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13/07/2019

SNCF: pour trouver un billet de train, les nerfs des voyageurs sont mis à rude épreuve

https://www.bfmtv.com/economie/sncf-pour-trouver-un-bille...
12/07/2019 à 07h53

Files d'attente aux guichets quand ils existent encore, complexité des tarifications... La SNCF est une fois de plus sous le feu des critiques en ce début d'été, accusée de ne pas faciliter la vie des voyageurs.

En ces jours de grands départs, les voyageurs empruntant le train doivent savoir se montrer patient. C'est un coup de communication de la CFDT-Cheminots qui a lancé la polémique, avec une campagne très médiatisée de chronométrage du temps d'attente des clients dans plusieurs grandes gares.

Bilan: jusqu'à 1 heure 35 à la gare Montparnasse à Paris quand l'AFP y est allée avant les grands départs, et beaucoup d'incompréhension quand, "en raison de l'affluence", achats et échanges de billets n'étaient possibles que pour un voyage le jour même ou sur rendez-vous. "Les personnes âgées sont démunies. J'en ai vu pleurer", témoignait un agent d'accueil.

Depuis des mois, les syndicats protestent contre les suppressions d'effectifs de vente, les fermetures de guichets en gare et de boutiques en ville.
La ministre des Transports Elisabeth Borne s'en est émue, la SNCF a annoncé des renforts et le patron du groupe public, Guillaume Pepy, a fait amende honorable. "Ces dernières semaines, nous avons été quelque peu débordés dans les très grandes gares parisiennes", a justifié le dirigeant.

"Nous avons été débordés à la fois parce qu'il y a plus de monde que prévu (...), et ensuite parce qu'après la canicule, après les orages, beaucoup de nos clients sont venus au guichet pour échanger leurs titres, pour modifier leurs demandes ou pour se faire rembourser."

La direction de la SNCF explique que huit billets sur dix sont désormais achetés en ligne et qu'il convient donc d'adapter le réseau de vente au besoins. Mais il est souvent nécessaire de trouver un guichet, pour payer en espèces ou en chèques vacances, ou tout simplement pour être bien conseillé.

Un journaliste de l'AFP voulant échanger son billet de TGV pour Montbéliard (Doubs) a ainsi dû retourner au guichet car il l'avait payé avec des chèques vacances. Apprenant qu'il perdait sa réduction dans l'échange, il a demandé à être remboursé... et a été immédiatement renvoyé à un fastidieux formulaire sur internet.
Compléter le réseau de distribution

"Notre objectif, c'est que chacun trouve une solution, soit humaine, soit un automate", affirme M. Pepy. Il veut aussi compléter son réseau en province, en vendant des billets sur des marchés, dans des offices de tourisme, chez des buralistes...

"La SNCF ne fait pas tout pour que l'usager ait envie de prendre le train", rétorque Bruno Gazeau, le président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut).

Outre les difficultés à acheter ou échanger son billet, il est en guerre contre les surtaxes imposées dans les TER aux voyageurs qui montent depuis des haltes dépourvues de point de vente, regrette le durcissement des conditions d'échange des billets et dénonce l'opacité des tarifs de la compagnie nationale.

Un des problèmes vient notamment de la liberté tarifaire désormais donnée aux régions. Celles-ci, en particulier, n'acceptent pas toutes les nouvelles cartes de réduction de la SNCF sur leurs TER (qui comprennent désormais un certain nombres de grandes lignes, vers la Normandie, la Picardie ou le Val-de-Loire), quand bien même les réductions s'appliquent théoriquement pour les billets en correspondance avec des TGV et Intercités. Conséquence: un aller ne coûte plus forcément le même prix qu'un retour, pour peu qu'on franchisse une frontière régionale...
Ouigo a permis de faire baisser les prix

Quant aux prix des TGV, il font toujours polémique, cartes de réduction ou pas. Officiellement, le prix moyen des trains à grande vitesse français a baissé de 6% ces cinq dernières années.

"Cette baisse est d'abord due au TGV Ouigo qui ne dessert que les grandes relations radiales", observe la Fnaut. "Le yield management (la fixation des prix en fonction de la demande, NDLR) est poussé à son extrême, avec une baisse de quelques prix faibles accompagnée d'une forte augmentation des prix les plus élevés".

Ni la Fnaut, ni les journalistes "fact-checkers" n'ont réussi à démêler l'écheveau de la tarification SNCF.

