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25/02/2017

ADUT - Lettre de février 2017

Ce mois-ci, les sujets de cette lettre concernent

-          La ponctualité,

-          La composition des trains et les problèmes des Régio2N,

-          Les actions ponctuelles de l’ADUT à la suite de remontées de problèmes vécus par des usagers,

-          La campagne d’adhésion 2017 de l’ADUT.

Plusieurs d’entre vous nous ont fait remonter un sentiment d’amélioration au sujet de la ponctualité de nos trains en ce début d’année. Est-ce dû à la pression incessante que nous avons mise sur  la direction régionale de la SNCF  et sur la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’échange que nous avons eu avec M. Laurent VAUQUIEZ lors du face aux lecteurs du Dauphiné Libéré le jeudi 19 janvier ? Espérons que cela ne soit pas un effet à court terme mais que cette amélioration se poursuive sur le long terme ? L’avenir nous le dira. Quoi qu’il en soit, nous serons vigilants !

Les travaux actuels de renouvellement des appareils de voies (aiguillages) à Perrache ne semblent pas avoir trop de conséquences hormis pour ceux et celles qui ont eu leurs trains supprimés et qui ont dû trouver des solutions alternatives imposant des allongements de trajet.

Par contre la composition réduite des trains nous concerne presque tous, hormis les trains corail. A priori, le manque de rames TER2N viendrait d’un redéploiement des TER2N effectué en urgence sur d’autres lignes pour compenser l’immobilisation temporaire des Régio2N imposée fin janvier/début février suite à des incidents sur ces matériels. Le 17 février, la SNCF nous a indiqué son plan d’actions : « Comme évoqué dans mon précédent message, nous travaillons à l’amélioration de la situation, notamment par :
- des renforcements des équipes des ateliers de maintenance, par le concours d’équipes externes à la région Auvergne Rhône-Alpes,
- l’apport de matériel d’autres régions,
- l’utilisation d’installations de maintenance autres que celles gérant son parc habituellement
. »

N’hésitez pas à nous faire remonter les problèmes que vous rencontrez au quotidien, soit par courriel ou physiquement lors de notre campagne d’adhésion dans les gares, comme plusieurs personnes l’ont fait en janvier et février. Certaines de nos actions aboutissent, d’autres pas.
L’action sur la tarification Illico Liberté qui n’était plus proposée pour les autocars pour certaines liaisons a abouti et la SNCF va corriger son site TER Auvergne-Rhône-Alpes.
L’action sur l’ouverture des gares de Rives et Moirans tôt le matin durant la période de froid de janvier n’a pas abouti. SNCF infrastructure n’a pas pu « donner une suite favorable à cette demande, en raison des missions importantes de sécurité et de gestion des circulations que leurs agents ont sur ce créneau horaire ».
L’action relative à la fracture du numérique se poursuit. En effet, il n’est plus possible d’acheter un titre de transport dans certaines haltes (absence d’automate et de moyen de validation autres que pour les cartes OURA), et les usagers occasionnels doivent acheter leurs titres de transport sur internet ou sur leurs smartphones ou « se rendre dans une gare équipée d’automates avant d’accéder à bord des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes ». L’action menée à l’automne pour Le Grand Lemps a porté ses fruits et les usagers verbalisés ont été indemnisés. Mais la SNCF et la région doivent proposer une solution alternative pour les 10 ans qui viennent aux usagers occasionnels ou abonnés qui souhaitent prendre un train dans une halte (gare ferroviaire sans personnel SNCF).

D’autres actions se poursuivent en veille active ; celles qui concernent 1/ le prolongement de l’Autoroute Ferroviaire Alpine (AFA) en direction d’Ambérieu en Bugey ou de Grenay (si Grenay est choisi, cela signifiera + de trains de fret sur notre ligne entre Grenay et Chambéry) et 2/ l’accessibilité des gares aux personnes à mobilité réduite (PMR).

Et n’oubliez pas de ré-adhérer à l’ADUT si vous ne l’avez pas encore fait comme 169 d’entre vous qui l’ont déjà fait en 2017. Nous poursuivrons notre campagne d’adhésion 2017 dans certaines gares après les vacances de février. Depuis fin janvier, nous avons distribué 5000 flyers dans 14 gares ou haltes, distribution réalisée par 10 membres du Conseil d’administration de l’ADUT avec nos gilets roses aidés par des adhérents ce qui a représenté près de 80 heures de bénévolat.

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Association Dauphinoise des Usagers du Train

1285, Route de la croix St Marc

38440 Ste Anne sur Gervonde
Email : adut.ter.ra@gmail.com
Blog :  http://adut.20minutes-blogs.fr/

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Bulletin d'adhésion 2017.docx

Bulletin d'adhésion 2017.pdf

 

21/12/2016

L’Etat promet 46 milliards d’euros pour rénover le réseau SNCF

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/12/21/l-etat-...

