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15/06/2015

SNCF Direct va bientôt disparaître

http://www.igen.fr/app-store/2015/06/sncf-direct-va-bient...

Florian | 15 juin 2015 | 11:25

 

Si vous utilisez toujours SNCF Direct sur votre iPhone, il est temps de basculer sur l'app SNCF. La première va prochainement disparaître au profit de la seconde qui a connu une large refonte en début d'année, à la fois sur la forme et sur le fond (lire L'application unifiée SNCF arrive en gare de l'App Store). Ce remplacement était prévu depuis le début, SNCF commence à prévenir ses utilisateurs qu'il ne va maintenant plus tarder.

La remise à plat de l'app principale de SNCF a été l'occasion de consolider en un même endroit plusieurs services dispensés par d'autres apps séparées (suivi de son voyage, lignes TER, lignes pour les Transiliens, etc). Une extension pour l'Apple Watch est également arrivée il y a un mois. En revanche, il n'est toujours pas possible d'acheter son billet depuis cette application, il faut rebasculer vers Voyages-SNCF. Une incongruité qui fait les beaux jours de l'app Capitaine Train

 

 

12/06/2015

La SNCF s'oppose aux députés sur la gratuité des données

http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/la-sncf...

Florian Debes | Le 11/06/2015 à 22:32 | mis à jour le 12/06/2015

Yves Tyrode, directeur numérique SNCF.
Yves Tyrode, le directeur du numérique de la SNCF.

Tandis que des députés veulent obliger à ce que les données relatives aux transports publics soient gratuitement exploitables, la SNCF imagine un accès payant à ces informations. Prévue de longue date, une plate-forme de test sera ouverte lundi. Yves Tyrode, le directeur du numérique de la SNCF, s'explique.

A qui profitera l'accès libre et gratuit aux données relatives aux transports publics ? La SNCF et les députés n'ont visiblement pas le même avis sur la question. Réunis en commission spéciale pour la seconde lecture du projet de loi « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques », dit Macron, des députés ont adopté lundi 8 juin un amendement visant à obliger les entreprises de transports publics à diffuser leurs données librement, gratuitement et de façon réutilisable par un tiers. Les débats sur la loi Macron continueront en séance, dans l'hémicycle, à partir du mardi 17 juin. Pour les parlementaires, le développement de nouveaux services d'information grâce à ce mouvement d'open-data ne peut que profiter aux usagers. En revanche, Yves Tyrode voit d'autres inconvénients. Selon le directeur du numérique de la SNCF, ouvrir gratuitement l'accès à certaines données ne fera que le bonheur des grosses entreprises américaines, qui capteront leurs valeurs à travers les services de comparaison de trajets dominés par Google et Kayak. « Ces données doivent avoir un prix, nous croyons au modèle freemium », clame-t-il.

Les députés vont discuter en séance d'un amendement qui veut imposer à la SNCF le partage gratuit de données telles que les horaires et les tarifs des trains. Quelle est votre réaction ?

Yves Tyrode : Nous avons des convictions sur le digital et nous les défendrons. Dans le débat actuel sur l'open-data, il faut bien distinguer certaines données qui peuvent être gratuites et celles dont l'accès doit être payant. Les données relatives au transport conventionné de voyageurs peuvent être gratuites. Le contribuable les a déjà payées. D'ailleurs, les horaires de lignes des Transiliens sont déjà accessibles pour les développeurs. En revanche, si l'Etat souhaite la gratuité de données plus difficiles à extraire, il faudra bien trouver un financement. D'autres jeux de données, ceux relatifs aux services commerciaux de la SNCF, comme les horaires du TGV, ont un coût et une valeur d'usage très importante. Notre position est ferme : ces données doivent avoir un prix.

Lundi 16 juin, vous donnerez accès, en test, à une plate-forme, baptisée API SNCF, sur laquelle, les développeurs pourront puiser dans certains services de données pour enrichir leurs propres applications. Quel modèle économique imaginez-vous ?

Nous aimons bien les principes du freemium. Pour l'instant, l'accès à cette plate-forme sera gratuit et limité. Cet été, nous afficherons un modèle de prix qui variera selon le nombre de requêtes, sur nos jeux de données, que les développeurs pourront proposer à leurs propres utilisateurs. Ce mélange de gratuité et de premium permet aux start-up qui démarrent d'avoir accès à nos données sans que les géants du marché s'accaparent toute la valeur.

Comment empêcher les géants du net d'aspirer cette valeur autour des données de transport ?

Plus gourmands en nombre de requêtes, les acteurs américains, comme Google ou Kayak, paieront plus cher pour nos données. Si ces données étaient gratuites, elles ne profiteraient qu'à eux. Les plus gros empêcheraient les petits de grandir. Dans ce débat sur l'intermédiation, il n'est pas possible de s'épargner le débat sur la taille. Le modèle freemium permettra de créer de la valeur locale et de générer des emplois dans les start-up.

11/06/2015

La SNCF veut jouer les intégrateurs à la place de Google En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150610/lec2_high_tech_et_medias/021122774409-la-sncf-veut-jouer-les-integrateurs-a-la-place-de-google-1126787.php?FeB8m2TSq3hmtper.99

http://www.lesechos.fr/journal20150610/lec2_high_tech_et_...

Lionel Steinmann / Journaliste | Le 10/06 à 06:00
 
La SNCF veut jouer intégrateurs à  place Google
La SNCF veut jouer les intégrateurs à  la place de Google - Michel Gaillard/RéA
 
Il y a quelques années, la SNCF avait sonné le tocsin pour alerter contre la menace que représentaient à ses yeux les poids lourds de la Silicon Valley. Son président, Guillaume Pepy, avait cosigné en 2012 une tribune dans « Le Monde » pour dénoncer « la dangereuse hégémonie des géants du Net », ciblant notamment Apple et Google. «La menace est insidieuse parce que silencieuse. Elle est puissante, elle est mondiale (...). L'enjeu est encore plus important pour les industries du transport et du tourisme, dont on pressent que le modèle serait balayé par un tsunami économique », avait-il écrit. Il avait enfoncé le clou l'année suivante, dans un discours adressé à 5.000 managers, qui présentait la nouvelle stratégie de l'entreprise (proposer des voyages de porte à porte et non plus de gare à gare) : « Il ne faut pas laisser Google ou d'autres monter ce magnifique projet à notre place. »

Aujourd'hui, le ton est moins belliqueux car les menaces ne se sont pas (du moins, pas encore ) concrétisées. Google, par exemple, n'a pas utilisé la position dominante de son moteur de recherche pour vendre des billets de train et rivaliser avec Voyages-sncf.fr. Néanmoins, la défiance demeure. Début février, Yves Tyrode, le directeur digital du groupe public, a annoncé une ouverture plus large de ses jeux de données pour favoriser la conception de services innovants par des acteurs extérieurs à l'entreprise, en précisant que l'accès à ces données serait gratuit pour les start-up, mais payant pour les Gafa (Google-Apple-Facebook-Amazon)…

De son côté, l'entreprise publique a lancé sa propre offensive numérique, avec l'objectif de devenir le pivot de la mobilité des Français, bien au-delà d'un simple rôle d'opérateur ferroviaire. Elle s'appuie sur les millions de voyageurs qui fréquentent chaque jour ses gares pour construire un « IDpass » agrégeant des services avant ou après le train (autopartage, réservation de places de parking…) sur lesquels elle touchera une commission pour chaque client. La nature économique ayant horreur du vide, la SNCF se campe en intégrateur de services de transports pour ne pas laisser le champ libre à Google et consorts.

L.S., Les Echos

20:48 Publié dans SNCF, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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