Hors Ouigo, "la bonne nouvelle, c'est que les prix n'ont pas augmenté", assure Jérôme Laffon, le directeur marketing de Voyages SNCF. "Ils sont vraiment stables! "Une autre bonne nouvelle pour la SNCF, c'est que la fréquentation est en forte hausse cette année, de 5 à 6% selon Guillaume Pepy.

26/03/2019

Un train désherbeur pour épandre un peu moins de glyphosate sur les voies

Bonjour,

Réduire c'est bien mais le supprimer complètement serait beaucoup mieux et logique mais demander à celui qui pollue cela me semble impossible surtout lorsque les quantités sont stratosphérique et surtout reconnu dangereuse pour notre santé.

Eric

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/03/26/20005-20190326...

Un train désherbeur pour épandre un peu moins de glyphosate sur les voies
Crédit : Bayer

La SNCF, premier pollueur au glyphosate de France avec 35 tonnes épandues chaque année le long des rails, pourrait réduire de 70 % sa consommation.

C'est un train pas comme les autres qui est présenté, mardi et mercredi, à Lille, au Sifer, un salon spécialisé dans le rail. Avec son intelligence artificielle et ses caméras sur les côtés, ce drôle de convoi sait détecter les grosses touffes de mauvaises herbes et les arroser de la juste dose d‘herbicide pour les faire disparaître. Cette attaque «ciblée» évite d'épandre les produits nocifs à haute dose et sans discernement aux abords des voies ferrés, promet le concepteur de ce train, le chimiste allemand Bayer. La quantité utilisée diminue d'au moins 40 %. La SNCF, premier pollueur au glyphosate de France avec 35 tonnes épandues chaque année le long des rails, pourrait même ainsi réduire de 70 % sa consommation.

À Lille, Bayer, qui a racheté le chantre du glyphosate Monsanto et fait face à de nombreux procès intentés aux États-Unis par les victimes de ce produit, espère aussi convaincre les chemins de fer anglais, italiens ou belges de louer ses services pour désherber leurs voies ferrées, comme le fait déjà depuis deux ans la Deutsche Bahn, la compagnie de chemin de fer allemande. Et il travaille déjà à perfectionner son engin. Avec ses deux citernes (une pour l'herbicide, l'autre pour l'eau qu'il faut lui ajouter), ses cabines confortables pour les agents qui restent à bord plusieurs jours, et sa locomotive, il peut asperger la terre en roulant à 50 km/heure. Demain, il pourrait atteindre 80 km/heure. Mais d'autres industriels rêvent, eux, de désherber les voies sans polluer avec de petits robots qui, tout simplement, arrachent l'herbe indésirable.

19/02/2019

TER surchargés : « vous imaginez le stress le matin pour aller travailler ? »

https://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2019/02/19...

Photo DRPhoto DR

Trains surpeuplés, manque de rames, conditions de voyage difficiles… Pour la Fédération des associations d’usagers des transports (Fnaut), en un an, rien n’a changé du côté des TER.

Le Nord-Isérois Patrice Belvegue est coprésident de l’Association dauphinoise des usagers du train (Adut)

« J’emprunte la ligne Lyon-Grenoble-Chambéry, via Saint-André-le-Gaz, quatre ou cinq fois par semaine. Et, depuis le 9 décembre, date du changement de service, je ne constate aucune amélioration, c’est même pire. 50 % des trains sont passés de Lyon Part-Dieu à Perrache.

Au lieu d’avoir un train par demi-heure pour la Part-Dieu, où je travaille, c’est un par heure. Ils sont de plus en plus bondés, il n’y a pas assez de rames. En janvier, il y a eu deux malaises. Le 7 janvier, dans un train allant à la Part-Dieu, une dame a fait un malaise vers La Verpillière.

Les passagers se sont occupés d’elle, car il y avait trop de monde dans la rame pour que le contrôleur puisse accéder. Même chose à la fin du mois. Les pompiers sont intervenus au niveau de Vénissieux. Moi, je prends le Lyon-Grenoble de 18 h 14. Avant, il y avait neuf voitures Corail, soit 720 places assises.

Maintenant, on a une seule rame TER2N avec seulement 330 places assises. Certaines personnes restent à quai. Vous imaginez le stress le matin pour aller travailler ? Le stress le soir quand il faut aller chercher les enfants ? On ne veut pas arriver au niveau de la région parisienne ! »

 
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