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14/07/2019

Infrastructures ferroviaires : remettre de la cohérence sur les rails

https://www.enviscope.com/infrastructures-ferroviaires-re...
Suisse Occidentale
Michel Deprost - le 12 juillet 2019

La programmation des infrastructures ferroviaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas lisible. Les débats succèdent aux débats, sur des projets dont on présente le financement comme impossible. Le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) l’a exprimé il y a deux semaines. Certains projets n’avancent pas, même s’ils bénéficient d’une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) comme les accès du Lyon-Turin ou comme le Contournement ferroviaire de Lyon Nord.

La conduite de ces projets souffre de plusieurs plaies. D’abord les urgences financières et techniques qu’il y a à réparer une infrastructure qui a souffert depuis plusieurs décennies de sous-investissement. Il faut investir pour remettre en état ce qui mérite de l’être, au prix de perturbations lourdes sur les circulations, auxquelles s’ajoutent les perturbations acceptées en rénovant la gare et le quartier de Part-Dieu.

Le deuxième problème est l’absence de moyens, de la part d’un Etat endetté qui ne peut que laisser s’ouvrir des débats sans débouché rapide, comme le regrette Etienne Blanc, premier vice-président de la Région.

L’absence de moyens financiers, semble aussi convenir à beaucoup d’acteurs et élus. Elle retarde la réalisation de projets impopulaires, comme par exemple le CFAL Nord de Lyon, ou surtout le Contournement ferroviaire sud, tout comme le développement du fret ferroviaire en rive droite du Rhône.

Retard à rattraper, Etat impécunieux, élus pusillanimes : cette conjonction funeste source de confusion devrait inviter à mettre de l’ordre dans les priorités, à mettre de la cohérence, de la visibilité, de la pédagogie pour éclairer l’opinion sur les objectifs d’aménagement du territoire.

Mais le spectacle est celui d’une pièce sans metteur en scène, d’un concert sans chef d’orchestre. SNCF réseau ouvre les dossiers pour les refermer en douceur. Des commissions nationales font le tri en fonction de contraintes budgétaires. La Région Auvergne-Rhône-Alpes ne pèse pas assez dans le débat.

Sur un sujet aussi capital que l’aménagement à long terme, il manque non pas d’un chef d’orchestre unique, mais d’un trio capable de s’accorder en permanence, dans la longue durée. Il faudrait une conférence permanente, réunissant évidement l’Etat, chef de fil suprême, aménageur en chef du territoire, le maître d’ouvrage, et plusieurs régions, celles du sud-est: Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Région Sud. Ces trois régions correspondent à la carte ferroviaire du pays depuis 150 ans, elles sont liées par des logiques géographiques, économiques. Elles ont en commun le sillon Rhône-Saône, les massifs alpins et jurassien, les voisinages avec la Suisse et l’Italie.

En Suisse, ce type de conférence existe : la Conférence des Transports de la Suisse occidentale réunit les cantons, l’Office des Transports et les Chemins de fer fédéraux. On y parle stratégie, on y suit des projets avec recul et on parle de milliards de francs suisses sur des horizons de quinze à vingt ans.

Avoir une vision doit permettre de mettre sur la table non seulement les grands projets mais aussi les dossiers du réseau existant, de parler des relations TER entre Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, et d’Auvergne-Rhône-Alpes avec la Région Sud pour le desserte des Alpes.

Un dossier à suivre…

21/05/2019

Nœud ferroviaire lyonnais : une réunion publique mardi 21 mai à Grenoble

https://www.ledauphine.com/isere-sud/2019/05/20/isere-noe...

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Le débat public sur le nœud ferroviaire lyonnais a été officiellement lancé à Lyon, par la commission nationale du débat public et sa présidente, Chantal Jouanno. Plusieurs réunions publiques se dérouleront un peu partout en Auvergne-Rhône-Alpes, dont une ce mardi 21 mai à Grenoble.

Quel regard portez-vous sur les dessertes ferroviaires de l’Isère aujourd’hui et qu’en attendez-vous à l’avenir? Comment améliorer les liaisons entre Lyon et Grenoble? Le train pourrait-il devenir une alternative crédible à la voiture pour vos déplacements en Auvergne Rhône-Alpes ? Pour répondre à toutes ces questions qui vous concernent et aider la SNCF et les pouvoirs publics à prendre les bonnes décisions sur l’avenir de vos déplacements, la Commission Nationale du Débat Public donne la parole au public. Une réunion est organisée mardi 21 mai à Grenoble.

Située sur l’axe Paris-Méditerranée à grande vitesse, au carrefour de deux corridors européens de fret et au coeur des dessertes régionales, la ville de Lyon voit converger 12 lignes ferroviaires, qui y forment le « nœud ferroviaire » le plus complexe et le plus emprunté de France ». Chaque jour, 1200 trains de tous types, origines et destinations le parcourent.

