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24/05/2018

Réseau SNCF paralysé mardi à Grenoble et Voiron : la CGT revendique les actions de coupure électrique

https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/05/23/reseau-sn...

L’alimentation de deux postes d’aiguillage a été coupée hier matin à la suite d’actes de malveillance, entraînant l’arrêt des trains. Photo le DL/Marc GREINERL’alimentation de deux postes d’aiguillage a été coupée hier matin à la suite d’actes de malveillance, entraînant l’arrêt des trains. Photo le DL/Marc GREINER

La Fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME) de la CGT a revendiqué ce mercredi à la mi-journée les actions menées mardi matin à Grenoble, qui ont conduit notamment à la rupture d’alimentation d’électricité –assurée par GEG (Gaz électricité de Grenoble)- de deux postes d’aiguillage de la SNCF.

Cet incident a conduit à la paralysie du trafic ferroviaire isérois, dix TER étant annulés et quatre autres trains, dont deux TGV en provenance de Paris, se trouvant bloqués en gares de Voiron et de Saint-André-le-Gaz.

Dans un communiqué, la FNME CGT indique que, «au-delà des manifestations, les salariés de l’énergie, à l’appel de la FNME CGT, sont intervenus de nouvelles fois sur l’outil de travail comme à Grenoble avec la coupure d’électricité du quartier de la mairie de Grenoble et de la ligne SNCF Grenoble-Voiron, avec le blocus d’accès ou l’occupation de nombreux sites de travail » [ailleurs en France].

« Toutes ces interventions sur l’outil de travail sont revendiquées par la FNME CGT, comme l’ensemble de celles décidées par les assemblées générales de grévistes », poursuit le rédacteur du texte.

La CGT explique par ailleurs que « depuis de nombreux mois, les électriciens et gaziers sont mobilisés pour l’avenir de leur emploi, de leurs entreprises et de leurs garanties collectives (…). Des centaines de milliers de manifestants à l’échelle nationale n’avaient comme seul objectif que de défendre le service public à la française . Les nombreux cas de défaillance de la privatisation des services publics à l’échelle internationale démontrent le bien-fondé de notre démarche », note encore la CGT pour expliquer ces actions.

22/05/2018

SNCF : les trois quarts des Français et des usagers du train favorables à la réforme ferroviaire

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/22/les-tro...

Un sondage mené pour le compte de la SNCF ne montre aucune bascule de l’opinion en faveur des grévistes, malgré la durée du conflit.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Manifestants et voyageurs lors de la journée de grève contre la réforme de la SNCF, à Paris, le 14 mai.Manifestants et voyageurs lors de la journée de grève contre la réforme de la SNCF, à Paris, le 14 mai. FRANCOIS / AP

Le conflit à la SNCF vient d’entrer de plain-pied dans une semaine capitale qui verra le texte de la réforme ferroviaire examiné par le Sénat et des annonces importantes du premier ministre Edouard Philippe sur la dette de la SNCF.

Selon Les Echos du mardi 22 mai, le gouvernement prévoit la reprise d’environ 35 milliards des 47 milliards d’euros de dette de SNCF Réseau en deux temps – en 2020, puis 2022 – et s’apprête à annoncer un surcroît d’investissement de 700 millions. Voilà qui pourrait remonter le moral des cheminots en lutte contre la réforme, car du côté de l’opinion publique, la bataille est loin d’être gagnée.

Alors que le Journal du dimanche (JDD) indiquait, dimanche 20 mai, dans son onzième baromètre IFOP sur la grève SNCF, que le soutien au mouvement de protestation restait minoritaire (42 %), un autre sondage en ligne effectué auprès de 1 000 personnes pour le compte de la SNCF, et que Le Monde a pu consulter, révèle qu’une grande majorité de Français (75 %) trouve justifiée la réforme du système ferroviaire mise en œuvre par le gouvernement.

Cette enquête, diligentée également par l’IFOP du 9 au 14 mai, est la cinquième du genre commanditée par la direction de l’entreprise ferroviaire depuis le début du mouvement. Elle montre une stabilisation des perceptions par rapport aux vagues précédentes. Un détail rend l’étude particulièrement intéressante : l’opinion des clients et des usagers de la SNCF est isolée.

Réduction des clivages

Le sentiment de ces derniers se distingue très peu de celui de la moyenne des Français : 76 % des clients trouvent la réforme justifiée et 57 % d’entre eux considèrent que les cheminots ont trop d’avantages (58 % pour l’ensemble des Français).

Pas d’empathie avec les grévistes, donc, mais plutôt un rejet d’autant plus fort que les personnes ont été gênées par le conflit : 54 % des utilisateurs réguliers du train et 57 % des usagers des TER et Intercités (les plus touchés par le mouvement) se déclarent opposés ou hostiles à la grève, contre 51 % pour l’ensemble des Français. L’un des autres enseignements de cette enquête est la réduction des clivages (jeunes/vieux, public/privé) pour aller vers une moyenne autour de 70 % -75 % en faveur de la réforme.

« Ne pas voir l’opinion basculer en faveur des grévistes lors d’un conflit aussi long est quasiment inédit, remarque Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Cela a été constaté seulement lors de la réforme des retraites en 2007, mise en œuvre par Nicolas Sarkozy. Et encore, à l’époque, l’opinion avait tendance à critiquer le rythme trop rapide des changements. En 2018, ce n’est pas le cas. »

Les syndicalistes cheminots trouveront quand même dans ce sondage de quoi apporter un peu de carburant à leur lutte : 70 % des Français (+ 4 points) pensent que la privatisation à terme de la SNCF est inéluctable et 62 % (+ 4 points également) que l’on se dirige tout droit vers la fermeture de nombreuses petites lignes.

19/05/2018

SNCF : la grève faiblit, le malaise cheminot grandit

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/19/sncf-la...

La journée de vendredi a vu coïncider l’un des plus faibles taux de mobilisation depuis le début du conflit avec une défaite des syndicats dans la bataille sur le paiement des jours d’arrêt de travail.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Blocage des voies par les cheminots grévistes, à la gare de Lille-Flandres (Nord), le 18 mai.
Blocage des voies par les cheminots grévistes, à la gare de Lille-Flandres (Nord), le 18 mai. PASCAL BONNIERE / LA VOIX DU NORD / MAXPPP

Rude journée pour les cheminots en lutte contre la réforme ferroviaire, vendredi 18 mai. « Nous avons pris des coups sur la tête », reconnaissait un syndicaliste un peu groggy en fin de soirée. Le dix-neuvième jour de grève du conflit en pointillé, qui dure depuis le 3 avril, a en effet vu coïncider l’un des plus faibles taux de mobilisation de cette séquence sociale avec une défaite des syndicats de la SNCF dans la bataille juridique qui les oppose à la direction de l’entreprise sur le paiement des jours de grève.

Le chiffre de la mobilisation d’abord : 15,7 % de grévistes seulement en ce vendredi précédent le week-end de Pentecôte. Le résultat était hautement attendu car venant après un impressionnant taux de 27,6 % des personnels en grève lundi 14 mai, l’un des plus hauts de la mobilisation en cours. Ce bond spectaculaire, après une érosion continue, laissait alors penser que la bataille contre le « nouveau pacte ferroviaire » était en train de connaître une vigueur nouvelle.

Ce regain semble n’avoir été qu’un feu de paille, le chiffre de ce 18 mai retombant quasiment au niveau de ce qui demeure aujourd’hui comme le plus petit score de la campagne sociale : 14,5 % de grévistes le 9 mai. « La forte mobilisation du 14 mai a été une parenthèse, un sursaut temporaire, commente Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF. Nous présentons d’ailleurs, samedi 19 mai, le meilleur plan de transport pour une journée de grève depuis le début du conflit. »

« Il ne faut pas baisser la garde »

L’autre déception pour les syndicats de cheminots est venue du tribunal de Bobigny. Déboutées en référé, deux des organisations syndicales de la SNCF (CFDT et UNSA) n’ont pas réussi avec cette procédure d’urgence à contrer la direction, qui refuse de payer certains jours de repos aux grévistes. L’affaire sera jugée sur le fond le 31 mai, mais, en attendant, ces déboires juridiques vont augmenter la facture de la...

 
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