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18/06/2015

Open Data : la SNCF revoit sa politique, en moins bien ?

Bonsoir,

A l'image de la SNCF, la rétention d'information. Nous avons les informations mais on vous les donnes à moitié ou pas du tout.

La SNCF refuse que quelqu'un d'autre donne des informations pertinentes concurrente d'elle mêmes.

Raildar a eu le culot de créer un site qui donnait en temps réel la position des trains avec les retards. Ce qui n'a pas plus du tout à la SNCF qui a coupé l'herbe sous le pied de ce site.

A quand une autorité indépendante sur la mesure des retards (en dessous de 6 minutes ça compte pour du beurre) et suppressions (ça compte aussi pour du beurre). La CRIIRAD pour le nuclaire.

Eric

http://www.zdnet.fr/actualites/open-data-la-sncf-revoit-s...

Business : La SNCF propose une nouvelle API à destination des développeurs d’applications tierces. Cette API unifiée permet de récupérer la position des trains en temps réel, mais adopte un modèle freemium qui limite le nombre de requêtes journalières.

C’est gratuit l’open data ? D’instinct, on serait tenté de dire oui, mais la SNCF semble avoir opté pour un modèle légèrement différent. La société de transport ferroviaire a ainsi inauguré sa nouvelle API unifiée à destination des développeurs tiers, proposé sur le site data.sncf.com. Cette API permet notamment d’obtenir les horaires des trains, leurs itinéraires, ou encore la liste complète des gares. Celle-ci inclut à la fois les trains régionaux type TER, mais aussi les RER d’ile de France ou encore les TGV, dont les données de navigation n’étaient pas disponibles.

L’open data est un engagement pris depuis longtemps à la SNCF, mais le modèle retenu pour cette ouverture soulève un certain nombre de questions. En effet, la SNCF a opté pour un modèle économique freemium, qui offre aux développeurs un accès gratuit aux données sous certaines conditions, qui prennent ici la forme d’un seuil maximal journalier de requêtes possibles. De fait, sous sa forme gratuite, celui-ci est limité à 90.000 requêtes par mois et 3000 requêtes journalières sur les données proposées par la SNCF.

Open Data : un équilibre à trouver

Le choix de ce modèle économique peut surprendre : en effet, les députés à l’œuvre sur le projet de loi Macron ont voté au début du mois de juin un amendement relatif à l’open data visant à pousser les entreprises de transport public à proposer leurs données de façon ouverte, gratuite et réutilisable. Une vision que ne partage pas Yves Tyrode, directeur du numérique à la SNCF, qui explique dans une interview donnée aux Échos craindre que la gratuité totale ne favorise trop les gros acteurs tels que Google.

De fait, il n’y a pas que les gros acteurs qui sont touchés par ces changements de politique : le service indépendant Raildar, qui proposait un suivi des trains en temps réel en s’appuyant sur une collecte régulière des informations de circulations publiées par la SNCF connaît des soucis. Ce service s’appuyait sur le site Infolignes, dont le service a récemment été rapatrié sur SNCF.com au profit de la nouvelle API unifiée proposée sur data.sncf.com. Mais comme l’explique son fondateur, cette nouvelle API ne permet plus de donner accès aux données temps réel.

« Étant donné qu'elle ne fournit aucune info temps réel et qu'elle est limitée à 3000 appels par tranche de 24 heures, elle n'a pas grand intérêt. » Le service est donc toujours disponible, mais ne fournit plus de données en temps réel et se contente d’estimations théoriques. Il faudra donc que la SNCF trouve un équilibre afin de ménager à la fois les petits acteurs indépendants et de se protéger des plus gros.

20:49 Publié dans A_Aléas, SNCF, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2015

SNCF Direct va bientôt disparaître

http://www.igen.fr/app-store/2015/06/sncf-direct-va-bient...

Florian | 15 juin 2015 | 11:25

 

Si vous utilisez toujours SNCF Direct sur votre iPhone, il est temps de basculer sur l'app SNCF. La première va prochainement disparaître au profit de la seconde qui a connu une large refonte en début d'année, à la fois sur la forme et sur le fond (lire L'application unifiée SNCF arrive en gare de l'App Store). Ce remplacement était prévu depuis le début, SNCF commence à prévenir ses utilisateurs qu'il ne va maintenant plus tarder.

La remise à plat de l'app principale de SNCF a été l'occasion de consolider en un même endroit plusieurs services dispensés par d'autres apps séparées (suivi de son voyage, lignes TER, lignes pour les Transiliens, etc). Une extension pour l'Apple Watch est également arrivée il y a un mois. En revanche, il n'est toujours pas possible d'acheter son billet depuis cette application, il faut rebasculer vers Voyages-SNCF. Une incongruité qui fait les beaux jours de l'app Capitaine Train

 

 

12/06/2015

La SNCF s'oppose aux députés sur la gratuité des données

http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/la-sncf...

Florian Debes | Le 11/06/2015 à 22:32 | mis à jour le 12/06/2015

Yves Tyrode, directeur numérique SNCF.
Yves Tyrode, le directeur du numérique de la SNCF.

Tandis que des députés veulent obliger à ce que les données relatives aux transports publics soient gratuitement exploitables, la SNCF imagine un accès payant à ces informations. Prévue de longue date, une plate-forme de test sera ouverte lundi. Yves Tyrode, le directeur du numérique de la SNCF, s'explique.

A qui profitera l'accès libre et gratuit aux données relatives aux transports publics ? La SNCF et les députés n'ont visiblement pas le même avis sur la question. Réunis en commission spéciale pour la seconde lecture du projet de loi « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques », dit Macron, des députés ont adopté lundi 8 juin un amendement visant à obliger les entreprises de transports publics à diffuser leurs données librement, gratuitement et de façon réutilisable par un tiers. Les débats sur la loi Macron continueront en séance, dans l'hémicycle, à partir du mardi 17 juin. Pour les parlementaires, le développement de nouveaux services d'information grâce à ce mouvement d'open-data ne peut que profiter aux usagers. En revanche, Yves Tyrode voit d'autres inconvénients. Selon le directeur du numérique de la SNCF, ouvrir gratuitement l'accès à certaines données ne fera que le bonheur des grosses entreprises américaines, qui capteront leurs valeurs à travers les services de comparaison de trajets dominés par Google et Kayak. « Ces données doivent avoir un prix, nous croyons au modèle freemium », clame-t-il.

Les députés vont discuter en séance d'un amendement qui veut imposer à la SNCF le partage gratuit de données telles que les horaires et les tarifs des trains. Quelle est votre réaction ?

Yves Tyrode : Nous avons des convictions sur le digital et nous les défendrons. Dans le débat actuel sur l'open-data, il faut bien distinguer certaines données qui peuvent être gratuites et celles dont l'accès doit être payant. Les données relatives au transport conventionné de voyageurs peuvent être gratuites. Le contribuable les a déjà payées. D'ailleurs, les horaires de lignes des Transiliens sont déjà accessibles pour les développeurs. En revanche, si l'Etat souhaite la gratuité de données plus difficiles à extraire, il faudra bien trouver un financement. D'autres jeux de données, ceux relatifs aux services commerciaux de la SNCF, comme les horaires du TGV, ont un coût et une valeur d'usage très importante. Notre position est ferme : ces données doivent avoir un prix.

Lundi 16 juin, vous donnerez accès, en test, à une plate-forme, baptisée API SNCF, sur laquelle, les développeurs pourront puiser dans certains services de données pour enrichir leurs propres applications. Quel modèle économique imaginez-vous ?

Nous aimons bien les principes du freemium. Pour l'instant, l'accès à cette plate-forme sera gratuit et limité. Cet été, nous afficherons un modèle de prix qui variera selon le nombre de requêtes, sur nos jeux de données, que les développeurs pourront proposer à leurs propres utilisateurs. Ce mélange de gratuité et de premium permet aux start-up qui démarrent d'avoir accès à nos données sans que les géants du marché s'accaparent toute la valeur.

Comment empêcher les géants du net d'aspirer cette valeur autour des données de transport ?

Plus gourmands en nombre de requêtes, les acteurs américains, comme Google ou Kayak, paieront plus cher pour nos données. Si ces données étaient gratuites, elles ne profiteraient qu'à eux. Les plus gros empêcheraient les petits de grandir. Dans ce débat sur l'intermédiation, il n'est pas possible de s'épargner le débat sur la taille. Le modèle freemium permettra de créer de la valeur locale et de générer des emplois dans les start-up.

 
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