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16/05/2018

Patrick Jeantet : « SNCF Réseau va devoir dégager progressivement 1,3 milliard d’euros de productivité par an »

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/15/patrick...

Le PDG de l’infrastructure ferroviaire insiste sur l’ampleur des efforts à faire dans le cadre de la réforme de l’entreprise publique.

LE MONDE ECONOMIE |

Propos recueillis par Éric Béziat

Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, le 12 mars, à Paris.
Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, le 12 mars, à Paris. FRANCOIS GUILLOT / AFP

Moins omniprésent que Guillaume Pepy dans les médias, Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau, est l’un des personnages-clés de la réforme ferroviaire. Il dirige cette infrastructure lestée de la fameuse dette de 47 milliards d’euros que le gouvernement s’est engagé à reprendre, au moins partiellement. Sujet d’intenses tractations entre l’exécutif et le groupe ferroviaire depuis plusieurs semaines, le modèle économique de SNCF Réseau est un des éléments qui pourraient débloquer le conflit. Le PDG détaille sa vision des changements à venir.

Une grève pénalisante

Il y a d’abord cette grève contre la réforme, qui contribue à fragiliser le système ferroviaire et singulièrement le réseau. Lundi 14 mai a été une journée sans cheminots. Lors de ce 18e jour de grève, la mobilisation a rebondi, avec 27,58 % de grévistes, soit le troisième taux le plus élevé en semaine depuis le début du mouvement par épisode, les 3 et 4 avril (33,9 % et 29,7 %). D’autre part, la journée a été marquée par une cinquantaine d’incidents et d’actes de malveillance. La SNCF a décidé de porter plainte.

« SNCF Réseau a, jusqu’ici, perdu 110 millions d’euros, estime M. Jeantet. Essentiellement en raison des péages ferroviaires non perçus. » Si l’immense planning de travaux de régénération du réseau accumule les retards, un autre problème, plus inattendu, lié à la grève, vient compliquer la tâche du gestionnaire d’infrastructure.

« Il faut savoir qu’au printemps, nos équipes préparent la saison des fortes chaleurs, explique le patron. Cela consiste à relâcher les contraintes dans le rail. Si on ne fait pas cela, lorsque les températures montent, les rails se déforment à cause de la dilatation de l’acier. Or, cette préparation va prendre du retard. L’ensemble des rails n’ayant pu être traités à temps, nous aurons, en juillet-août, davantage de ralentissements que d’habitude liés à ce point technique. »

« On...

14/05/2018

SNCF : le gouvernement balaye le «fantasme» de la privatisation

http://www.lefigaro.fr/social/2018/05/14/20011-20180514AR...

SNCF : le gouvernement balaye le «fantasme» de la privatisationLes cheminots sont appelés à se prononcer pour ou contre la réforme ferroviaire. LUDOVIC MARIN/AFP

VIDÉO - Le gouvernement va proposer un amendement à son projet de loi pour garantir l'incessibilité des titres de la SNCF. Une manière de rassurer les syndicats, échaudés par un document de travail qui semblait ouvrir la porte à une privatisation. En attendant, les cheminots sont appelés aux urnes pour se prononcer sur le texte.

Non, la SNCF ne sera pas privatisée. C'est le message que répète désespérément le gouvernement depuis la publication, dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France , du compte rendu d'une réunion de travail entre des cadres de la SNCF et le ministère des Transports. D'après ce document, la compagnie ferroviaire aurait demandé au gouvernement de «limiter l'incessibilité des titres de l'entreprise publique à la seule holding». Autrement dit, seule la holding serait protégée mais pas ses filiales, SNCF Mobilités (qui gère les trains) et SNCF Réseau (qui gère l'infrastructure). Accusé d'œuvrer en coulisse pour privatiser la SNCF, le gouvernement dément et propose ce matin d'inscrire le mot incessible dans le texte. «Le gouvernement portera, je pense, un amendement au Sénat de manière à rajouter après la phrase ‘intégralement détenu par l'État et incessible'», a annoncé ce matin sur RMC Jean-Baptiste Djebbari, député LaREM, rapporteur du projet de loi sur la réforme ferroviaire.


 
 
SNCF : ce document qui pourrait mettre le feu aux poudres
Le journal Le Parisien a révélé avoir consulté un « compte rendu interne d’une réunion de travail ». Sa révélation fait bondir les syndicats et promet un durcissement des actions vis à vis du gouvernement.
 

«Pour être très clair, ce qu'on a inscrit nous (lors de l'examen du texte en première lecture à l'Assemblée nationale, ndlr) c'est ‘le capital est intégralement détenu par l'État', ce qui en fait est plus fort que l'incessibilité. Mais comme on ne veut laisser aucune place au fantasme de la privatisation, on inscrira ‘incessibilité'», a-t-il fait, précisant en avoir discuté «hier» avec la ministre des Transports Elisabeth Borne. Cette dernière avait dès dimanche tenté de balayer les craintes des cheminots sur le sujet en publiant un tweet dans lequel elle assure que «les trois entreprises #SNCF, #SNCFMobilités et #SNCFRéseau, sont et resteront 100% publiques et incessibles».

