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17/12/2017

Accessibilité PMR des gares : pourquoi les efforts demandés aux communes et à la SNCF ne sont pas les mêmes ?

http://www.lagazettedescommunes.com/540048/accessibilite-...

Publié le 13/12/2017 • Par Gabriel Zignani

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a posé les bases indispensables à l’inclusion des personnes en situation de handicap en étendant la conception de l’accessibilité à tous les types de handicap et en adoptant une conception plus large des espaces et bâtiments à rendre accessibles. Elle a en effet posé le principe de la mise en accessibilité de la chaîne du déplacement qui comprend le cadre bâti, la voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de transport et leur intermodalité.

Cependant, si une date limite à respecter était inscrite dans la loi pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public et des systèmes de transports collectifs, il n’en était pas de même pour la voirie. Les agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP, ou SD’AP dans le domaine des transports), ont été mis en place par l’ordonnance n° 2014-1090 du 26 septembre 2014 face au constat partagé que les délais imposés par la loi de 2005 ne pourraient l’être dans de nombreux cas.

S’agissant des bâtiments, l’Ad’AP est la seule option pour réaliser des travaux en toute légalité dans un établissement recevant du public (ERP) après le 1er janvier 2015. Les travaux d’accessibilité doivent être réalisés sur une période de 1 à 3 ans mais qui peut être prolongée jusqu’à 9 ans pour les gestionnaires de patrimoine comportant des bâtiments importants. En matière de transport public, les autorités organisatrices de transport (AOT) bénéficient grâce au dispositif SD’AP d’un cadre clair et sûr pour agir en faveur de l’accessibilité au-delà de la date du 12 février 2015. Elles peuvent ainsi disposer d’un délai supplémentairepour poursuivre la mise en accessibilité de leurs points d’arrêt, de 3 ans pour les services routiers urbains, de 6 ans pour les services routiers non urbains et les transports publics routiers en Île-de-France et de 9 ans pour les services ferroviaires, à condition de s’engager sur un programme et un calendrier précis. Ces délais supplémentaires ont été ajustés en fonction de la situation relative à chaque type de réseau de transport collectif à rendre accessible. En effet, le diagnostic réalisé en 2013 par la sénatrice Claire-Lise CAMPION dans son rapport intitulé « Réussir 2015 » révélait que les transports urbains avaient sensiblement progressé dans ce domaine mais qu’il n’en était pas de même des transports non urbains.

Quant au transport ferroviaire, la complexité et le montant des investissements restant à réaliser pour rendre les gares accessibles nécessitaient d’accorder à ce secteur une durée supplémentaire plus conséquente. Le SD’AP des services ferroviaires nationaux a été approuvé par arrêté du secrétaire d’État aux transports le 29 août 2016. Il prévoit la mise en accessibilité de 158 gares sur les 160 gares placées sous l’autorité de l’État en tant que chef de file à horizon 2024. La gare de Saint-Quentin fait partie des 151 gares prioritaires du SD’AP national. Le document précise la programmation des travaux à réaliser sur les différents périmètres de la gare. Ainsi, la mise en accessibilité du bâtiment voyageur, qui était programmée pour l’année 2016, est aujourd’hui achevée.

Les travaux à réaliser pour mettre les quais en accessibilité (périmètre de SNCF Réseau) nécessitent quant à eux un temps plus important au vu de la complexité et du coût des travaux et devraient être achevés pour 2022. Sur le périmètre de SNCF Réseau, en effet, les opérations de mise en accessibilité des installations viennent s’ajouter aux très nombreuses opérations de régénération réalisées par l’entreprise dans un contexte de fortes contraintes financières et en matière de ressources humaines.

Concernant la voirie, la loi de 2005 demandait également aux communes de réaliser des plans de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE) pour programmer les travaux à réaliser afin de rendre accessibles les circulations piétonnes, les parkings, les places, parcs et jardins, mais, à la différence des autres éléments composant la chaîne du déplacement, aucune date limite pour la réalisation de ces travaux n’a été imposée.

C’est dans ce contexte que la ville de Saint-Quentin a pris la décision de démarrer en 2014 la réhabilitation du parvis de la gare afin de faire en sorte que ce lieu de passage très fréquenté permette une cohabitation en toute sécurité entre les différents utilisateurs (usagers du train, automobilistes, cyclistes et piétons) et de rendre cette partie de la ville accessible aux personnes en situation de handicap. Ces travaux, ainsi que ceux relatifs à la mise en accessibilité du bâtiment voyageur de la gare de Saint-Quentin, se sont achevés en 2016. Si le traitement des quais nécessite un plus long délai, le dispositif gratuit « Accès Plus » proposé par SNCF Mobilités permet d’ores et déjà aux personnes en situation de handicap d’accéder à leur train quelle que soit la hauteur du quai ou de l’emmarchement du train.

 

16/12/2017

LA VERPILLIERE La suppression du passage à niveau à l’étude

Bonjour,

Nous avons signalé la dangerosité du passage à niveau de La Verpilliere depuis de nombreuses années sans quoique ce soit ne se passe.

Ce problème n'est pas du tout nouveau, la ville nouvelle existe depuis plus de 20 ans et les Maristes aussi !

Couac hier matin dans l'information donné aux voyageurs par la SNCF ils annonçaient L'Isle d'Abeau alors que le problème était bien situé à La Verpillière on a bien vu les agents travaillé avec leur gilet orange.

Faut-il attendre le drame pour que les choses bougent ?

Eric

http://www.ledauphine.com/faits-divers/2017/12/16/la-supp...

