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06/03/2018

Comment améliorer les dessertes Lyon-Grenoble/Chambéry

http://www.lyonplus.com/actualite/2018/03/05/comment-amel...

06/03/2018

Un TER Regio 2N de la ligne Lyon/Perrache-Saint-André-le-Gaz.  Archives  Francois SAMARD
Un TER Regio 2N de la ligne Lyon/Perrache-Saint-André-le-Gaz. Archives Francois SAMARD

Engagé depuis 2017, le “ Programme Impact ” de ces axes sensibles va s’étendre sur 5 ans. Alain Thauvette, directeur régional des TER, explique les actions engagées et à venir, et présente les premiers résultats obtenus.

 

Avec quelque 31 000 voyages/jour, le tronçon commun aux lignes Lyon-Grenoble et Lyon-Chambéry (Lyon et Saint-André-le-Gaz) est le plus fréquenté de la région Auvergne-Rhône-Alpes. 120 trains TER par jour l’empruntent auxquels s’ajoutent les TGV et des trains de fret. En période de pointe, c’est un train toutes les quatre minutes qui circule. De plus, la ligne a un de ses terminus dans le nœud ferroviaire lyonnais engorgé et qu’elle est handicapée par plusieurs bifurcations et passages à niveau à proximité de l’agglomération lyonnaise. Pour compléter le tableau, la section Saint-André-le-Gaz est en voie unique. Il y a quelques années, cet axe Lyon-Grenoble a été rangé dans la catégorie des lignes malades.

En lançant un “Programme Impact” sur ces axes en Y, Lyon-Grenoble/Chambéry dont les premières mesures ont été mises en place début 2017, la SNCF entend apporter une réponse forte au problème.

Meilleure ponctualité

Directeur régional des TER Auvergne-Rhône-Alpes, Alain Thauvette souligne « qu’il s’agit d’avoir une vision d’ensemble de ces lignes, de procéder à une véritable industrialisation de leur offre en se montrant extrêmement rigoureux. ». Cela passe par une analyse fine de la situation pour optimiser les services annuels du trafic mais aussi de travailler étroitement avec SNCF Réseau lors de la planification de travaux.

Alain Thauvette ne cache pas que l’application de toutes les mesures demandera du temps : 5 ans. Et il précise : « les services annuels que nous définissons en fonction des observations faites en 2017 ne peuvent pas être en vigueur avant 2020 ».

Les premières dispositions ont consisté à affecter le même matériel pour chaque tronçon. Une standardisation bénéfique pour la maintenance. Les cheminots ont dans le même temps été affectés, tout au long d’une même journée, à la même rame, ce qui au sein du réseau TER n’est pas le mode historiquement le plus répandu. Cette nouvelle organisation amène « plus de robustesse au plan de transport ».

Si les associations d’usagers évoquent toujours des problèmes sur ces axes, des résultats en termes de ponctualité ont été obtenus. « Ils sont stables et non en dents de scie», insiste Erwan Yvet, directeur de production des TER régionaux. En 2015, la ligne Lyon/Grenoble avait un taux de ponctualité de 79 %, inférieur de 10 % à la moyenne régionale. Il est passé à 84 % en 2017 avec une amélioration de neuf points en heures de pointe. L’objectif en 2018 est d’atteindre 85,9 %. Le process engagé sur la ligne «laboratoire» Lyon/Grenoble a été dupliqué dès 2018 sur la ligne Ambérieu/Lyon/Saint-Etienne.

François Samard

01/12/2017

1 milliard d'euros dans le réseau de transport européen

https://www.constructioncayola.com/rail/article/2017/11/3...

1 milliard d'euros dans le réseau de transport européen
Par la rédaction, le 30 novembre 2017

La Commission européenne a proposé d’investir plus d’un milliard d’euros dans 39 projets de transport en Europe afin, entre autres, de moderniser le réseau ferroviaire. La France en est la principale bénéficiaire.
 
Cet investissement est réalisé dans le cadre du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe, l’instrument financier européen soutenant les infrastructures, et combine pour la toute première fois des subventions européennes avec d’autres sources de financements publics ou privés. La Commission propose d’investir 163,5 M€ dans 4 projets français.
 
"Cet investissement nous permettra d’accélérer la transition vers une mobilité propre à travers l’Europe et de tenir nos engagements en matière d’emploi, d’investissement et de création de richesses. Au total, cet investissement générera un total de 4.5 milliards de financements publics et privés d’ici à 2030", a déclaré la Commissaire en charge des Transports, Violeta Bulc.
 
L’investissement de la Commission en France générera quant à lui un financement total de 360,7 M€. Parmi les projets retenus, on notera le déploiement du système européen de gestion du trafic ferroviaire ERTMS sur la LGV Paris-Lyon (116,9 M€) ainsi que la mise à niveau du nœud ferroviaire de Lyon (30,8 M€).

21/12/2016

L’Etat promet 46 milliards d’euros pour rénover le réseau SNCF

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/12/21/l-etat-...

