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03/01/2018

Elisabeth Borne: le gouvernement va "accompagner" le développement du rail

https://www.ouest-france.fr/economie/elisabeth-borne-le-g...

Paris (AFP)

Accélérer la rénovation du réseau, désengorger les métropoles et dégager les camions des routes, aider au désendettement de la SNCF : l'Etat va "accompagner" le développement du rail, assure à l'AFP la ministre des Transports Elisabeth Borne.

Mme Borne veut d'abord tirer les leçons des incidents qui ont affecté les gares parisiennes en décembre, en grande partie dus aux nombreux chantiers en cours sur les voies ferrées après des années de sous-investissement.

Après avoir exprimé son mécontentement, la ministre se veut constructive, adoptant un ton conciliant avec les dirigeants de la SNCF, qu'elle a convoqués le 8 janvier pour un débriefing. "L'objectif, c'est vraiment de sortir d'une séquence qui n'a pas été très positive ces derniers temps", euphémise-t-elle.

"Il faut que tous ensemble on tienne un langage de vérité. Oui, le réseau a été sous-entretenu. Oui, le réseau a manqué d'investissements." Or, reconnaît-elle, "c'est aussi l'Etat qui a orienté ce que faisait la SNCF."

"Le gouvernement accompagnera dans la durée les investissements pour remettre le réseau à niveau, mais ça ne va pas se faire en un claquement de doigts et la SNCF doit faire le maximum pour assurer le service le plus robuste possible et apporter la meilleure information aux voyageurs" en cas de problème, indique Elisabeth Borne.

Au-delà de ces travaux, "l'Etat doit réfléchir à une stratégie globale pour le ferroviaire", ce qui va occuper la ministre au premier trimestre.

Pour l'éclairer, elle attend deux rapports fin janvier: celui de l'ancien patron d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, qui planche sur la "refondation" du modèle ferroviaire français qui a trop longtemps privilégié le TGV, et celui du Conseil d'orientation des infrastructures (COI). Celui-ci doit permettre de faire des choix parmi les projets.

"Quel est le domaine de pertinence aujourd'hui du ferroviaire?", interroge la ministre des Transports.

Ses priorités iront au fret et aux grandes villes, avec "une priorité aux transports du quotidien". "Je pense qu'on a besoin de plus de ferroviaire dans les métropoles", insiste l'ancienne patronne de la RATP.

Files de camions

Et elle assume les dépenses nécessaires: "Ce sont des montants très importants, mais je pense que le transport ferroviaire est un mode très important pour répondre aux files de camions sur nos routes -dont nos concitoyens et les élus ne veulent plus(...)"

La ministre n'oublie pas l'"enjeu massif" de "l'équation économique du ferroviaire", avec une dette qui devrait atteindre 50 milliards d'euros l'an prochain pour SNCF Réseau. "On voit que ça n'est pas soutenable, et donc il faudra que le gouvernement prenne ses responsabilité sur ce plan-là", assure-t-elle à l'AFP.

En outre, ajoute-t-elle, "on aura aussi à préparer une ouverture à la concurrence réussie: ça veut dire plus de qualité de service, plus de voyageurs, et des cheminots rassurés sur leur avenir".

"Ma priorité, c'est le ferroviaire dans son domaine de pertinence, là où il est irremplaçable (...)", insiste Elisabeth Borne.

Elle se veut rassurante pour les villes desservies par des TGV qui prolongent leur parcours au-delà des axes à grande vitesse: "les Français y sont très attachés (et) le gouvernement n'a pas l'intention de revenir sur les engagements qui ont été pris vis-à-vis des villes moyennes".

Mais, ajoute Mme Borne, il faudra revoir le mode de calcul des péages qui les pénalisent actuellement --et donc trouver des compensations pour SNCF Réseau.

La ministre est en revanche moins sûre quand elle évoque les TER peu fréquentés: "Quand on a des alternatives sur certaines lignes où il y a un ou deux trains par jour, avec peu de voyageurs, c'est de la responsabilité des régions. Mais à un moment donné, on ne pourra pas tout accompagner."

Elisabeth Borne compte d'ailleurs dédiaboliser la route, délaissée depuis le Grenelle de l'environnement, et qu'elle considère "indispensable dans un certain nombre de zones en France".

"Il faut qu'on utilise toute la palette des solutions pour répondre aux besoins de déplacements de tous les citoyens, dans tous les territoires", explique-t-elle.

02/01/2018

Lyon : grosse perturbation du trafic TGV à la Part-Dieu en raison d'une panne de signalisation

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-al...

Par Christian Conxicoeur

Depuis lundi 1er janvier 10h00, le trafic TGV est très perturbé à la gare de la Part-Dieu, en raison d'une "panne de signalisation". De fait, les TER continuent de desservir certaines destinations, mais des annulations commencent à être annoncées.

La SNCF a annoncé, lundi 1er janvier vers 10heures, une panne de signalisation entre la gare de Perrache et la gare de la Part-Dieu à Lyon occasionnant une "suspension du trafic TGV", puis une perturbation du trafic.

En consultant les tableaux d'horaires actualisés, on constate effectivement que certains TGV sont annoncés circulant tout de même, avec la mention suivante :"certains TGV ont dû emprunter un autre itinéraire sur le ligne classique, moins rapide car elle ne leur permet pas de rouler à pleine vitesse".

Résultat, si l'on se fie aux informations disponibles en ligne, les TGV en matinée au départ de Lyon Part-Dieu pour Marseille, Lille, Bruxelles affichent des retards de 30 à 50 minutes, les TER pour Marseille (11h20) et Saint-Etienne (11h24) sont supprimés.

Le trafic devrait reprendre un rythme normal vers 14h30, estimation donnée par le service de communication de la SNCF à 11h30.

30/12/2017

SNCF, au train où vont les choses…

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2017/12/29/...

Nos chemins de fer, jadis fierté nationale, ne donnent plus satisfaction. Pagailles et retards y prospèrent comme champignons après la pluie. Et les pannes informatiques, électriques, la vétusté des rames régionales, le manque d’informations… C’est le lot habituel des voyageurs, pas seulement à l’occasion des départs en vacances d’hiver. Le trajet entre la maison et le travail, pour qui choisit le rail, devient un casse-tête quotidien. Personne, jusqu’alors, ne semblait s’en indigner outre mesure. Mais les récents fiascos à Montparnasse, Bercy, Austerlitz et Saint-Lazare ont mis le problème en lumière. La faute aux journaux, en pénurie de sujets pour les fêtes, qui titrèrent tous là-dessus…

En conséquence, le gouvernement doit marquer le coup. Le 8 janvier prochain, la ministre des Transports convoque les deux patrons de la SNCF. Ordre du jour : « Tirer le bilan des derniers incidents ». Aie ! Les élèves Pepy et Jeantet, communication oblige, se feront sermonner par Élisabeth Borne. Et puis quoi ? Chacun sait que la situation actuelle découle d’une mauvaise stratégie en place depuis des décennies. Le développement fou des TGV, sous la pression des élus locaux, s’est fait au détriment de l’entretien du réseau existant. Tout pour les lignes à grande vitesse, rien pour les trains de proximité ! Ceux qui dénonçaient alors l’anomalie passaient pour des passéistes grincheux.

L’État réagit enfin, octroyant 45 milliards pour la rénovation des infrastructures ferroviaires. Il faudra néanmoins dix ans pour remettre l’entreprise à niveau. En attendant, la multiplication des chantiers ne manquera pas d’engendrer de nouvelles perturbations. Autant dire que, dans les gares et les wagons, on n’a pas fini de s’énerver.

 
 
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