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12/06/2015

Les trains Intercités, possible laboratoire de la concurrence dans le rail

http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-econ...

Par AFP , publié le 12/06/2015 à 08:21 , mis à jour à 08:21

Une voiture d'une rame "relookée" des trains interrégionaux Corails Intercités est à quai, le 10 octobre 2007 gare Saint-Lazare
 

Paris - Les concurrents de la SNCF espèrent pouvoir bientôt faire rouler leurs trains en France, et se réjouissent que le rapport Duron préconise de mener des expérimentations d'ouverture à la concurrence sur certaines lignes Intercités, ce qui en ferait un laboratoire pour le secteur ferroviaire français.

"La fermeture de lignes Intercités n'est pas une fatalité", lancent les opérateurs ferroviaires réunis au sein de l'Association française du rail (Afra), affirmant que "de nombreuses lignes sous-exploitées par l'opérateur historique pourraient être développées par des entreprises alternatives". 

Loin d'un libéralisme féroce, telle que la privatisation du rail britannique des années 80, la commission d'élus et experts présidée par le député (PS) Philippe Duron a plaidé fin mai pour des contrats en délégation de service public, d'abord sur les trains de nuit, puis sur certaines lignes Intercités de jour. 

Elle juge que l'ouverture à la concurrence, prévue en France pour 2019 au plus tôt, "doit être anticipée et constitue une véritable chance pour redynamiser ce service public (...) qui peine à recouvrer un modèle économique viable". 

Ravie de cette recommandation, l'Afra a invité jeudi le gouvernement "à lancer dans les prochaines semaines un appel à manifestation d'intérêt (AMI) permettant de mobiliser les entreprises ferroviaires en mesure d'exploiter rapidement" des lignes. 

Arriva, filiale de la Deutsche Bahn, avait lancé le mouvement fin 2013, se disant prête à concurrencer la SNCF dès 2016. Transdev, filiale de la Caisse des dépôts, lui avait emboîté le pas. Albert Alday, directeur général de la compagnie franco-italienne Thello, estime lui qu'il y a une "fenêtre d'opportunité politique", et dit observer un "mouvement de fond dans l'opinion publique" en faveur de l'ouverture à la concurrence. 

A la commission Duron qui juge "nécessaire de donner à (la SNCF) les moyens de (...) répondre à la mise en place d'un cadre concurrentiel, sans quoi elle risquerait d'en subir les effets de manière particulièrement brutale", Albert Alday répond toutefois en souriant que la SNCF "se frotte sur des marchés ultra-compétitifs" à l'étranger, via sa filiale Keolis. 

Le gouvernement doit présenter sa feuille de route sur l'avenir des trains Intercités le 3 juillet.

- Test ultime pour la SNCF - 

 

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a récemment dit que "rien n'est pire que de ne pas savoir où l'on va. (...) Expérimentons, je pense que c'est le plus sage". 

La CGT quant à elle, estime que la concurrence "n'apporte pas de réponses aux causes des difficultés de l'offre (du réseau Intercités) telles qu'identifiées par la commission elle-même". 

Du côté des voyageurs, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) demande à l'Etat de mener cette expérimentation dans le cadre de délégations de service public, estimant que la concurrence "donnera aux pouvoirs publics et aux utilisateurs des références sur le vrai coût de la mobilité des biens et personnes". 

Un connaisseur du secteur estime que "le test ultime (pour l'opérateur historique) sera de voir si un autre opérateur sait faire tourner ces lignes à un coût acceptable. Le dilemme pour la SNCF c'est que ce sont des lignes dont elle se débarrasserait volontiers, mais cela signifierait peut-être faire entrer le loup dans la bergerie". 

En effet, explique-t-il, "les opérateurs privés ont des structures de coûts différentes, et, dans leur rapport avec les élus, une capacité à prendre leurs distances plus importante". 

Pourtant, les collectivités responsables de transport, réunies au sein du Gart, applaudissent elles aussi cette préconisation, estimant que "le principe de la délégation de service public, promu par la commission, est un premier pas vers une meilleure efficacité". 

Le Gart estime même que "le déficit (des trains Intercités) aurait été bien moins conséquent qu'il ne l'est actuellement avec un opérateur plus performant". 

Le débat pourrait ressurgir à la rentrée, à l'approche des élections régionales, après des bisbilles entre plusieurs régions et la SNCF sur les TER.

30/05/2015

SNCF: un siècle de suppressions de lignes

http://www.deplacementspros.com/SNCF-un-siecle-de-suppres...

Vendredi 29 Mai 2015

Adapter le déplacement à la réalité des déplacements est essentiel. Rien ne sert de s’opposer à la refonte du réseau ferroviaire si d’autres moyens se mettent en place. L’exemple américain est plus qu’intéressant : sur les petites distances, le bus a pris le relais du train avec, en moyenne, une économie d’exploitation de plus de 59%.


SNCF: un siècle de suppressions de lignes
Poincaré l’exprimait un peu vertement en expliquant que « l’intérêt collectif ne saurait se satisfaire des petits besoins de chacun ». Une vision politique mais qui sonnait déjà le besoin de réformer les acquis quotidiens. Les cartes ci-dessous sont représentatives de l’évolution du réseau en un siècle.

Certes le monde a changé, la voiture s’est développée et les activités professionnelles se sont fortement urbanisées… Mais voilà de quoi étonner !

Enfin, et notons l'information fournie par un abonné du site webcheminots : SNCF n'est arrivée qu'en 1938, il y a donc 77 ans. Dont acte.

La carte du réseau ferroviaire entre 1910 et 1930 et celle entre 2008 et 2014 - source cheminots.net

http://www.deplacementspros.com/photo/art/default/7845115...

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
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La carte du réseau ferroviaire en 1921

http://www.deplacementspros.com/photo/art/default/7845115...

SNCF: un siècle de suppressions de lignes

09:22 Publié dans SNCF, TER, TET, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

23/05/2015

Villes de France et l’ARF se mobilisent pour les trains d’équilibre du territoire

http://www.courrierdesmaires.fr/49811/villes-de-france-et...

21/05/2015

Par Nathalie Da Cruz

Intercités © Flickr-CC-Jean-Pierre

Villes de France et l'Association des régions de France s'inquiètent de l'avenir des trains d'équilibre du territoire (TET). A quelques jours de la remise du rapport de la commission Duron sur les « TET », les deux associations d'élus ont expliqué pourquoi il faut maintenir le maillage des trains Intercités, qui sont complémentaires des TGV et des TER.

Villes de France et l’ARF ont pris un train d’avance : elles ont tenu une conférence destinée à la presse et aux députés, le 20 mai, à Paris, pour expliquer leur position. Le temps presse : le 26 mai, la commission Duron doit remettre son rapport sur les « trains d’équilibre du territoire ». En question, le devenir des lignes Intercités, gérées au niveau national par l’Etat et SNCF Mobilités, qui affichent un déficit de plus de 300 millions d’euros.

Les TET, ce sont plus de 40 lignes qui assurent la desserte ferroviaire de 355 villes, petites et moyennes, et de 21 régions. « Ces réseaux de moyenne et longue distance sont complémentaires des TER et des liaisons à grande vitesse ; ils sont vitaux pour l’aménagement du territoire », indique Caroline Cayeux, sénateur-maire de Beauvais et présidente de Villes de France.

Un document interne à la SNCF, que s’est procuré Villes de France, a de quoi inquiéter : il fait état de suppressions ou de fortes diminutions de fréquence à venir sur une dizaine de lignes Intercités. Pour les deux associations d’élus se profile un scénario noir de démembrement de ces lignes : fermeture pure et simple, poursuite de la suppression des trains de nuit, transfert de lignes non rentables aux régions…

A Montargis, des trains qui passent et ne s’arrêtent pas
C’est déjà une réalité pour certaines lignes. Exemple : le train Intercités Paris/Cosne-sur-Loire – qui dessert notamment Gien et Montargis, dans le Loiret – a vu sa fréquence diminuer.

« Aujourd’hui, il n’y a plus de trains aux heures creuses », déplore Jean-Pierre Door, député-maire de Montargis. La situation est parfois ubuesque pour les usagers postés sur les quais de la gare de Montargis, qui voient passer les trains Téoz qui relient Paris à Clermont-Ferrand, mais qui ne s’arrêtent pas… L’élu a demandé des haltes supplémentaires, mais SNCF Mobilités lui a opposé une fin de non-recevoir…

La concurrence du covoiturage et du transport par autocar
Villes de France et l’ARF craignent donc un système ferroviaire à deux vitesses, où les Intercités seraient oubliés, où seuls subsisteraient les TGV et les TER.

L’inquiétude est d’autant plus vive que des modes de transport concurrents apparaissent : le covoiturage, qui conquiert de plus en plus d’adeptes, et les trajets en autocars, appelés à se développer par la loi Macron qui entérine leur libéralisation.

Au-delà des infrastructures, il faut se préoccuper du matériel roulant. Jacques Auxiette, responsable des transports au sein de l’ARF, appelle à des investissements substantiels pour renouveler les voitures vieillissantes des trains Intercités. Ce qui serait un facteur d’attractivité pour les usagers.

Oui à la libéralisation du transport ferroviaire
Pour Jacques Auxiette, si l’Etat et la SNCF abandonnent certaines lignes Intercités et les transfèrent aux régions, « cela doit se faire selon des principes de compensation financière précis ».

Par ailleurs, celui qui est aussi président des Pays de la Loire souhaite que « les régions aient la possibilité d’expérimenter l’ouverture à la concurrence. Nous pourrions alors faire appel à des opérateurs privés pour exploiter ces lignes, comme le font les agglos avec des transporteurs pour les dessertes urbaines ».

Les règles européennes prévoient que d’ici à 2019, au plus tard, l’ouverture des trains à la concurrence puisse être expérimentée. Pour l’instant, cette disposition européenne n’est pas déclinée en France, hormis pour les lignes internationales.

« Pourquoi libéraliser d’ores et déjà le transport par autocar et attendre 2019 pour les trains ? » s’interroge Jacques Auxiette. La commission présidée par le député (PS) Philippe Duron pourrait vraisemblablement, dans son rapport, inciter l’Etat français à se mettre à la page de la législation européenne…

 
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