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05/01/2018

Difficultés de la SNCF : la CGT dénonce des moyens "humains, matériels ou financiers" insuffisants

http://www.boursorama.com/actualites/difficultes-de-la-sn...

Boursorama avec AFP le , mis à jour à 13:32

Le syndicat demande à l'État de fixer une feuille de route claire à la direction de la SNCF.

Après la fin d'année noire vécue par la SNCF, l'heure est au bilan. Et pour la CGT, les déboires de la compagnie ferroviaire sont dus à une insuffisance des moyens "humains, matériels ou financiers" au sein du groupe public ferroviaire. Elle entraîne des "difficultés croissantes" pour les cheminots et les voyageurs, a indiqué jeudi 4 janvier le syndicat.

"Enfermée dans sa politique, la direction estime que ce n'est pas une question de moyens mais d'organisation et de processus. (...) Le sujet des moyens, qu'ils soient humains, matériels ou financiers, est pourtant crucial et structurant pour l'entreprise de service public qu'est la SNCF", estiment dans un communiqué les membres de la CGT siégeant aux conseils de surveillance et d'administration de la SNCF.

"L'ÉTAT DOIT JOUER SON RÔLE"

"Si l'on veut retrouver un système ferroviaire sûr, ponctuel et fiable, l'État doit pleinement jouer son rôle", en trouvant une solution au "problème de la dette liée au financement des infrastructures qui pèse lourdement sur la SNCF" et en fixant "une feuille de route ambitieuse et claire à la direction", ajoutent-ils.

Ces administrateurs syndicaux s'expriment alors que le président de la SNCF, Guillaume Pepy, et le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, sont convoqués lundi par la ministre des Transports Élisabeth Borne pour évoquer les incidents survenus en décembre dans des gares parisiennes.

"DÉVELOPPEMENT DE LA SOUS-TRAITANCE"

Cette série d'incidents, qui a perturbé le trafic dans trois gares, est en grande partie due aux nombreux chantiers en cours sur les voies ferrées, après des années de sous-investissement. Une panne géante avait été provoquée, selon la SNCF, par un "bug informatique" le 3 décembre à Montparnasse, avant une panne électrique le 11 dans cette même gare, puis une grande pagaille due à "une affluence de voyageurs bien supérieure à la capacité des trains" le 22 à Bercy, et enfin une autre panne électrique le 26, cette fois à Saint-Lazare.

"Au fil des ans et des politiques menées", "de restructurations en réorganisations", la SNCF "s'est éloignée du niveau de qualité et de ponctualité qui faisait (s)a réputation", accuse la CGT, dénonçant la "contraction de la masse salariale (effectifs et salaires)" et le "développement de la sous-traitance".

"ABSENCE D'INVESTISSEMENT"

De son côté, le syndicat SUD Rail a réclamé dans un communiqué le départ de M. Pepy et estimé que "le gouvernement doit revoir sa politique ferroviaire".

"La cause réelle de ces dysfonctionnements et des conséquences induites sur le trafic réside bien dans la structuration de la SNCF elle-même, mise en place par la loi du 4 août 2014 et par l'absence d'investissement dans le réseau classique au profit du développement irréfléchi de la grande vitesse (logique portée en interne par le président Pepy depuis de longues années)", ajoute SUD Rail.

15/12/2017

SNCF : plus de 2 000 suppressions de postes prévues en 2018

http://www.lepoint.fr/economie/sncf-plus-de-2-000-suppres...

L'entreprise publique compte actuellement quelque 148 000 salariés (hors filiales). Près de 2 100 postes ont été supprimés cette année.

Source AFP
Modifié le - Publié le | Le Point.fr
<p>Vers une r&#233;duction des effectifs &#224; la SNCF.</p>

La SNCF prévoit de supprimer environ 2 000 postes en moins en 2018, selon le projet de budget annuel présenté mercredi au comité central du groupe public ferroviaire, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction. Au total, 2 081 suppressions d'emplois sont prévues, dont 2 046 pour la branche SNCF Mobilités (- 2,5 % des effectifs) et 35 dans la holding de tête du groupe (- 0,4 %), les effectifs de la branche SNCF Réseau devant rester stables, selon le projet de budget. La SNCF prévoit aussi « plus de 5 000 recrutements en 2018, la plupart sur le terrain, pour le contact avec la clientèle et les infrastructures », a indiqué la direction de la SNCF. Les postes supprimés concerneront « des départs non remplacés, essentiellement des départs à la retraite », a-t-on précisé.

