Avertir le modérateur

06/12/2017

SNCF : le signal d’alarme

L'histoire se répète au sein de la SNCF, nous aussi nous connaissons notre aléas avec l'aiguillage près de Pressins. Le couac a faire venir un nouvelle aiguillage qui s'est avéré être par le bon. Normalement la situation devrait revenir à la normal demain matin ?

Eric

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/12/05/sncf-le-si...

Editorial. La panne qui a paralysé le trafic de la gare Montparnasse dimanche 3 décembre démontre, une fois de plus, que la vulnérabilité du système ferroviaire français perdurera sans une réorganisation totale et une feuille de route claire de l’Etat.

LE MONDE |

Ecrans d’affichage des départs et arrivées à la gare Montparnasse le 3 décembre.
Ecrans d’affichage des départs et arrivées à la gare Montparnasse le 3 décembre. MARTIN BUREAU/AFP

Editorial du « Monde ». Un incident, une pagaille, un rapport, des promesses. Cet enchaînement est presque devenu une routine dans laquelle la SNCF est en train d’acquérir un certain « savoir-faire », à force de répétition. L’entreprise ferroviaire a une nouvelle fois peaufiné malgré elle la technique, dimanche 3 décembre, à l’occasion d’une gigantesque panne, qui a paralysé le trafic de la gare Montparnasse pendant plus de dix-huit heures, provoquant la colère de plusieurs milliers de passagers.

Ce capharnaüm, créé par un bogue informatique sur un poste d’aiguillage, intervient seulement quatre mois après un incident de la même ampleur, dans la même gare. Déjà, à l’époque, l’entreprise avait fait acte de contrition, sous la pression du gouvernement, qui avait donné trois mois à la SNCF pour modifier ses procédures.

Le temps passe, mais les problèmes restent pendants. Les deux incidents, même s’ils sont de nature différente, ont une origine similaire : les travaux de modernisation du réseau et la mise en service de nouvelles lignes à grande vitesse. Elisabeth Borne, la ministre des transports, qualifie l’incident d’« inacceptable ».

Côté gouvernement, on convoque, on tance, on demande des comptes, tandis qu’à la SNCF on se retranche derrière une régénération du réseau ferroviaire à marche forcée. « L’homme étant faillible, on commet inévitablement des erreurs », se défend Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau. Mais ce énième incident illustre surtout la vulnérabilité du système ferroviaire français.

Sous-investissements chroniques

La situation donne l’impression d’un jeu de rôle bien rodé, que les clients-usagers-contribuables financent en regardant passer les trains. Le problème est qu’il ne s’agit pas de perturbations isolées. Plus ou moins graves, elles se comptent par dizaines, au gré des 4 000 zones de travaux, dont 1 600 chantiers majeurs, qui vont s’échelonner tous les ans d’ici à 2020.

Ces chiffres donnent une idée de l’état de dégradation des voies ferrées, résultat de sous-investissements chroniques. Mais la solution n’est pas qu’une question d’argent. C’est toute l’organisation du système qu’il faut revoir. Celle de la SNCF d’abord, dont le PDG, Guillaume Pepy, très discret dans la séquence actuelle, survit à toutes les crises. La culture de l’entreprise, autrefois dominée par les ingénieurs, se délite. La focalisation sur le marketing et le numérique s’est parfois faite au détriment du cœur de métier, dont l’essentiel consiste à faire circuler des trains et assurer qu’ils arrivent à l’heure.

L’Etat a également sa part de responsabilité. Une fois de plus, il se révèle être un piètre actionnaire, tardant à donner une feuille de route à une entreprise qui s’apprête à affronter des échéances capitales, à commencer par l’ouverture à la concurrence. Pour les pouvoirs publics, il ne suffit pas de froncer les sourcils à chaque incident. Il est grand temps de donner des orientations claires en termes d’investissements pour consacrer plus de moyens aux infrastructures.

Le gouvernement semble conscient de l’enjeu. Il vient de missionner l’ex-patron d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, pour s’attaquer à la « refondation du système ferroviaire ». Encore faudra-t-il avoir le courage d’appliquer les recommandations et faire mentir la boutade qui dit qu’il y a deux types de fous en France, ceux qui se prennent pour Napoléon et ceux qui veulent réformer la SNCF.

Travaux dans les gares de la plaine de la Bièvre : Chabons et Virieu sur Bourbre

Bonjour

La SNCF a entrepris des travaux sur les petites gares de la plaine de la Bièvre à Chabons et à Virieu sur Bourbre.

WP_20171205_002.jpg

WP_20171205_003.jpg

Patrice Belvègue (ADUT) : «Impossible de comprendre pourquoi la SNCF n’arrive pas à communiquer avec ses clients»

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/patr...

Par Léo Corcos, France Bleu Isère

mardi 5 décembre 2017 à 8:52

Patrice Belvègue : «Impossible de comprendre pourquoi la SNCF n’arrive pas à communiquer avec ses clients»

Patrice Belvègue : «Impossible de comprendre pourquoi la SNCF n’arrive pas à communiquer avec ses clients» © Radio France -

Invité de France Bleu Isère, le président de l'Association dauphinoise des usagers du train (ADUT) a condamné les événements survenus dimanche à la gare Montparnasse. Et dénonce une mauvaise communication de la part de la SNCF.

«Nous les usagers on subit, comme tous les jours». Pour Patrice Belvègue (association des usagers du train entre Lyon et Grenoble) la panne qui a paralysé la gare Montparnasse, ce dimanche et celle qui a touché la ligne Chambéry-Grenoble jeudi dernier "c'est exactement la même chose".

« Y a du cafouillage à la SNCF »

Les usagers victimes

Le président de l’ADUT salue le rappel à l’ordre du gouvernement à la SNCF, et espère que cet avertissement «va suffire». L’association ne se montre cependant «pas rassurée par les problèmes à répétition» à Montparnasse. Des travaux sont à prévoir en à court terme sur les lignes de la région Auvergne-Rhône-Alpes : rénovation des voies ballastes sur la ligne Lyon-Chambéry en 2018-2019, travaux en gare de Lyon Part-Dieu en 2019... "nous avons de bonnes raisons d'être inquiets" confie celui qui prend le train quotidiennement pour aller travailler à Lyon depuis le Nord isère.

 

Patrice Belvègue sait «subir les conséquences» de travaux nécessaires, car les voies dans la région ont «20-30 ans de retard». Mais il souhaite que ces travaux n’entraînent pas de désagréments supplémentaires pour les usagers du train.

«Ce qu’il faut espérer derrière, c’est qu’après ces travaux, on ait des lignes aptes à faire circuler les trains à l’heure, et des trains sans suppressions, ni compositions réduites»

La communication de la SNCF décriée

Pour Patrice Belvègue, la communication de la SNCF est «le souci». Il estime que les messages de la SNCF sont souvent «contradictoires». Il le déplore d’autant plus que l’entreprise ferroviaire a plusieurs outils de communication, comme Twitter, mais qui donnent des «informations très différentes les uns des autres». Il en tire ainsi ce cri de colère : «Impossible de comprendre pourquoi la SNCF n’arrive pas à communiquer avec ses clients»

Il rajoute : «il faut que la SNCF soit transparente avec (…) tous les organismes autour d’elle». Cependant, pour le président de l’ADUT, remplacer le président de la SNCF, Guillaume Pépy, très critiqué, «n’est pas le problème». Mais il doit «insuffler le bon rythme à l’entreprise», fort de sa bonne connaissance des arcanes de la SNCF.

https://www.francebleu.fr/player/export/reecouter/extrait...

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu