engager la deuxième mi-temps" afin de "mettre un terme à l'application de la réforme ferroviaire", a-t-il poursuivi.

De début avril à fin juin, la CGT Cheminots, l'Unsa ferroviaire et la CFDT Cheminots (1er, 2e et 4e syndicats à la SNCF) avaient appelé ensemble à faire grève par épisode de deux jours sur cinq. SUD-Rail avait de son côté lancé un préavis de grève illimité.

"La loi de la réforme ferroviaire est applicable au 1er janvier 2020. Le conflit n'est pas terminé", d'autant qu'il reste à négocier la convention collective nationale de la branche ferroviaire et, au sein de la SNCF, "différents accords d'entreprise directement issus de la loi", a souligné M. Meyer.

La CGT Cheminots, qui avait mené seule deux jours de grève en juillet, a annoncé mercredi qu'elle organiserait le 18 septembre des rassemblements contre la réforme ferroviaire, avant une grève lors de la journée interprofessionnelle du 9 octobre.

 
Le Figaro.fr avec AFP

31/08/2018

SNCF : l’intersyndicale se fracture sur la grève

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/31/sncf-l...

La CGT lance une mobilisation pour le 18 septembre, SUD consulte sa base, l’UNSA et la CFDT en refusent le principe. La direction, elle, veut montrer que le groupe public passe à la mise en application du « nouveau pacte ferroviaire ».

LE MONDE |

Par Éric Béziat

Manifestation de cheminots contre la réforme de la SNCF à Lyon, le 12 juin.
Manifestation de cheminots contre la réforme de la SNCF à Lyon, le 12 juin. JEFF PACHOUD / AFP

« Vous reprendrez bien un rab de conflit social ? » C’est, en substance, ce qu’a proposé la CGT aux trois autres syndicats représentatifs de la SNCF, réunis en intersyndicale jeudi 30 août pour la première fois depuis la grande grève cheminote de plus de trois mois contre la réforme voulue par le gouvernement. Un mouvement qui n’avait pu empêcher que soit promulguée, le 27 juin, la loi « pour un nouveau pacte ferroviaire ».

« La CGT a proposé une journée de mobilisation le 18 septembre, cette proposition sera soumise à la consultation de nos structures régionales en début de semaine prochaine », a indiqué à l’AFP Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail. De leur côté, l’UNSA et la CFDT, les syndicats dits réformistes, ont refusé le principe d’une nouvelle grève lors de cette réunion.

« On n’a pas réussi à trouver d’accord pour une action, a confirmé Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire. Nous donnons priorité à la négociation. » La négociation en question est celle qui va démarrer mardi 18 septembre, d’où la date choisie pour cette nouvelle grève. Elle réunira le patronat du secteur et les représentants syndicaux de la branche ferroviaire (les quatre syndicats déjà cités plus Force ouvrière). Il s’agit de définir les nouvelles conditions d’embauche pour les futurs travailleurs du rail – qui ne seront plus embauchés au statut à partir de 2020 – et de préciser les critères de transfert des personnels dans le cadre de l’ouverture du transport ferroviaire à la concurrence.

« La CGT est en campagne électorale »

La désunion syndicale entérine les divergences de fond qui existent entre des syndicats réformistes qui, ayant admis que la réforme se ferait, veulent se concentrer sur le fond des sujets en négociation et les organisations plus radicales, qui souhaitent politiser le débat et n’ont pas totalement renoncé à faire abroger, au moins en partie, la loi.

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