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09/11/2018

La liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin dans l’impasse

https://www.leprogres.fr/rhone-69/2018/11/08/la-liaison-f...

Le projet fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles, qui y est opposé, et la Ligue, qui le soutient. Conséquence: une cacophonie à la tête de l’Etat et des tensions dans la région la plus concernée.

Le 08/11/2018 à 08:29

Le Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient. / Photo AFP-Alberto PizzoliLe Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient. / Photo AFP-Alberto Pizzoli

Le projet de liaison à grande vitesse Lyon-Turin, lancé il y a plus de 20 ans, se trouve de nouveau dans l’impasse, en raison de l’opposition d’un des partis au pouvoir en Italie.

Pour faire pression, les partisans du projet ont prévu un rassemblement apolitique samedi à Turin, avec une forte présence du monde économique. Des élus régionaux français feront le déplacement.

Le Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient.
Conséquence: une cacophonie à la tête de l’Etat et des tensions dans la région la plus concernée.

La semaine dernière, le conseil municipal de Turin, dominé par le M5S, a voté contre le «Tav» comme on l’appelle de ce côté des Alpes, dans une ambiance houleuse, avec l’expulsion d’élus de l’opposition et des manifestations pro et anti à l’extérieur.

Le lendemain, c’est le conseil régional du Piémont qui a, lui, voté «pour», dans une atmosphère toute aussi tendue.
Le «Tav» prévoit la construction d’un tunnel de 57,5 kilomètres entre la vallée de la Maurienne et le Val de Suse, afin d’accélérer les liaisons passagers (et mettre Turin à 2 heures de Lyon contre plus de 4 heures actuellement) et transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions.

«Gaspillage»

Le projet est contesté depuis de longues années, notamment par des associations de défense de l’environnement.
Le président du Piémont, Sergio Chiamparino (centre gauche), s’est dit prêt à organiser un référendum pour départager les forces dans la région.

Le monde de l’entreprise est d’ores et déjà monté au créneau. «L’Italie est le deuxième pays manufacturier d’Europe. Il est dans son intérêt d’avoir de grandes infrastructures», a souligné le patron de la Confindustria (patronat), Vincenzo Boccia.
Un responsable des organisations du commerce et des transports, Paolo Ugge, a, lui, jugé «inacceptable qu’une infrastructure stratégique (...) puisse être sacrifiée comme monnaie d’échange».

L’hypothèse qui circule est que le gouvernement pourrait donner raison au M5S, qui a déjà subi un camouflet avec la poursuite du projet de gazoduc Trans-Adriatic Pipeline, dont il avait pourtant promis l’arrêt à ses électeurs. M. Di Maio, qui est vice-Premier ministre et ministre du Travail et du Développement économique, n’a cessé de rappeler que la «renégociation intégrale» du Tav -un «gaspillage d’argent public» selon lui- est inscrite dans le contrat de gouvernement rédigé avec la Ligue. La décision sera prise à l’issue d’une «analyse coût-bénéfice», a assuré le Premier ministre Giuseppe Conte.

«Interrogations légitimes»

Interrogé sur ce dossier, le ministère français des Transports s’est refusé à tout commentaire. Le Lyon-Turin est toujours inscrit dans la programmation des infrastructures, même s’il ne semble pas susciter un grand enthousiasme à Paris, où le gouvernement pourrait finalement ne pas être mécontent que les Italiens jettent l’éponge les premiers.

A Rome en août, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait reconnu qu’il s’agissait d’"un investissement très lourd".
Le coût du seul tunnel -dont les travaux ont déjà commencé- est estimé à 8,6 milliards d’euros, financés à 40% par l’Union européenne, à 35% par l’Italie et à 25% par la France.

«Il y a des interrogations qui sont légitimes. Je comprends que le gouvernement (italien) se demande s’il y a de la rentabilité. Au bout du compte, c’est le contribuable qui paie», avait-il noté.