Sur dix ans, l’effort portera sur les lignes les plus fréquentées et sur le réseau régional. Ce plan de financement pluriannuel était attendu.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre.
Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre. Baptiste FENOUIL/REA

C’est une première. Et un effort public sans précédent en faveur du ferroviaire en France qui vient d’être affirmé. Mardi 20 décembre, le conseil d’administration de SNCF Réseau a approuvé le premier contrat de performance pluriannuel entre l’Etat et l’établissement gestionnaire des voies ferrées françaises.

« Cela acte la progression des budgets consacrés à la modernisation du réseau à un niveau jamais atteint auparavant », se réjouit SNCF Réseau dans un communiqué.

Au total, 46 milliards d’euros seront consacrés, en dix ans, à la régénération du réseau ferré hexagonal, soit autant que la dette colossale de l’entreprise (44 milliards d’euros à la mi-2016). L’effort porte tout particulièrement sur les lignes très fréquentées (les plus « circulées » pour reprendre le jargon maison).

Ce réseau structurant – les lignes à grande vitesse et les grandes lignes des trains Intercités – aura droit à un financement particulier de 27,9 milliards d’euros d’ici à 2027, avec une montée en puissance progressive. Dès 2017, 2,6 milliards d’euros lui sont consacrés et, à partir de 2020, chaque année, 3 milliards d’euros seront destinés à sa remise à neuf.

Les lignes régionales et les nœuds ferroviaires bénéficieront, pour leur part, de 12 milliards d’euros sur dix ans. Ainsi, 900 millions d’euros seront investis par les régions et SNCF Réseau dès 2017 pour rénover les lignes régionales dans le cadre des contrats de plan Etat-région. Là encore, une montée en puissance est prévue, avec plus de 1 milliard dès 2018 contre 600 millions aujourd’hui.

« Une étape très importante a été franchie »

Enfin, pour arriver aux 46 milliards d’euros promis, il faut ajouter 4,5 milliards d’euros de travaux de mise en conformité (suppression des passages à niveau, accessibilité aux handicapés…) et 1,8 milliard d’euros destinés aux achats industriels et technologiques (numérisation des voies, achat de trains-usines ou de grues spéciales pour poser les aiguillages…).

Pour la première fois, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire

C’est peu dire que ce plan de financement pluriannuel était attendu. En interne, d’abord, où l’on se dit ravi de disposer d’une visibilité financière à long terme et d’échapper enfin aux aléas d’un financement de type budgétaire remis en question chaque année.

« Une étape très importante a été franchie, se félicite-t-on chez SNCF Réseau. Pour la première fois, nous avons droit à une enveloppe spécifique pour le réseau structurant. »

Au-delà de SNCF Réseau, toutes les institutions qui gravitent autour du ferroviaire réclamaient, depuis plusieurs années, ce contrat prévu par la loi sur la réforme ferroviaire de 2014 et exigé par les directives européennes sur le rail. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dans un avis sévère émis le 15 décembre sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau, en rappelait la nécessité. « Il est urgent de conclure, dans les meilleurs délais, un contrat ambitieux », insistait le gendarme du rail, qui doit désormais valider le contrat du mardi 20.

Pour la première fois, donc, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire. Il a fallu forcer la main de Bercy, très réticent à ce genre d’exercice, et qui rechignait, depuis plusieurs mois, à valider le chiffrage. L’Etat a fini par céder sous la pression des incidents, des accidents, des usagers, des élus… Il définit enfin un semblant de stratégie : investir massivement sur le réseau le plus fréquenté, éventuellement au détriment du reste.

« Cela ne suffit pas »

Mais ce contrat de performance suffira-t-il à rénover un réseau qui a vingt ans de retard ?

« Les moyens, c’est bien, mais cela ne suffit pas, réagit Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers et ancien administrateur de SNCF Réseau. L’effort de productivité est essentiel pour y arriver. »

Le ­contrat, justement, prévoit un engagement de performance et d’économies à hauteur de 1,2 milliard d’euros à l’horizon 2026.

« Un réseau rénové entraîne moins d’entretiens correctifs, détaille-t-on chez SNCF Réseau. Nous allons aussi gagner sur les achats, grâce à la relation de long terme avec nos fournisseurs, permise par l’existence du contrat. »

SNCF Réseau compte aussi améliorer sa productivité, en allongeant les périodes de travaux nocturnes – de six heures actuellement à huit heures. Cela nécessitera des discussions avec les associations d’usagers, qui anti­cipent déjà une « gêne colossale sur les dessertes du soir, du matin, du week-end et les trains de nuit ».

