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23/04/2015

Le Wi-Fi dans tous les trains, ce n'est pas pour demain

http://www.lefigaro.fr/voyages/2015/04/21/30003-20150421A...

Des voyageurs connectés à bord d'un TGV-Pro. © Sncf-médiathèque.

 

La SNCF vient d'annoncer l'installation du Wi-Fi à bord de ses trains. Mais à y regarder de plus près, cet équipement ne concerne qu'un tiers de la flotte et ne touche qu'une poignée de destinations. Explications.

Tous les passagers en ont rêvé, ce n'est hélas pas prêt d'arriver. Contrairement à un avion qui peut, pendant qu'il vole, recevoir un signal émis depuis une antenne terrestre, comme le permet aux États-Unis la société Gogo, ou bien par voie satellitaire, une méthode actuellement testée par Orange avec Air France, un train passe sous des tunnels, file entre deux rangées d'arbres, se glisse entre des immeubles… Autant d'obstacles qui nuisent à la bonne réception d'un signal.

Les 26 rames de Thalys seront équipées

Pourtant, la connexion est techniquement possible. La preuve par Thalys, précurseur du Wi-Fi à bord. Le transporteur a décidé de changer de procédé. Tous ses trains sont équipés d'antennes satellite. Mais, outre le problème des obstacles, l'augmentation vertigineuse des utilisateurs de smartphones a rendu plus criant le problème de la bande passante, cette caractéristique qui permet d'accueillir un nombre plus ou moins grand d'utilisateurs. Pour répondre à la demande, Thalys a décidé de revoir ce service, gratuit en confort 1. Le transporteur a fait appel au suédois Icomera pour mettre au point une solution de connexion par voie terrestre plutôt que par satellite. Cela implique que le réseau terrestre existant soit diversifié et perfectionné sur certaines portions du parcours pour garantir à bord un flux continu. Bonne nouvelle, les 26 rames Thalys devraient être dotées de cet équipement d'ici fin 2015.

300 passagers se connectent dans un TGV

Il n'en va pas de même pour les trains SNCF. D'abord, parce qu'en terme de flotte, des centaines de rames, et de réseau de voies ferrées, des dizaines de milliers de kilomètres la maison-mère se situe dans une toute autre catégorie. Le coût d'un tel changement technologique se trouve décuplé. Et pour quel bénéfice? On se souvient que l'essai de commercialisation du Wi-Fi à bord du TGV-Est avait été un échec cuisant. À l'heure du tout digital, les usagers ne comprennent pas qu'il faille payer pour communiquer. «On ne sort pas sa carte de crédit pour du Wi-Fi», juge un expert.

La SNCF a décidé de se plier à la demande mais de reporter la charge financière sur les opérateurs. Comme pour Thalys, elle leur a demandé de densifier le réseau 3G et 4G le long des voies. En contrepartie, ils pourraient augmenter leurs opérations: sur un TGV de 500 places, on estime que 300 passagers se connectent pendant le voyage. Toutefois, à bord d'un train circulant à 300 km/h, le smartphone doit changer d'antenne émettrice toutes les deux minutes. Un vrai casse-tête pour assurer une connexion fluide.

Une antenne sur le toit du train

© Sncf-Médiathèque.

 

La SNCF a ainsi lancé un appel d'offres avec pour objectif d'équiper 160 rames sur les 480 qu'elle possède. Les trois opérateurs Bouygues, Orange et SFR s'y emploient actuellement. La SNCF affirme qu'elle fera son choix parmi les solutions proposées aux cours de l'été. Les opérateurs préfèrent quant à eux évoquer l'automne.

L'installation consistera en une antenne installée sur le toit du train, qui redistribuera le Wi-Fi à l'intérieur des rames. Les lignes concernées par cette amélioration seront Paris-Lyon, Paris-Bordeaux et le TGV Est vers Metz et Nancy. Sur les autres lignes, les passagers se contenteront du réseau que captera leur téléphone.

Un coût de 350.000 € par rame

Ce choix étonne certains car les rames circulant entre Paris et Lille seraient tout à fait candidates à cette innovation puisqu'elles utilisent la même infrastructure que Thalys. La SNCF rétorque que la durée du trajet est trop courte pour justifier un investissement aussi important.

De même, pourquoi ne pas prolonger ce service au-delà de Lyon? D'autant que l'infrastructure terrestre entre Lyon et Marseille se trouve être d'excellente qualité et offre une bonne couverture réseau. Yves Tirode, le nouveau patron digital de la SNCF estime à 350.000 € le coût de l'équipement pour une seule rame. Une évaluation modérée par certains experts qui chiffrent l'installation à 200.000 €.

