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21/04/2018

SNCF: les abonnés grandes lignes remboursés si moins d'un train sur trois a circulé

https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/econo...

| AFP

 
Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Lazare, le 19 avril 2018 à Paris, lors du quatrième épisode de grève à la SNCF depuis début avril
Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Lazare, le 19 avril 2018 à Paris, lors du quatrième épisode de grève à la SNCF depuis début avril ( Christophe SIMON / AFP )

Les abonnés des lignes TGV et Intercités seront remboursés pour les trajets des jours du grève du 22 mars au 19 avril quand moins d'un train sur trois a circulé, a annoncé vendredi la directrice générale de Voyages SNCF.

Pour les abonnés de lignes TGV et Intercités à réservation obligatoire, "du 22 mars au 19 avril, tous les jours de grève sont remboursés" intégralement, a expliqué vendredi Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF.

Elle a précisé que cela valait "dès lors qu'on assurait moins d'un train sur trois" les jours de grève sur la ligne d'un abonné.

Ces remboursements seront effectués "sur le mois de mai", a-t-elle expliqué.

Les abonnés TGVmax (16-27 ans), qui paient 79 euros par mois pour pouvoir voyager dans la majorité des trains grandes lignes, ont déjà "eu le forfait gratuit pour le mois d'avril", a indiqué Rachel Picard.

Il n'est pour l'heure pas possible de dire si ces mesures s'appliqueront à nouveau pour les prochains jours de grève.

Le quatrième épisode de grève s'est achevé jeudi et le mouvement est prévu pour durer jusqu'à fin juin par épisode de deux jours tous les cinq jours.

Un homme marche sur un quai de la gare de l'Est à Paris, le 19 avril 2018
Un homme marche sur un quai de la gare de l'Est à Paris, le 19 avril 2018 ( Philippe LOPEZ / AFP )

La SNCF n'est pas tenue légalement à la réalisation de gestes commerciaux sur les grandes lignes.

Pour les trains régionaux, les dédommagements dépendent de la convention signée par chaque région avec la SNCF, les dispositions à ce sujet variant d'un contrat à l'autre et nécessitant des négociations au cas par cas.

Dans un communiqué vendredi, la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) a demandé "que les abonnements hebdomadaires, mensuels et annuels, TGV, Intercités et TER, fassent l'objet d'une indemnisation exceptionnelle d'au moins 60% de leur montant, à valoir sur l’abonnement suivant, pour l'ensemble de la période de grève".

18/04/2018

Grève SNCF : la contestation des usagers s’organise

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/gr%c3%a8ve-snc...

Faustine Vincent

Une trentaine d’associations d’usagers et de collectifs se sont coordonnés pour réclamer le remboursement intégral des abonnements.

Des usagers attendent le départ d’un train à la gare Saint-Lazare, à Paris, le 9 avril. © PHILIPPE LOPEZ / AFP Des usagers attendent le départ d’un train à la gare Saint-Lazare, à Paris, le 9 avril.

Les cheminots ont encore fort à faire pour convaincre les usagers de les soutenir massivement. Alors que la grève reprend mardi 17 avril à 20 heures, la contestation des clients de la SNCF s’amplifie et s’organise.

« Les gens ont de plus en plus de mal à supporter la grève. Les deux premiers jours, on s’arrange, mais les jours de RTT et de congés ne sont pas extensibles, et le télétravail n’est pas possible pour tout le monde », souligne Christian Broucaret, porte-parole de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). Selon lui, « la grève pénalise les plus faibles, comme les femmes de ménage ou les garçons de café, obligés de venir au travail et d’être à l’heure coûte que coûte ». « Les gens comprennent de moins en moins la grève et ils se tournent vers d’autres moyens de transport », ajoute-t-il.

Recours au télétravail

Brice, directeur dans le secteur bancaire à Angers, a ainsi « découvert qu’on pouvait se déplacer autrement, en particulier en bus, même si le train reste le plus rapide et le plus confortable ». Il assure que « cette grève est tellement planifiée qu’elle est facile à gérer ». Son équipe de quinze personnes s’est organisée en conséquence, en optant pour le télétravail ou en ajustant les horaires de bureau.

