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21/12/2016

L’Etat promet 46 milliards d’euros pour rénover le réseau SNCF

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/12/21/l-etat-...

Sur dix ans, l’effort portera sur les lignes les plus fréquentées et sur le réseau régional. Ce plan de financement pluriannuel était attendu.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre.
Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre. Baptiste FENOUIL/REA

C’est une première. Et un effort public sans précédent en faveur du ferroviaire en France qui vient d’être affirmé. Mardi 20 décembre, le conseil d’administration de SNCF Réseau a approuvé le premier contrat de performance pluriannuel entre l’Etat et l’établissement gestionnaire des voies ferrées françaises.

« Cela acte la progression des budgets consacrés à la modernisation du réseau à un niveau jamais atteint auparavant », se réjouit SNCF Réseau dans un communiqué.

Au total, 46 milliards d’euros seront consacrés, en dix ans, à la régénération du réseau ferré hexagonal, soit autant que la dette colossale de l’entreprise (44 milliards d’euros à la mi-2016). L’effort porte tout particulièrement sur les lignes très fréquentées (les plus « circulées » pour reprendre le jargon maison).

Ce réseau structurant – les lignes à grande vitesse et les grandes lignes des trains Intercités – aura droit à un financement particulier de 27,9 milliards d’euros d’ici à 2027, avec une montée en puissance progressive. Dès 2017, 2,6 milliards d’euros lui sont consacrés et, à partir de 2020, chaque année, 3 milliards d’euros seront destinés à sa remise à neuf.

Les lignes régionales et les nœuds ferroviaires bénéficieront, pour leur part, de 12 milliards d’euros sur dix ans. Ainsi, 900 millions d’euros seront investis par les régions et SNCF Réseau dès 2017 pour rénover les lignes régionales dans le cadre des contrats de plan Etat-région. Là encore, une montée en puissance est prévue, avec plus de 1 milliard dès 2018 contre 600 millions aujourd’hui.

« Une étape très importante a été franchie »

Enfin, pour arriver aux 46 milliards d’euros promis, il faut ajouter 4,5 milliards d’euros de travaux de mise en conformité (suppression des passages à niveau, accessibilité aux handicapés…) et 1,8 milliard d’euros destinés aux achats industriels et technologiques (numérisation des voies, achat de trains-usines ou de grues spéciales pour poser les aiguillages…).

Pour la première fois, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire

C’est peu dire que ce plan de financement pluriannuel était attendu. En interne, d’abord, où l’on se dit ravi de disposer d’une visibilité financière à long terme et d’échapper enfin aux aléas d’un financement de type budgétaire remis en question chaque année.

« Une étape très importante a été franchie, se félicite-t-on chez SNCF Réseau. Pour la première fois, nous avons droit à une enveloppe spécifique pour le réseau structurant. »

Au-delà de SNCF Réseau, toutes les institutions qui gravitent autour du ferroviaire réclamaient, depuis plusieurs années, ce contrat prévu par la loi sur la réforme ferroviaire de 2014 et exigé par les directives européennes sur le rail. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dans un avis sévère émis le 15 décembre sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau, en rappelait la nécessité. « Il est urgent de conclure, dans les meilleurs délais, un contrat ambitieux », insistait le gendarme du rail, qui doit désormais valider le contrat du mardi 20.

Pour la première fois, donc, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire. Il a fallu forcer la main de Bercy, très réticent à ce genre d’exercice, et qui rechignait, depuis plusieurs mois, à valider le chiffrage. L’Etat a fini par céder sous la pression des incidents, des accidents, des usagers, des élus… Il définit enfin un semblant de stratégie : investir massivement sur le réseau le plus fréquenté, éventuellement au détriment du reste.

« Cela ne suffit pas »

Mais ce contrat de performance suffira-t-il à rénover un réseau qui a vingt ans de retard ?

« Les moyens, c’est bien, mais cela ne suffit pas, réagit Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers et ancien administrateur de SNCF Réseau. L’effort de productivité est essentiel pour y arriver. »

Le ­contrat, justement, prévoit un engagement de performance et d’économies à hauteur de 1,2 milliard d’euros à l’horizon 2026.

« Un réseau rénové entraîne moins d’entretiens correctifs, détaille-t-on chez SNCF Réseau. Nous allons aussi gagner sur les achats, grâce à la relation de long terme avec nos fournisseurs, permise par l’existence du contrat. »

SNCF Réseau compte aussi améliorer sa productivité, en allongeant les périodes de travaux nocturnes – de six heures actuellement à huit heures. Cela nécessitera des discussions avec les associations d’usagers, qui anti­cipent déjà une « gêne colossale sur les dessertes du soir, du matin, du week-end et les trains de nuit ».

Si une nouvelle étape a été franchie vers une modernisation de la gouvernance du rail français, il reste bien des inconnues. A commencer par la question, toujours pas réglée, de l’énorme dette de SNCF Réseau. Sans même parler de l’avenir du contrat lui-même, soumis à une révision dans trois ans et aux vicissitudes de la vie politique française, qui connaît une échéance majeure dans moins de six mois.

  • Éric Béziat  Journaliste au Monde

19/11/2016

SNCF Réseau : le port de Lyon en accès direct

http://www.lantenne.com/SNCF-Reseau-le-port-de-Lyon-en-ac...

