Avertir le modérateur

01/12/2018

Loi mobilités : en Savoie, ça commence par la liquidation d’une ligne ferroviaire !

La Bridoire, le 27 novembre 2018

Loi mobilités :
en Savoie, ça commence par la liquidation d’une ligne ferroviaire !
Sans aucune concertation de la population et des élus, la Région et SNCF mobilité veulent supprimer 75% de la desserte ferroviaire TER Chambéry-Lyon via Pont de Beauvoisin.
Dès le 9 décembre prochain, les habitants de l’Avant-Pays Savoyard auraient surtout le choix entre l’autoroute… et l’autoroute.
Deux trains le matin (très tôt) dans le sens Chambéry-Lyon, et deux en seconde partie d’après-midi dans le sens opposé ; voilà tout ce qui devrait rester de la relation directe sur la ligne pourtant la plus courte entre les deux agglomérations.

En soirée, même en début, c’est déjà trop tard pour revenir au bord du lac émeraude depuis Lyon…et encore il vous faudra contempler le paysage durant 2h00 !
La faute selon nos élites à des travaux en gare de Lyon-Part Dieu.

Mais les autres lignes de la Région, qui vivent les conséquences de ces travaux, supportent au maximum 20% de trains en moins… En journée des relations subsistent en semaine (le dimanche pensez bagnole) mais il s’agit de correspondance « bricolées », dans des gares totalement inadaptées à ce genre d’exercice, type
La tour du Pin. En cas de retard, carnage assuré : vous finissez en stop vers Lyon.
Sauvons les trains en Avant-Pays Savoyard : pétition et mobilisation le 2 décembre
Une pétition en ligne https://www.mesopinions.com/petition/social/sauvons-train-pays-savoyard/52042
recueille à ce jour plus de 2000 signatures, et un collectif d’habitants appelle à un rassemblement familial et pacifique devant la gare de Lépin le dimanche 2 décembre prochain, ou un train sera symboliquement retenu à 12h quelques minutes par des habitants et des élus locaux en colère.
Améliorer les transports du quotidien, est l’un des slogans de la nouvelle loi mobilités : chiche ?

Contact presse
Yves Baverel 06 01 72 79 81 / ter.avant.pays.savoyard@gmail.com

20181201_communiqué_presse_action2_12_TER Avant pays Savoyard.pdf

30/11/2018

SNCF Réseau veut épauler les Régions dans la libéralisation du transport de passagers

https://objectifaquitaine.latribune.fr/infrastructures/20...

Par Jean-Philippe Déjean  | 

Jean Ghedira
Jean Ghedira (Crédits : Patrick Lazic)

La création du marché ferroviaire européen, qui passe par l’ouverture à la concurrence des transports de passagers et de marchandises, est désormais dans les tuyaux. Gestionnaire du réseau ferré, SNCF Réseau veut s’imposer comme l’expert conseil auprès des Régions et des nouveaux acteurs. Parce que l’éclosion de ce réseau ferré internationalisé, portée depuis 1992 par la création du marché unique européen, s’annonce comme une partie délicate à jouer.

Jean Ghedira, directeur général adjoint en charge de la direction clients et services de SNCF Réseau, dont Patrick Jeantet est le PDG, participait ce mercredi 28 novembre au colloque "Le Ferroviaire autrement" organisé par la Région Nouvelle-Aquitaine et Mobilettre : média en ligne spécialisé dans les thèmes de la mobilité. Ce colloque était le premier du genre organisé en France. Jean Ghedira, qui a accepté de parler des sujets-clés au cœur de la réforme ferroviaire avec La Tribune, met deux préoccupations majeures en avant : la prochaine ouverture du marché ferroviaire à la concurrence et l'expertise que va proposer dans ce cadre SNCF Réseau aux autorités organisatrices de transports, et tout particulièrement aux conseils régionaux.