Si une nouvelle étape a été franchie vers une modernisation de la gouvernance du rail français, il reste bien des inconnues. A commencer par la question, toujours pas réglée, de l’énorme dette de SNCF Réseau. Sans même parler de l’avenir du contrat lui-même, soumis à une révision dans trois ans et aux vicissitudes de la vie politique française, qui connaît une échéance majeure dans moins de six mois.

  • Éric Béziat  Journaliste au Monde

30/11/2016

SNCF : 160 nouvelles gares accessibles... d'ici 2024 !

https://informations.handicap.fr/art-sncf-accessibilite-h...

Résumé : L'Etat et la SNCF ont signé le schéma directeur national d'accessibilité des services ferroviaires. Il prévoit de rendre accessibles 160 nouvelles gares d'ici 2024. Au menu également : la formation des agents aux besoins des voyageurs handicapés.

Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 

5 millions de personnes handicapées prennent chaque année le train en toute autonomie, 2 millions de parents se déplacent avec une poussette, y compris à bord des trains, et 25% des passagers ont 60 ans et plus… Mais comment mieux faire lorsque l'accessibilité de certaines gares et équipements ferroviaires fait défaut ? « L'absence de solution adaptée pour se déplacer, notamment par les transports en commun, est un facteur d'exclusion majeur des personnes à mobilité réduite, précisent la SNCF et le Gouvernement dans un communiqué commun. Agir pour la mobilité, c'est faciliter le quotidien de ces personnes, et leur permettre de participer pleinement à la vie sociale. »

Un délai de 9 ans pour les transports ferroviaires

Pour améliorer la situation, le 29 novembre 2016, a été signé le schéma directeur d'accessibilité des services ferroviaires nationaux de la SNCF par le président du groupe Guillaume Pepy et les secrétaires d'Etat Alain Vidalies (Transports) et Ségolène Neuville (Handicap). Il définit les Agenda d'Accessibilité Programmée relatif aux services ferroviaires nationaux (SDNA Ad'AP). Un investissement total de 820 millions d'euros entre 2016 et 2024. Rappelons que, dans le cadre des Ad'Ap, un délai de 9 ans avait été accordé en 2015 aux sociétés de transports pour la mise aux normes des réseaux ferroviaires, contre 3 ans pour la plupart des établissements recevant du public, ce qui avait déclenché la colère des associations personnes handicapées. Fallait-il encore fixer un cap intangible ; c'est désormais chose faite…

160 nouvelles gares rendues accessibles

Reposant sur trois piliers, ce nouveau schéma directeur vise en premier lieu la mise en accessibilité des 160 gares supplémentaires du réseau ferré national, c'est-à-dire desservies par TGV et Intercités. Cette tranche de travaux porte sur l'accessibilité des quais, des accès aux quais et des bâtiments voyageurs : cheminements, signalétiques, guichets ou espaces d'information et de vente, distributeurs de billets de trains, salons grands voyageurs, mobiliers et espaces d'attente, toilettes. Mais il prévoit également la mise en place de services pour aider le voyageur à monter / descendre à bord du train et rejoindre sa place.

La formation des agents

Deuxième axe. D'ici 2020, tous les personnels au contact du public seront formés aux besoins liés aux 5 grands types de handicap (visuel, auditif, moteur, psychique et intellectuel). Elaboré avec les associations de personnes handicapées, ce programme représente 50 000 heures de formation pour un budget de plus d'1,8 millions d'euros.

Une information accessible

Enfin, troisième point, faciliter l'accès à l'information sur les transports publics suppose le déploiement d'une signalétique adaptée, visuelle et sonore en gare et à bord des trains. Une information digitale adaptée aux différents handicaps est également envisagée ; le groupe SNCF s'est ainsi engagé à développer l'accessibilité des sites internet gares-sncf.com/fr, voyages-sncf.com, accessibilite.sncf.com et de l'appli « SNCF ».

1 gare sur 2 en 2024 ? 

Les vingt régions françaises (hors Corse et avant la fusion administrative des régions) ont pris des engagements semblables dans le cadre de leur propre schéma régional d'accessibilité. Elles doivent rendre accessibles 370 gares qui accueillent des dessertes TER. En Ile-de-France, 209 gares Transilien sont également concernées. Entre 2005 et 2015, 638 gares ont déjà fait l'objet d'opérations de mise en accessibilité, pour un montant de 620 millions d'euros. La SNCF comptant au total 3 000 gares, un peu moins d'une sur deux devrait donc être accessible d'ici à 2024. Les gares considérées comme « prioritaires » ont été choisies en fonction de critères définis par l'Etat : elles accueillent plus de 5000 voyageurs par jour en Ile-de-France et plus de 1 000 par jour ailleurs ou sont situées dans un rayon de 200 mètres autour d'une structure d'accueil pour personnes handicapées ou âgées. Une gare non accessible doit être distante de moins de 50 kilomètres d'une gare accessible.

 
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