Dans l’Hexagone, la région Rhône-Alpes-Auvergne, la métropole de Lyon et les milieux économiques défendent le projet, auquel sont en revanche hostiles le maire vert de Grenoble Eric Piolle et une frange importante du mouvement écologiste, qui plaident pour l’utilisation des infrastructures ferroviaires existantes. L’Union européenne tente d’inciter les deux pays à avancer. Dans une lettre envoyée mi-septembre, Jan Brinkhorst, alors coordinateur européen, leur a rappelé que 370 millions d’euros avaient été versés par l’UE entre 2007 et 2013, et qu’un financement de 814 millions avait été signé pour 2014-2020 (dont 120 millions déjà payés), ont indiqué des sources européennes.

M. Brinkhorst a souligné qu’une suspension du projet pourrait entraîner le recouvrement total ou partiel des fonds versés. Et a évoqué une possible hausse de l’aide, la Commission ayant proposé de porter sa contribution à 50% pour les projets transfrontaliers, ce qui représenterait une rallonge de 860 millions.

19/09/2018

Où en est-on de la ligne LGV Lyon-Turin?

Bonjour,

La SNCF n'arrive déjà pas à faire circuler de simple train alors des trains à grande vitesse c'est du gros n'importe quoi

La France a 2 vitesses!

Les quelques privilégiés représentant un faible pourcentage et la grande majorité des français qui doit se démener quotidiennement pour aller travailler. Mais bien sûr ce n'est pas économique !

Eric

https://www.20minutes.fr/societe/2338167-20180918-o-ligne...

TRANSPORTS Le 11 septembre la ministre des Transports a présenté les priorités du gouvernement...

Caroline Girardon

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La ligne LGV Lyon-Turin n'est pas enterrée même si elle ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement français.
La ligne LGV Lyon-Turin n'est pas enterrée même si elle ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement français. — MARCO BERTORELLO / AFP
  • Le 11 septembre, la ministre des Transports a présenté son plan d’investissement pour les quatre années à venir.
  • La priorité sera donnée à l’entretien des infrastructures existantes.
  • La ligne LGV Lyon-Turin n’est pas enterrée mais la réalisation du projet dépend de nombreux facteurs.

Les grands projets attendront. Mardi dernier, la ministre des Transports Elisabeth Borne a présenté son plan d’investissement pour les quatre années à venir à quelques experts. Le message a été sans ambiguïté. La priorité sera donnée à l’entretien des voies ferrées, des routes déjà existantes ou aux voies fluviales. De là à enterrer définitivement la ligne LGV Lyon-Turin ? Pas encore. 20 Minutes fait le point sur ce dossier controversé.

Qu’est-ce que fait croire que l’Etat va tenir ses promesses ? Déjà, il n’a pas enterré officiellement le projet comme il l’a fait pour la ligne à grande ­vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon par exemple. Dans le document, il est indiqué que « le gouvernement honorera ses engagements européens sur le Lyon-Turin ».

L’Etat confirme ainsi sa volonté de finir le tunnel transfrontalier qui passe sous les Alpes et qui est la clé de voûte du projet. Actuellement, cinq des neuf kilomètres de « la galerie de reconnaissance » ont été creusés côté français. Il s’agit du premier tronçon de cet ouvrage de 57 kilomètres, qui doit permettre de rapprocher Paris de Milan et qui doit être terminé en 2030.

Mais en réalité, le gouvernement français ne se mouille guère puisqu’il laisse entendre clairement que le projet ne pourra se faire sans l’accord des Italiens, censés payer 35 % de l’addition finale. Et c’est là que les choses se compliquent.

Qu’est ce qui pourrait faire définitivement capoter le projet ? Les Italiens ont fait marche arrière sur le sujet. Le gouvernement populiste transalpin attend désormais les résultats de l’étude coût-bénéfice qu’il a commanditée pour prendre une décision. Ceux-ci doivent être rendus en novembre. Mais le vent a clairement tourné de l’autre côté des Alpes.

Le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite) qui forment le nouveau gouvernement, ont déjà annoncé leur volonté de « rediscuter intégralement le projet ». « Il me semble qu’une réflexion soit en cours en France », avait justifié le 17 mai Matteo Salavini, chef de file de la Ligue.

