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11/12/2017

Après les Assises de la mobilité, des pistes pour les transports de demain

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AFP

Modifié le - Publié le | AFP

Après les Assises de la mobilité, des pistes pour les transports de demain

Une "étape" de réflexion, plutôt que le lancement concret de grands chantiers: le gouvernement doit tirer mercredi les leçons des Assises de la mobilité, vaste débat engagé en septembre pour l'aider à définir sa politique de transports.

Si la ministre des Transports Elisabeth Borne donnera quelques orientations, "ça sera une étape" dans une réflexion contrainte par les impératifs budgétaires, a expliqué un participant à l'AFP. "On ne va pas parler de projets, mais de la philosophie des projets."

En clair, il faudra attendre encore un peu, début 2018, pour savoir si l'on construira un jour, ou pas, des projets onéreux et controversés tels que la ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse.

On va en attendant parler multimodalité, amélioration des "transports du quotidien", financement des infrastructures, équilibre financier des transports en commun, alternative à l'écotaxe, livraisons, numérique, écologie, innovation, sécurité...

Une cinquantaine d'ateliers ont été organisés pendant deux mois et demi dans toute la France, pour enrichir la réflexion, tandis qu'une consultation en ligne a recueilli plus de 20.000 avis.

Pour comprendre la démarche d'Elisabeth Borne, il faut remonter au Grenelle de l'Environnement, lancé par Nicolas Sarkozy il y a dix ans.

La loi dite "Grenelle I" avait prévu la construction de lignes à grande vitesse (LGV) un peu partout en France, avec, corollaire, "l'ambition de ne plus augmenter la capacité routière globale".

Tandis que le gouvernement échafaudait diverses moutures d'un Schéma national des infrastructures de transport (Snit) à 250 milliards d'euros, des concertations publiques avaient été lancées sur des hypothèses de tracé.

La nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) place Bordeaux à deux heures de Paris © LOIC VENANCE AFP/Archives
La nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) place Bordeaux à deux heures de Paris © LOIC VENANCE AFP/Archives

Sous François Hollande, Philippe Duron --alors député (PS) du Calvados, et devenu entretemps président de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf)-- a été chargé de faire le tri, alors que la suppression de l'écotaxe laissait planer le doute sur les financements promis.

Au final, les LGV déjà lancées (Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes, contournement de Nîmes et Montpellier) ont été bouclées, sans toutefois que soient lancés des chantiers importants. Et, si beaucoup de rond-points sont apparus dans le paysage, peu de routes nouvelles ont été construites.

calendrier et financement

Arrivé aux affaires, Emmanuel Macron a annoncé "une pause" dans les grands projets. "L'Etat ne prendra plus de grands engagements, ne lancera plus de nouveaux grands chantiers tant que la loi d'orientation des mobilités ne sera pas adoptée", a lancé le chef de l'Etat en juillet.

Concrètement, Elisabeth Borne va donc --selon les mots de son ministère-- "définir (...) une stratégie et une programmation soutenables des actions à mener dans la prochaine décennie".

Dans le cadre des Assises, elle a installé un Conseil d'orientation des infrastructures (COI) composé de parlementaires, d'élus locaux et d'experts, qui doit réactualiser le travail fait en 2013 par Philippe Duron. Lequel en a pris la présidence.

Le COI a déjà commencé à examiner certains projets, selon un participant. Il rendra ses conclusions en janvier, permettant au ministère de préparer une loi de programmation des infrastructures --avec calendrier et financements--, qui sera une partie intégrante de la future loi d'orientation des mobilités.

L'ancien patron d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, lors de l'ouverture des "Assises Nationales de la Mobilité", à Paris, le 19 septembre 2017 © ERIC PIERMONT AFP/Archives
L'ancien patron d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, lors de l'ouverture des "Assises Nationales de la Mobilité", à Paris, le 19 septembre 2017 © ERIC PIERMONT AFP/Archives

C'est aussi en janvier que l'ancien patron d'Air France Jean-Cyril Spinetta devrait remettre son rapport sur la "refondation" du modèle ferroviaire français, tiraillé entre une priorité longtemps donnée aux TGV et la nécessité de rénover le réseau classique, sur fond d'endettement record et d'ouverture à la concurrence.

Le texte gouvernemental est attendu dans la foulée, à la fin de l'hiver. 

Les élus locaux sont évidemment en embuscade, qui ne comptent pas abandonner leur bout de LGV, leur desserte rapide, leur aéroport ou leur projet autoroutier.

Plusieurs ONG et associations de défense de l'environnement comptent a contrario sur ces Assises pour tourner la page des grands travaux.

11/12/2017 08:27:47 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

18:06 Publié dans L’État, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

09/12/2017

SNCF Réseau se réorganise après la panne de Montparnasse

http://www.boursorama.com/actualites/sncf-reseau-se-reorg...

Reuters le
SNCF RÉSEAU SE RÉORGANISE APRÈS LA PANNE DE MONTPARNASSE

PARIS (Reuters) - Le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, promet une réorganisation de sa branche et des grands travaux après l'incident qui a paralysé dimanche la gare Montparnasse et déclenché sa convocation par la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Dans une lettre adressée jeudi à la ministre et publiée vendredi sur le site de la SNCF, Patrick Jeantet annonce la nomination d'un nouveau directeur général délégué à ses côtés, Matthieu Chabanel, l'actuel directeur général adjoint chargé de la maintenance et des travaux.

