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19/09/2018

Où en est-on de la ligne LGV Lyon-Turin?

Bonjour,

La SNCF n'arrive déjà pas à faire circuler de simple train alors des trains à grande vitesse c'est du gros n'importe quoi

La France a 2 vitesses!

Les quelques privilégiés représentant un faible pourcentage et la grande majorité des français qui doit se démener quotidiennement pour aller travailler. Mais bien sûr ce n'est pas économique !

Eric

https://www.20minutes.fr/societe/2338167-20180918-o-ligne...

TRANSPORTS Le 11 septembre la ministre des Transports a présenté les priorités du gouvernement...

Caroline Girardon

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La ligne LGV Lyon-Turin n'est pas enterrée même si elle ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement français.
La ligne LGV Lyon-Turin n'est pas enterrée même si elle ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement français. — MARCO BERTORELLO / AFP
  • Le 11 septembre, la ministre des Transports a présenté son plan d’investissement pour les quatre années à venir.
  • La priorité sera donnée à l’entretien des infrastructures existantes.
  • La ligne LGV Lyon-Turin n’est pas enterrée mais la réalisation du projet dépend de nombreux facteurs.

Les grands projets attendront. Mardi dernier, la ministre des Transports Elisabeth Borne a présenté son plan d’investissement pour les quatre années à venir à quelques experts. Le message a été sans ambiguïté. La priorité sera donnée à l’entretien des voies ferrées, des routes déjà existantes ou aux voies fluviales. De là à enterrer définitivement la ligne LGV Lyon-Turin ? Pas encore. 20 Minutes fait le point sur ce dossier controversé.

Qu’est-ce que fait croire que l’Etat va tenir ses promesses ? Déjà, il n’a pas enterré officiellement le projet comme il l’a fait pour la ligne à grande ­vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon par exemple. Dans le document, il est indiqué que « le gouvernement honorera ses engagements européens sur le Lyon-Turin ».

L’Etat confirme ainsi sa volonté de finir le tunnel transfrontalier qui passe sous les Alpes et qui est la clé de voûte du projet. Actuellement, cinq des neuf kilomètres de « la galerie de reconnaissance » ont été creusés côté français. Il s’agit du premier tronçon de cet ouvrage de 57 kilomètres, qui doit permettre de rapprocher Paris de Milan et qui doit être terminé en 2030.

Mais en réalité, le gouvernement français ne se mouille guère puisqu’il laisse entendre clairement que le projet ne pourra se faire sans l’accord des Italiens, censés payer 35 % de l’addition finale. Et c’est là que les choses se compliquent.

Qu’est ce qui pourrait faire définitivement capoter le projet ? Les Italiens ont fait marche arrière sur le sujet. Le gouvernement populiste transalpin attend désormais les résultats de l’étude coût-bénéfice qu’il a commanditée pour prendre une décision. Ceux-ci doivent être rendus en novembre. Mais le vent a clairement tourné de l’autre côté des Alpes.

Le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite) qui forment le nouveau gouvernement, ont déjà annoncé leur volonté de « rediscuter intégralement le projet ». « Il me semble qu’une réflexion soit en cours en France », avait justifié le 17 mai Matteo Salavini, chef de file de la Ligue.

Le problème : selon la Transalpine, comité de défense de la ligne, les dés seraient pipés. « Une grande majorité des 14 experts désignés par le ministre italien pour conduire ce travail est notoirement hostile au Lyon-Turin et au ferroutage », argumente-t-elle. Et d’ajouter : « Certains, comme le professeur Francesco Ramella, sont même ouvertement des militants du tout camion. De quoi jeter le trouble jusqu’au sein même du gouvernement ». En revanche, le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria a clairement pris position pour le chantier en soulignant sa dimension internationale.

En résumé, la France continuera de financer le projet si le gouvernement italien ne jette pas l’éponge à la fin de l’année.

Pourquoi les Italiens ont fait marche arrière ? Les dirigeants du M5s ont déjà en ligne de mire les élections européennes de 2019. Or, ils savent qu’une partie de leurs électeurs, défenseurs de l’environnement, leur reprochent de ne pas avoir tenu leurs promesses de stopper d’autres chantiers. Il s’agirait ainsi de regagner leur confiance et des voix pour les scrutins à venir.

La question du coût n’est pas étrangère non plus à ce revirement de situation. En France aussi, les chiffres annoncés ont freiné l’ardeur du gouvernement. La construction du tunnel est déjà estimée à 8,6 milliards d’euros. Une somme à laquelle il faudra rajouter le coût de construction de trois autres tunnels sur le trajet Lyon-Chambéry (7,7 milliards). Sans compter la réalisation d’une gare internationale à Saint-Jean-de-Maurienne. Soit une enveloppe globale de 16 milliards d’euros.

Le TGV Lyon-Turin n'est pas enterré, promet Macron

02/08/2018

Ligne Lyon-Turin : Le Maire «comprend les interrogations légitimes» de l’Italie

https://www.ledauphine.com/savoie/2018/08/01/ligne-lyon-t...

Par AFP | Publié le 01/08/2018 à 15:27

Photo archives Le DL/ Grégory YETCHMENIZA Photo archives Le DL/ Grégory YETCHMENIZA

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a affirmé mercredi comprendre «les interrogations légitimes» du gouvernement italien sur le coûteux chantier de ligne ferroviaire Lyon-Turin et indiqué qu’il attendait patiemment «une position officielle».

M. Le Maire a rencontré mercredi à Rome le principal opposant au projet, le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, qui avait réaffirmé lundi que la ligne ferroviaire serait «entièrement rediscutée». Le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) y est très hostile, tout comme son ministre des Transports Danilo Toninelli, contrairement à son allié au gouvernement, le dirigeant de La Ligue (extrême droite) Matteo Salvini.