Préparée depuis des mois, la phase 3 de la centralisation et de l’automatisation du système de gestion des circulations ferroviaires vient d’avoir lieu à Lyon laissant pendant 62 heures complètement vides les gares de Perrache, de La Guillotière et de Vaise. Le port de Lyon vient de bénéficier d’une entrée ferroviaire enfin directe.


1.200 trains transitent chaque jour par le NFL © La Guillotière
1.200 trains transitent chaque jour par le NFL © La Guillotière
"La commande centralisée du réseau est une opération essentielle de modernisation qui va permettre d’améliorer la fiabilité, la ponctualité, la qualité, la fluidité des transmissions de l’information en interne et auprès des clients et donc, à terme, elle participera à la réduction des coûts, à l’émergence aussi de nouveaux métiers et elle fera gagner trois ou quatre points de régularité", a indiqué Jean-Christophe Archambault, directeur régional SNCF Mobilités.

40 trains de fret chaque jour

Chaque jour, circulent sur le fameux nœud ferroviaire lyonnais 350 TER, 50 TGV, 40 trains de fret et 230 mouvements techniques (entrées et sorties de dépôts, mise en place de matériels à quai…). Il profitera de ce saut technologique qui sera achevé en 2030 avec la mise en place de quinze centres de commandes informatisées sur l’ensemble du territoire. "Un tiers des minutes perdues en Auvergne-Rhône-Alpes par l’ensemble des trains le sont dans l’étoile ferroviaire lyonnaise", observe Gilles Cheval, directeur régional SNCF Réseau. En fait, ce sont 1.200 trains qui transitent chaque jour par le NFL, point névralgique ferroviaire français et européen.

"Un train venant du nord entre maintenant directement dans le port"

Les actions nécessaires à l’augmentation de l’offre ferroviaire nécessitent des modifications des infrastructures existantes. Au port de Lyon-Édouard Herriot, l’amélioration des fonctionnalités permettent de répondre aux besoins spécifiques des trafics fret et ceci passe par une entrée ferroviaire directe dans le port depuis La Guillotière, reliée au réseau national et qui vient enfin d’être réalisée. Cette amélioration depuis longtemps réclamée entre dans le cadre du Contrat de plan État-Région-désengorgement du NFL. "Un train venant du nord entre maintenant directement dans le port", observe Gilles Cheval, tandis que l’électrification des voies se poursuit… En attendant l’amélioration aussi des entrées routières.
 
Annick Béroud
Jeudi 17 Novembre 2016

19/12/2015

En Rhône-Alpes – Auvergne, SNCF Réseaux table sur 300 millions euros d’investissement pour 2016

http://www.lemoniteur.fr/article/en-rhone-alpes-auvergne-...

Emmanuelle N’Haux (Bureau de Lyon du Moniteur) - LE MONITEUR.FR -

D’importants travaux de renouvellement des voies sont prévus dans les trois ans. La résolution du nœud ferroviaire lyonnais et le chantier du Ceva vont également générer nombre de chantiers.

Priorité à la maintenance. Fort d’un réseau vieillissement –la moyenne d’âge des voies s’établit à 33 ans– SNCF Réseaux va engager un vaste plan d’investissement sur les trois prochaines années. «Nous prévoyons d’investir 300 millions l’an prochain, 400 millions et 2017 et 500 millions en 2018», détaille Gilles Cheval, directeur territorial Rhône-Alpes – Auvergne.

En 2016, l’axe prioritaire sera le renouvellement de 150 km de voies et le remplacement d’aiguillages. «Le chantier le plus important se situera entre Chambéry et Saint-Jean-de-Maurienne avec le remplacement de 75 km de voies pour un investissement estimé à 80 millions d’euros. Nous remplacerons également quelque 150 aiguillages pour un coût compris entre 500 000 et 700 000 euros par aiguillage», souligne le directeur territorial de SNCF Réseaux. Les ouvrages d’art ne seront pas oubliés avec la révision complète programmée de huit tunnels – voûte, assainissement de la plateforme et remplacement des voies – et de quelques viaducs et ponts.

Investissements en hausse en 2017 et 2018

Sur les deux années suivantes, les investissements seront plus conséquents en termes de développement notamment avec le démarrage de travaux visant à desserrer le nœud ferroviaire lyonnais. A l’instar de la création d’une nouvelle voie en gare de la Part-Dieu à Lyon (voie L) et des travaux d’automatisation des accès à la zone de garage située à la gare des Brotteaux. Si les études sont parties pour mettre en place de nouveaux accès la gare depuis la voie Pompidou, les travaux n’interviendront pas avant 2019-2020. Pour fluidifier le trafic et réduire de 3 à 2 min l’intervalle entre chaque train, des aménagements seront également réalisés dans la tranchée de la Guillotière.

Sur la ligne Lyon-Grenoble, autre point noir du nœud ferroviaire lyonnais, l’ensemble des passages à niveaux seront également supprimés entre 2017 et 2018.

Avec le Ceva – Léman express qui permettra de relier Genève à Annemasse – des travaux d’aménagement de gares et de suppression de passages à niveaux seront également programmés pour pouvoir acquérir les premiers voyageurs en 2019.

Focus

Le rail en Rhône-Alpes - Auvergne, c’est:

– 3 800 km de lignes ferroviaires dont 1 000 km de lignes régionales

– 420 tunnels répartis sur 160 km de lignes

– 7 000 ouvrages d’art

– 2 160 passages à niveaux

 
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