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04/12/2017

Les perturbations sur la ligne Lyon-Chambéry vont se poursuivre

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actuali...

Par Antoine Sillières

Publié le 02/12/2017  à 17:02

Les techniciens se sont aperçus que la pièce commandée par la SNCF pour pallier la panne intervenue mercredi n'était pas la bonne.

Un TER en gare de la Part-Dieu © Tim Douet
© Tim Douet
Un TER en gare de la Part-Dieu.

La ligne Lyon-Chambéry restera perturbée jusqu'à mardi au moins. La SNCF a indiqué que la panne intervenue mercredi 29 novembre sur un aiguillage à hauteur de la commune de Pressins, en Isère, n'avait pu être traitée. Et pour cause la pièce commandée pour procéder à la réparation n'était pas adaptée. 

Une commande avait pourtant été immédiatement passée "auprès du centre de fabrication à Moulin Neuf, dans la région parisienne", assure la SNCF. Et, par chance, une pièce "équivalente était en stock dans ce centre". Celle-ci a été reçue vendredi soir. La situation aurait donc pu reprendre normalement samedi, comme annoncé dans la semaine. 

C'était avant que les techniciens de la SNCF ne se rendent compte que cette pièce, de 1,5 tonnes, "ne correspondait pas exactement aux spécificités techniques demandées", explique la SNCF. Une nouvelle pièce a été commandée et devrait être livrée lundi. Les travaux de réparation devraient donc pouvoir être effectués dans la nuit de lundi à mardi, et le trafic reprendre normalement dès le lendemain. Si toutefois les conditions météo permettent l'intervention des techniciens. 

Pour l'heure, comme depuis mercredi, les TER de la ligne sont détournés par Ambérieu-en-Bugey dans le sens Chambéry-Lyon, alors que des autobus assurent la desserte des gares intermédiaires. Aucune pertubation en revanche en direction de Lyon.

SNCF : à la croisée des voies

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2017/12/03/...

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026.  Photo Julio PELAEZ

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026. Photo Julio PELAEZ

La SNCF bataille pour reprendre des parts de marché aux autocars et au covoiturage. La priorité est désormais donnée aux trains du quotidien alors que 24 % du réseau ferré est jugé « hors d’âge ».

La SNCF réussira-t-elle à réconcilier les Français avec le train ? L’an dernier, il n’était plus utilisé que pour 9,2 % des déplacements, alors que le développement du TGV et des TER (trains express régionaux) avait fait passer la part du transport ferroviaire de 7,1 % à 10 % en quinze ans, entre 1995 et 2010. Depuis 2011, les Français avaient de nouveau peu à peu délaissé le train.

La SNCF a mis du temps à réagir face à cette hémorragie de voyageurs et à répondre aux critiques sur le prix des billets, les retards et les annulations. Pour la première fois depuis six ans, le nombre de voyageurs dans les trains repart à la hausse cette année. La nouvelle stratégie de la SNCF commence à porter ses fruits, alors qu’elle se prépare à l’ouverture à la concurrence (à partir de 2020 pour les TGV et d’ici à 2023 pour les TER et les Intercités).

Le pari des jeunes et du low-cost

L’augmentation de la fréquentation des TGV est portée par le développement de Ouigo. En 2020, les trains low-cost devraient représenter 25 % du trafic grande vitesse. Début 2017, la SNCF a aussi lancé une offensive en direction des jeunes qui se détournaient du train au profit des autocars longue distance et des plateformes de covoiturage comme Blablacar. L’offre TGV Max est un succès avec 95 000 abonnés. Mais elle connaît aussi des ratés, car cet abonnement vise surtout à remplir les trains aux heures creuses.

De nombreux abonnés se plaignent de ne pas obtenir de places le vendredi et le dimanche. Pour les fêtes de fin d’année, c’est encore pire. « Ils sont où les billets TGV Max pour Noël ? J’ai le choix entre prendre une semaine de congés sans solde ou payer un aller-retour 253 euros pour rentrer dans ma famille », proteste Laura, originaire d’Aix-les-Bains (Savoie), sur Twitter.

Un réseau ferré de 31 ans en moyenne

L’avenir de la SNCF fait partie des enjeux des Assises de la mobilité lancées en septembre par le Premier ministre Édouard Philippe, et la ministre des Transports Élisabeth Borne. Leurs travaux qui s’achèveront dans une quinzaine de jours déboucheront sur une loi d’orientation sur les mobilités au premier semestre 2018.

Une mission sur l’avenir du transport ferroviaire à l’horizon 2030 a également été confiée à Jean-Cyril Spinetta, l’ancien PDG d’Air France, qui rendra ses conclusions en janvier.

La priorité est donnée désormais aux trains du quotidien et plus aux nouvelles lignes à grande vitesse. L’âge moyen du réseau est de 31 ans et « près de 24 % des voies sont considérées comme hors d’âge », selon l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Leur modernisation nécessitera des investissements colossaux. Mais qui va payer ? SNCF Réseau est déjà plombée par une dette de 44 milliards d’euros qui atteindra 63 milliards en 2026. Le Premier ministre a ouvert la porte à une reprise partielle de ce fardeau par l’État.

Par Luc CHAILLOT | Publié le 04/12/2017 à 06:06

Aléas du lundi 4 au dimanche 10 Décembre 2017

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