Un changement de cap qui s'opère sous des climats réglementaire et législatif porteurs puisqu'en juin dernier a été adopté le Nouveau pacte ferroviaire, et que le 26 novembre le projet de la loi sur les mobilités (LOM) a été présenté en conseil des ministres. Jean Ghedira rappelle que le Nouveau pacte ferroviaire de juin contient deux bonnes nouvelles : la reprise d'une partie de la dette du groupe SNCF et une capacité d'investissement en hausse de +50 % sur les dix prochaines années.

La Région, pivot territorial du réseau ferré

"Le projet de loi LOM, présenté ce lundi 26 novembre, est une bonne nouvelle. Parce que cette loi doit donner davantage de pouvoir aux autorités organisatrices de mobilités sur l'ensemble du territoire. Avec une priorité fortement soulignée dans le projet de loi, celle de favoriser les transports du quotidien et l'entretien des réseaux" éclaire Jean Ghedira.

Ces autorités organisatrices de mobilité peuvent être des agglomérations, auxquelles s'adresse le projet porté par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, de créer des péages urbains. Mais les conseils régionaux s'imposent déjà comme de grandes autorités territoriales organisatrices de mobilité puisqu'ils gèrent le réseau des TER (trains express régionaux), en coopération avec le groupe SNCF. Le projet d'ouvrir le marché des voyageurs du chemin de fer à la concurrence est dans les tuyaux de la présidence Macron, ce dont se réjouit Jean Ghedira.

"Nous sommes au côté des régions qui voudraient saisir cette opportunité, en préparant avec elles cette ouverture du marché. Notre expertise permettra aux élus de déterminer les périmètres de voies à mettre en concurrence, la robustesse du modèle proposé... Nous avons commencé à travailler avec des conseils régionaux auxquels nous apportons notre expertise", déroule le DGA de SNCF Réseau.

La SNCF va vraiment changer de modèle

La Nouvelle-Aquitaine fait partie de ces régions en pointe qui sont demandeuses d'une expertise et qui ont commencé à travailler sur le sujet avec SNCF Réseau. La loi LOM doit littéralement reconfigurer le paysage du transport ferroviaire de passagers dans le pays. Un bouleversement qui n'a rien d'une simple mise à niveau des infrastructures, car c'est bien le logiciel du transport ferroviaire de passagers (et donc aussi des marchandises) qui va être réécrit. Une toute nouvelle géométrie organisationnelle va prendre ainsi le relais d'un modèle national structurellement formaté avec la création de la SNCF en 1937.

"La question des périmètres est centrale puisqu'elle intègre par exemple le fait qu'il y a un nœud ferroviaire à Bordeaux. Beaucoup de trains passent par cette ville, il ne faut pas l'oublier. Il ne s'agit pas d'affaiblir la région de Bordeaux à cause de mauvais choix. Il est important de bien positionner les ateliers de maintenance et la durée de la maintenance... Nous proposons aussi nos services pour former les équipes des régions sur la compréhension du système ferroviaire, du processus de commande de sillons... Nous sommes également garants de l'équité de traitement pour s'assurer que le transport des voyageurs ne se fasse pas au détriment de celui des marchandises" étaye ainsi Jean Ghedira.

Conseiller Régions et futurs opérateurs du marché

L'enjeu est important pour l'Etat mais aussi pour SNCF Réseau, qui a complètement changé de perspectives d'évolution avec l'abandon de Réseau ferré de France (RFF). Il s'agit toujours de gérer l'infrastructure ferroviaire mais de façon coordonnée avec la SNCF et dans une perspective inédite de pivot de l'activité autour de l'expertise de SNCF Réseau, qui ne devrait pas avoir de mal à s'imposer en Europe dans ce créneau du conseil en ingénierie.

"Nous nous lançons aujourd'hui car c'est le bon moment. La préparation d'un appel d'offres de niveau européen, comme ce sera le cas avec l'ouverture du transport de voyageurs par train à la concurrence, nécessite en général la préparation d'un cahier des charges et le suivi d'une procédure lourde, confirme Jean Ghedira. Au sein de mon équipe, poursuit-il, j'ai créé un département entièrement consacré à l'ouverture du marché à la concurrence pour être en mesure de travailler le sujet avec les Régions, voire les opérateurs qui veulent se lancer. A la SNCF nous sommes prêts à aller plus loin et à changer notre image".

Un nouveau chapitre de l'histoire ferroviaire est en train de s'écrire, avec la régénération du réseau ferré et une ouverture sans précédent à la concurrence au sein de l'Union européenne. Un pari qui n'est pas sans risques.

26/11/2018

Loi mobilités : des taxes et des grandes infrastructures en moins

https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/11/26/loi-mo...

Publié le 26/11/2018 à 07:00

Photo Julio Pelaez

Photo Julio Pelaez

En plein mouvement de colère des "gilets jaunes", le gouvernement présente ce lundi la loi sur les mobilités. Dépouillée de ses mesures fiscales (taxe poids lourd, péages urbains), elle privilégiera les aides et les investissements pour les déplacements du quotidien aux grandes infrastructures routières et ferroviaires.

C'est un texte un peu fourre-tout que doit présenter ce lundi la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avec la loi sur les mobilités (LOM). Elle sera étudiée au Sénat début janvier, avant de passer à l'Assemblée nationale comme l'a demandé le président de la Haute assemblée Gérard Larcher.

Quelle est la ligne directrice?

Cette loi est guidée par trois objectifs:

- Diminuer les émanations de CO2 dans l'atmosphère, donc la place de la voiture à moteur thermique dans les transports quotidiens

- Améliorer les transports du quotidiens. Les travaux porteront donc sur les itinéraires routiers et trains de proximité plutôt que les grandes infrastructures.

- Faciliter l'accès de l'usager sans augmenter les coûts.

En résumé, il s'agit de changer de modèle sans gréver les caisses de l'Etat ni... le porte-monnaie des Français.

Quelles mesures y répondent?

Les aides pour se rendre au travail en covoiturage pour ceux qui n'ont pas d'autre solution que la voiture seront renforcées avec une sorte de chèque travail. Les cyclistes seront aussi aidés y compris par le financement d'équipement destinés à protéger ces vélos du vol.

Les aides aux entreprises pour la conversion de parcs automobiles vers l'électrique seront majorées.

Le travaux sur le réseau ferroviaire seront concentrés sur la rénovation des réseaux existants, les aménagements de gares multimodales, les grands noeuds ferroviaires et une seule grande ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse.

Régions et agglomérations devront, d'ici à 2021, veiller à ce qu'existent partout des applications permettant de trouver le meilleur itinéraire et un lieu, une application unique pour payer son trajet, valider son ticket...

Effet "gilets jaunes" : ni vignette poids-lourd, ni péages urbains

La vignette poids-lourd, destinée à financer la transition écologique dans le domaine du transport  et l'entretien des routes ne figurera pas dans le projet. Une mesure d'apaisement à destination des transporteurs, qui n'ont pas rejoint le mouvement des "gilets jaunes". Pourtant, comme dans beaucoup de pays voisins (Suisse, Allemagne), elle aurait permis de taxer les camions étrangers. (Les directives européennes interdisent un traitement différent pour les camions des différents pays).

Pas non plus de loi ouvrant droit à des péages urbains comme à Londres, Singapour, Stockholm et une douzaine d'autres villes dans le monde.

Peu de grands travaux

Concernant le TGV, les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, Marseille-Toulon seront "amorcées" mais il n'est pas certain que des dates soient avancées.

De rares autoroutes sont validées après le grand contournement ouest de Strasbourg:  le contournement de Rouen, les axes Rouen-Orléans, Toulouse-Castres, la Route Centre Europe Atlantique (RCEA), le contournement d'Arles et une désaturation de l'A31 en Lorraine.

Le permis de conduire revu

Le texte comprendra aussi la réforme du permis de conduire promise par le président Emmanuel Macron le 9 novembre, pour réduire les délais et en baisser le coût.

Publié le 26/11/2018 à 07:00 |Mis à jour il y a environ 1 heures

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu