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30/12/2017

SNCF, au train où vont les choses…

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2017/12/29/...

Nos chemins de fer, jadis fierté nationale, ne donnent plus satisfaction. Pagailles et retards y prospèrent comme champignons après la pluie. Et les pannes informatiques, électriques, la vétusté des rames régionales, le manque d’informations… C’est le lot habituel des voyageurs, pas seulement à l’occasion des départs en vacances d’hiver. Le trajet entre la maison et le travail, pour qui choisit le rail, devient un casse-tête quotidien. Personne, jusqu’alors, ne semblait s’en indigner outre mesure. Mais les récents fiascos à Montparnasse, Bercy, Austerlitz et Saint-Lazare ont mis le problème en lumière. La faute aux journaux, en pénurie de sujets pour les fêtes, qui titrèrent tous là-dessus…

En conséquence, le gouvernement doit marquer le coup. Le 8 janvier prochain, la ministre des Transports convoque les deux patrons de la SNCF. Ordre du jour : « Tirer le bilan des derniers incidents ». Aie ! Les élèves Pepy et Jeantet, communication oblige, se feront sermonner par Élisabeth Borne. Et puis quoi ? Chacun sait que la situation actuelle découle d’une mauvaise stratégie en place depuis des décennies. Le développement fou des TGV, sous la pression des élus locaux, s’est fait au détriment de l’entretien du réseau existant. Tout pour les lignes à grande vitesse, rien pour les trains de proximité ! Ceux qui dénonçaient alors l’anomalie passaient pour des passéistes grincheux.

L’État réagit enfin, octroyant 45 milliards pour la rénovation des infrastructures ferroviaires. Il faudra néanmoins dix ans pour remettre l’entreprise à niveau. En attendant, la multiplication des chantiers ne manquera pas d’engendrer de nouvelles perturbations. Autant dire que, dans les gares et les wagons, on n’a pas fini de s’énerver.

 

22/12/2017

Vénissieux : GSE choisi par SNCF Immobilier pour réaliser son technicentre

http://www.lyonpoleimmo.com/2017/12/22/48065/venissieux-g...

La SNCF a confié à GSE la réalisation de ses deux futurs technicentres à Vénissieux et Romilly-sur-Seine.

GSE a indiqué jeudi avoir été choisi, en association avec le cabinet d’architectes Unanime, par la SNCF Immobilier pour la construction de deux de ses futurs technicentres à Vénissieux et Romilly-sur-Seine. Ces deux projets de Haute Qualité Environnementale (HQE) et de performance industrielle, seront menés en étroit partenariat avec les collectivités concernées.

Le technicentre de Vénissieux est amené à être l’"atelier du futur" de la SNCF pour ses centres de maintenance industrielle, et constituera ainsi l'un des centres d'excellence de la société ferroviaire. Ce technicentre installé pour l’heure à Oullins, va quitter l’entrée sud de Lyon à l’horizon 2019 pour Vénissieux, à la périphérie est de l’agglomération.

Un nouveau intégrant le BIM

« L’imposant ensemble, qui totalise aujourd’hui près de 80.000 m² bâtis, sera alors transféré sur un foncier de 8,5 hectares en cours d’acquisition auprès de Renault Trucks », précise GSE. Le nouveau technicentre intégrera à sa conception les dernières technologies BIM (Building Information Modeling), permettant de visualiser par ordinateur en temps réel le fonctionnement du bâtiment, enveloppe du technicentre.

Ceci permet également une gestion technique optimisée et rationalisée en termes de maintenance. Le défi sur ce site que relève actuellement la SNCF est d’incorporer à ce système de modélisation le matériel industriel, cœur de l’activité du site.

« L’objectif est de rationaliser, optimiser le fonctionnement de l’activité pour gagner en productivité et assurer un meilleur service. Au plan national, ce technicentre sera spécialisé dans la réparation de deux familles de pièces : les moteurs électriques et les pièces assurant la conversion de puissance électrique », poursuit GSE.

8,5 hectares de terrain

Le nouveau technicentre répondra aux normes nouvelles, avec gestion intelligente et économe des besoins énergétiques, un environnement de travail conforme aux exigences actuelles, mais aussi une utilisation des possibilités offertes par le digital et une optimisation de la gestion des flux industriels.

Le centre de Vénissieux est réalisé sur un terrain de 8,5 hectares de terrain. Il comprendra 33 000 m² d’atelier industriel, 6 000 m² de locaux tertiaires, dont 3 500 m² dans un bâtiment indépendant. Il regroupera 500 collaborateurs. L’investissement total se monte à 65 millions d’euros soit 40 millions d’euros pour terrain et bâtiment (dont 33,3 millions d’euros de CPI - Contrat de Promotion Immobilière) et 25 millions d’euros pour équipements et transfert

Sur ce technicentre, le bien-être des collaborateurs sera recherché, avec des bâtiments accueillant de grandes terrasses canopées pour les bureaux ainsi que de grandes baies vitrées donnant sur les ateliers, assurant des espaces de travail ouverts et lumineux, favorables au travail collaboratif.

Dette Le rail à crédit

Si on arrêtait les conneries et les projets exorbitants on n'en serait pas là dans cette situation catastrophique

Mais bon comme le français aime bien être une vache à lait profitons-en!

30 Milliards d'euros pour le Lyon-Turin on enlèverait une bonne épine du pieds de chaque français et des générations futurs !

Eric

 

http://www.liberation.fr/france/2017/12/21/dette-le-rail-...

Par Franck Bouaziz

Elle court, elle court, la dette de la SNCF. Son montant atteint 40 milliards d’euros aujourd’hui et culminera à 63 milliards en 2026. Son remboursement coûte chaque année à l’entreprise 1,5 milliard, soit le prix de 40 rames de TGV made in France par Alstom. Ce lourd fardeau est d’abord l’héritage du passé. On y trouve le coût des lignes à grande vitesse et les déficits successifs de la SNCF. Depuis 2010, l’heure n’est plus à la construction de lignes nouvelles, mais plutôt à la rénovation d’un réseau en piteux état, surtout pour les voies ferrées classiques. D’où les 23 milliards de dettes supplémentaires à venir, au rythme de 2,5 milliards par an. Aujourd’hui, la filiale SNCF-Réseau, propriétaire des 30 000 km de rails, pilote 1 600 chantiers de rénovation, dont une majorité en Ile-de-France, qui concentre le plus grand nombre de voyageurs et les infrastructures les plus fatiguées. 2 milliards d’euros y sont investis cette année. Lestée par ce fardeau financier, la direction de la SNCF a fait passer un message clair à l’Etat : pas question de financer le moindre kilomètre de ligne nouvelle. Message reçu.

Pour la construction de la liaison CDG-Express destinée à relier l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle au centre de Paris en vingt minutes d’ici à 2023 (Jeux olympiques obligent), c’est l’Etat qui s’endettera directement à hauteur de 1,7 milliard pour ne pas plomber un peu plus le bilan de la SNCF pourtant actionnaire du projet. Cette austérité décrétée ne rend pas pour autant la situation tenable. L’exécutif cherche donc une issue et a confié une mission de réflexion à l’ancien président d’Air France Jean-Cyril Spinetta. L’exercice est complexe car il s’agit de sortir cette dette du budget de la SNCF sans forcément la faire entrer dans celui de l’Etat, de manière à ne pas violenter les critères de Maastricht sur le poids de la dette ramené au PIB. La solution pourrait passer par une opération de defeasance (en français, cantonnement). Il s’agit de loger ces milliards encombrants dans une structure spécialement créée et contrôlée par l’Etat. Le mécanisme a déjà fait ses preuves, il y a un quart de siècle. A l’époque, il avait permis de sauver le Crédit lyonnais.

 
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