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19/05/2018

Le devenir des gares divise la SNCF

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Lionel Steinmann Le 18/05 à 17:39

 

Gares & Connexions, l'entité qui gère les quelque 3.000 gares françaises (ici la gare du Nord à Paris), est aujourd'hui logée dans Mobilités. Une solution qui ne peut perdurer avec l'arrivée annoncée de concurrents, qui devront être accueillis sans suspicion de discrimination. - AFP

Deux conceptions s'opposent sur la gouvernance et le degré d'autonomie de la future filiale, qui sera rattachée à SNCF Réseau.

La place des gares dans la future réforme ferroviaire continue d'agiter la SNCF, et le passage du texte au Sénat devrait marquer une nouvelle étape dans la lutte d'influences de moins en moins feutrée à laquelle se livrent à ce sujet les deux principales entités du groupe, SNCF Mobilités, la compagnie qui fait rouler les trains, et SNCF Réseau, l'entité chargée des infrastructures ferroviaires.

Gares & Connexions (G & C), l'entité qui gère les quelque 3.000 gares françaises, est aujourd'hui logée dans Mobilités.  Une solution qui ne peut perdurer avec l'arrivée annoncée de concurrents, qui devront être accueillis dans les gares sans suspicion de discrimination.

La réforme ferroviaire doit donc être l'occasion d'affirmer l'indépendance de G & C vis-à-vis de l'opérateur historique. Parmi les différentes options possibles, le gouvernement a fait un premier choix début avril en optant pour un rattachement à SNCF Réseau.

Mettre fin à « une situation ubuesque »

Pour la ministre des Transports Elisabeth Borne, il s'agit également de gagner en efficacité, la gestion du patrimoine des gares étant actuellement divisée en deux. « Une situation ubuesque où Gares & Connexions gère par exemple les bâtiments et les commerces, quand SNCF Réseau gère les quais, les souterrains, ou encore certaines verrières, a-t-elle pointé le 16 mai devant les sénateurs. Au final, l'imbrication est telle que l'on finit par ne plus savoir à qui appartiennent les réseaux électriques ! »

Mais si la réunification du patrimoine fait consensus, ses modalités font l'objet d'un bras de fer sévère en coulisse. Selon plusieurs sources, Patrick Jeantet, le président de SNCF Réseau, plaide pour une intégration la plus étroite possible, au nom de l'efficacité opérationnelle. Il s'agit notamment d'améliorer la gestion des flux de voyageurs et l'interface avec les autres moyens de transport (voitures, bus, métros...).

Poursuivre la valorisation des grandes gares

A l'inverse, Patrick Ropert, le patron de G & C, souhaite une structure avec beaucoup d'autonomie, afin de poursuivre  la politique de valorisation des grandes gares , qui vise à augmenter le nombre de commerces, et donc les revenus tirés des concessions, qui servent ensuite à fiancer la rénovation des petites gares.

Chaque camp plaide sa cause auprès des élus et du ministère. Et l'annonce par Elisabeth Borne le 16 mai que le rattachement à SNCF Réseau se ferait sous la forme d'une filiale dédiée n'a pas sonné la fin du match, car rien n'est acté sur la gouvernance, le périmètre et les missions de cette filiale.

Le Sénat veut avoir son mot à dire

Ces précisions cruciales devraient être renvoyées aux ordonnances et aux décrets qui suivront. Mais les sénateurs vont avoir leur mot à dire. Hervé Maurey, le président de la Commission développement durable, veut éviter qu'une intégration poussée ne nuise au dynamisme commercial de G & C : « Nous sommes prêts à ce que les gares soient intégrées dans SNCF Réseau, sous réserve que le problème de la dette soit effectivement réglé (et ne vienne pas peser sur les investissements de G & C), et que la filiale bénéficie d'une véritable liberté dans sa gestion et ses investissements », indique-t-il.

Ni Patrick Jeantet ni Patrick Ropert n'ont souhaité s'exprimer. Selon une source au fait du dossier, le premier nommé propose que SNCF Réseau soit renommé « Gares et Réseau » pour souligner que la coopération plus étroite ne rimera pas avec absorption. La constitution d'un groupe de travail commun pour avancer sur la gouvernance aurait été actée.

Lionel Steinmann

15/02/2018

SNCF : radiographie d'une ligne malade

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/sncf...

À quoi ressemblera la SNCF dans quelques années ? Un rapport sera dévoilé jeudi 15 février sur les mutations nécessaires. Reportage dans une des lignes qui devrait être affectée par les améliorations : Lyon-Chambéry.

https://www.dailymotion.com/video/x6errsa

France 3France Télévisions
Mis à jour le publié le

C'est l'une des pires lignes de France, réputée malade, mais nous avons quand même pris un billet : Lyon-Chambéry, c'est deux trains sur dix en retard en moyenne. Et à peine arrivés dans le TER, nous rencontrons des voyageurs réguliers, à bout de nerfs. Ils continuent pourtant de prendre le train, car l'autoroute est trop chère. Notre train est à l'heure, mais sur les quais d'en face les passagers sont moins chanceux : "40 minutes de retard, c'est tous les jours", commente une voyageuse.

Multiplier par cinq les pénalités de retards

Nous arrivons à Bourgoin-Jallieu, carrefour entre Lyon, Grenoble et Chambéry. Une position dont le maire ne profite pas, car la ligne est "une catastrophe" selon lui. Des problèmes de ponctualité, mais aussi de sécurité. Pour moderniser les lignes, la région Auvergne-Rhône-Alpes prévoit d'investir 120 millions d'euros sur cinq ans. Elle a aussi signé un nouvel accord avec la SNCF qui prévoit de multiplier par cinq les pénalités si les trains sont en retard.

18/12/2017

Passages à niveau sensibles : la Région Auvergne-Rhône Alpes propose un pacte à l'Etat

https://www.francebleu.fr/infos/politique/passages-a-nive...

lundi 18 décembre 2017 à 20:12 Par Céline Loizeau,

La sécurisation des passages à niveau n'est pas une compétence de la Région, mais bien de l'Etat et de la SNCF. Cependant, après le drame de la semaine passée, à Millas, près de Perpignan, le Conseil régional propose un pacte à l'Etat pour accélérer les travaux.

En Isère, le passage à niveau de la Verpillière est considéré comme "sensible" par la SNCF de part le fort trafic routier et ferroviaire et l'hyper-proximité d'un gros établissement scolaire.
En Isère, le passage à niveau de la Verpillière est considéré comme "sensible" par la SNCF de part le fort trafic routier et ferroviaire et l'hyper-proximité d'un gros établissement scolaire. © Radio France - Céline Loizeau

Lyon, France

Quelques jours seulement après la collision entre un train et un bus scolaire qui a coûté la vie à 6 collégiens (nouveau bilan communiqué ce lundi soir par la préfecture des Pyrénées-Orientales), à Millas; ce lundi, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé qu'il venait de proposer un "pacte" à l'Etat pour la sécurisation des passages à niveau de la région. "Je ne veux pas qu'on attende d'avoir un drame dans notre région pour réagir", a indiqué Laurent Wauquiez. Il a bien évidemment évoqué celui d'Allinges, en Haute-Savoie, en 2008, dans des conditions similaires. Il y avait eu 7 morts. Il a aussi tenu à préciser qu'il avait saisi dès janvier - avant donc le drame des Pyrénées-Orientales - la SNCF sur ce dossier.

Doubler le nombre de chantiers d'ici 5 ans

Pourtant, la sécurisation des passages à niveau n'est pas une compétence de la Région, mais bien de l'Etat. Mais pour Laurent Wauquiez, certains dossiers ont _"__pris trop de retard"et la Région "de part sa bonne gestion a fait des économies". Il souhaite en injecter une partie pour ces travaux."J'ouvre la négociation avec l'Etat. On injecte 50 millions sur 5 ans. Si l'Etat en fait de même, on peut doubler le nombre de chantiers de sécurisation de passages à niveau",_ précise le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis, près de 10 ans, selon la Région, 27 passages à niveau ont été sécurisés. Là, on passerait à 53. Et les travaux pourraient commencer rapidement. 

"Le but n'est pas que l'Etat se désengage", prévient Laurent Wauquiez. La Région ne compte donc pas se substituer à l'Etat "mais veut utiliser un effet de levier pour au contraire mobiliser l'Etat." Chaque année, en moyenne, la SNCF consacre 5 à 8 millions d'euros par an pour cette thématique. Là, ça ferait 20 millions par an entre la Région et l'Etat. Quant à la liste des passages concernés, ni la région, ni SNCF Réseau n'était en mesure de la communiquer ce lundi soir.

 
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