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09/12/2017

SNCF Réseau se réorganise après la panne de Montparnasse

http://www.boursorama.com/actualites/sncf-reseau-se-reorg...

Reuters le
SNCF RÉSEAU SE RÉORGANISE APRÈS LA PANNE DE MONTPARNASSE

PARIS (Reuters) - Le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, promet une réorganisation de sa branche et des grands travaux après l'incident qui a paralysé dimanche la gare Montparnasse et déclenché sa convocation par la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Dans une lettre adressée jeudi à la ministre et publiée vendredi sur le site de la SNCF, Patrick Jeantet annonce la nomination d'un nouveau directeur général délégué à ses côtés, Matthieu Chabanel, l'actuel directeur général adjoint chargé de la maintenance et des travaux.

"Les événements survenus cet été et dimanche dernier sont graves et démontrent des failles importantes qui subsistent encore dans notre mode de fonctionnement ", déclare le patron de SNCF Réseau en référence aux deux pannes géantes survenues le 30 juillet, puis le 3 décembre, en gare Montparnasse.

"La répétition de ce type d'incidents me conforte dans ma détermination qu'une profonde réorganisation, en particulier de l'ingénierie et des grands projets, est nécessaire et urgente", dit-il, avant de charger Matthieu Chabanel de la préparation de cette réorganisation ainsi que de présenter dès janvier "une nouvelle articulation entre maîtrise d'ouvrage et maîtrise d'oeuvre des projets".

Le patron de SNCF Réseau revient également sur les premières analyses conduites sur l'incident de dimanche, une panne informatique qui a empêché toute circulation dans la gare parisienne pendant une longue après-midi.

"L'incident de dimanche dernier est lié à des travaux de modernisation, d'un montant de 100 millions d'euros, visant à augmenter de 20% la capacité du nombre de TGV accueillis en gare de Montparnasse suite à la mise en service des lignes nouvelles Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes", explique-t-il.

Un audit a par ailleurs été lancé, dont les conclusions sont attendues d'ici la fin de l'année.

Au vu des 1.600 chantiers engagés sur tout le réseau français et de l'état des systèmes de signalisation, Patrick Jeantet prévient cependant que la multiplication des travaux "en particulier en Île-de-France, va augmenter l'occurrence des risques".

(Julie Carriat, avec Cyril Altmeyer, édité par Yves Clarisse)

06/12/2017

SNCF : le signal d’alarme

L'histoire se répète au sein de la SNCF, nous aussi nous connaissons notre aléas avec l'aiguillage près de Pressins. Le couac a faire venir un nouvelle aiguillage qui s'est avéré être par le bon. Normalement la situation devrait revenir à la normal demain matin ?

Eric

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/12/05/sncf-le-si...

Editorial. La panne qui a paralysé le trafic de la gare Montparnasse dimanche 3 décembre démontre, une fois de plus, que la vulnérabilité du système ferroviaire français perdurera sans une réorganisation totale et une feuille de route claire de l’Etat.

LE MONDE |

Ecrans d’affichage des départs et arrivées à la gare Montparnasse le 3 décembre.
Ecrans d’affichage des départs et arrivées à la gare Montparnasse le 3 décembre. MARTIN BUREAU/AFP

Editorial du « Monde ». Un incident, une pagaille, un rapport, des promesses. Cet enchaînement est presque devenu une routine dans laquelle la SNCF est en train d’acquérir un certain « savoir-faire », à force de répétition. L’entreprise ferroviaire a une nouvelle fois peaufiné malgré elle la technique, dimanche 3 décembre, à l’occasion d’une gigantesque panne, qui a paralysé le trafic de la gare Montparnasse pendant plus de dix-huit heures, provoquant la colère de plusieurs milliers de passagers.

Ce capharnaüm, créé par un bogue informatique sur un poste d’aiguillage, intervient seulement quatre mois après un incident de la même ampleur, dans la même gare. Déjà, à l’époque, l’entreprise avait fait acte de contrition, sous la pression du gouvernement, qui avait donné trois mois à la SNCF pour modifier ses procédures.

Le temps passe, mais les problèmes restent pendants. Les deux incidents, même s’ils sont de nature différente, ont une origine similaire : les travaux de modernisation du réseau et la mise en service de nouvelles lignes à grande vitesse. Elisabeth Borne, la ministre des transports, qualifie l’incident d’« inacceptable ».

Côté gouvernement, on convoque, on tance, on demande des comptes, tandis qu’à la SNCF on se retranche derrière une régénération du réseau ferroviaire à marche forcée. « L’homme étant faillible, on commet inévitablement des erreurs », se défend Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau. Mais ce énième incident illustre surtout la vulnérabilité du système ferroviaire français.

Sous-investissements chroniques

La situation donne l’impression d’un jeu de rôle bien rodé, que les clients-usagers-contribuables financent en regardant passer les trains. Le problème est qu’il ne s’agit pas de perturbations isolées. Plus ou moins graves, elles se comptent par dizaines, au gré des 4 000 zones de travaux, dont 1 600 chantiers majeurs, qui vont s’échelonner tous les ans d’ici à 2020.

