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15/09/2017

Dette : pas de favoritisme pour la SNCF !

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-173565...

Jean-Yves Archer / économiste

LE CERCLE/HUMEUR - Emmanuel Macron propose la reprise de la dette de la SNCF en échange de contreparties. Le groupe ferroviaire devrait assumer lui-même sa dette au nom de la solidarité avec les secteurs étatiques souffrant de disette budgétaire.

Récemment, dans la revue interne de la SNCF - «Les Infos Le Mag» - Emmanuel Macron a défendu la fin du régime spécial des retraites, dès 2018, et une transformation profonde de l'entreprise en échange de la reprise de la dette ferroviaire.

Le régime spécial des cheminots, qui permet au personnel roulant de quitter l'entreprise à 52 ans (sinon à 57 ans pour les autres agents), génère un déficit et il faut plus de 2 milliards par an pour combler un déséquilibre sans cesse plus lourd du fait du ratio à 0,65 entre les actifs et les retraités.

Depuis près de dix ans, le groupe frôle l'actif net négatif si l'on incorpore un calcul crédible de sa dette évaluée à 44,9 milliards d'euros. Donc, en ne bricolant pas les actualisations des tables de mortalité lorsqu'on détermine le coût réel des engagements de retraite et une dépréciation réaliste du matériel roulant.

Etat ingrat et inégal

Pour l'Etat, il avait été élaboré par Manuel Valls, alors Premier ministre, un plan d'assainissement consistant à reprendre 20 milliards de dettes du groupe. La vraie question est ici : doit-on tout «purger» en exfiltrant le total de la dette ou laisser l'entreprise face à une partie de ses responsabilités ? Je plaide pour le deuxième terme de l'alternative, au nom de la solidarité avec tous les autres secteurs étatiques qui vivent la disette budgétaire.

A l'heure où le président Macron se croit autorisé à dire qu'il a vu «dans les gares des gens qui ne sont rien», il n'est pas interdit de faire ici référence aux éventuelles pensées d'un soldat d'une vingtaine d'années. Lui qui arpente, sur le qui-vive, les méandres d'une gare parisienne est parfaitement en mesure de comprendre que la reprise de la dette de la SNCF est une décision dont ne bénéficieront pas - en montant et en opportunité - les Armées.

Si 10% de la dette (soit 4,5 milliards) provient d'erreurs de gestion (ce qui est une fourchette basse évaluée à 400 millions d'euros par an sur la dernière décennie), alors le geste de l'Etat qui acceptera d'éponger cette consolidation d'incuries représentera plus du double de la hausse annoncée du budget des Armées pour 2018 soit 1,6 milliard.

Tels sont les faits d'une nation qui est pourtant en guerre. Tels sont les aboutissements de la réflexion du «maître des horloges» qui est prêt à passer l'éponge sur des années de gestion hasardeuse à commencer par cette histoire de largeur de quais incompatibles avec un nouveau matériel roulant et autres bévues.

A la recherche de l'efficacité opérationnelle

Alors que le jeune soldat dans le Sahel complète parfois sur ses deniers son équipement pour se sécuriser, certains personnels de la SNCF n'ont cure du règlement intérieur : temps effectif de travail, ponctualité à la prise de service... Issu de Bourgogne, je suis attristé et médusé quand j'apprends qu'un train ne marque pas l'arrêt à Nevers pour cause d'ébriété sévère du conducteur : 3,34 g/l.

Loin de moi l'idée de penser que les cheminots sont «des fainéants, des cyniques ou des extrêmes», mais convenons qu'il y a bel et bien relâchement en matière de conscience professionnelle. Pas de tous, mais de certains et donc de déjà trop.

Une récente étude de la SNCF montre que si les conducteurs de TGV étaient attentifs à la consommation énergétique de leurs trains et aussi à l'éco-stationnement, près de 200 millions d'euros d'électricité pourraient être économisés.

Ce groupe demeure en jachère d'efficacité sur certains points tandis qu'il continue à porter une hiérarchie «sur-staffée». Allez interroger des sous-traitants de la SNCF pour recueillir leurs opinions sur l'organisation managériale du groupe.

Dette publique ou hors-bilan ?

L'Etat ne peut absorber la reprise de 44,9 milliards de dettes sauf à pulvériser le respect de la règle des 3 % sur le déficit public. Il va donc falloir recourir à une ingénierie financière baroque visant à transférer la dette SNCF à une coquille dont l'Etat assurera la viabilité par l'attribution d'une caution financière qui ne sera donc pas de la dette au sens de Maastricht mais un engagement hors-bilan de l'Etat qui en compte désormais près de 4.070 milliards…

Parmi ceux-ci, il est impératif de relever que le poste intitulé «subventions aux régimes de retraites et subventions d'équilibre aux régimes spéciaux» se situe d'ores et déjà à hauteur de 346 milliards dont 139 pour la seule SNCF.