Il n'empêche, la problématique demeure inchangée pour la SNCF: comment financer un service aussi onéreux qui ne rapporte rien? Audacieuse, la Société nationale annonce que le Wi-Fi sera opérationnel à bord des 160 rames courant 2016. Les opérateurs émettent un avis plus réaliste: l'appel d'offres initial ne concernant qu'une seule rame, puis des tranches de 20 rames, l'opération devrait s'étaler sur plusieurs années. Patience…

09:19 Publié dans Confort, TGV, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

27/03/2015

À la SNCF, une fuite de données simple comme une touche F5

http://www.nextinpact.com/news/93599-a-sncf-fuite-donnees...

Les fuites de données personnelles se suivent et ne se ressemblent pas. Alors que Labio.fr fait face à une demande de rançon et la publication de bilans médicaux, la SNCF a laissé trainer nom, prénom et numéro de portable de plusieurs de ses clients sur son service de rappel. Pour obtenir une nouvelle salve de données personnelles, il suffisait de rafraichir la page dédiée d'un coup de touche « F5 ».

Hormis pour quelques destinations prisées de l'été qui bénéficient d'une ouverture des ventes anticipée, la SNCF ne propose ses billets que trois mois à l'avance. Ce sera donc le rush début avril, chez ceux qui veulent profiter de billets à prix doux, en prévision des grandes vacances.

Afin de se rappeler au bon souvenir de ses clients, la SNCF a mis en place un service de rappel bien pratique, proposé par mail à certains d'entre eux, histoire de ne pas rater le coche : « Soyez les premiers à profiter de l'ouverture des ventes d'été pour profiter des meilleurs prix et d'un maximum de disponibilités. Renseignez avant le 29 mars à minuit votre n° de mobile et recevez jeudi 2 avril un rappel SMS directement sur votre téléphone ».

Problème, la page en question était un peu trop bavarde et laissait allégrement fuiter des informations personnelles des usagers. Pire, aucune manipulation plus ou moins complexe n'était requise puisqu'il suffisait de presser la touche « F5 » en série pour voir défiler les informations personnelles des clients. 

Merci à Alexandre.

Publiée le 26/03/2015 à 16:10

Pour lire l'article complet veuillez consultez la source directement ici :

http://www.nextinpact.com/news/93599-a-sncf-fuite-donnees...

03:05 Publié dans SNCF, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

10/02/2015

80 000 agents SNCF seront équipés de tablettes En savoir plus sur http://www.silicon.fr/80-000-agents-sncf-equipes-tablettes-108029.html#IVdAPcvM6u8t876z.99

Bonsoir,

Dommage que ce soit le coté bling bling qui ressort comme la priorité de la SNCF.

Ils ont très vite oublié Bretigny et le coté très vétuste de tout le ferroviaire français.

Eric

 

http://www.silicon.fr/80-000-agents-sncf-equipes-tablette...

maintenance matériel SNCF

Dans le cadre de son nouveau programme digital, la SNCF mise sur les outils mobiles pour optimiser ses opérations de maintenance, sur son réseau et sur son matériel. La compagnie s’engage également à améliorer la connectivité 3G, 4G et Wi-Fi dans ses gares et ses trains.

image: http://www.silicon.fr/wp-content/uploads/2015/02/Tyrode-P%C3%A9py-370x278.jpg

Tyrode PépyInterpelée en fin d’année dernière par la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire sur l’absence de Wi-Fi dans les TGV, la SNCF a répondu ce matin, via une conférence de presse détaillant les projets du groupe en matière de numérique. Présenté par Yves Tyrode (à droite sur la photo), directeur du digital, et Guillaume Pépy (à gauche), le président du directoire, le programme, appelé Digital SNCF et doté de 150 millions d’euros par an d’investissements sur trois ans, se décline en 8 projets majeurs. Objectif selon Guillaume Pépy : accélérer l’utilisation « de ce levier de la transformation de l’entreprise », tant en agissant sur la relation client que sur la qualité des prestations de l’entreprise.

Les deux principaux projets concernent l’équipement de dizaines de milliers d’agents en tablettes ou phablettes et l’amélioration de la connectivité pour les voyageurs. « Le sujet n°1, c’est d’avoir de la couverture 3G et 4G partout, dans tous les trains et dans toutes les gares », a martelé Yves Tyrode.

3G et 4G d’abord, Wi-Fi en complément

Ce projet, baptisé Net.SNCF, repose sur un travail en commun de la compagnie ferroviaire, des opérateurs et du régulateur du secteur des télécoms, l’Arcep. « C’est la méthode de la main tendue », résume Yves Tyrode. Qui annonce trois actions immédiates. D’abord une campagne de mesure de la couverture 3G et 4G menée à partir de mars sur l’ensemble du réseau. Ces mesures, qui s’appuieront sur les procédures de l’Arcep, doivent aider à repérer les zones blanches. La SNCF s’engageant ensuite à faciliter l’accès de ses infrastructures (tunnels y compris) aux opérateurs pour le déploiement d’antennes. Ce plan centré sur les réseaux de téléphonie mobile – et la bonne volonté des quatre opérateurs – sera complété par un volet Wi-Fi. « Nous allons densifier la connectivité dans des cas précis, comme certaines gares et les TGV », précise Yves Tyrode.

