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17/11/2018

Lyon : les 15 trains bloqués à cause d’une panne et de voyageurs imprudents ont pu repartir en milieu de soirée

https://www.leprogres.fr/rhone-69/2018/11/16/lyon-15-trai...

Vers 20 heures, vendredi, quinze trains ont été complètement bloqués autour de l’agglomération lyonnaise, dont huit étaient arrêtés en pleine voie. Des milliers de voyageurs étaient concernés. Le retour à la normale s'est effectué en milieu de soirée.

 

  • Le 16/11/2018 à 21:18 mis à jour à 23:05

 

À l’origine de cette pagaille ferroviaire, un incident survenu sur un passage à niveau, vers 18 h 20, à Chandieu, près de Saint-Priest. L’incident a provoqué une coupure électrique et l’arrêt d’un TER qui venait de partir de Perrache à destination de Grenoble, avec 600 passagers à bord. Photo d'illustration Ludovic MARIN / AFPÀ l’origine de cette pagaille ferroviaire, un incident survenu sur un passage à niveau, vers 18 h 20, à Chandieu, près de Saint-Priest. L’incident a provoqué une coupure électrique et l’arrêt d’un TER qui venait de partir de Perrache à destination de Grenoble, avec 600 passagers à bord. Photo d'illustration Ludovic MARIN / AFP

Quinze trains étaient complètement bloqués, ce vendredi soir, autour de l’agglomération lyonnaise, dont huit étaient arrêtés en pleine voie. Des milliers de voyageurs étaient concernés. La situation a duré plus de deux heures avant de revenir à la normale en milieu de soirée.

À l’origine de cette pagaille ferroviaire, un incident survenu sur un passage à niveau, vers 18 h 20, à Chandieu, près de Saint-Priest. L’incident a provoqué une coupure électrique et l’arrêt d’un TER qui venait de partir de Perrache à destination de Grenoble, avec 600 passagers à bord.

Des passagers décident de descendre du train

Problème : de nombreux passagers ont décidé de descendre du train, sur les voies. Ce qui a immédiatement interrompu le trafic sur la ligne, avec des répercussions en cascade.

« On attend depuis près de deux heures, on ne sait pas vraiment ce qui se passe », témoigne un passager du TGV Lyon-Nice, immobilisé au niveau de Vénissieux.

« Les voyageurs qui descendent sur les voies prennent des risques pour leur sécurité », rappelle un responsable de la communication de la SNCF.

Des risques et des conséquences sur des milliers d’usagers. Vers 20 h 25, les passagers ont regagné le train, avec l’intervention de nombreux personnels en assistance. En même temps, le TER a pu reculer, prendre son élan et passer le secteur sans électricité.

La SNCF a annoncé avoir rétabli le trafic en milieu de soirée, vendredi.

11/11/2018

Isère : circulation SNCF perturbée entre Lyon et Grenoble à cause d'une voiture sur un passage à niveau

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-al...

Par MF

 Photo d'illustration / © Thierry GACHON / MAXPPP Photo d'illustration / © Thierry GACHON / MAXPPP

La circulation SNCF a été très perturbée entre 16h30 et 17h30 sur l'axe Lyon-Grenoble, en raison de la présence d'une voiture sur un passage à niveau à l'Isle d'Abeau (Isère). Neuf TER ont été supprimés et trois trains détournés.

Ce vendredi 9 novembre 2018, à 16h35, le conducteur d'un TER circulant entre Saint-André-le-Gaz (Isère) en direction de Lyon-Perrache a déclenché un freinage d'urgence après avoir remarqué la présence d'une voiture immobilisée sur un passage à niveau à l'Isle d'Abeau.
 
L'alerte de sécurité a alors été déclenchée, provoquant l'arrêt immédiat de la circulation dans les deux sens. La collision a été évitée et la voiture a pu repartir sans gravité. L'incident a été déclaré terminé à 17h36, permettant un retour à la normale progressif.

Dans l'intervalle, neuf TER ont été supprimés, deux autres ont été détournés via Ambérieu et un TGV détourné par Valence.
 

La barrière du passage à niveau était-elle abaissée ? Pourquoi cette voiture se trouvait-elle arrêtée sur les voies à l'approche du train ? Une enquête a été ouverte par la SNCF, qui rappelle que dans 98% des cas, cette situation résulte du non-respect du code de la route.

09/11/2018

La liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin dans l’impasse

https://www.leprogres.fr/rhone-69/2018/11/08/la-liaison-f...

Le projet fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles, qui y est opposé, et la Ligue, qui le soutient. Conséquence: une cacophonie à la tête de l’Etat et des tensions dans la région la plus concernée.

Le 08/11/2018 à 08:29

Le Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient. / Photo AFP-Alberto PizzoliLe Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient. / Photo AFP-Alberto Pizzoli

Le projet de liaison à grande vitesse Lyon-Turin, lancé il y a plus de 20 ans, se trouve de nouveau dans l’impasse, en raison de l’opposition d’un des partis au pouvoir en Italie.

Pour faire pression, les partisans du projet ont prévu un rassemblement apolitique samedi à Turin, avec une forte présence du monde économique. Des élus régionaux français feront le déplacement.

Le Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient.
Conséquence: une cacophonie à la tête de l’Etat et des tensions dans la région la plus concernée.

La semaine dernière, le conseil municipal de Turin, dominé par le M5S, a voté contre le «Tav» comme on l’appelle de ce côté des Alpes, dans une ambiance houleuse, avec l’expulsion d’élus de l’opposition et des manifestations pro et anti à l’extérieur.

Le lendemain, c’est le conseil régional du Piémont qui a, lui, voté «pour», dans une atmosphère toute aussi tendue.
Le «Tav» prévoit la construction d’un tunnel de 57,5 kilomètres entre la vallée de la Maurienne et le Val de Suse, afin d’accélérer les liaisons passagers (et mettre Turin à 2 heures de Lyon contre plus de 4 heures actuellement) et transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions.

«Gaspillage»

Le projet est contesté depuis de longues années, notamment par des associations de défense de l’environnement.
Le président du Piémont, Sergio Chiamparino (centre gauche), s’est dit prêt à organiser un référendum pour départager les forces dans la région.

Le monde de l’entreprise est d’ores et déjà monté au créneau. «L’Italie est le deuxième pays manufacturier d’Europe. Il est dans son intérêt d’avoir de grandes infrastructures», a souligné le patron de la Confindustria (patronat), Vincenzo Boccia.
Un responsable des organisations du commerce et des transports, Paolo Ugge, a, lui, jugé «inacceptable qu’une infrastructure stratégique (...) puisse être sacrifiée comme monnaie d’échange».

L’hypothèse qui circule est que le gouvernement pourrait donner raison au M5S, qui a déjà subi un camouflet avec la poursuite du projet de gazoduc Trans-Adriatic Pipeline, dont il avait pourtant promis l’arrêt à ses électeurs. M. Di Maio, qui est vice-Premier ministre et ministre du Travail et du Développement économique, n’a cessé de rappeler que la «renégociation intégrale» du Tav -un «gaspillage d’argent public» selon lui- est inscrite dans le contrat de gouvernement rédigé avec la Ligue. La décision sera prise à l’issue d’une «analyse coût-bénéfice», a assuré le Premier ministre Giuseppe Conte.

«Interrogations légitimes»

Interrogé sur ce dossier, le ministère français des Transports s’est refusé à tout commentaire. Le Lyon-Turin est toujours inscrit dans la programmation des infrastructures, même s’il ne semble pas susciter un grand enthousiasme à Paris, où le gouvernement pourrait finalement ne pas être mécontent que les Italiens jettent l’éponge les premiers.

A Rome en août, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait reconnu qu’il s’agissait d’"un investissement très lourd".
Le coût du seul tunnel -dont les travaux ont déjà commencé- est estimé à 8,6 milliards d’euros, financés à 40% par l’Union européenne, à 35% par l’Italie et à 25% par la France.

«Il y a des interrogations qui sont légitimes. Je comprends que le gouvernement (italien) se demande s’il y a de la rentabilité. Au bout du compte, c’est le contribuable qui paie», avait-il noté.

Dans l’Hexagone, la région Rhône-Alpes-Auvergne, la métropole de Lyon et les milieux économiques défendent le projet, auquel sont en revanche hostiles le maire vert de Grenoble Eric Piolle et une frange importante du mouvement écologiste, qui plaident pour l’utilisation des infrastructures ferroviaires existantes. L’Union européenne tente d’inciter les deux pays à avancer. Dans une lettre envoyée mi-septembre, Jan Brinkhorst, alors coordinateur européen, leur a rappelé que 370 millions d’euros avaient été versés par l’UE entre 2007 et 2013, et qu’un financement de 814 millions avait été signé pour 2014-2020 (dont 120 millions déjà payés), ont indiqué des sources européennes.

M. Brinkhorst a souligné qu’une suspension du projet pourrait entraîner le recouvrement total ou partiel des fonds versés. Et a évoqué une possible hausse de l’aide, la Commission ayant proposé de porter sa contribution à 50% pour les projets transfrontaliers, ce qui représenterait une rallonge de 860 millions.

 
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