Jean-Yves Archer est économiste

Le fret ferroviaire reste un boulet de la SNCF

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Lionel Steinmann Le 14/09 à 18:41

Selon un référé de la Cour des comptes, l’endettement cumulé de Fret SNCF atteignait 4 milliards en 2015, soit la moitié de la dette de la compagnie.

Fret SNCF n'est toujours pas tiré d'affaire. Malgré une réduction des pertes ces dernières années, l'activité de transport de marchandises de la compagnie publique reste dans une situation alarmante, du fait notamment d'une dette de plus de 4 milliards d'euros, selon un référé publié ce jeudi par la Cour des comptes.

Pourtant,  l'entreprise n'est pas restée l'arme au pied , ce que reconnaît la Cour, qui salue « l'importance des efforts d'adaptation et de réorganisation » consentis depuis 2005, date à laquelle l'Etat a recapitalisé Fret SNCF à hauteur de 1,4 milliard.

7.500 postes en moins en 7 ans

Entre 2008 et 2015, le nombre d'agents affectés à cette activité (ils sont aujourd'hui 7.000) a été divisé par deux, et l'organisation a été rationalisée. Malgré cela, les pertes nettes représentaient encore 253 millions fin 2015, soit près d'un quart du chiffre d'affaires. La marge opérationnelle, en très nette amélioration, n'est toujours pas à l'équilibre (-86 millions en 2015).

Surtout, l'accumulation des déficits a provoqué une explosion de l'endettement financier net, qui est passé de 1,8 milliard en 2008 à 4 milliards en 2014. Ce qui représente la moitié environ de la dette de SNCF Mobilités. Les frais financiers générés par cette dette creusent le déficit, un cercle vicieux qui devrait porter l'endettement de Fret SNCF à 5 milliards en 2020, selon le plan stratégique de l'entreprise.

 

image: https://www.lesechos.fr/medias/2017/09/14/2114359_le-fret-ferroviaire-reste-un-boulet-de-la-sncf-web-030566493770.jpg

  - Les Echos
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Les difficultés de l'activité, pointe la Cour sont dues en partie aux « contradictions » des pouvoirs publics : « tout en affichant en permanence sa volonté de soutenir le fret ferroviaire, l'État a, ces dernières années, pris d'importantes initiatives qui, de fait, lui sont défavorables ». L'institution cite entre autres l'abandon de l'écotaxe et le « renoncement » à réduire l'écart de productivité entre Fret SNCF et ses concurrents privés à la faveur de la réforme ferroviaire de 2016.

Occasion manquée

La mise en place d'un « cadre social harmonisé » dans le cadre de la réforme était l'occasion de remettre à plat les règles d'organisation. mais au final, « la convention collective de branche [...] tout comme l'accord d'entreprise applicable au sein de SNCF Mobilités, ne se traduisent par aucune économie pour l'entreprise. »

La cour appelle pour conclure l'Etat à « une réaction vigoureuse et claire » pour  sortir le fret ferroviaire du marasme , avec notamment un soutien financier plus pérenne. Fret SNCF est par ailleurs invité à améliorer la structure de ses comptes, un préalable « dans l'hypothèse où une nouvelle recapitalisation viendrait à être nécessaire ». Ce scénario n'est pas exploré plus avant, mais il doit déjà faire frémir Bercy.

Lionel Steinmann

08:44 Publié dans Dette, Fret, SNCF | Lien permanent | Commentaires (0)

11/09/2017

Grève du mardi 12 septembre 2017

https://www.ter.sncf.com/auvergne-rhone-alpes/horaires/gr...

Mouvement social national interprofessionnel : retrouvez les programmes de circulation des lignes TER concernées pour les journées de lundi 11 et mardi 12 septembre 2017.

01 - Lyon - Bourgoin - Grenoble

(mise à jour 18h00) :
Grenoble - Bourgoin-Jallieu - Lyon / mardi 12 septembre

54 - Lyon - Chambéry

(mise à jour 20h00) :
Chambéry - Lyon / mardi 12 septembre

62 - Grenoble - St André le Gaz

Grenoble - St-André-le-Gaz / mardi 12 septembre

En raison d'un incident technique, la publication des affiches du mardi 12 septembre sur la page grève n'a pas été réalisée correctement: nous vous invitons à consulter la recherche d'itinéraires du site Internet ou de votre appli SNCF pour connaitre vos horaires.

 

=> En clair débrouillez-vous !

Le mouvement n'est pas très bien suivi pour la ligne 1 non accessible actuellement les trains circulant demain matin sont assez nombreux

Eric

 
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