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14/06/2017

L’UTP devient l'organisation professionnelle de la mobilité durable

http://www.mobilicites.com/011-6255-L-UTP-tous-les-enjeux...

13 juin 2017 | par Florence Guernalec

L'UTP devient une union des mobilités. © UTP

L'UTP devient une union des mobilités. © UTP

L'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) modifie ses statuts et fait évoluer ses commissions afin de consolider sa position d'organisation professionnelle de la mobilité durable. Tous les acteurs qui se présentent comme des opérateurs de mobilité peuvent désormais rejoindre l'UTP.

 
Loi portant réforme ferroviaire du 4 août 2014, négociations de la convention collective nationale ferroviaire, loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, essor des nouvelles mobilités... Autant d'évolutions législatives et réglementaires qui ont amené l’UTP à faire évoluer ses statuts lors d’une assemblée générale extraordinaire qui s'est tenue le 8 juin 2017.
 
L’UTP confirme, d’une part, son ouverture à l’ensemble des entreprises relevant des conventions collectives dont elle a la charge et, d’autre part, poursuit son ouverture vers l’ensemble des entreprises concourant à la mobilité durable, au-delà de son champ historique constitué des entreprises opérant des réseaux de transport urbain et des entreprises de la branche ferroviaire. 

En clair, tous les acteurs qui se présentent comme des opérateurs de mobilité peuvent désormais rejoindre l'UTP, qu'ils soient issus de l'autopartage, du covoiturage, des vélos en libre-service, des applis VTC, du stationnement, ou encore les constructeurs d'automobiles et de navettes autonomes.
 
Parallèlement, lors de sa réunion du 8 juin, le conseil d’administration de l’UTP a décidé de faire évoluer la structure de ses commissions.

De nouvelles commissions
 
En raison de la montée en puissance et de l’importance du ferroviaire dans les activités de l’UTP, la commission Affaires ferroviaires a été scindée en deux commissions distinctes : une commission "Affaires sociales ferroviaires", qui traitera des questions de sûreté et des aspects sociaux pour la branche ferroviaire, et une commission "Système ferroviaire", qui travaillera sur les sujets juridiques, techniques et économiques.
 
Par ailleurs, compte tenu de l’essor des nouveaux modes et usages contribuant à la mobilité durable des personnes et des biens, le conseil d’administration a validé la création d’une nouvelle commission baptisée "Nouvelles mobilités, villes de demain".
 
Au total, sept commissions seront installées en septembre 2017, une fois la liste de leurs membres validée par le Conseil d’administration, après appel à candidatures auprès des membres adhérents et des membres partenaires.

De nouveaux administrateurs

Enfin, le conseil d'administration (CA) a été renouvelé pour une période de deux ans lors de l'assemblée générale de l'UTP. Parmi
les 24 membres, quatre nouveaux administrateurs rejoignent le CA :
• Jacques Damas, directeur exécutif groupe ferroviaire et industriel de Keolis ;
• Marie-Claude Dupuis, directrice Stratégie, Innovation et Développement du groupe RATP ;
• Frank Lacroix, directeur général TER à SNCF Mobilités ;
• Anne Lieure, directrice des Relations institutionnelles de Keolis.


F.G.

 
Les présidents des commissions
 
Conformément aux statuts de l’UTP qui précisent que la présidence de ces commissions est assurée par un administrateur de l’UTP, le conseil d’administration a désigné :
• Jean-Marc Ambrosini, directeur général délégué Cohésion sociale et Ressources humaines de l’EPIC SNCF, président de la commission "Affaires sociales ferroviaires", assisté en qualité de vice-président, par Claude Steinmetz, directeur ferroviaire France de Transdev ;
• Bruno Danet, directeur exécutif Ressources humaines de Keolis, président de la commission "Affaires sociales du transport urbain" ;
• Marc Delayer, directeur général des Transports Publics du Choletais – Réseau AGIR, président de la commission "Techniques, Exploitation et Développement durable" ;
• Marie-Claude Dupuis, directrice Stratégie, Innovation et Développement du groupe RATP, présidente de la commission "Nouvelles mobilités, Villes de demain" ;
• François-Xavier Perin, administrateur de RATP Dev, président de la commission "Législation et Affaires européennes" ;
• Alain Quinet, directeur général délégué de SNCF Réseau, président de la commission "Economie et Mobilité" ;
• Claude Steinmetz, directeur ferroviaire France de Transdev, président de la commission "Système ferroviaire", assisté, en qualité de vice-président, par Pierre Izard, directeur général délégué Système & Technologies ferroviaires de l’EPIC SNCF.

 

08/06/2017

SNCF Réseau expérimente des équipements pour sécuriser les passages à niveau

http://www.mobilicites.com/011-6236-SNCF-Reseau-fait-le-p...

6 juin 2017 | par Florence Guernalec

© DR© DR

Le 2 juin 2017, SNCF Réseau a profité de la 10e Journée nationale de sécurité routière aux passages à niveau (PN) pour dresser un bilan de son action. Le gestionnaire d'infrastructure a investi plus de 46 millions en 2016 et teste plusieurs solutions pour améliorer la sécurité des automobilistes.

 
En 2016, 111 collisions ont eu lieu aux passages à niveau (PN) et 31 personnes ont trouvé la mort; un chiffre plus élevé qu'en 2015. Ainsi, SNCF Réseau poursuit son effort d'investissement. En 2016, 24 PN ont été supprimés.

