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19/11/2016

La région va financer la police ferroviaire pour assurer la sécurité des gares et des TER

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/region...

La région va porter son effort sur le renforcement de la sécurité des gares et des trains en prenant à son compte le doublement des effectifs de la police ferroviaire, soit 12 millions d'euros par an.105 gares seront aussi équipées de video-surveillance, et un centre de supervision sera crée.       

  • Par Philippe Bette
  • Publié le , mis à jour le
 
Laurent Wauquiez en avait fait son cheval de bataille durant la campagne électorale avant d'être élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La sécurité,  plus particulièrement dans les gares et dans les TER . Il appuie son action d'aujourd'hui sur le constat d'une insécurité croissante dans le transport ferroviaire régional (+27% en 2015)  et d'un nombre croissant de signalements pour radicalisation islamiste (506 en un an ).   

Aujourd'hui , c'est une annonce politique d'envergure, "un bouclier de sécurité pour notre région" selon ses propres termes. La région va prendre à sa charge le doublement des effectifs de police ferroviaire. 10 à 12 millions d' euros par an seront investis pour le recrutement de 12 nouvelles équipes de la surveillance générale de la SNCF ("SUGE"). Les effectifs passeront ainsi de 17 à 29 équipes , soit une progression de 71 % des effectifs.

Laurent Wauquiez annonce également un plan d'investissement ambitieux unique en France, 100 millions d'euros dans la sécurisation des gares et des TER. 105 gares bénéficieront prioritairement d'un dispositif de vidéo-surveillance. Aujourd'hui seulement 13 % des gares en sont équipées. De même 100% des TER devraient être dotés de vidéo-protection d'ici la fin du mandat alors que 70 % en disposent aujourd'hui. Toutes  ces images de voyageurs, de quais et de rames en circulation parviendront à un centre de supervision régional . Son coût : 70 millions d'euros . Laurent Wauquiez annonc ainsi qu' Auvergne-Rhône-Alpes ser ala seule région équipée d'un tel centre en dehors de l'¨Île de France.

18/11/2016

Sécurité des TER pour les usagers de Lyon-Grenoble : "on n'a jamais vu une caméra secourir un passager"

https://www.francebleu.fr/infos/transports/securite-des-t...

Par Nicolas Crozel, France Bleu Isère jeudi 17 novembre 2016 à 9:15

Lyon-Grenoble, une ligne SNCF bien malade Lyon-Grenoble, une ligne SNCF bien malade © Maxppp -

Au lendemain des annonces de Laurent Wauquiez sur la sécurité dans les TER et dans les gares, l'Adut (association des usagers du train de la ligne Lyon Grenoble ) se montre critique sur les priorités et les choix affichés par la région Auvergne Rhône Alpes.

Alors que la SNCF supprime des contrôleurs dans certains trains, Laurent Wauquiez le président de la région annonce un plan de 100 millions d'euros pour la sécurité dans les trains et les gares. Mais sa réponse : un déploiement de la vidéosurveillance dans tous les TER et toutes les gares d'ici 2021 ne satisfait pas les usages membres de l'ADUT (Ligne Grenoble - Lyon ): "On n'a jamais vu une caméra secourir un passager, on n'a jamais vu une caméra renseigner un voyageurs qui aurait raté sa correspondance à cause d'un retards réagit sur France Bleu Isère la présidente de l’association dauphinoise des usagers du train Patricia André Constantin.

"2016 pire année depuis 10 ans sur Lyon-Grenoble"

L'année 2016 restera la pire de ces dix dernières années sur la ligne Grenoble-Lyon selon l'Adut qui tient ce jeudi son assemblée générale annuelle à Bourgoin-Jallieu. Retards, pannes, grèves, manque d'information, les griefs sont les mêmes d'années en années, mais en 2016 et "pour la première fois" affirme la présidente de l'association Patricia André Constantin certains membres ont annoncé avoir renoncé au train pour se lancer dans le co-voiturage. "Ils sont devenus des chauffeurs VTC au services de voisins, d'amis, de collègues qui eux aussi ont abandonné le train" déplore la présidente de l'Adut. Patricia André Constantin pointe la responsabilité de la SNCF qui en plus,ironie de l'histoire, encourage le co-voiturage via un site internet "ID Vroum", lancé pour concurrencer le puissant "blablacar".

Patricia André Constantin la présidente de l'ADUT (usagers TER Lyon Grenoble)

SNCF : les syndicats s'inquiètent d'un "dumping social sur la sécurité"

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tran...

Par latribune.fr  | 

Ce texte, très technique, institue un changement dans la manière d'appréhender la sécurité dans la branche ferroviaire, selon les syndicats. Auparavant considérée par "métier" (certains étant rattachés à une fonction de sécurité et d'autres non), elle est maintenant considérée par "tâche".
Ce texte, très technique, institue un changement dans la manière d'appréhender la sécurité dans la branche ferroviaire, selon les syndicats. Auparavant considérée par "métier" (certains étant rattachés à une fonction de sécurité et d'autres non), elle est maintenant considérée par "tâche". (Crédits : © Jean-Paul Pelissier / Reuters)

Six syndicats du ferroviaire ont récemment demandé au gouvernement la suspension d'un arrêté selon eux "dangereux" pour la sécurité ferroviaire, selon la CGT.

Les syndicats montent au créneau. Dans une lettre commune adressée fin octobre au secrétariat d'Etat aux Transports, six organisations (CGT, Unsa, SUD, FO, CFE-CGC et CFTC) qualifient de "dangereux" le texte définissant les tâches de sécurité autres que la conduite des trains, pour lesquelles les agents doivent avoir une habilitation, a appris jeudi l'AFP auprès de la CGT. Ce texte qui date de mai 2015 a donné lieu à l'écriture d'un "guide relatif aux tâches de sécurité autres que la conduite des trains".

"Les exploitants ferroviaires sont dans les starting-blocks, SNCF Mobilités en tête, pour profiter de l'abaissement des normes sociales et de la qualification professionnelle au détriment de la sécurité que permet l'arrêté du 7 mai 2015", écrivent-ils.

La sécurité : une "tâche" ou un "métier" ?

Ce texte, très technique, institue un changement dans la manière d'appréhender la sécurité dans la branche ferroviaire, selon les syndicats. Auparavant considérée par "métier" (certains étant rattachés à une fonction de sécurité et d'autres non), elle est maintenant considérée par "tâche". "C'est la division du travail la plus basse", s'insurge Pierre-Michel Muzelle (CGT), qui craint un risque de "dumping social avec la sécurité".

L'arrêté distingue pour la sécurité des "tâches essentielles" soumises à une habilitation (critères professionnels, physiques et psychologiques) définie par le ministère des Transports, des tâches "non essentielles". Pour ces dernières, les aptitudes requises peuvent être fixées directement par les exploitants ferroviaires.

"Pour nous, c'est inacceptable", clame Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail. "Ou cela relève de la sécurité ou cela n'en relève pas mais il ne peut pas y avoir de position intermédiaire".

(Avec AFP)

 
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