Solidaire du mouvement des cheminots et outré par « le manque de dialogue social », Nicolas, ingénieur informatique naviguant entre Paris et Caen, parvient lui aussi à s’organiser en recourant au télétravail. « Les jours de grève, finalement tout le monde est chez soi, on travaille par conf call et on ne prend pas de rendez-vous », détaille-t-il.

Certains prennent le train malgré tout pour leurs déplacements quotidiens, comme Viviane, cadre dans la distribution en région parisienne. « C’est moins terrible que ce que je craignais, explique-t-elle. Il y a un train sur trois les jours de grève, donc c’est possible. Mais c’est pénible, on est serrés, parfois on ne peut pas monter, et ça allonge mon trajet d’une heure chaque jour », s’agace-t-elle. Impatiente que la grève s’achève, elle assure n’avoir « rien à cirer des histoires [des cheminots] » :

« Je travaille dans le privé, alors la sécurité de l’emploi et leurs chevaux de bataille, je ne sais pas ce que c’est. »

Demande de remboursement intégral

Une trentaine d’associations d’usagers et de collectifs se sont coordonnés pour réclamer le remboursement intégral des abonnements SNCF. Leur pétition, publiée sur Change.org, a collecté un peu plus de 38 000 signatures.

« La SNCF fait une grève perlée. Mais pour nous, la désorganisation est continue depuis le début du mouvement, le 2 avril. On demande donc le remboursement total depuis cette date », explique Antoine Pavamani, président de l’association Vignette respect, qui défend les usagers des transports en commun et de la route en Ile-de-France.

Il se réjouit de voir une « vraie mobilisation des usagers » depuis quelques jours. « D’habitude, on a du mal à faire bouger les gens car ils sont résignés, surtout en Ile-de-France. Mais là, le mouvement prend bien – sans doute parce que notre demande est concrète. » Décidé à « peser dans le débat dès maintenant », le collectif dit avoir obtenu un accord de principe, mais pas encore de date, pour des discussions avec Ile-de-France Mobilités (ex-STIF, l’opérateur de la région), la direction du réseau Transilien et le ministère des transports.

« Soutien implicite de l’opinion sur la réforme »

Contrairement au mouvement social de 1995, la grève des cheminots ne bénéficie que d’un soutien relativement faible de la part de la population, selon un sondage réalisé par l’IFOP les 12 et 13 avril après l’intervention du président de la République, Emmanuel Macron, au journal télévisé de TF1.

Elle n’est perçue comme légitime que par 46 % des Français interrogés. « C’est assez peu. Cette grève est l’un des mouvements sociaux perçus comme les moins légitimes parmi tous ceux sur lesquels nous avons travaillé depuis vingt ans », remarque Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Seule la réforme des régimes spéciaux, sous Nicolas Sarkozy en 2007, avait fait moins avec 38 %. « On observe que le mouvement est encalminé, parce que les indicateurs que nous observons bougent peu alors qu’il se durcit », poursuit-il.

Le nombre de sondés souhaitant que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme est quant à lui de 61 %, soit dix points de plus par rapport à mars, avant le début de la grève. « Cela ne veut pas dire que tout est perdu pour ce mouvement social, mais qu’il y a un soutien implicite de l’opinion sur la réforme menée par M. Macron, au-delà du socle de ses partisans », analyse Frédéric Dabi.

De leur côté, les grévistes sont moins nombreux, avec un taux à 32 % de déclarations pour la journée de mercredi 18 avril, ont fait savoir, mardi, les dirigeants de la SNCF. C’est 16 points de moins que lors de la première journée de conflit, il y a deux semaines.