Ces chiffres donnent une idée de l’état de dégradation des voies ferrées, résultat de sous-investissements chroniques. Mais la solution n’est pas qu’une question d’argent. C’est toute l’organisation du système qu’il faut revoir. Celle de la SNCF d’abord, dont le PDG, Guillaume Pepy, très discret dans la séquence actuelle, survit à toutes les crises. La culture de l’entreprise, autrefois dominée par les ingénieurs, se délite. La focalisation sur le marketing et le numérique s’est parfois faite au détriment du cœur de métier, dont l’essentiel consiste à faire circuler des trains et assurer qu’ils arrivent à l’heure.

L’Etat a également sa part de responsabilité. Une fois de plus, il se révèle être un piètre actionnaire, tardant à donner une feuille de route à une entreprise qui s’apprête à affronter des échéances capitales, à commencer par l’ouverture à la concurrence. Pour les pouvoirs publics, il ne suffit pas de froncer les sourcils à chaque incident. Il est grand temps de donner des orientations claires en termes d’investissements pour consacrer plus de moyens aux infrastructures.

Le gouvernement semble conscient de l’enjeu. Il vient de missionner l’ex-patron d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, pour s’attaquer à la « refondation du système ferroviaire ». Encore faudra-t-il avoir le courage d’appliquer les recommandations et faire mentir la boutade qui dit qu’il y a deux types de fous en France, ceux qui se prennent pour Napoléon et ceux qui veulent réformer la SNCF.

04/12/2017

SNCF : à la croisée des voies

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2017/12/03/...

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026.  Photo Julio PELAEZ

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026. Photo Julio PELAEZ

La SNCF bataille pour reprendre des parts de marché aux autocars et au covoiturage. La priorité est désormais donnée aux trains du quotidien alors que 24 % du réseau ferré est jugé « hors d’âge ».

La SNCF réussira-t-elle à réconcilier les Français avec le train ? L’an dernier, il n’était plus utilisé que pour 9,2 % des déplacements, alors que le développement du TGV et des TER (trains express régionaux) avait fait passer la part du transport ferroviaire de 7,1 % à 10 % en quinze ans, entre 1995 et 2010. Depuis 2011, les Français avaient de nouveau peu à peu délaissé le train.

La SNCF a mis du temps à réagir face à cette hémorragie de voyageurs et à répondre aux critiques sur le prix des billets, les retards et les annulations. Pour la première fois depuis six ans, le nombre de voyageurs dans les trains repart à la hausse cette année. La nouvelle stratégie de la SNCF commence à porter ses fruits, alors qu’elle se prépare à l’ouverture à la concurrence (à partir de 2020 pour les TGV et d’ici à 2023 pour les TER et les Intercités).

Le pari des jeunes et du low-cost

L’augmentation de la fréquentation des TGV est portée par le développement de Ouigo. En 2020, les trains low-cost devraient représenter 25 % du trafic grande vitesse. Début 2017, la SNCF a aussi lancé une offensive en direction des jeunes qui se détournaient du train au profit des autocars longue distance et des plateformes de covoiturage comme Blablacar. L’offre TGV Max est un succès avec 95 000 abonnés. Mais elle connaît aussi des ratés, car cet abonnement vise surtout à remplir les trains aux heures creuses.

De nombreux abonnés se plaignent de ne pas obtenir de places le vendredi et le dimanche. Pour les fêtes de fin d’année, c’est encore pire. « Ils sont où les billets TGV Max pour Noël ? J’ai le choix entre prendre une semaine de congés sans solde ou payer un aller-retour 253 euros pour rentrer dans ma famille », proteste Laura, originaire d’Aix-les-Bains (Savoie), sur Twitter.

Un réseau ferré de 31 ans en moyenne

L’avenir de la SNCF fait partie des enjeux des Assises de la mobilité lancées en septembre par le Premier ministre Édouard Philippe, et la ministre des Transports Élisabeth Borne. Leurs travaux qui s’achèveront dans une quinzaine de jours déboucheront sur une loi d’orientation sur les mobilités au premier semestre 2018.

Une mission sur l’avenir du transport ferroviaire à l’horizon 2030 a également été confiée à Jean-Cyril Spinetta, l’ancien PDG d’Air France, qui rendra ses conclusions en janvier.

La priorité est donnée désormais aux trains du quotidien et plus aux nouvelles lignes à grande vitesse. L’âge moyen du réseau est de 31 ans et « près de 24 % des voies sont considérées comme hors d’âge », selon l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Leur modernisation nécessitera des investissements colossaux. Mais qui va payer ? SNCF Réseau est déjà plombée par une dette de 44 milliards d’euros qui atteindra 63 milliards en 2026. Le Premier ministre a ouvert la porte à une reprise partielle de ce fardeau par l’État.

Par Luc CHAILLOT | Publié le 04/12/2017 à 06:06

 
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