Sur dix ans, l’effort portera sur les lignes les plus fréquentées et sur le réseau régional. Ce plan de financement pluriannuel était attendu.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre.
Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre. Baptiste FENOUIL/REA

C’est une première. Et un effort public sans précédent en faveur du ferroviaire en France qui vient d’être affirmé. Mardi 20 décembre, le conseil d’administration de SNCF Réseau a approuvé le premier contrat de performance pluriannuel entre l’Etat et l’établissement gestionnaire des voies ferrées françaises.

« Cela acte la progression des budgets consacrés à la modernisation du réseau à un niveau jamais atteint auparavant », se réjouit SNCF Réseau dans un communiqué.

Au total, 46 milliards d’euros seront consacrés, en dix ans, à la régénération du réseau ferré hexagonal, soit autant que la dette colossale de l’entreprise (44 milliards d’euros à la mi-2016). L’effort porte tout particulièrement sur les lignes très fréquentées (les plus « circulées » pour reprendre le jargon maison).

Ce réseau structurant – les lignes à grande vitesse et les grandes lignes des trains Intercités – aura droit à un financement particulier de 27,9 milliards d’euros d’ici à 2027, avec une montée en puissance progressive. Dès 2017, 2,6 milliards d’euros lui sont consacrés et, à partir de 2020, chaque année, 3 milliards d’euros seront destinés à sa remise à neuf.

Les lignes régionales et les nœuds ferroviaires bénéficieront, pour leur part, de 12 milliards d’euros sur dix ans. Ainsi, 900 millions d’euros seront investis par les régions et SNCF Réseau dès 2017 pour rénover les lignes régionales dans le cadre des contrats de plan Etat-région. Là encore, une montée en puissance est prévue, avec plus de 1 milliard dès 2018 contre 600 millions aujourd’hui.

« Une étape très importante a été franchie »

Enfin, pour arriver aux 46 milliards d’euros promis, il faut ajouter 4,5 milliards d’euros de travaux de mise en conformité (suppression des passages à niveau, accessibilité aux handicapés…) et 1,8 milliard d’euros destinés aux achats industriels et technologiques (numérisation des voies, achat de trains-usines ou de grues spéciales pour poser les aiguillages…).

Pour la première fois, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire

C’est peu dire que ce plan de financement pluriannuel était attendu. En interne, d’abord, où l’on se dit ravi de disposer d’une visibilité financière à long terme et d’échapper enfin aux aléas d’un financement de type budgétaire remis en question chaque année.

« Une étape très importante a été franchie, se félicite-t-on chez SNCF Réseau. Pour la première fois, nous avons droit à une enveloppe spécifique pour le réseau structurant. »

Au-delà de SNCF Réseau, toutes les institutions qui gravitent autour du ferroviaire réclamaient, depuis plusieurs années, ce contrat prévu par la loi sur la réforme ferroviaire de 2014 et exigé par les directives européennes sur le rail. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dans un avis sévère émis le 15 décembre sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau, en rappelait la nécessité. « Il est urgent de conclure, dans les meilleurs délais, un contrat ambitieux », insistait le gendarme du rail, qui doit désormais valider le contrat du mardi 20.

Pour la première fois, donc, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire. Il a fallu forcer la main de Bercy, très réticent à ce genre d’exercice, et qui rechignait, depuis plusieurs mois, à valider le chiffrage. L’Etat a fini par céder sous la pression des incidents, des accidents, des usagers, des élus… Il définit enfin un semblant de stratégie : investir massivement sur le réseau le plus fréquenté, éventuellement au détriment du reste.

« Cela ne suffit pas »

Mais ce contrat de performance suffira-t-il à rénover un réseau qui a vingt ans de retard ?

« Les moyens, c’est bien, mais cela ne suffit pas, réagit Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers et ancien administrateur de SNCF Réseau. L’effort de productivité est essentiel pour y arriver. »

Le ­contrat, justement, prévoit un engagement de performance et d’économies à hauteur de 1,2 milliard d’euros à l’horizon 2026.

« Un réseau rénové entraîne moins d’entretiens correctifs, détaille-t-on chez SNCF Réseau. Nous allons aussi gagner sur les achats, grâce à la relation de long terme avec nos fournisseurs, permise par l’existence du contrat. »

SNCF Réseau compte aussi améliorer sa productivité, en allongeant les périodes de travaux nocturnes – de six heures actuellement à huit heures. Cela nécessitera des discussions avec les associations d’usagers, qui anti­cipent déjà une « gêne colossale sur les dessertes du soir, du matin, du week-end et les trains de nuit ».

Si une nouvelle étape a été franchie vers une modernisation de la gouvernance du rail français, il reste bien des inconnues. A commencer par la question, toujours pas réglée, de l’énorme dette de SNCF Réseau. Sans même parler de l’avenir du contrat lui-même, soumis à une révision dans trois ans et aux vicissitudes de la vie politique française, qui connaît une échéance majeure dans moins de six mois.

  • Éric Béziat  Journaliste au Monde
 
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