Les députés votent la réforme ferroviaire en première lecture 

Après vingt-quatre heures de débat, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, par 454 voix contre 80, le projet de loi « pour un nouveau pacte ferrovaire », à l’origine du mouvement de grève à la SNCF depuis le début d’avril. Outre la majorité La République en marche-MoDem, un grand nombre d’élus des Républicains et de UDI-Agir ont voté pour, tandis que les trois groupes de gauche (Nouvelle Gauche, communistes et « Insoumis »), ont voté contre ; Vingt-neuf députés se sont abstenus.

La ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a salué à l’issue du vote « une étape décisive dans la conduite de la réforme » et un « débat démocratique riche, tonique ». « Ceux qui dénonçaient un “passage en force” en sont pour leurs frais », a-t-elle ajouté.

Alors que le quatrième épisode de grève a lieu mercredi et jeudi, les syndicats de cheminots ont dénoncé un passage « en force » et ont réaffirmé leur détermination. La CGT-Cheminots, première force syndicale à la SNCF, a appelé à un « très haut niveau » de grève pour « imposer l’arrêt du processus parlementaire » et « arracher de véritables négociations ». Le texte ne sera pas examiné par le Sénat avant le 29 mai. Le ministère des transports espère qu’il sera « définitivement voté au plus tard début juillet ».

11/04/2018

Conditons de transport pendant et entre les grèves : la Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes proteste et somme la SNCF de réagir !

Bonsoir,

Veuillez trouver ci-joint le communiqué de la FNAUT AURA

180410_FNAUT_CP grèves AuRA sans tél.pdf

 

Fédération des associations d’usagers des transports Auvergne-Rhône-Alpes
Communiqué du 10 avril 2018


Conditions de transport pendant et entre les grèves :
la Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes proteste et somme la SNCF de réagir !


La Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes constate que la circulation des trains est particulièrement affectée
par les grèves dans la région. Alors que nationalement en moyenne 1 TER sur 3 circule pendant les
jours de grèves, en Auvergne-Rhône-Alpes, c’est seulement 1 sur 20.
De plus, ce que nous ne comprenons pas, c’est qu’en dehors des jours de grève, à peine 50 % des trains TER circulent en Auvergne Rhône Alpes, et que pendant ces périodes de 3 jours, tous les trains sont supprimés sur plusieurs lignes comme Grenoble-Gap, Annecy-St Gervais, Lyon St PaulLozanne, Bourg en Bresse-Oyonnax, Clermont-Volvic, Clermont-Montluçon, Clermont - le Puy en Velay et Clermont-Aurillac . Ces lignes sont sacrifiées !
Pourquoi une telle désorganisation? Alors que la SNCF communique largement sur les cars ou le
covoiturage, alors que sur les réseaux sociaux, on voit que des conducteurs de TER sont disponibles et
ne comprennent pas pourquoi les trains ne roulent pas, la SNCF ne donne aucune explication.
Combien de grévistes pendant ces périodes de 3 jours entre les 2 jours de grève généralisée ?
Comment les choix sont-ils opérés ? Est-ce que la SNCF n’en fait pas trop ? Peut-on avoir encore
confiance dans la SNCF en Auvergne-Rhône-Alpes ?
La Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes proteste vigoureusement contre ces conditions de déplacement extrêmement difficiles pour les usagers obligés de se déplacer pour leur travail ou leurs études.
Les usagers en sont réduits à emprunter des cars qui rallongent considérablement la durée des trajets
et dont le fonctionnement est parfois incertain : certains oublient des arrêts !
La Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes demande solennellement à la direction régionale des TER et aux
syndicats cheminots de discuter entre eux afin de mettre en place un service minimum « librement
consenti », c’est-à-dire une grève qui pourrait avoir lieu aux heures creuses, le service étant maintenu
aux heures de pointe (3 trains sur 4 par exemple) afin de permettre à chacun de se rendre sur son lieu
de travail ou d'étude et ce sans sacrifier aucune ligne.
La Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui est l’autorité organisatrice responsable des TER, doit réagir et
imposer à la SNCF de prendre efficacement en compte les usagers. Les abonnés devront être
indemnisés.

 
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