Afin de répondre à sa saturation et aux perspectives d’augmentation à long-terme du trafic, SNCF Réseau a étudié un projet d’infrastructure qui permettrait d’y faire circuler jusqu’à 40 % de trains supplémentaires.

Concrètement, ce projet repose sur :

- la mise à 4 voies de la ligne Lyon-Grenoble entre Saint-Fons et Grenay,
- l’ajout de deux voies en surface ou en souterrain entre Saint-Clair et Guillotière, et en desserte de la gare de Lyon Part-Dieu.

A l'occasion du débat public sur l'aménagement du nœud ferroviaire lyonnais, la Commission nationale du débat public - CNDP donne la parole sur la question des liaisons entre les métropoles régionales. Une réunion publique est organisée mardi 21 mai à 19h, au stade des Alpes, salon Sud-Ouest, 1 avenue de Valmy, à Grenoble.

Jusqu'au 11 juillet, il est possible d'exprimer des attentes, poser des questions et faire des propositions au cours des 16 réunions publiques organisées dans votre région ou sur le site du débat.

La réunion sera aussi à suivre en direct sur le site du débat dès 19h.

Publié le 20/05/2019 à 08:32

20/05/2019

Saturation des gares à Lyon: les quatre pistes pour fluidifier le trafic

https://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-lyon-metropole/...

Le nœud ferroviaire lyonnais est le plus « emprunté et le plus complexe de France », selon la SNCF. Pour fluidifier le trafic, des mesures immédiates sont prises. Tour d'horizon.

Le 20/05/2019 à 06:30 mis à jour à 06:51

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Derrière la gare de la Part-Dieu dont l'un des halls a été démoli, on construit une douzième voie, la Voie L. Photo Progrès/Aline DURET

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Les quais de la gare de Lyon Part-Dieu. Photo Progrès/Frédéric CHAMBERT

1166 trains, correspondant à douze lignes, traversent Lyon quotidiennement. C’est le nœud le plus « emprunté et le plus complexe de France », selon la SNCF. Cette congestion empêche d’injecter de nouveaux trains, malgré la demande, notamment en heures de pointe. Quelques solutions sont envisagées pour fluidifier le trafic et éviter les retards.

1- Une douzième voie à la Part-Dieu

Une douzième voie, la voie “L”, est en cours de construction à la gare de la Part-Dieu. Le hall de la gare est également en train d’être revu et corrigé pour améliorer les flux des voyageurs.

2- Le contournement ferroviaire pour développer le fret

L’État n’engage toujours pas les travaux pour le tracé nord du contournement ferroviaire de Lyon. Celui-ci permettrait pourtant, en retirant le fret des gares lyonnaises, de donner du mou aux trains de voyageurs.

3- Deux voies supplémentaires, en surface ou souterraines

Le projet proposé par SNCF Réseau est de doubler la capacité ferroviaire à Lyon.

Une première option consiste à rajouter deux voies, “M” et “N” en surface, entre Saint-Clair (Caluire) et Guillotière (Lyon 7), sur dix kilomètres, ce qui impliquera de les construire en encorbellement sur le parcours qui passe entre le parc de la Tête d’Or et le boulevard Stalingrad (Villeurbanne).

Pour la deuxième option, il est envisagé de passer ces deux voies supplémentaires en souterrain, ce qui nécessiterait la création d'une gare en sous-sol, à la Part-Dieu. Le maire de Lyon présente une délibération en ce sens au conseil municipal du 20 mai prochain.

4- Développer Saint-Exupéry ?

La ministre des Transports a passé commande d’une étude à SNCF Réseau pour une utilisation renforcée de la gare de l’aéroport Saint-Exupéry. La Métropole de Lyon et la Ville ne sont pas favorables à ce développement de la gare accolée à l’aéroport. La Région, elle, oui.

Noeud ferroviaire lyonnais: les prochaines réunions

La Commission nationale du débat public organise des réunions publiques dans le Rhône. Intitulées “Quels aménagements ? Quels impacts”, elles auront lieu le jeudi 6 juin à Lyon, le mardi 11 juin à Vénissieux et le mardi 18 juin à Villeurbanne.

Une conférence-débat sur les transports des marchandises sera organisée à Lyon le mardi 4 juin.

Plus d’informations : noeud-ferroviaire-lyonnais.debatpublic.fr

Ponctualité : « Nous sommes en train de progresser »

L'année 2018 avait été terrible en termes de ponctualité. "Nous sommes en train de progresser, assure Patrick Jeantet, président de la SNCF Réseau. Nous venons de dépasser le cap de 85 % de trains en moyenne qui partent à l’heure, contre 80 % il y a encore peu de temps. La gare de la Part-Dieu était à 52 % il y a un an, elle atteint aujourd’hui 69 %."

Patrick Jeantet a également annoncé l'augmentation du nombre de trains entre Lyon et Paris d’ici 2024. De 13 trains à l’heure, par sens, on passera à 16, sans construire de nouvelles lignes.

S. M.
 
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