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25/05/2018

Réforme SNCF: Les syndicats de retour à Matignon, Édouard Philippe prévoit plusieurs annonces

https://www.huffingtonpost.fr/2018/05/25/reforme-sncf-les...

POLITIQUE 25/05/2018 07:26 CEST | Actualisé il y a 11 minutes

Le Premier ministre doit notamment dire aux syndicats quelle part de la dette de SNCF Réseau l'État reprendra.

AFP
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger (gauche) avant un rendez-vous avec le Premier ministre à Matignon, le 7 mai.

CHEMINOTS - Les syndicats de la SNCF, déjà reçus le 7 mai à Matignon, revoient ce vendredi 25 mai le Premier ministre, qui doit préciser le niveau de reprise de la dette du groupe, le montant des investissements que consentira l'État et son rôle dans les négociations de la branche ferroviaire.

Au sortir du 11e épisode de grève et deux jours après une "vot'action" massivement contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement, les syndicats CGT, Unsa, SUD et CFDT, représentatifs à la SNCF, ainsi que FO, représentatif au niveau de la branche, verront dans la matinée à tour de rôle Édouard Philippe, qui fera une déclaration à la presse à la mi-journée.

Le chef du gouvernement recevra ensuite l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, organisation patronale), avant le patron de la SNCF, Guillaume Pepy.

Le gouvernement "inflexible"

L'intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT a "adopté une position commune sur (ses) demandes", a-t-elle indiqué. Elles concernent notamment "la trajectoire financière" du groupe public, une convention collective nationale (CCN) du transport ferroviaire "de haut niveau" et l'accord d'entreprise à négocier à la SNCF, a précisé l'Unsa à l'AFP.

En face, le gouvernement reste "inflexible, sûr de sa réforme, mais à l'écoute", a-t-on répété à Matignon. "Il y a le non-négociable (ouverture à la concurrence, fin du statut de cheminot, transformation de la SNCF en société anonyme à capitaux publics, ndlr) et le négociable", comme "le niveau de la dette" repris par l'État, a-t-on ajouté.

L'État va reprendre "entre 30 et 35 milliards d'euros" de cette dette et investir l'équivalent d'"un point et demi de PIB" (environ 3 milliards) dans les infrastructures : "le réseau, le fret, les voies, la signalisation", a annoncé jeudi le député Jean-Baptiste Djebbari (LREM), rapporteur du projet de loi de réforme ferroviaire. Reprendre la dette permettra de "restaurer un modèle économique viable" à la SNCF, souligne l'exécutif.

"Deux ou trois annonces de Matignon"

La CGT Cheminots ne se contentera pas "d'engagements sur la reprise partielle de la dette" et réclame "l'ouverture immédiate de négociations tripartites (organisations syndicales, patronat, gouvernement) sur l'ensemble" de la réforme, a-t-elle prévenu.

Selon une source proche du dossier, "il y aura aussi deux ou trois annonces de Matignon sur la façon dont l'État sera partenaire dans la négociation sur la nouvelle convention collective". Un point important pour les syndicats. L'Unsa ferroviaire "demandera au Premier ministre une note d'intention l'engageant sur le contenu de ces négociations à venir", a indiqué son secrétaire général, Roger Dillenseger. "Un chantier titanesque" à mener "en 18 mois" avant l'arrêt des embauches au statut de cheminot le 1er janvier 2020.

L'UTP a publié jeudi le cadre -les thèmes et un calendrier- qu'elle propose aux syndicats pour "finaliser" une CCN "ambitieuse". Elle promet "un cadre social de branche moderne", assurant "un haut niveau de garantie pour les salariés et un haut niveau de sécurité ferroviaire". Mais elle refuse de reprendre "l'ensemble des éléments actuellement inclus dans le statut des cheminots".

"Le document de l'UTP répond à des préoccupations de la CFDT" mais il ne va "pas assez loin, il doit encore être étayé et renforcé sur sa nature engageante", a commenté Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots. "On souhaite que l'Etat prenne un engagement moral."