Pour le Wi-Fi à l’intérieur des rames à grande vitesse, la SNCF emploiera une nouvelle technologie non plus basée sur le satellite – le choix privilégié lors de ses premières expérimentations – mais sur la 4G. Selon Yves Tyrode, la solution technique doit être choisie à la fin de ce semestre pour un lancement officiel de l’offre sur la ligne Paris-Lyon dès la fin 2016 (avec un test commercial dès juin de cette année). Suivront la ligne grande vitesse Est et Paris-Bordeaux à la mi-2017. La SNCF précise que le Wi-Fi sera gratuit dans les TGV. Notons que cette amélioration de la connectivité sans fil doit également servir à faciliter les opérations des agents de la société nationale.

image: http://www.silicon.fr/wp-content/uploads/2015/02/maintenance-SNCF-370x278.jpg

© Philippe Fraysseix © Philippe Fraysseix

Car, en parallèle de ses projets visant les voyageurs, la SNCF mise largement sur les terminaux mobiles. « Déjà 30 000 agents sont équipés de terminaux mobiles, dit Yves Tyrode. Notre cible, c’est l’équipement en tablettes et en applications de 80 000 agents », au cours de la première vague de déploiement qui court sur 6 mois. L’entreprise envisage ainsi d’équiper les agents chargés de la surveillance du réseau (au nombre de 12 000), « pour qu’ils puissent saisir au plus près du terrain les données issues de leurs observations, actuellement saisies sur des supports papier », explique Marc-Henri Scheiner, de la direction de l’infrastructure SNCF. A la clef, une automatisation des traitements et des analyses de données. Pour les tâches de surveillance de longues portions du réseau, les agents seront équipés de phablettes, tandis des tablettes seront privilégiées pour l’inspection des installations fixes, comme les aiguillages. « Pour cet usage, la tablette est l’outil le plus adapté, car l’écran est assez grand pour afficher des plans ou lire des documents », reprend le porte-parole de l’entreprise. Les outils et la première application métier doivent être déployés d’ici à fin 2015. « C’est une première brique, d’autres applications suivront », assure Marc-Henri Scheiner.

Big Data : analyser les flux de voyageurs

Même transition vers les tablettes côté maintenance matériel. Ce second projet de mobilité vise à doter les 10 000 agents d’une documentation structurée et à mieux tracer les interventions antérieures. « À titre d’exemple, la documentation de réparation des essieux comporte plus de 500 pages », illustre Christophe Lière, de la direction du matériel. En test sur deux sites actuellement, le projet doit être étendu, avec le déploiement de 700 tablettes supplémentaires mi-2015. 8 100 terminaux doivent encore être mis en service en 2016 pour équiper tous les centres de maintenance.

Parmi les autres projets innovants dévoilés ce matin, signalons également Flux.SNCF, qui vise à collecter, structurer et analyser les données de déplacement des millions de voyageurs pour améliorer les services et mieux piloter les activités de l’entreprise. Les autres actions du transporteur visent plutôt au développement de l’écosystème de start-up gravitant autour de l’entreprise : accélération de la stratégie Open Data (avec la mise à disposition des horaires théoriques, des horaires temps réel et des correspondances, via un modèle économique basé sur le volume des flux), création d’un store (d’abord réservé aux développeurs internes avant d’être ouvert à l’externe), création d’un fonds d’investissement doté de 30 millions d’euros (Digital SNCF Ventures), lancement d’un réseau d’incubateurs et de centres d’expertise (les Fabs).

Pépy croit à l’Internet des objets

Concrètement, la SNCF prévoit d’ouvrir quatre Fabs, chacun d’entre eux se spécialisant sur un sujet : le Big Data ; l’Open Data et les API ; le design des applications mobiles ; et enfin les objets connectés et la robotique. Un dernier domaine qui semble intéresser particulièrement Guillaume Pépy. « Dans les entreprises de transport, l’Internet des objets sera une vraie révolution dans la qualité de la production », veut croire le président du directoire. Qui cite quelques cas d’usage concrets comme l’auto-diagnostic des locomotives et des trains – pour améliorer la maintenance et la disponibilité du matériel – ou encore l’équipement des trains en compteurs d’énergie connectés – afin de favoriser les pratiques d’éco-conduite dans les transports publics.


En savoir plus sur http://www.silicon.fr/80-000-agents-sncf-equipes-tablettes-108029.html#IVdAPcvM6u8t876z.99
 
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