Le ministre français a assuré qu’en tête-à-tête M. Di Maio, tout nouveau ministre du Développement économique et du Travail, était «plus mesuré et plus pédagogique» que dans ses déclarations publiques. «Il n’y a pas d’opposition sur le tunnel, il y a des interrogations qui sont légitimes. C’est un investissement qui est très lourd, je comprends que le gouvernement (italien) se demande s’il y a de la rentabilité. Au bout du compte, c’est le contribuable qui paie pour une infrastructure de cette taille-là», a-t-il commenté. «C’est à la partie italienne maintenant de prendre des décisions définitives», a ajouté Bruno Le Maire, qui s’est également entretenu à Rome avec son homologue Giovanni Tria.

Avec ses interlocuteurs italiens, il a aussi fait le point sur le rachat par le groupe italien Fincantieri de 50% des chantiers navals STX France.
«La fusion entre STX et Fincantieri est en bonne voie», a déclaré M. Le Maire, notant que le projet serait définitivement bouclé «dans les mois qui viennent dès que les autorités de la concurrence auront donné leur accord définitif». Cette fusion donnera naissance «à l’un des plus gros constructeurs navals civils du monde», a-t-il rappelé, jugeant dans l’intérêt des deux pays de «construire des géants industriels de cette taille».

Un rapprochement entre le français Naval Group et Fincantieri pour créer un champion naval européen est également en bonne voie, a-t-il indiqué, les deux groupes devant «apporter un certain nombre de précisions sur le champ du projet».

Dans le cadre de ce rapprochement, la France projette de renouveler sa flotte de pétroliers ravitailleurs de la Marine dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, en utilisant un design italien.
S’il pourrait y avoir une éventuelle prise de participations croisées, M. Le Maire exclut toute fusion entre les deux compagnies.

29/07/2018

Ligne ferroviaire Lyon-Turin. Le gouvernement italien se divise autour du projet

https://www.ouest-france.fr/europe/italie/ligne-ferroviai...

Ouest France avec Reuters 27/07/2018 à 18h49

Les travaux de la « TAV » (Treno Alta Velocita) ont déjà commencé, notamment le tunnel entre Lyon et Turin qui est critiqué par les associations pour l'environnement

Les deux partenaires de la coalition gouvernementale ont des avis diamétralement opposés sur la future ligne franco-italienne. Selon la presse italienne ce vendredi, le chef du gouvernement aurait tranché et décide de stopper le projet.

Le gouvernement italien se divisait vendredi autour de la question de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) réclamant un arrêt du projet, tandis que la Ligue (extrême droite) plaide pour sa poursuite.

Le sujet avait déjà divisé les deux alliés fin mai lors de l’élaboration de leur programme commun, dans lequel ils s’étaient finalement engagés à « suspendre les travaux d’exécution » de la ligne ferroviaire et à « rediscuter intégralement le projet ».

Les 5 Étoiles veulent l’arrêt du projet

Mais ces derniers jours, le M5S, depuis toujours hostile au projet, a multiplié les attaques et, selon les quotidiens La Stampa et La Repubblica, le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, aurait décidé de stopper le projet.

Il n’y a cependant pas eu de communication officielle. Des sources proches de l’entourage de Giuseppe Conte ont assuré à d’autres médias que le dossier n’était pas sur la table pour l’instant.

« Quand j’étudie un dossier comme celui du Turin-Lyon, je ne peux qu’éprouver de la colère et du dégoût concernant l’argent gaspillé des citoyens italiens », a récemment dénoncé le ministre des Transports, Danilo Toninelli (M5S).

« Cela a été un énorme gaspillage d’argent public pour favoriser les habituels potentats, les clans politico-économiques et même la criminalité organisée », a-t-il ajouté.

La Ligue veut continuer

Mais la Ligue de Matteo Salvini s’oppose à un abandon du projet. « De mon point de vue, il faut aller de l’avant, pas revenir en arrière », a affirmé vendredi le vice-Premier ministre à la radio. « Il faut faire l’analyse coûts-bénéfices : l’infrastructure sert ou non, est-ce que cela coûte davantage de la bloquer ou de poursuivre ? ».

L’opposition a pour sa part fustigé un éventuel abandon : « Deux milliards d’euros de pénalités, le blocage des financements européens, 4 000 emplois en péril. Le pays entier paiera la folie du gouvernement de bloquer le Turin-Lyon », a tweeté le secrétaire du Parti démocrate (centre gauche), Maurizio Martina.

Et le patronat défendait lui aussi cette ligne. « Nous sommes le deuxième pays manufacturier d’Europe » et pour être compétitives, les entreprises doivent avoir « des infrastructures dignes d’un grand pays industriel », a fait valoir Vincenzo Boccia, le patron du principal syndical patronal.

Interrogé sur ce dossier, un porte-parole de la Commission européenne a souligné que le « Lyon-Turin était un important projet, pas seulement pour la France et l’Italie, mais aussi pour l’Europe dans son ensemble ».

« Le projet est en cours. Il est important que toutes les parties maintiennent leurs efforts pour le réaliser dans les temps », a-t-il ajouté.

D’autres sujets de frictions

Mais les grands travaux ne sont pas les seuls sujets de contentieux entre les deux alliés.

Ainsi, le ministre de la Famille, Lorenzo Fontana (Ligue) a rouvert une faille jeudi en réclamant l’arrêt des inscriptions à l’état civil d’enfants de couples gays conçus à l’étranger via des pratiques interdites en Italie.

La maire M5S de Turin, Chiara Appendino, a répliqué que sa commune continuerait à le faire.

 

 
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