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27/06/2019

Guichets SNCF : Laurent Wauquiez signe un moratoire sur les fermetures, les syndicats restent inquiets

https://www.francebleu.fr/infos/transports/sncf-les-syndi...

Mercredi 26 juin 2019 à 22:56 - Par Fabrice Hawkins, France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Pays d'Auvergne
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, signe ce jeudi avec la SNCF un moratoire sur la fermeture des guichets des gares. Il veut stopper temporairement la vague de suppressions des petites gares qui a commencé en 2016. Les syndicats ne sont pas rassurés pour autant.

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La gare de Bas Monistrol pourrait fermée en janvier 2020 © Radio France - Fabrice Hawkins

Auvergne-Rhône-Alpes, France

Laurent Wauquiez signe ce jeudi 27 juin avec la SNCF un moratoire sur la fermeture des guichets. Les syndicalistes restent inquiets, ils gardent en tête que l'objectif de la SNCF est de supprimer tous les guichets à l’horizon 2026. Ça a déjà commencé puisque dans la Loire, six guichets de gare ont fermé depuis 2017.

En Haute-Loire en revanche il y a déjà un moratoire : sur les sept points de vente qu'il reste, six devaient été supprimés en avril dernier, mais le processus de fermeture s'est arrêté.
Pétition pour garder le guichet de Bas-Monistrol

Dans la gare de Bas-Monistrol en Haute-Loire, beaucoup de voyageurs se demandent à quel moment le guichet va fermer. Initialement prévue au mois d’avril dernier, la fermeture se fera finalement au mois de janvier prochain. 2600 personnes ont signé une pétition pour empêcher la fermeture du guichet.

Yvette, qui fait partie des signataires, espère qu'il n' y aura pas de mauvaise nouvelle dans les mois à venir : "je regarde les horaires sur internet et je viens acheter les billets au guichet. Je trouve que c’est plus sympa et en plus on a des informations complémentaires". Adam, qui va à Saint-Étienne tous les jours, est du même avis : "c’est vrai que dans ces petites gares on est toujours aidé, je ne comprends pas qu’ils envisagent de la fermer". Dans cette gare, 1700 billets par mois environ sont vendus par des agents de la SNCF.

Martine est résignée, la fonctionnaire s’imagine déjà acheter ses tickets au distributeur. "En janvier, s’il faut aller à la machine on ira, en plus elle est dehors. En hiver on risque d’avoir froid. C’est sûr que certains vont préférer prendre la voiture. Ce n’est pas écologique mais ça le gouvernement n’en a rien à faire".

"Vous serez sanctionné par les contrôleurs alors qu’il n’y avait pas de volonté de fraude." - Xavier Bousset, secrétaire général de la CGT cheminots 43

Les syndicats réclament que "Laurent Wauquiez traite toutes les gares de la même manière". Ils estiment que "si le président de Région a réussi à arrêter temporairement les fermetures des guichets dans son fief de Haute-Loire, il peut le faire dans l'ensemble de la région". Les fermetures de guichets touchent directement les clients.

Xavier Bousset, qui est secrétaire général de la CGT cheminots en Haute-Loire, donne un exemple concret des répercussions : "si vous faites un trajet Brioude- Bas-Monistrol avec une correspondance au Puy-en Velay, un grain de sable peut rendre votre voyage difficile. Si vous prenez votre train à Brioude, et qu'il y a un incident, vous arriverez au Puy et vous raterez votre changement de train. Là vous n’aurez aucun interlocuteur, donc vous ne saurez pas quel train vous pouvez prendre, quel recours vous avez. Et donc si vous montez dans le train et qu’on vous contrôle, vous serez sanctionné par les contrôleurs alors qu’il n’y avait pas de volonté de fraude ".

La CGT organise une manifestation vendredi 28 juin à Lyon à 10 heures, une marche entre la gare Lyon-Perrache et l'hôtel de région.

22/06/2019

Est-on désormais obligé de donner son nom quand on achète un billet de train ?

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/est-...

Une journaliste du "Monde" a dénoncé sur Twitter cette obligation. Celle-ci est critiquée par la Cnil, mais découle d'une loi qui autorise la SNCF à le faire. La pratique se généralise avec le développement des billets électroniques.

Raphaël Godet Benoît Zagdoun France Télévisions
Mis à jour le 21/06/2019 | 17:47 publié le 21/06/2019 | 17:34

"Encore un espace de liberté de moins. Le train, c'était voyager libre, sans traces, incognito. Depuis le 9 mai, au guichet ou au distributeur, même en argent liquide, chacun doit donner son nom." Accompagné de la photo d'une affiche installée dans une gare, ce tweet d'une journaliste du Monde a été partagé plus de 2 000 fois depuis sa publication, mercredi 12 juin. De nombreux internautes se sont aussitôt émus, dénonçant une mesure "liberticide" et un "flicage". Alors, vrai ou "fake" ?

Encore un espace de liberté de moins. Le train, c’était voyager libre, sans traces, incognito. Depuis le 9 mai, au guichet ou au distributeur, même en argent liquide, chacun doit donner son nom pic.twitter.com/7RBgWzAsd9
— Ariane Chemin (@ArianeChemin) 12 juin 2019

Le 9 mai, la SNCF a mis en place sa nouvelle gamme tarifaire. Et tous ses nouveaux tarifs "sont passés au e-billet obligatoire", explique la compagnie, contactée par franceinfo. Ce billet électronique se présente "sous la forme d’un code-barres qui peut être porté sur différents supports". Il est par exemple téléchargeable sur smartphone ou imprimable sur une feuille de papier après l'achat.

Et cet e-billet est "nominatif". Quand un voyageur l'achète, il "doit forcément donner son nom", même s'il ne dispose pas d'une carte de réduction et même s'il règle en argent liquide. Et puisque ce billet électronique est "nominatif", il "ne peut être cédé à un tiers". Ainsi, il "permet d’éviter les cas d’usurpation d’identité" et "les usages frauduleux", fait valoir la SNCF.
Seuls certains trajets en TER y échappent

Surtout, ce format lancé en 2010 tend à se généraliser : en avril, sur 100 billets vendus, plus de 89 étaient des e-billets, affirme la SNCF. Désormais, "pour la majorité des tarifs grands publics", il est donc "demandé de renseigner les noms, prénoms et date de naissance de chaque passager", quels que soient "les canaux de distribution (gares, bornes de libre-service, internet, agence de voyage…), indique l'entreprise.

C’est usuel, comme c’est le cas dans l’aérien, les différentes cartes de magasins, achat sur internet, etc...La SNCFà franceinfo

Les e-billets concernent désormais les voyages en TGV, en Intercités à bord desquels la réservation est obligatoire et en TER, si ceux-ci comportent une correspondance avec un TGV ou un Intercités à réservation obligatoire. Pour les trajets en TER sans correspondance, il n'est pas nécessaire de s'identifier, précise la SNCF.

Ses clients peuvent en outre encore acheter des billets classiques, dits "IATA", sur les bornes en libre-service, argue l'entreprise. Mais ceux-ci ne sont disponibles que pour des tarifs bien particuliers, comme le tarif militaire, handicapé ou accompagnateur d'handicapé, le billet pour animal de compagnie, les anciennes cartes de réduction toujours en cours et jusqu’à leur échéance, comme la carte jeune ou la carte Senior+, liste le groupe. Et de toute façon, le nom du titulaire figure sur la carte: on ne peut donc pas faire le trajet anonymement.
Pour la Cnil, un droit à voyager anonymement

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a rendu plusieurs avis sur la question : dès 1991 concernant la SNCF, puis en 2003 et 2004 à propos du Pass Navigo de la RATP, et enfin en 2011 pour les transports en commun dans leur ensemble. Interrogée par franceinfo, la Cnil rappelle que sa position n'a pas changé : la commission "estime de manière générale que le droit à voyager de manière anonyme est un droit fondamental pour chaque passager". Et elle précise qu'elle compte "se rapprocher de la SNCF Mobilités pour analyser l’ensemble de ces éléments".

L'avis de la Cnil n'a toutefois pas été suivi par le législateur. En 2016, la loi Savary, "relative à la prévention et à la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs", a en effet fixé de nouvelles règles.
La loi autorise la SNCF à exiger votre nom

Ce texte impose ainsi aux passagers des transports ferroviaires d'"être en mesure de justifier de leur identité", "lorsqu'ils ne disposent pas d'un titre de transport valable à bord" des trains, mais aussi lorsqu'ils se trouvent "dans les zones dont l'accès est réservé aux personnes munies d'un titre de transport" ou "lorsqu'ils ne régularisent pas immédiatement leur situation".

Quant aux entreprises comme la SNCF, elles "peuvent subordonner le voyage de leurs passagers à la détention d'un titre de transport nominatif". Dans ce cas, "le passager est tenu, lorsque l'entreprise de transport le lui demande, de présenter un document attestant son identité", afin de vérifier qu'elle corresponde à celle mentionnée sur le titre de transport. Une disposition transposée par la SNCF dans ses conditions générales de vente.
Un risque de verbalisation

Si la carte d’identité n’est pas nécessaire à l'achat du billet en gare ou par internet, elle peut en revanche être exigée à bord du train, indique la SNCF. Le contrôleur est en effet habilité à vous demander votre pièce identité. Et si le nom figurant sur votre billet ou votre carte de réduction n'est pas le même que celui inscrit sur votre pièce d'identité, il peut vous verbaliser. Le montant de l'amende, qui peut aller de quelques dizaines à plusieurs centaines d'euros, est fixé selon un barème complexe qui varie en fonction du type de train (TGV, Intercités...) et de la distance parcourue à bord, expose la SNCF, renvoyant à ses conditions générales de vente.

Et si le voyageur refuse le contrôle d'identité nécessaire à l'établissement du procès-verbal constatant l'infraction, le contrôleur est en droit d'alerter la police. Le client récalcitrant prend alors le risque d'être débarqué du train par les policiers et retenu en gare, voire au poste de police, le temps nécessaire à la procédure. S'il s'y oppose, il s'expose à une peine de deux mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. De même, s'il ne paie pas l'amende à la SNCF, il encourt des poursuites pénales, conformément au Code de procédure pénale.

19/06/2019

Laurent Wauquiez veut un moratoire immédiat sur la fermeture des guichets SNCF en Auvergne-Rhône-Alpes

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/actualites/laurent-wauquiez-veut-un-moratoire-immediat-sur-la-fermeture-des-guichets-sncf-en-auvergne-rhone-alpes_13586278/

Publié le 18/06/2019 à 16h04

Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, demande officiellement à la SNCF un « moratoire immédiat » sur la fermeture de guichets dans les gares.

« Si on va jusqu’au bout, il n’y aura plus qu’une seule gare équipée d’un guichet dans tout le Cantal », s’indigne Laurent Wauquiez, président (Les Républicains) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Et de citer d’autres exemples?: « A Saint-Germain-des-Fossés, alors que 40 % des billets vendus l’étaient au guichet, il a été fermé. Et remplacé par un automate délivrant seulement des billets TER, pas d’Intercités. A Montluçon, le dernier guichet ouvre après le départ du train pour Paris?! », accuse-t-il.
Aussi, Laurent Wauquiez ne réclame pas seulement l’arrêt de la fermeture des guichets, il souhaite « reconquérir le terrain perdu » :

« Il faut remettre du contact physique là où il a disparu, en inventant des solutions comme celles trouvées par La Poste pour compenser la fermeture de bureaux. Je demande à la SNCF qu’on se mette autour de la table pour en parler. »

Laurent Wauquiez (Président d'Auvergne-Rhône-Alpes)

La Région mettra-t-elle la main à la poche pour cela ? « Nous payons déjà 510 millions d’euros chaque année pour faire rouler des TER sans avoir le taux de ponctualité que j’attends », répond Laurent Wauquiez, qui se dit toutefois prêt à « financer des solutions ».

Sa collectivité a-t-elle trop investi dans le sécuritaire (*) et pas assez pour maintenir une présence physique dans les gares ? Un argument que Laurent Wauquiez réfute : « Ce n’est pas l’un, ou l’autre. On peut à la fois avoir le guichet et s’asseoir dans un train en espérant ne pas se faire agresser », répond-il.
Contactée, la direction régionale de SNCF Mobilités n’a pas souhaité réagir, « dans l’immédiat ».

(*) 85 millions d’euros auront été investis par la Région dans ce secteur d’ici la fin du mandat, en 2021.

Laurent Bernard

 
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