"Les événements survenus cet été et dimanche dernier sont graves et démontrent des failles importantes qui subsistent encore dans notre mode de fonctionnement ", déclare le patron de SNCF Réseau en référence aux deux pannes géantes survenues le 30 juillet, puis le 3 décembre, en gare Montparnasse.

"La répétition de ce type d'incidents me conforte dans ma détermination qu'une profonde réorganisation, en particulier de l'ingénierie et des grands projets, est nécessaire et urgente", dit-il, avant de charger Matthieu Chabanel de la préparation de cette réorganisation ainsi que de présenter dès janvier "une nouvelle articulation entre maîtrise d'ouvrage et maîtrise d'oeuvre des projets".

Le patron de SNCF Réseau revient également sur les premières analyses conduites sur l'incident de dimanche, une panne informatique qui a empêché toute circulation dans la gare parisienne pendant une longue après-midi.

"L'incident de dimanche dernier est lié à des travaux de modernisation, d'un montant de 100 millions d'euros, visant à augmenter de 20% la capacité du nombre de TGV accueillis en gare de Montparnasse suite à la mise en service des lignes nouvelles Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes", explique-t-il.

Un audit a par ailleurs été lancé, dont les conclusions sont attendues d'ici la fin de l'année.

Au vu des 1.600 chantiers engagés sur tout le réseau français et de l'état des systèmes de signalisation, Patrick Jeantet prévient cependant que la multiplication des travaux "en particulier en Île-de-France, va augmenter l'occurrence des risques".

(Julie Carriat, avec Cyril Altmeyer, édité par Yves Clarisse)

04/12/2017

SNCF : à la croisée des voies

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2017/12/03/...

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026.  Photo Julio PELAEZ

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026. Photo Julio PELAEZ

La SNCF bataille pour reprendre des parts de marché aux autocars et au covoiturage. La priorité est désormais donnée aux trains du quotidien alors que 24 % du réseau ferré est jugé « hors d’âge ».

La SNCF réussira-t-elle à réconcilier les Français avec le train ? L’an dernier, il n’était plus utilisé que pour 9,2 % des déplacements, alors que le développement du TGV et des TER (trains express régionaux) avait fait passer la part du transport ferroviaire de 7,1 % à 10 % en quinze ans, entre 1995 et 2010. Depuis 2011, les Français avaient de nouveau peu à peu délaissé le train.

La SNCF a mis du temps à réagir face à cette hémorragie de voyageurs et à répondre aux critiques sur le prix des billets, les retards et les annulations. Pour la première fois depuis six ans, le nombre de voyageurs dans les trains repart à la hausse cette année. La nouvelle stratégie de la SNCF commence à porter ses fruits, alors qu’elle se prépare à l’ouverture à la concurrence (à partir de 2020 pour les TGV et d’ici à 2023 pour les TER et les Intercités).

Le pari des jeunes et du low-cost

L’augmentation de la fréquentation des TGV est portée par le développement de Ouigo. En 2020, les trains low-cost devraient représenter 25 % du trafic grande vitesse. Début 2017, la SNCF a aussi lancé une offensive en direction des jeunes qui se détournaient du train au profit des autocars longue distance et des plateformes de covoiturage comme Blablacar. L’offre TGV Max est un succès avec 95 000 abonnés. Mais elle connaît aussi des ratés, car cet abonnement vise surtout à remplir les trains aux heures creuses.

De nombreux abonnés se plaignent de ne pas obtenir de places le vendredi et le dimanche. Pour les fêtes de fin d’année, c’est encore pire. « Ils sont où les billets TGV Max pour Noël ? J’ai le choix entre prendre une semaine de congés sans solde ou payer un aller-retour 253 euros pour rentrer dans ma famille », proteste Laura, originaire d’Aix-les-Bains (Savoie), sur Twitter.

Un réseau ferré de 31 ans en moyenne

L’avenir de la SNCF fait partie des enjeux des Assises de la mobilité lancées en septembre par le Premier ministre Édouard Philippe, et la ministre des Transports Élisabeth Borne. Leurs travaux qui s’achèveront dans une quinzaine de jours déboucheront sur une loi d’orientation sur les mobilités au premier semestre 2018.

Une mission sur l’avenir du transport ferroviaire à l’horizon 2030 a également été confiée à Jean-Cyril Spinetta, l’ancien PDG d’Air France, qui rendra ses conclusions en janvier.

La priorité est donnée désormais aux trains du quotidien et plus aux nouvelles lignes à grande vitesse. L’âge moyen du réseau est de 31 ans et « près de 24 % des voies sont considérées comme hors d’âge », selon l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Leur modernisation nécessitera des investissements colossaux. Mais qui va payer ? SNCF Réseau est déjà plombée par une dette de 44 milliards d’euros qui atteindra 63 milliards en 2026. Le Premier ministre a ouvert la porte à une reprise partielle de ce fardeau par l’État.

Par Luc CHAILLOT | Publié le 04/12/2017 à 06:06

 
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