Le gestionnaire d'infrastructure a investi 22,46 millions pour en supprimer 6 PN prioritaires inscrits dans le Programme national de sécurisation et 14 millions pour en supprimer 18 autres, et améliorer la sécurité sur 192 PN (automatisation ou aménagements particuliers comme l'ajout de feu et de téléphone, élargissement du flux piéton, etc.). Le coût d'une suppression varie de 3 à 15 millions d'euros.
 
98% des accidents aux PN sont dus à des comportements des usagers sur la route, les 2% restants sont principalement liés à des actes de malveillance. En particulier, 20% des automobilistes déclarent avoir déjà franchi un PN en ne respectant pas la signalisation, selon un sondage TNS Sofres datant de 2015.

Dans 59% des cas, l'automobiliste sait que le PN existe et est fermé ou en cours de fermeture, mais choisit délibérément de le franchir ; dans 38% des cas, il sait que le PN existe, mais commet une erreur d'analyse et se retrouve immobilisé sur le PN. Enfin, dans seulement 1% des cas, il ne remarque pas le PN ou trop tardivement.
 
Des contrôles renforcés
 
Ainsi, les contrôles ont également été renforcés : des radars de vitesse (22) ou de franchissement (42) ont été déployés au PN pour contrôler les comportement des conducteurs.

Le non-respect des règles de sécurité est sanctionné par :
· une amende forfaitaire comprise en 68 et 3 750 euros ;
· un retrait de un à six points sur le permis de conduire ;
· une suspension de trois ans du permis de conduire, à partir de 30 km/h au-dessus de la limitation de vitesse ;
· une immobilisation et/ou confiscation du véhicule, à partir de 40km/h au-dessus de la limitation de vitesse ;
· une peine de trois ans de prison, en cas de récidive d’excès de vitesse supérieure ou égale à 50 km/h.
 
Des équipements en test
 
De plus, SNCF Réseau poursuit ses expérimentations pour améliorer les équipements :
- détecteurs d'obstacle
Un signal avertit le conducteur de train d'un obstacle sur les voies.

- dalles anti-intrusion ;
L'objectif est de dissuader les usagers d'emprunter un PN pour longer les voies.

- stickers "barrières cassables"
En test sur 5 PN en région Rhône-Alpes et bientôt sur quatre autres sites en Champagne-Ardenne.

- lampes à diode
Il s'agit d'améliorer la visibilité des feux. En test actuellement sur trois zones. Si ces nouvelles lampes sont homologuées, le déploiement pourrait intervenir à partir du second semestre 2017.

- cartographie GPS des passages à niveau
Cela consiste à intégrer les données relatives aux PN dans les GPS Tom-Tom.

- panneaux de téléphones
Ces panneaux améliorent la visibilité des téléphones servant à signaler un problème sur le fonctionnement du passage à niveau voisin. Ce dispositif équipe désormais tous les PN inscrits au PSN et devrait être généralisé d’ici 2018.
 
- aménagements de barrières
Des aménagements de barrières de passage à niveau sont en cours d’études telles que des lamelles souples (jupes) sous les barrières empêchant le passage des piétons lorsque les barrières sont baissées.
 
Enfin, la campagne de communication lancée en octobre 2016 sera reconduite du 2 au 27 juin 2017 avec la même signature : "ne risquez pas votre vie aux passages à niveau. Respectez le code de la route".

F.G.

19/05/2017

SNCF : le traitement de la dette ne peut attendre

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Lionel Steinmann Le 19/05 à 06:00
 
Du fait du déficit structurel du système ferroviaire, la dette de SNCF Réseau augmente de 1,5 à 3 milliards par an. - Schuttersrtock

La dette de l’établissement public chargé des infrastructures ne cesse d’enfler. La requalification en dette d’Etat se profile.

Le nouveau gouvernement hérite d'un dossier à hauts risques que le précédent exécutif s'est bien gardé de traiter : la situation financière intenable du système ferroviaire français. Celui-ci est structurellement déficitaire - ce qui conduit SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures, à augmenter son endettement de 1,5 à 3 milliards d'euros chaque année - et la réforme ferroviaire de 2014 n'a pas apporté les réponses attendues.

La dette de SNCF Réseau dépasse désormais les 40 milliards d'euros. Elle devrait même atteindre 63 milliards en 2026, si l'on en croit le contrat de performance pluriannuel signé récemment avec l'Etat. Mais ce scénario, pourtant alarmant, a été jugé « irréaliste » par l'autorité de régulation du ferroviaire... car trop optimiste, notamment sur les hypothèses de recettes. La poursuite de l'endettement de SNCF Réseau aura pour conséquence, tôt ou tard, de requalifier tout ou partie de cette dette en dette d'Etat, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Le précédent gouvernement s'est évertué à écarter cette éventualité à court terme, afin d'en éviter les conséquences très négatives sur les indicateurs budgétaires scrutés par Bruxelles. Mais ce scénario est inéluctable de l'avis de plusieurs experts du secteur, et le nouveau gouvernement n'aura sans doute pas la possibilité de, lui aussi, jouer la montre.

Rouvrir le dossier social

Emmanuel Macron semble prêt à s'atteler au sujet : « Il faut, d'une part, traiter la dette de la SNCF, en examinant les solutions à l'aune de leur impact progressif sur les finances publiques, avait-il indiqué dans un questionnaire soumis par TDIE, un think tank spécialisé sur les questions de transport. Il faut, d'autre part, que la SNCF gagne en performance, ce qui passe par la poursuite des efforts de productivité et par une évolution des règles d'emploi des cheminots... » Ce dernier point supposerait de rouvrir l'épineux dossier du cadre social du ferroviaire, sur lequel le gouvernement avait cédé en juin 2016, après des grèves à répétition, sur la quasi-totalité des revendications des syndicats.

 
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