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11/06/2015

La SNCF veut jouer les intégrateurs à la place de Google En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150610/lec2_high_tech_et_medias/021122774409-la-sncf-veut-jouer-les-integrateurs-a-la-place-de-google-1126787.php?FeB8m2TSq3hmtper.99

http://www.lesechos.fr/journal20150610/lec2_high_tech_et_...

Lionel Steinmann / Journaliste | Le 10/06 à 06:00
 
La SNCF veut jouer intégrateurs à  place Google
La SNCF veut jouer les intégrateurs à  la place de Google - Michel Gaillard/RéA
 
Il y a quelques années, la SNCF avait sonné le tocsin pour alerter contre la menace que représentaient à ses yeux les poids lourds de la Silicon Valley. Son président, Guillaume Pepy, avait cosigné en 2012 une tribune dans « Le Monde » pour dénoncer « la dangereuse hégémonie des géants du Net », ciblant notamment Apple et Google. «La menace est insidieuse parce que silencieuse. Elle est puissante, elle est mondiale (...). L'enjeu est encore plus important pour les industries du transport et du tourisme, dont on pressent que le modèle serait balayé par un tsunami économique », avait-il écrit. Il avait enfoncé le clou l'année suivante, dans un discours adressé à 5.000 managers, qui présentait la nouvelle stratégie de l'entreprise (proposer des voyages de porte à porte et non plus de gare à gare) : « Il ne faut pas laisser Google ou d'autres monter ce magnifique projet à notre place. »

Aujourd'hui, le ton est moins belliqueux car les menaces ne se sont pas (du moins, pas encore ) concrétisées. Google, par exemple, n'a pas utilisé la position dominante de son moteur de recherche pour vendre des billets de train et rivaliser avec Voyages-sncf.fr. Néanmoins, la défiance demeure. Début février, Yves Tyrode, le directeur digital du groupe public, a annoncé une ouverture plus large de ses jeux de données pour favoriser la conception de services innovants par des acteurs extérieurs à l'entreprise, en précisant que l'accès à ces données serait gratuit pour les start-up, mais payant pour les Gafa (Google-Apple-Facebook-Amazon)…

De son côté, l'entreprise publique a lancé sa propre offensive numérique, avec l'objectif de devenir le pivot de la mobilité des Français, bien au-delà d'un simple rôle d'opérateur ferroviaire. Elle s'appuie sur les millions de voyageurs qui fréquentent chaque jour ses gares pour construire un « IDpass » agrégeant des services avant ou après le train (autopartage, réservation de places de parking…) sur lesquels elle touchera une commission pour chaque client. La nature économique ayant horreur du vide, la SNCF se campe en intégrateur de services de transports pour ne pas laisser le champ libre à Google et consorts.

L.S., Les Echos

20:48 Publié dans SNCF, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

03/06/2015

La SNCF envoie Raildar au terminus

Bonjour,

J'ai été surpris de la suppression pur et dur sans aucune information du site d'infolignes qui donnait une bonne information globale. Plusieurs informaticiens tiraient des stats de ce site peut être pas flatteur pour la SNCF. Dommage que ce soit une récession et une restriction de l'information.

Eric

http://frenchweb.fr/la-sncf-envoit-raildar-au-terminus/19...

L'Open Data a ses limites.

Par | le 31 mai 2015

ferrovia al tramonto

Alors que s’organise le challenge digital « pour transformer les trains, les gares et les infrastructures », les équipes de la SNCF viennent de mettre fin à l’aventure Raildar.

Créé par Turblog fin 2013, Raildar est une carte dynamique de la circulation des trains prenant en compte les retards annoncés par la SNCF en temps réel. Un projet né de l’accessibilité de données par la SNCF, qui faisait de l’Open Data sans le savoir. Au fil des week end consacrés au codage du service, le projet s’enrichit, de données fournies par les internautes qui en activant la géolocalisation de leurs mobiles, fournissent les informations en temps réel permettant de suivre le déplacement des trains, et de données fournies via le site d’opendata de la SNCF, etc…

Il y a quelques jours, une mise à jour d’infoligne, sur lequel Raildar venait chercher une partie des données nécessaires, a non seulement blacklisté les serveurs de Raildar, mais s’est enrichie de code pour empêcher toute récupération de données. Un bon moyen d’envoyer au terminus le projet.

Dans une soudaine envie d’harmonisation, la SNCF a torpillé le site Infolignes. Du coup, Raildar ne pouvait plus récupérer ses infos temps réel. Pour parfaire le tableau, ils ont installé tout un tas d’éléments pour m’empêcher d’appliquer le même principe sur leur nouveau truc. Du coup nous nous fournissions sur le serveur alimentant les applications mobiles de la SNCF, mais nous en avons été virés comme des malpropres.

Du coup ben … tant pis. » affiche l’auteur du service en page d’accueil

23/05/2015

Quand la SNCF brouille les ondes des opérateurs télécoms

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/05/21/01007...

Par Elsa Bembaron Publié le 21/05/2015 à 19:08

Un voyageur utilise son téléphone dans un train de la SNCF

 

Un voyageur utilise son téléphone dans un train de la SNCF Crédits photo : 70959732/dubova - Fotolia

La qualité du réseau téléphonique aux abords des voies et des gares est au coeur d'une querelle entre la SNCF et les opérateurs de télécoms.

L'affaire prend des airs de bras de fer entre la SNCF et les opérateurs télécoms. Les seconds reprochent à la première de brouiller leur réseau. Les raisons de la dispute? Les trains bénéficient d'une connexion mobile, dite GSM-R, déployée ces dernières années, qui leur permet de recevoir et d'envoyer des informations à leur base. Il s'agit de données liées à la circulation des trains, à la sécurité des rails… Des sujets très sensibles, méritant une transmission fiable, mais qui perturbent les communications téléphoniques (2G) de tous ceux qui téléphonent à proximité du réseau ferroviaire!

«On nous demande d'améliorer la couverture du territoire et on nous met des freins!», tempête un opérateur télécoms. Les homologues européens de la SNCF, notamment allemand et néerlandais, ont pris à leur charge les dépenses nécessaires à la mise en place de «filtres» pour que le GSM-R ne perturbe pas la 2G. En France, la situation est tout autre. Un amendement «scélérat, voté en plein mois d'août 2014», s'emporte un proche du dossier, prévoit que les travaux soient à la charge des acteurs des télécoms, soit une facture de quelque 50 millions d'euros. Cette situation est jugée «absurde» pour les intéressés. «Les opérateurs télécoms étaient les premiers à utiliser la fréquence radio concernée (900 MHz), le rail est arrivé après. C'est à la SNCF de s'adapter.» Parole d'opérateur télécoms.

Si rien n'est fait, quelque 5 % à 10 % du territoire seront privés d'une couverture mobile. Or, la 2G reste la technologie la plus utilisée par les consommateurs français. Un comble, alors que la SNCF demande aux opérateurs de mettre en place les moyens nécessaires pour que la 4G, qui n'est pas perturbée par le GSM-R, soit accessible dans les trains. Résultat, il sera bientôt possible de regarder un film dans un train, mais pas de téléphoner aux abords d'une gare ou de rails.

 
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