Guillaume Pepy "doit partir"

Les rencontres de Matignon succèdent à l'adoption mercredi en commission au Sénat du projet de loi qui sera examiné en séance à partir de mardi. Le texte a évolué depuis son vote en avril en première lecture à l'Assemblée, intégrant notamment des propositions de l'Unsa et de la CFDT mais sans atteindre leurs objectifs sur les transferts des salariés chez un autre opérateur.

Pour SUD-Rail, le gouvernement doit "retirer son projet de loi" et Guillaume Pepy "doit partir". "La question du maintien de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF n'est pas posée" et "il n'est pas question d'offrir la tête de quiconque à personne", a prévenu jeudi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

22/05/2018

Dette SNCF: le gouvernement prévoirait de reprendre 35 milliards d'ici 2022

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/05/22/20002-20180...

Dette SNCF: le gouvernement prévoirait de reprendre 35 milliards d'ici 2022
La reprise de la dette de la SNCF figure parmi les revendications des syndicats (photo d'illustration). GERARD JULIEN/AFP

Cette reprise de la dette du groupe ferroviaire se ferait en deux temps, en 2020 puis en 2022, selon des informations du journal LesEchos. Le Sénat doit entamer cette semaine l'examen du projet de loi «pour un nouveau pacte ferroviaire» contesté par les cheminots.

Alors que le Sénat entame cette semaine l'examen du projet de loi «pour un nouveau pacte ferroviaire» contesté par les cheminots, la question cruciale de la reprise de la dette de la SNCF serait sur le point de se clarifier. Selon Les Échos , le gouvernement prévoirait la reprise d'environ 35 des 47 milliards d'euros de dette de l'opérateur ferroviaire. Le premier ministre Édouard Philippe doit recevoir successivement vendredi les syndicats de cheminots pour leur préciser les modalités retenues pour cette opération. L'évolution du groupe ferroviaire vers le statut de société anonyme imposant à SNCF Réseau de contenir sa dette en deçà de 10 à 12 milliards d'euros de dette, «le projet du gouvernement serait de délester à terme d'environ 35 milliards la future société», détaillent Les Echos.

Au début du mois de mai, Édouard Philippe avait précisé que s'il n'était plus question de revenir sur le statut des cheminots, dont la suppression était actée, il était ouvert à la discussion sur la dette du groupe. D'après le quotidien économique, cette reprise partielle se ferait en deux temps: une première partie en 2020 puis une seconde en 2022.

Contenir la dette sous les 10-12 milliards d'euros

Le gouvernement - qui souhaite que le système ferroviaire revienne à l'équilibre financier d'ici 2022 - compte atteindre cet objectif «par une diminution de la charge de la dette, des gains de productivité supplémentaires par SNCF Réseau, et une contribution financière accrue de SNCF Mobilités, l'entité chargée de faire rouler les trains», précise le quotidien. Concrètement, l'État entend réduire les intérêts liés à la dette et qui coûtent chaque année 1,5 milliard d'euros. Il souhaite ensuite faire contribuer davantage SNCF Mobilités en exigeant plus de productivité et d'économies: l'effort demandé devrait ainsi passer de 2,3 milliards d'euros à 3 milliards. La fin des embauches au statut devrait par ailleurs permettre 10 à 15 millions d'euros d'économie supplémentaire à partir de 2020.

La reprise de la dette - au moins partiellement - figurait parmi les revendications des syndicats, qui mèneront mercredi et jeudi le onzième épisode de la grève en pointillé entamée le 3 avril et programmée jusqu'au 28 juin. Une grève qui «va coûter jusqu'à 350 ou 400 millions d'euros», selon le PDG de la SNCF Guillaume Pepy, interrogé ce matin sur CNews.


L'exécutif reste ferme mais se dit prêt à des concessions

Le gouvernement se montre en revanche inflexible concernant la suppression du statut des cheminots, qui ne seront plus recrutés à ce statut à partir du 1er janvier 2020, ainsi que sur l'ouverture à la concurrence. «Nous avons demandé au niveau du gouvernement un moratoire d'un mois pour négocier, notamment sur la question du statut», expliquait ce matin le secrétaire général de FO Pascal Pavageau, sur Public Sénat. «Le gouvernement en profite pour casser le statut», a-t-il également déploré.

