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12/06/2015

La SNCF s'oppose aux députés sur la gratuité des données

http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/la-sncf...

Florian Debes | Le 11/06/2015 à 22:32 | mis à jour le 12/06/2015

Yves Tyrode, directeur numérique SNCF.
Yves Tyrode, le directeur du numérique de la SNCF.

Tandis que des députés veulent obliger à ce que les données relatives aux transports publics soient gratuitement exploitables, la SNCF imagine un accès payant à ces informations. Prévue de longue date, une plate-forme de test sera ouverte lundi. Yves Tyrode, le directeur du numérique de la SNCF, s'explique.

A qui profitera l'accès libre et gratuit aux données relatives aux transports publics ? La SNCF et les députés n'ont visiblement pas le même avis sur la question. Réunis en commission spéciale pour la seconde lecture du projet de loi « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques », dit Macron, des députés ont adopté lundi 8 juin un amendement visant à obliger les entreprises de transports publics à diffuser leurs données librement, gratuitement et de façon réutilisable par un tiers. Les débats sur la loi Macron continueront en séance, dans l'hémicycle, à partir du mardi 17 juin. Pour les parlementaires, le développement de nouveaux services d'information grâce à ce mouvement d'open-data ne peut que profiter aux usagers. En revanche, Yves Tyrode voit d'autres inconvénients. Selon le directeur du numérique de la SNCF, ouvrir gratuitement l'accès à certaines données ne fera que le bonheur des grosses entreprises américaines, qui capteront leurs valeurs à travers les services de comparaison de trajets dominés par Google et Kayak. « Ces données doivent avoir un prix, nous croyons au modèle freemium », clame-t-il.

Les députés vont discuter en séance d'un amendement qui veut imposer à la SNCF le partage gratuit de données telles que les horaires et les tarifs des trains. Quelle est votre réaction ?

Yves Tyrode : Nous avons des convictions sur le digital et nous les défendrons. Dans le débat actuel sur l'open-data, il faut bien distinguer certaines données qui peuvent être gratuites et celles dont l'accès doit être payant. Les données relatives au transport conventionné de voyageurs peuvent être gratuites. Le contribuable les a déjà payées. D'ailleurs, les horaires de lignes des Transiliens sont déjà accessibles pour les développeurs. En revanche, si l'Etat souhaite la gratuité de données plus difficiles à extraire, il faudra bien trouver un financement. D'autres jeux de données, ceux relatifs aux services commerciaux de la SNCF, comme les horaires du TGV, ont un coût et une valeur d'usage très importante. Notre position est ferme : ces données doivent avoir un prix.

Lundi 16 juin, vous donnerez accès, en test, à une plate-forme, baptisée API SNCF, sur laquelle, les développeurs pourront puiser dans certains services de données pour enrichir leurs propres applications. Quel modèle économique imaginez-vous ?

Nous aimons bien les principes du freemium. Pour l'instant, l'accès à cette plate-forme sera gratuit et limité. Cet été, nous afficherons un modèle de prix qui variera selon le nombre de requêtes, sur nos jeux de données, que les développeurs pourront proposer à leurs propres utilisateurs. Ce mélange de gratuité et de premium permet aux start-up qui démarrent d'avoir accès à nos données sans que les géants du marché s'accaparent toute la valeur.

Comment empêcher les géants du net d'aspirer cette valeur autour des données de transport ?

Plus gourmands en nombre de requêtes, les acteurs américains, comme Google ou Kayak, paieront plus cher pour nos données. Si ces données étaient gratuites, elles ne profiteraient qu'à eux. Les plus gros empêcheraient les petits de grandir. Dans ce débat sur l'intermédiation, il n'est pas possible de s'épargner le débat sur la taille. Le modèle freemium permettra de créer de la valeur locale et de générer des emplois dans les start-up.

11/06/2015

La SNCF veut jouer les intégrateurs à la place de Google En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150610/lec2_high_tech_et_medias/021122774409-la-sncf-veut-jouer-les-integrateurs-a-la-place-de-google-1126787.php?FeB8m2TSq3hmtper.99

http://www.lesechos.fr/journal20150610/lec2_high_tech_et_...