Le problème : selon la Transalpine, comité de défense de la ligne, les dés seraient pipés. « Une grande majorité des 14 experts désignés par le ministre italien pour conduire ce travail est notoirement hostile au Lyon-Turin et au ferroutage », argumente-t-elle. Et d’ajouter : « Certains, comme le professeur Francesco Ramella, sont même ouvertement des militants du tout camion. De quoi jeter le trouble jusqu’au sein même du gouvernement ». En revanche, le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria a clairement pris position pour le chantier en soulignant sa dimension internationale.

En résumé, la France continuera de financer le projet si le gouvernement italien ne jette pas l’éponge à la fin de l’année.

Pourquoi les Italiens ont fait marche arrière ? Les dirigeants du M5s ont déjà en ligne de mire les élections européennes de 2019. Or, ils savent qu’une partie de leurs électeurs, défenseurs de l’environnement, leur reprochent de ne pas avoir tenu leurs promesses de stopper d’autres chantiers. Il s’agirait ainsi de regagner leur confiance et des voix pour les scrutins à venir.

La question du coût n’est pas étrangère non plus à ce revirement de situation. En France aussi, les chiffres annoncés ont freiné l’ardeur du gouvernement. La construction du tunnel est déjà estimée à 8,6 milliards d’euros. Une somme à laquelle il faudra rajouter le coût de construction de trois autres tunnels sur le trajet Lyon-Chambéry (7,7 milliards). Sans compter la réalisation d’une gare internationale à Saint-Jean-de-Maurienne. Soit une enveloppe globale de 16 milliards d’euros.

Le TGV Lyon-Turin n'est pas enterré, promet Macron

02/08/2018

Ligne Lyon-Turin : Le Maire «comprend les interrogations légitimes» de l’Italie

https://www.ledauphine.com/savoie/2018/08/01/ligne-lyon-t...

Par AFP | Publié le 01/08/2018 à 15:27

Photo archives Le DL/ Grégory YETCHMENIZA Photo archives Le DL/ Grégory YETCHMENIZA

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a affirmé mercredi comprendre «les interrogations légitimes» du gouvernement italien sur le coûteux chantier de ligne ferroviaire Lyon-Turin et indiqué qu’il attendait patiemment «une position officielle».

M. Le Maire a rencontré mercredi à Rome le principal opposant au projet, le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, qui avait réaffirmé lundi que la ligne ferroviaire serait «entièrement rediscutée». Le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) y est très hostile, tout comme son ministre des Transports Danilo Toninelli, contrairement à son allié au gouvernement, le dirigeant de La Ligue (extrême droite) Matteo Salvini.

Le ministre français a assuré qu’en tête-à-tête M. Di Maio, tout nouveau ministre du Développement économique et du Travail, était «plus mesuré et plus pédagogique» que dans ses déclarations publiques. «Il n’y a pas d’opposition sur le tunnel, il y a des interrogations qui sont légitimes. C’est un investissement qui est très lourd, je comprends que le gouvernement (italien) se demande s’il y a de la rentabilité. Au bout du compte, c’est le contribuable qui paie pour une infrastructure de cette taille-là», a-t-il commenté. «C’est à la partie italienne maintenant de prendre des décisions définitives», a ajouté Bruno Le Maire, qui s’est également entretenu à Rome avec son homologue Giovanni Tria.

Avec ses interlocuteurs italiens, il a aussi fait le point sur le rachat par le groupe italien Fincantieri de 50% des chantiers navals STX France.
«La fusion entre STX et Fincantieri est en bonne voie», a déclaré M. Le Maire, notant que le projet serait définitivement bouclé «dans les mois qui viennent dès que les autorités de la concurrence auront donné leur accord définitif». Cette fusion donnera naissance «à l’un des plus gros constructeurs navals civils du monde», a-t-il rappelé, jugeant dans l’intérêt des deux pays de «construire des géants industriels de cette taille».

Un rapprochement entre le français Naval Group et Fincantieri pour créer un champion naval européen est également en bonne voie, a-t-il indiqué, les deux groupes devant «apporter un certain nombre de précisions sur le champ du projet».

Dans le cadre de ce rapprochement, la France projette de renouveler sa flotte de pétroliers ravitailleurs de la Marine dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, en utilisant un design italien.
S’il pourrait y avoir une éventuelle prise de participations croisées, M. Le Maire exclut toute fusion entre les deux compagnies.

 
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