Hier matin, l’une des barrières du passage à niveau a été retrouvée tordue quasiment à 90° par l’employée de la gare.  Photo Le DL/Rémy PETIN

Hier matin, l’une des barrières du passage à niveau a été retrouvée tordue quasiment à 90° par l’employée de la gare. Photo Le DL/Rémy PETIN

Ce fait divers, survenu hier au passage à niveau de La Verpillière, avenue de la Gare, aurait pu passer inaperçu s’il ne s’était pas produit au lendemain de la collision dramatique entre un train et un bus scolaire, près de Perpignan, ayant causé de nombreuses victimes.

À son arrivée à 5 h du matin, ce vendredi, l’employée de la gare de La Verpillière constate que la barrière du passage à niveau, côté gare, est tordue, quasiment à 90°. Elle prévient aussitôt le service d’intervention de la SNCF. Les agents remettent la barrière en état et vérifient son fonctionnement. À 9 h, elle est de nouveau opérationnelle.

S’agit-il d’un acte volontaire ou d’un simple accrochage de la barrière par un véhicule ? La brigade de gendarmerie, informée de cet incident, devait vérifier si les radars positionnés de part et d’autre des voies ferrées se sont déclenchés, auprès du centre automatisé de constatation des infractions routières, basé à Rennes.

Un radar installé depuis 2014

Identifié par Réseau Ferré de France comme dangereux du fait du trafic routier important et de la proximité d’un établissement scolaire, le passage à niveau est équipé depuis novembre 2014 de radars. Ceux-ci se déclenchent quand les feux de signalement clignotent, lors du franchissement des voies.

Dans un communiqué envoyé hier, le Département informe que « la suppression de ce passage à niveau, sur la RD 126, est à l’étude, en lien avec le réaménagement du Pôle multimodal de la gare de La Verpillière ». Aurélie Vernay et Damien Michallet, conseillers départementaux du canton, demandent que le comité de pilotage consacré à ce sujet se tienne le plus vite possible.

prévention n La dernière opération de prévention organisée par la SNCF au passage à niveau n° 18 remonte à septembre 2016. Des flyers avaient été distribués rappelant notamment que le feu clignotant a valeur de feu rouge. n Le franchissement d’un passage à niveau lors du signalement du train entraîne le retrait de quatre points et une amende de 135 euros. deux autres passages à niveau sensibles En Isère, deux autres passages à niveau font l’objet d’une réflexion concertée entre la SNCF et le Département : à Saint-André-le-Gaz (signalisation à améliorer) et à Brignoud (suppression envisagée).
 
Par Bénédicte DUFOUR avec Rémy PETIN | Publié le 16/12/2017 à 06:05

15/12/2017

SNCF : plus de 2 000 suppressions de postes prévues en 2018

http://www.lepoint.fr/economie/sncf-plus-de-2-000-suppres...

L'entreprise publique compte actuellement quelque 148 000 salariés (hors filiales). Près de 2 100 postes ont été supprimés cette année.

Source AFP
Modifié le - Publié le | Le Point.fr
<p>Vers une r&#233;duction des effectifs &#224; la SNCF.</p>

La SNCF prévoit de supprimer environ 2 000 postes en moins en 2018, selon le projet de budget annuel présenté mercredi au comité central du groupe public ferroviaire, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction. Au total, 2 081 suppressions d'emplois sont prévues, dont 2 046 pour la branche SNCF Mobilités (- 2,5 % des effectifs) et 35 dans la holding de tête du groupe (- 0,4 %), les effectifs de la branche SNCF Réseau devant rester stables, selon le projet de budget. La SNCF prévoit aussi « plus de 5 000 recrutements en 2018, la plupart sur le terrain, pour le contact avec la clientèle et les infrastructures », a indiqué la direction de la SNCF. Les postes supprimés concerneront « des départs non remplacés, essentiellement des départs à la retraite », a-t-on précisé.

L'entreprise publique compte actuellement quelque 148 000 salariés (hors filiales), répartis entre SNCF Mobilités (trains et gares), SNCF Réseau (construction et entretien des voies) et la holding de tête, qui pilote l'ensemble. « Les chiffres de suppressions d'emplois sont globalement identiques depuis quelques années. Ce budget est sans surprise. Cette trajectoire est tout à fait connue et partagée avec l'État (NDLR : actionnaire de la SNCF). On s'adapte à l'avenir économique », a souligné la direction. L'Unsa a de son côté dénoncé un budget où, « encore une fois, on a des plans de performance qui fonctionnent avec des économies passant par des suppressions d'emplois ».

Les syndicats vent debout

La nette baisse des emplois au sein de SNCF Mobilités est « plus qu'inquiétante », car « on a besoin d'effectifs pour informer les voyageurs et faire face aux situations perturbées », d'autant que le chiffre d'affaires de cette branche est prévu « en hausse de 3,4 % » en 2018, a expliqué Roger Dillenseger, de l'Unsa. L'an dernier, le projet de budget 2017 annonçait environ 1 200 suppressions de postes dans la branche Mobilités, où finalement près de 2 100 postes ont été supprimés cette année. En comité central, « les quatre syndicats ont voté contre ce budget d'austérité, grosso modo le même que celui de l'an dernier, encore amplifié côté Mobilités », a indiqué Eric Meyer, de SUD Rail. L'avis des syndicats est consultatif. Côté Réseau, « le taux de subventions de l'État par rapport au taux des investissements est ridiculement bas. Aujourd'hui, toute la maintenance du réseau se fait à crédit, ce qui pose réellement problème », a ajouté Eric Meyer. La CFDT a critiqué « des suppressions de postes au titre de la performance, de la productivité et du recours à la sous-traitance », au moment où il y a « lieu de s'interroger après les incidents » récents. Après deux pannes majeures fin juillet et début décembre à la gare de Paris-Montparnasse, la SNCF a promis la semaine dernière « une profonde réorganisation » dans la gestion de la rénovation de ses infrastructures.

 
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