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09/10/2018

En 2020, il n’y aura plus d’agents des TER derrière les guichets

https://www.ville-rail-transports.com/ferroviaire/dagent-...

09 Oct 2018

Les grèves lancées ce printemps pour protester contre la réforme ferroviaire se sont faites lourdement sentir sur l’activité des TER : elles ont entraîné une baisse de trafic de 9 % en cumul de janvier à août comparé à l’année précédente, selon Frank Lacroix, son directeur général. Septembre et octobre seront décisifs pour bien finir l’année. « Nous sommes repartis à la conquête des voyageurs, nous mettons tout en œuvre pour réduire les retards. A cet égard, une collaboration assez inédite s’est organisée entre la SNCF et les régions pour mettre sur pied un plan de relance, avec notamment des mesures en faveur des abonnés, explique Frank Lacroix. Les deux parties ont en effet tout intérêt à dynamiser l’activité : si les trains transportent plus de voyageurs, elles y gagnent toutes les deux », ajoute-t-il. Mais surtout, à l’avenir, l’activité TER va se transformer. « Nous allons nous engager dans une réorganisation très importante : jusqu’à présent, les établissements métiers cohabitaient. Demain, nous aurons une organisation territoriale multimétier tournée vers les clients », explique Frank Lacroix. Le directeur général des TER affirme qu’il « ne veut plus voir d’agents derrière leur guichet. Mais je veux les voir aller à la rencontre des clients. Nous sommes en train de tester ce nouveau dispositif dans les Pays de la Loire. En 2020, il sera déployé partout ». A la question de savoir si les gares ne vont pas être déshumanisées, il s’interroge : « N’est-ce pas déjà le cas quand un agent derrière un guichet vend cinq billets par jour ? Pour faire venir des voyageurs à bord des trains, il faut aller à la rencontre des clients, des entreprises… Il faut introduire une notion de commerce. » Selon lui, à terme, il n’y aura plus qu’un seul métier « beaucoup plus riche ». L'évolution des ventes le pousse à aller dans ce sens. A la fin de l’année,...
 

 

 

 

20/09/2018

SNCF: Les syndicats réussiront-ils à faire front commun sur la convention collective?

https://www.20minutes.fr/economie/2338587-20180918-sncf-s...

TRANSPORTS Les négociations sur la convention collective du secteur ferroviaire, qui ont repris ce mardi, doivent être bouclées d’ici 2020…

Nicolas Raffin

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La gare d'Austerlitz, à Paris (Illustration).
La gare d'Austerlitz, à Paris (Illustration). — Mario FOURMY/SIPA
  • Les négociations sur la convention collective du secteur ferroviaire ont repris ce mardi. 
  • Le document doit encadrer les pratiques des entreprises du secteur avec l'ouverture à la concurrence.  
  • Plusieurs militants CGT regrettent de ne pas être suivis par les autres syndicats. 

La sono de la CGT Cheminots est toujours aussi puissante que lors des grandes manifestations du printemps contre la réforme de la SNCF. Mais ce mardi, le camion du syndicat est un peu isolé au milieu des grandes tours du quartier d’affaires de la Défense (Hauts-de-Seines), à côté de Paris. Autour des baffles et de quelques banderoles, une centaine d’adhérents est venue rappeler son opposition au projet de réforme ferroviaire adopté par l’Assemblée nationale cet été.

« Je regrette fortement qu’on soit le seul syndicat présent », reconnaît Xavier, agent commercial. Si la CGT était un peu seule ce mardi, c’est parce que les trois autres syndicats représentatifs de la SNCF ont pris leurs distances depuis les vacances d’été. Sud-Rail, qui avait fortement mobilisé au printemps, refuse de participer aux actions « unilatéralement décidées par la CGT ». Les deux organisations prévoient néanmoins de participer à la grève interprofessionnelle du 9 octobre.

« Il faut qu’on tienne le serpent par la tête et la queue »

Pour l’Unsa et la CFDT Cheminots, c’est plutôt la négociation qui prime pour l’instant. « Nous n’avons que 15 mois devant nous pour conclure (…) Nous n’avons pas le temps de bricoler (…) Nous sommes les seuls à avoir remis à l’UTP [le patronat] un projet pour mettre au point une nouvelle convention collective » expliquait samedi Didier Aubert (CFDT), interrogé par La Vie du rail

Même s’ils demandent toujours le retrait pur et simple de la réforme ferroviaire, les cheminots CGT ne sont pas dupes. Eux aussi veulent se faire entendre dans les discussions. Comme le résume Damien, un agent chargé du dépannage des TGV, « le combat se mène sur les deux fronts. Il faut qu’on tienne le serpent par la tête et la queue ». Symboliquement, le rassemblement de la CGT s’est d’ailleurs fait au pied de la tour « Séquoia », qui accueille les négociations entre les partenaires sociaux.

Des « règles du jeu » à clarifier

Si tous les syndicats entendent peser sur la future convention collective, c’est parce qu’elle va définir les « règles du jeu » du secteur. A partir du 1er janvier 2020, elle s’appliquera à tous les salariés du ferroviaire, qu’ils soient employés par la SNCF (hormis ceux embauchés au statut avant cette date) ou par l’un de ses concurrents.

Plusieurs domaines très sensibles sont au menu : les « classifications » (quelles qualifications sont obligatoires pour exercer tel ou tel emploi ?) mais aussi les « rémunérations » (à quel niveau de salaire correspond un grade donné ? Quel est le salaire minimum que peut verser une entreprise ?). Les modalités de transfert des salariés d’une entreprise à l’autre - le fameux « sac à dos social » vanté par Elisabeth Borne - doivent aussi être discutées.

Un équilibre à trouver

Pour la CGT, comme pour les autres syndicats, l’objectif est d’éviter une dégradation des droits des salariés dans la nouvelle convention. « Notre objectif est de construire un cadre social de haut niveau et attractif pour les salariés », affirmait cet été à 20 Minutes Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa. L’Unsa entend par exemple préserver les « facilités de circulation », autrement dit les billets de train gratuits. « C’est impensable que les cheminots n’y aient plus droit », confirme Roger Dillenseger. Pour Xavier, militant CGT, l’enjeu est de toute façon trop important pour se diviser : « il faut que les syndicats portent des revendications communes ».

Les négociations s’annoncent délicates. « L’enjeu pour le patronat, c’est que les garanties de la future convention collective ne soient pas alignées sur le régime actuel de la SNCF, analyse Arnaud Aymé, spécialiste des transports chez SIA Partners. Cela pourrait gêner la compétitivité du ferroviaire par rapport aux autres modes de transports. La voiture ou l’avion pourraient alors grapiller des parts de marché. D’un autre côté, il faudra garder des conditions d’emploi et de rémunération attractives pour pouvoir attirer de futurs salariés ». Un subtil équilibre qui reste à trouver.

09/09/2018

SNCF: pas d'actions SUD-Rail le 18 septembre mais appel à la grève le 9 octobre

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/09/06/97002-2018090...

SUD-Rail a décidé jeudi de ne mener aucune action le 18 septembre, jour de négociation de la convention collective nationale de la branche ferroviaire, mais appellera à faire grève lors de la journée interprofessionnelle du 9 octobre, a-t-on appris auprès du syndicat.

LIRE AUSSI » SNCF: la CGT organisera des rassemblements le 18 septembre

"La fédération SUD-Rail n'appellera pas à la grève le 18 septembre et ne participera pas aux actions décidées unilatéralement par la CGT Cheminots" pour cette journée, a déclaré à l'AFP Erik Meyer, porte-parole de SUD-Rail, à l'issue d'une consultation des instances du troisième syndicat de la SNCF.

SUD-Rail "appellera à la grève le 9 octobre pour se joindre à la journée interprofessionnelle organisée pour la sauvegarde des services publics et contre la politique sociale du président Macron qui vise à liquider cent ans d'acquis sociaux des salariés", a ajouté M. Meyer.

Après "l'échec de la stratégie portée par la CGT, l'Unsa et la CFDT au printemps" pour contrer la réforme ferroviaire, SUD-Rail "réunira ses structures les 25 et 26 septembre pour débattre de la stratégie de lutte qui nous permettrait d'engager la deuxième mi-temps" afin de "mettre un terme à l'application de la réforme ferroviaire", a-t-il poursuivi.

De début avril à fin juin, la CGT Cheminots, l'Unsa ferroviaire et la CFDT Cheminots (1er, 2e et 4e syndicats à la SNCF) avaient appelé ensemble à faire grève par épisode de deux jours sur cinq. SUD-Rail avait de son côté lancé un préavis de grève illimité.

"La loi de la réforme ferroviaire est applicable au 1er janvier 2020. Le conflit n'est pas terminé", d'autant qu'il reste à négocier la convention collective nationale de la branche ferroviaire et, au sein de la SNCF, "différents accords d'entreprise directement issus de la loi", a souligné M. Meyer.

La CGT Cheminots, qui avait mené seule deux jours de grève en juillet, a annoncé mercredi qu'elle organiserait le 18 septembre des rassemblements contre la réforme ferroviaire, avant une grève lors de la journée interprofessionnelle du 9 octobre.

 
Le Figaro.fr avec AFP
 
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