Lionel Steinmann / Journaliste | Le 10/06 à 06:00
 
La SNCF veut jouer intégrateurs à  place Google
La SNCF veut jouer les intégrateurs à  la place de Google - Michel Gaillard/RéA
 
Il y a quelques années, la SNCF avait sonné le tocsin pour alerter contre la menace que représentaient à ses yeux les poids lourds de la Silicon Valley. Son président, Guillaume Pepy, avait cosigné en 2012 une tribune dans « Le Monde » pour dénoncer « la dangereuse hégémonie des géants du Net », ciblant notamment Apple et Google. «La menace est insidieuse parce que silencieuse. Elle est puissante, elle est mondiale (...). L'enjeu est encore plus important pour les industries du transport et du tourisme, dont on pressent que le modèle serait balayé par un tsunami économique », avait-il écrit. Il avait enfoncé le clou l'année suivante, dans un discours adressé à 5.000 managers, qui présentait la nouvelle stratégie de l'entreprise (proposer des voyages de porte à porte et non plus de gare à gare) : « Il ne faut pas laisser Google ou d'autres monter ce magnifique projet à notre place. »

Aujourd'hui, le ton est moins belliqueux car les menaces ne se sont pas (du moins, pas encore ) concrétisées. Google, par exemple, n'a pas utilisé la position dominante de son moteur de recherche pour vendre des billets de train et rivaliser avec Voyages-sncf.fr. Néanmoins, la défiance demeure. Début février, Yves Tyrode, le directeur digital du groupe public, a annoncé une ouverture plus large de ses jeux de données pour favoriser la conception de services innovants par des acteurs extérieurs à l'entreprise, en précisant que l'accès à ces données serait gratuit pour les start-up, mais payant pour les Gafa (Google-Apple-Facebook-Amazon)…

De son côté, l'entreprise publique a lancé sa propre offensive numérique, avec l'objectif de devenir le pivot de la mobilité des Français, bien au-delà d'un simple rôle d'opérateur ferroviaire. Elle s'appuie sur les millions de voyageurs qui fréquentent chaque jour ses gares pour construire un « IDpass » agrégeant des services avant ou après le train (autopartage, réservation de places de parking…) sur lesquels elle touchera une commission pour chaque client. La nature économique ayant horreur du vide, la SNCF se campe en intégrateur de services de transports pour ne pas laisser le champ libre à Google et consorts.

L.S., Les Echos

20:48 Publié dans SNCF, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

03/06/2015

La SNCF envoie Raildar au terminus

Bonjour,

J'ai été surpris de la suppression pur et dur sans aucune information du site d'infolignes qui donnait une bonne information globale. Plusieurs informaticiens tiraient des stats de ce site peut être pas flatteur pour la SNCF. Dommage que ce soit une récession et une restriction de l'information.

Eric

http://frenchweb.fr/la-sncf-envoit-raildar-au-terminus/19...

L'Open Data a ses limites.

Par | le 31 mai 2015

ferrovia al tramonto

Alors que s’organise le challenge digital « pour transformer les trains, les gares et les infrastructures », les équipes de la SNCF viennent de mettre fin à l’aventure Raildar.

Créé par Turblog fin 2013, Raildar est une carte dynamique de la circulation des trains prenant en compte les retards annoncés par la SNCF en temps réel. Un projet né de l’accessibilité de données par la SNCF, qui faisait de l’Open Data sans le savoir. Au fil des week end consacrés au codage du service, le projet s’enrichit, de données fournies par les internautes qui en activant la géolocalisation de leurs mobiles, fournissent les informations en temps réel permettant de suivre le déplacement des trains, et de données fournies via le site d’opendata de la SNCF, etc…

Il y a quelques jours, une mise à jour d’infoligne, sur lequel Raildar venait chercher une partie des données nécessaires, a non seulement blacklisté les serveurs de Raildar, mais s’est enrichie de code pour empêcher toute récupération de données. Un bon moyen d’envoyer au terminus le projet.

Dans une soudaine envie d’harmonisation, la SNCF a torpillé le site Infolignes. Du coup, Raildar ne pouvait plus récupérer ses infos temps réel. Pour parfaire le tableau, ils ont installé tout un tas d’éléments pour m’empêcher d’appliquer le même principe sur leur nouveau truc. Du coup nous nous fournissions sur le serveur alimentant les applications mobiles de la SNCF, mais nous en avons été virés comme des malpropres.

Du coup ben … tant pis. » affiche l’auteur du service en page d’accueil

 
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