L'entreprise publique compte actuellement quelque 148 000 salariés (hors filiales), répartis entre SNCF Mobilités (trains et gares), SNCF Réseau (construction et entretien des voies) et la holding de tête, qui pilote l'ensemble. « Les chiffres de suppressions d'emplois sont globalement identiques depuis quelques années. Ce budget est sans surprise. Cette trajectoire est tout à fait connue et partagée avec l'État (NDLR : actionnaire de la SNCF). On s'adapte à l'avenir économique », a souligné la direction. L'Unsa a de son côté dénoncé un budget où, « encore une fois, on a des plans de performance qui fonctionnent avec des économies passant par des suppressions d'emplois ».

Les syndicats vent debout

La nette baisse des emplois au sein de SNCF Mobilités est « plus qu'inquiétante », car « on a besoin d'effectifs pour informer les voyageurs et faire face aux situations perturbées », d'autant que le chiffre d'affaires de cette branche est prévu « en hausse de 3,4 % » en 2018, a expliqué Roger Dillenseger, de l'Unsa. L'an dernier, le projet de budget 2017 annonçait environ 1 200 suppressions de postes dans la branche Mobilités, où finalement près de 2 100 postes ont été supprimés cette année. En comité central, « les quatre syndicats ont voté contre ce budget d'austérité, grosso modo le même que celui de l'an dernier, encore amplifié côté Mobilités », a indiqué Eric Meyer, de SUD Rail. L'avis des syndicats est consultatif. Côté Réseau, « le taux de subventions de l'État par rapport au taux des investissements est ridiculement bas. Aujourd'hui, toute la maintenance du réseau se fait à crédit, ce qui pose réellement problème », a ajouté Eric Meyer. La CFDT a critiqué « des suppressions de postes au titre de la performance, de la productivité et du recours à la sous-traitance », au moment où il y a « lieu de s'interroger après les incidents » récents. Après deux pannes majeures fin juillet et début décembre à la gare de Paris-Montparnasse, la SNCF a promis la semaine dernière « une profonde réorganisation » dans la gestion de la rénovation de ses infrastructures.

28/11/2017

SNCF : pourquoi les syndicats redoutent la fusion des représentants du personnel

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/sncf-pourquoi...

ÉCLAIRAGE - Les cinq ordonnances réformant le code du travail sont définitivement adoptées par les députés, mardi 28 novembre.

SNCF pourquoi les syndicats redoutent la fusion des représentants du personnel Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : Éric Vagnier | Durée : | Date :

Éric Vagnier et Ludovic Galtier

La bataille est terminée. Mardi 28 novembre, l'Assemblée va officiellement ratifier - par un vote solennel - les ordonnances réformant le marché du travail, dont certaines sont déjà entrés en vigueur en septembre. L'une des mesures, c'est la fusion des instances représentatives : délégués du personnel, comité d'entreprise, comité d'hygiène. Tout cela fait beaucoup de monde, employé parfois à plein temps.

La SNCF est particulièrement bien dotée en instances représentatives du personnel, ce qui n'est pas complètement anormal dans une entreprise de 150.000 salariés présente sur tout le territoire avec 180 métiers où l' on travaille 24 heures sur 24.

Si les comités d'entreprises, les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et les attributions des délégués du personnel fusionnent, les syndicats ont fait leur compte : de 2.200 équivalents temps pleins en heures de délégations syndicales, on pourrait tomber à 1.400 avec des instances qui seraient regroupées et donc plus éloignées du terrain.

Une situation inacceptable pour Didier Aubert, le secrétaire-général de la CFDT-Cheminots. "Ça veut dire que le dialogue social va en prendre un sacré coup. C'est un mauvais message vis-à-vis des conditions de travail des agents. Dans une période où on identifie une montée forte des risques psychosociaux à la SNCF, cela ne présage rien de bon." Le sujet est d'autant plus sensible que les syndicats, avec moins de délégués, craignent de perdre une partie de leurs forces vives et de leur influence. Une concertation va s'engager avec la direction.

 
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