Selon Les Echos, lors de l'examen du texte au Sénat, le gouvernement prévoit tout de même d'introduire par voie d'amendement certaines concessions faites aux organisations réformistes (CFDT et Unsa) pour tenter de mettre fin au conflit social le plus dur du début du quinquennat. Une moindre hausse des péages ferroviaires dans les années à venir et une augmentation des investissements destinés à rénover le réseau sont notamment évoquées. Mais selon Les Echos, l'exécutif compte tout de même «inscrire dans la loi qu'en cas d'appel d'offres perdu par la SNCF, si les volontaires ne sont pas suffisamment nombreux, certains cheminots seront obligatoirement transférés vers le nouvel opérateur».

SNCF : les trois quarts des Français et des usagers du train favorables à la réforme ferroviaire

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/22/les-tro...

Un sondage mené pour le compte de la SNCF ne montre aucune bascule de l’opinion en faveur des grévistes, malgré la durée du conflit.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Manifestants et voyageurs lors de la journée de grève contre la réforme de la SNCF, à Paris, le 14 mai.Manifestants et voyageurs lors de la journée de grève contre la réforme de la SNCF, à Paris, le 14 mai. FRANCOIS / AP

Le conflit à la SNCF vient d’entrer de plain-pied dans une semaine capitale qui verra le texte de la réforme ferroviaire examiné par le Sénat et des annonces importantes du premier ministre Edouard Philippe sur la dette de la SNCF.

Selon Les Echos du mardi 22 mai, le gouvernement prévoit la reprise d’environ 35 milliards des 47 milliards d’euros de dette de SNCF Réseau en deux temps – en 2020, puis 2022 – et s’apprête à annoncer un surcroît d’investissement de 700 millions. Voilà qui pourrait remonter le moral des cheminots en lutte contre la réforme, car du côté de l’opinion publique, la bataille est loin d’être gagnée.

Alors que le Journal du dimanche (JDD) indiquait, dimanche 20 mai, dans son onzième baromètre IFOP sur la grève SNCF, que le soutien au mouvement de protestation restait minoritaire (42 %), un autre sondage en ligne effectué auprès de 1 000 personnes pour le compte de la SNCF, et que Le Monde a pu consulter, révèle qu’une grande majorité de Français (75 %) trouve justifiée la réforme du système ferroviaire mise en œuvre par le gouvernement.

Cette enquête, diligentée également par l’IFOP du 9 au 14 mai, est la cinquième du genre commanditée par la direction de l’entreprise ferroviaire depuis le début du mouvement. Elle montre une stabilisation des perceptions par rapport aux vagues précédentes. Un détail rend l’étude particulièrement intéressante : l’opinion des clients et des usagers de la SNCF est isolée.

Réduction des clivages

Le sentiment de ces derniers se distingue très peu de celui de la moyenne des Français : 76 % des clients trouvent la réforme justifiée et 57 % d’entre eux considèrent que les cheminots ont trop d’avantages (58 % pour l’ensemble des Français).

Pas d’empathie avec les grévistes, donc, mais plutôt un rejet d’autant plus fort que les personnes ont été gênées par le conflit : 54 % des utilisateurs réguliers du train et 57 % des usagers des TER et Intercités (les plus touchés par le mouvement) se déclarent opposés ou hostiles à la grève, contre 51 % pour l’ensemble des Français. L’un des autres enseignements de cette enquête est la réduction des clivages (jeunes/vieux, public/privé) pour aller vers une moyenne autour de 70 % -75 % en faveur de la réforme.

« Ne pas voir l’opinion basculer en faveur des grévistes lors d’un conflit aussi long est quasiment inédit, remarque Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Cela a été constaté seulement lors de la réforme des retraites en 2007, mise en œuvre par Nicolas Sarkozy. Et encore, à l’époque, l’opinion avait tendance à critiquer le rythme trop rapide des changements. En 2018, ce n’est pas le cas. »

Les syndicalistes cheminots trouveront quand même dans ce sondage de quoi apporter un peu de carburant à leur lutte : 70 % des Français (+ 4 points) pensent que la privatisation à terme de la SNCF est inéluctable et 62 % (+ 4 points également) que l’on se dirige tout droit vers la fermeture de nombreuses petites lignes.

 
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