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19/05/2017

La SNCF prépare le billet de demain

http://www.bienpublic.com/actualite/2017/05/19/la-sncf-pr...

La SNCF présentait hier ses innovations numériques devant « simplifier » les habitudes des voyageurs. Parmi elles, une même application rassemblant les voyages avec les billets à enregistrer sur son smartphone.

 

  • Le 19/05/2017 à 05:01 mis à jour à 07:15

 

La SNCF va devoir remplacer ses terminaux de compostage par de nouveaux appareils, compatibles avec la technologie NFC.La SNCF va devoir remplacer ses terminaux de compostage par de nouveaux appareils, compatibles avec la technologie NFC.

Gros chantier en vue. Hier, la SNCF présentait ses prochaines innovations numériques censées « simplifier » et « fluidifier » les usages des voyageurs, dont une application mobile unique « pour tous les voyages », un seul compte client en ligne comme en gare, et des billets stockés dans les smartphones même éteints.

Parmi les « huit projets phares » dévoilés, la refonte de l’application mobile SNCF devrait permettre - « à partir de septembre » - de « doubler le nombre d’utilisateurs d’ici trois ans », indique l’entreprise publique, qui revendique à ce jour 6 millions de téléchargements et 20 millions de connexions par mois. Exit donc les applications spécifiques aux TGV, Transilien et Intercités. « On est en train de simplifier », explique le directeur des systèmes d’information du groupe, Benoît Tiers.

Au mois de septembre également, chaque voyageur pourra s’identifier avec son adresse mail, ce qui remplacera les multiples codes et références actuellement demandés en gare, en boutique, sur les sites internet et les applications de la SNCF.

Dans un second temps, début 2018, cette application unique intégrera en outre la technologie de communication sans contact (NFC). Les billets pourront ainsi être enregistrés sur la puce d’un smartphone compatible pour « l’utiliser comme titre de transport, même éteint, », annonce Benoît Tiers. « On pourra aussi enregistrer son abonnement avec sa photo », poursuit-il, affirmant que l’innovation va « fluidifier et simplifier le voyage », notamment lors de la validation et du contrôle.

En contrepartie, la SNCF va devoir remplacer les 15 000 terminaux de ses contrôleurs par un nouvel appareil, compatible avec la technologie NFC et connecté à l’application mobile, qui « va nous permettre d’améliorer la lutte contre la fraude », a-t-il assuré. Paris-Strasbourg couvert en 3G/4G en juillet

Par ailleurs, la société ferroviaire n’annonce pas de retard sur le calendrier prévu au sujet du déploiement de la téléphonie mobile le long du réseau à grande vitesse. Après Paris-Lyon en 2016, Paris-Lille sera couverte en 3G/4G au mois de juin, puis les lignes Paris-Bordeaux et Paris-Strasbourg en juillet.

22/04/2017

Les gares ferroviaires dans le giron des régions ?

http://www.lagazettedescommunes.com/501120/les-gares-ferr...

Publié le 21/04/2017 • Par Camille Selosse

sncfFlickr / cc by JPC24M

Avec l'ouverture prochaine à la concurrence, c'est l'ensemble de la chaîne ferroviaire qui pourrait être bouleversé. Les régions souhaitent saisir l'occasion pour expérimenter leur propre gestion de certaines gares.

C’est acté. L’organisation actuelle de la gestion des gares françaises ne peut pas perdurer au vu de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire (prévue d’ici à 2020 pour les TGV et 2023 pour les TER et trains Intercités). Aujourd’hui, c’est Gares & connexions, une filiale de SNCF Mobilités, qui en assume la charge. Sauf qu’avec l’arrivée potentielle de nouveaux opérateurs dans le transport de voyageurs, SNCF Mobilités ne peut plus garder la main sur ces infrastructures stratégiques.

Le risque d’atteinte à la concurrence est trop grand : l’opérateur historique français pourrait être tenté de s’octroyer les meilleurs services en gare. Fort de ce constat, l’Etat a donc prévu de faire évoluer le statut de Gares & connexions (1). Rattachement de la filiale à SNCF Réseau qui gère déjà les infrastructures ferroviaires ? Création d’une structure entièrement indépendante du groupe SNCF ? Ou d’une nouvelle branche aux côtés de SNCF Mobilité et SNCF Réseau ? La question n’est pas encore tranchée. Mais l’ouverture du débat donne des idées aux régions.

Chiffres-clés

  • 2 901 gares en France d'intérêt région ou local sont susceptibles d'être concernées par l'ouverture à la concurrence.
  • 10 millions : c'est le nombre de voyageurs par jour dans les gares françaises.
  • 600 millions d'euros ont été versés par les régions pour les TER et Transilien sur un total de 750 millions d'euros de redevances perçues par Gares & connexions.

27/01/2017

La SNCF très sévèrement critiquée par la Cour des Comptes

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/social/20170126.OB...

Denis Demonpion

Les cheminots ne vont pas aimer. Et Guillaume Pepy, président du groupe SNCF, risque, lui aussi, de ne pas trop apprécier le dernier rapport en date de la Cour des comptes consacré à "l'Etat actionnaire" et à sa gestion des entreprises publiques, dont la SNCF.

Fleuron du rail et fierté des élus locaux, toujours partants pour avoir une desserte dans leur ville ou leur région, le groupe SNCF, né en 2014 de la réforme ferroviaire ayant permis, entre autres, de sanctuariser la dette de quelque 50 milliards d'euros, présente, en l'état, plusieurs "inconvénients".

"Préserver la paix sociale"

Notamment celui de ne pas laisser les coudées franches à son PDG dont les initiatives, en particulier pour réduire la dette ou réorganiser le temps de travail dans l'entreprise de 260.000 salariés, tous secteurs confondus, peuvent contrarier la politique de son ministère de tutelle et du gouvernement. Lesquels ont, bien évidemment, toujours le dernier mot.

Sous le chapitre "Une propension irrépressible à intervenir dans la gestion", la Cour des comptes considère que "le souci de préserver la paix sociale amène l'Etat à intervenir directement dans des négociations en cours dans certaines entreprises publiques".

Exemple cité, celui de la SNCF où, en juin 2016, alors que la contestation contre la loi Travail de la ministre Myriam El Khomri ne fléchissait pas, la CGT cheminots menaçait de déclencher une grève à la SNCF, où la direction négociait une modification du temps de travail. 

"L'immixtion de l'Etat" illustre le fait que la SNCF n'est "toujours pas perçue comme une entreprise à part entière".

"Le statut d'établissement public, y compris industriel et commercial, ne permet pas d'assurer à une entreprise une gouvernance appropriée, particulièrement lorsqu'elle intervient dans un cadre concurrentiel", écrivent les magistrats financiers. Cinglant.

La concurrence imposée

"Le cas de la SNCF en est une illustration exemplaire", ajoutent-ils. Impulsée par Bruxelles, l'ouverture à la concurrence devrait avoir lieu en 2020 pour les TGV, et "au plus tard" en 2023 pour les Trains Express régionaux et les Intercités.

Dans cette perspective, la Cour presse donc la SNCF d'évoluer vers un "statut de société anonyme (…) dans un délai compatible avec cette ouverture".

La SNCF est composée de trois établissements publics à caractère industriel et commercial : la maison mère SNCF dont le président du directoire n'est autre que Guillaume Pepy. Celle-ci coiffe d'une part la SNCF Mobilités, chargée de l'exploitation des trains de voyageurs et de marchandises, de l'autre la SNCF Réseau (ex Réseau ferré de France) propriétaire et gestionnaire des voies ferrées.

"Une construction statutaire complexe", juge la Cour, "peu viable à terme".

S'agissant de SNCF Réseau, la Cour souligne la vision "parcellisée" qu'en ont les administrations de tutelle et déplore leur "permanente implication dans les décisions de l'entreprise, avec pour corollaire sa faible marge de manœuvre et de multiples arbitrages interministériels". Une façon polie de dire que son président, Patrick Jeantet, n'est pas le maître chez lui.

"L'Etat peut même prendre des décisions qui interfèrent, modifient, voire prennent le contrepied du cadrage qu'il a lui-même fixé", relève le rapport.

"L'impasse financière"

SNCF Mobilités n'est pas mieux loti. Son conseil d'administration "ne pouvait, dans le cas du projet de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA), que constater l'impasse financière devant laquelle l'entreprise se trouvait placée du fait des engagements de desserte pris par l'Etat", indiquent les magistrats financiers. Cette ligne Tours-Bordeaux pourrait un jour peut-être aller jusqu'en Espagne.

Guillaume Pepy estimait que 13 dessertes journalières suffisaient pour répondre à la demande prévisionnelle du trafic, cette ligne étant "quoiqu'il arrive déficitaire". Et bien l'Etat n'a rien voulu savoir. Sous la pression des barons politiques des villes et des régions et du groupement privé LISEA (Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique), l'Etat a imposé en avril 2016 qu'il y ait 33 allers-retours par jour. De quoi creuser encore plus le déficit.

Denis Demonpion

 
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