Avertir le modérateur

27/03/2019

L’exploitant ferroviaire français SNCF fait concurrence à Renfe en Espagne

Bonsoir,

A ceux qui répondent que la concurrence ce n'est pas bien devrait voir ce que fait la SNCF à l'étranger !

Car on est très loin des notions de service public dans ce cas de figure. Et ce n'est pas la première fois que la société joue à l'étranger.

Donc il ne faut pas se plaindre si d'autres société joue au monopoly chez nous ensuite.

Eric

 

https://www.lecourrier.es/le-chemin-de-fer-sncf-fait-conc...

 - 

L’exploitant ferroviaire national français, SNCF, a confirmé qu’il négociait depuis des mois avec Intermodalidad de Levante SA, une filiale d’Air Nostrum, et avec Acciona, pour se lancer en concurrence avec Renfe en Espagne lorsque les lignes de Trains à Grande Vitesse (TGV) seront ouvertes à la concurrence  en décembre 2020, dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire de voyageurs.

L’objectif serait de mettre en circulation le propre TGV de la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) au niveau des lignes nationales, a expliqué à Efe un porte-parole de la société. Il a souligné que le projet “est en phase de négociation”.

Selon le journal économique “Les Echos”, ces conversations sont menées avec l’aide de la banque Rothschild. Les négociations ont pu voir le jour après les condamnations d’Intermodalidad de Levante SA et d’Acciona qui accusent Renfe d’être “vulnérable”, en particulier sur les lignes à grande vitesse.

Pour concurrencer l’opérateur historique espagnol, ils souhaitent s’associer à un spécialiste du secteur ferroviaire…mais la SNCF n’est pas le seul candidat en lice.

Selon le journal français, Intermodalidad de Levante SA teste également le groupe allemand Deutsche Bahn et NTV, la société privée qui, en Italie, est déjà en concurrence avec la société d’État Trenitalia.

Les principaux atouts que la SNCF peut faire valoir sont son expérience dans l’exploitation de trains à bas prix en France, avec la marque Ouigo, et sa capacité à mettre en service plusieurs dizaines de trains à grande vitesse dans un marché espagnol est ouvert à la concurrence.

En outre, dans le cas où Intermodalidad de Levante SA choisirait un autre partenaire, le groupe français envisage de se lancer, en solitaire, dans l’exploitation des lignes de TGV en Espagne, selon le même journal.

Source: Hosteltur

21/12/2018

Ferroviaire: échec de la négociation paritaire sur les transferts de cheminots

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/12/20/97002-2018122...

La négociation entre les syndicats et le patronat du ferroviaire sur les transferts de cheminots après l'ouverture à la concurrence n'a pas abouti, une seule organisation syndicale - l'Unsa ferroviaire - ayant signé le projet d'accord jeudi avec le patronat, a-t-on appris de sources concordantes. Ce texte détaille les modalités des transferts de salariés d'une entreprise à l'autre au gré des pertes ou gains de marchés après l'ouverture à la concurrence du rail. Pour être valable, il devait être signé par des organisations syndicales représentatives au sein de la branche ferroviaire et représentant au moins 30% des salariés.

Seules l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, patronat) "et l'Unsa ont signé. L'accord ne remplit donc pas les conditions de validité et l'Etat doit prendre sous trois mois un décret supplétif" sur les conditions des transferts, a indiqué à l'AFP Claude Faucher, délégué général de l'UTP. Dans ce texte, "on avait obtenu quelques garanties sur le volontariat" des cheminots transférés "et sur l'information des agents. On est arrivé à y mettre ce qu'on avait voulu inscrire dans la loi" de réforme ferroviaire adoptée en juin, a expliqué Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat de la branche, qui va demander au ministère des Transports "la transcription dans le décret de l'intégralité de ses négociations et demandes".

Premier syndicat de la branche ferroviaire, la CGT-Cheminots "exige le volontariat intégral pour les transferts. La pseudo négociation menée par l'UTP s'est faite au détriment des agents. Elle protège les employeurs en cas de licenciement des cheminots", a critiqué son secrétaire général Laurent Brun. SUD-Rail réclame également "le volontariat total" des salariés, a indiqué Fabien Dumas, secrétaire fédéral du troisième syndicat de la branche. "Le décret en projet ressemble à la virgule près à ce que l'UTP propose", a-t-il ajouté en dénonçant "des reculs sociaux".

La CFDT-Cheminots a aussi refusé de signer le projet d'accord, en raison de "plusieurs points bloquants", notamment sur le volontariat et la possibilité laissée aux entreprises de confier le marché gagné à des sous-traitants, a précisé Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint du quatrième syndicat de la branche. La loi de réforme ferroviaire fixe à décembre 2019 l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire intérieur de voyageurs. Elle prévoit également, à partir du 1er janvier 2020, l'arrêt à la SNCF des embauches au statut de cheminot et la transformation du groupe en société anonyme à capitaux publics.

Le Figaro.fr avec AFP

30/11/2018

SNCF Réseau veut épauler les Régions dans la libéralisation du transport de passagers

https://objectifaquitaine.latribune.fr/infrastructures/20...

Par Jean-Philippe Déjean  | 

Jean Ghedira
Jean Ghedira (Crédits : Patrick Lazic)

La création du marché ferroviaire européen, qui passe par l’ouverture à la concurrence des transports de passagers et de marchandises, est désormais dans les tuyaux. Gestionnaire du réseau ferré, SNCF Réseau veut s’imposer comme l’expert conseil auprès des Régions et des nouveaux acteurs. Parce que l’éclosion de ce réseau ferré internationalisé, portée depuis 1992 par la création du marché unique européen, s’annonce comme une partie délicate à jouer.