En introduisant un amendement au texte soulignant le caractère incessible des titres SNCF, le gouvernement espère répondre à la demande formulée par les syndicats, et notamment le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Sur Cnews ce matin, ce dernier avait demandé que le gouvernement «dise très clairement qu'il n'y aura pas de cessibilité de quelque filiale que ce soit à la SNCF». Selon lui, «il ne faut pas de vente à la découpe à la SNCF».

Les cheminots appelés aux urnes

Cette annonce du gouvernement suffira-t-elle à rassurer les 147.000 salariés de la SNCF? Ces derniers sont en tout cas appelés à donner leur avis sur la réforme ferroviaire dans le cadre d'un vote organisé en interne par les syndicats dès ce lundi 10 heures et jusqu'au 21 mai à la même heure. Des urnes seront installées dans les assemblées générales, mais certaines seront itinérantes lors de «tournées syndicales, dans les ateliers, les postes d'aiguillage, les bureaux», a précisé Bruno Poncet de SUD-Rail. «On est dans une grève longue et dure, et on a besoin d'avoir une modalité d'action qui ne soit pas seulement la grève, indispensable pour maintenir un rapport de force avec le gouvernement», a expliqué Sébastien Mariani, de la CFDT-cheminots, sur franceinfo, ce lundi. «On espère une forte participation des cheminots, un large vote [contre le projet de réforme], au-delà de 60-70%. En dessous de 60%, ce sera un échec», a-t-il ajouté. A Nice, cette «vot'action» a été lancée dès la semaine dernière, «avec des urnes, un émargement et un dépouillement en présence des médias», a précisé à l'AFP Najil Abdelkader de la CGT Cheminots. 95% des votants se sont prononcés contre la réforme.

Cette consultation n'a aucune valeur juridique, et même «aucune légitimité» pour le PDG de la SNCF Guillaume Pepy. Mais les syndicats y voient un nouveau moyen de peser sur le gouvernement qui reste inflexible sur les points clés de la réforme: l'ouverture à la concurrence, la fin de l'embauche au statut et la transformation de la SNCF en société anonyme à capitaux publics. L'intersyndicale espère également redonner un coup de fouet à la mobilisation des cheminots qui marque le pas après neuf séquences de deux jours de grève sur cinq. Cette journée de lundi semble toutefois faire exception: la direction de la SNCF note «un sursaut de mobilisation» et annonce un trafic «très perturbé». Avec 27,58% de grévistes, la participation à cette «journée sans cheminots, sans trains» se rapproche en effet des taux de grévistes enregistrés lors du premier épisode du mouvement, les 3 et 4 avril (33,9% et 29,7%). La mobilisation s'est envolée jusqu'à 74,4% chez les conducteurs, 74,3% chez les contrôleurs et 36,7% chez les aiguilleurs, précise la direction dans un communiqué.

L'intersyndicale entend bien poursuivre sur cette lancée afin de mettre la pression sur le gouvernement, avant une nouvelle rencontre prévue avec Edouard Philippe, et sur les parlementaires, avant l'examen du projet de loi le 23 mai en commission et le 29 dans l'hémicycle.

05/05/2018

VOIRON Un passage créé sous la voie ferrée

https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/05/04/un-passag...

L’ouvrage a été fabriqué juste devant le chemin de fer.

L’ouvrage a été fabriqué juste devant le chemin de fer.

L’ouvrage a été fabriqué juste devant le chemin de fer.

La semaine prochaine, des travaux spectaculaires auront lieu à Voiron. Un passage sous la voie ferrée va être créé. Conséquence : la ligne de trains Lyon/Grenoble sera coupée du 7 au 12 mai.

Concrètement, sur l’ancienne friche de l’usine Rossignol, le Pays voironnais a lancé un grand projet d’aménagement. Il est prévu 650 logements, des commerces, des espaces paysagers… et donc, un franchissement de la voie de chemin de fer. Le but est de désenclaver ce nouveau quartier et d’améliorer la circulation.

Un ouvrage “glissé” sous le chemin de fer

Un ouvrage, qui viendra soutenir la voie ferrée, a été fabriqué juste devant celle-ci. Il va maintenant être inséré, ou “glissé” dessous, la semaine prochaine. Ce pont ferroviaire permettra d‘aménager deux voies routières de circulation et un trottoir pour les piétons.

La maîtrise d’ouvrage est assurée par SNCF Réseau, le financement par le Pays voironnais (entre 3,8 et 4,1 M€). Si l’ouvrage sera en place le week-end prochain, le passage ne sera ouvert à la circulation que mi-2019, une fois les voiries du quartier terminées.

La circulation des trains sera ainsi coupée, au maximum 103 heures, de lundi à samedi. Des moyens de substitution seront mis en place. Mais difficile de donner des précisions pour l’instant, sur les horaires notamment… La grève SNCF vient compliquer la situation. Il faudra donc attendre demain pour en savoir plus (sur le site internet de la SNCF TER Auvergne-Rhône-Alpes).

 
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