Jean Ghedira, directeur général adjoint en charge de la direction clients et services de SNCF Réseau, dont Patrick Jeantet est le PDG, participait ce mercredi 28 novembre au colloque "Le Ferroviaire autrement" organisé par la Région Nouvelle-Aquitaine et Mobilettre : média en ligne spécialisé dans les thèmes de la mobilité. Ce colloque était le premier du genre organisé en France. Jean Ghedira, qui a accepté de parler des sujets-clés au cœur de la réforme ferroviaire avec La Tribune, met deux préoccupations majeures en avant : la prochaine ouverture du marché ferroviaire à la concurrence et l'expertise que va proposer dans ce cadre SNCF Réseau aux autorités organisatrices de transports, et tout particulièrement aux conseils régionaux.

Un changement de cap qui s'opère sous des climats réglementaire et législatif porteurs puisqu'en juin dernier a été adopté le Nouveau pacte ferroviaire, et que le 26 novembre le projet de la loi sur les mobilités (LOM) a été présenté en conseil des ministres. Jean Ghedira rappelle que le Nouveau pacte ferroviaire de juin contient deux bonnes nouvelles : la reprise d'une partie de la dette du groupe SNCF et une capacité d'investissement en hausse de +50 % sur les dix prochaines années.

La Région, pivot territorial du réseau ferré

"Le projet de loi LOM, présenté ce lundi 26 novembre, est une bonne nouvelle. Parce que cette loi doit donner davantage de pouvoir aux autorités organisatrices de mobilités sur l'ensemble du territoire. Avec une priorité fortement soulignée dans le projet de loi, celle de favoriser les transports du quotidien et l'entretien des réseaux" éclaire Jean Ghedira.

Ces autorités organisatrices de mobilité peuvent être des agglomérations, auxquelles s'adresse le projet porté par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, de créer des péages urbains. Mais les conseils régionaux s'imposent déjà comme de grandes autorités territoriales organisatrices de mobilité puisqu'ils gèrent le réseau des TER (trains express régionaux), en coopération avec le groupe SNCF. Le projet d'ouvrir le marché des voyageurs du chemin de fer à la concurrence est dans les tuyaux de la présidence Macron, ce dont se réjouit Jean Ghedira.

"Nous sommes au côté des régions qui voudraient saisir cette opportunité, en préparant avec elles cette ouverture du marché. Notre expertise permettra aux élus de déterminer les périmètres de voies à mettre en concurrence, la robustesse du modèle proposé... Nous avons commencé à travailler avec des conseils régionaux auxquels nous apportons notre expertise", déroule le DGA de SNCF Réseau.

La SNCF va vraiment changer de modèle

La Nouvelle-Aquitaine fait partie de ces régions en pointe qui sont demandeuses d'une expertise et qui ont commencé à travailler sur le sujet avec SNCF Réseau. La loi LOM doit littéralement reconfigurer le paysage du transport ferroviaire de passagers dans le pays. Un bouleversement qui n'a rien d'une simple mise à niveau des infrastructures, car c'est bien le logiciel du transport ferroviaire de passagers (et donc aussi des marchandises) qui va être réécrit. Une toute nouvelle géométrie organisationnelle va prendre ainsi le relais d'un modèle national structurellement formaté avec la création de la SNCF en 1937.

"La question des périmètres est centrale puisqu'elle intègre par exemple le fait qu'il y a un nœud ferroviaire à Bordeaux. Beaucoup de trains passent par cette ville, il ne faut pas l'oublier. Il ne s'agit pas d'affaiblir la région de Bordeaux à cause de mauvais choix. Il est important de bien positionner les ateliers de maintenance et la durée de la maintenance... Nous proposons aussi nos services pour former les équipes des régions sur la compréhension du système ferroviaire, du processus de commande de sillons... Nous sommes également garants de l'équité de traitement pour s'assurer que le transport des voyageurs ne se fasse pas au détriment de celui des marchandises" étaye ainsi Jean Ghedira.

Conseiller Régions et futurs opérateurs du marché

L'enjeu est important pour l'Etat mais aussi pour SNCF Réseau, qui a complètement changé de perspectives d'évolution avec l'abandon de Réseau ferré de France (RFF). Il s'agit toujours de gérer l'infrastructure ferroviaire mais de façon coordonnée avec la SNCF et dans une perspective inédite de pivot de l'activité autour de l'expertise de SNCF Réseau, qui ne devrait pas avoir de mal à s'imposer en Europe dans ce créneau du conseil en ingénierie.

"Nous nous lançons aujourd'hui car c'est le bon moment. La préparation d'un appel d'offres de niveau européen, comme ce sera le cas avec l'ouverture du transport de voyageurs par train à la concurrence, nécessite en général la préparation d'un cahier des charges et le suivi d'une procédure lourde, confirme Jean Ghedira. Au sein de mon équipe, poursuit-il, j'ai créé un département entièrement consacré à l'ouverture du marché à la concurrence pour être en mesure de travailler le sujet avec les Régions, voire les opérateurs qui veulent se lancer. A la SNCF nous sommes prêts à aller plus loin et à changer notre image".

Un nouveau chapitre de l'histoire ferroviaire est en train de s'écrire, avec la régénération du réseau ferré et une ouverture sans précédent à la concurrence au sein de l'Union européenne. Un pari qui n'est pas sans risques.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu