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18/01/2017

En Rhône-Alpes, les TER sont très en retard

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/rhone-alpes-...

En 2016, près d’un TER sur dix est arrivé en retard en France, selon une étude du journal Le Monde. Rhône-Alpes affiche un taux de retard de plus de 13%, juste derrière la pire région, PACA. 

  • France 3 Alpes
  • Publié le , mis à jour le
TER en attente © via @bovar121

© via @bovar121 TER en attente

L'an passé, plus de 9 % des Trains Express Régionaux, les fameux "TER", ont affiché en moyenne un retard de plus de 5 minutes, selon le journal Le Monde. Le journaliste Eric Beziat a étudié les bulletins statistiques de la SNCF. Un résultat médiocre, le pire depuis 2013, en baisse continue depuis 2014. Le taux de retard n'était alors "que" de 8 %.

10 points de pourcentage séparent ainsi Provence-Alpes-Côte d’Azur PACA, la pire région avec 15,2 % des TER en retard, de l’Alsace qui affiche un très honorable score de 4,7 %. Rhône-Alpes arrive en deuxième place, avec plus de 13%.

Selon Le Monde, l’analyse chronologique des retards met en évidence deux baisses d’activité passagères pour la régularité des trains régionaux.

Le mois de juin 2016 et ses grèves (10 % des trains en retard), et le mois de novembre, habituellement délicat en raison du changement climatique saisonnier, avec 14 % des trains en retard.

Vous pouvez vous-mêmes consulter le "baromètre de régularité" de la SNCF pour en savoir plus.

Des retards causés par l'embouteillage de Part-Dieu ?

La SNCF précise que la régularité régionale est contrastée du fait de la saturation du réseau aux abords de Lyon Part-Dieu. Toutes causes d’irrégularité prises en compte, les causes internes et les causes externes, la régularité TER est proche de 89 %, selon la SNCF.

Cette moyenne régionale masque les disparités entre les lignes : 98 % sur l’Ouest lyonnais par exemple, 94 % sur l’axe Saint-Etienne – Roanne ou sur l’axe Saint-Etienne – Firminy. A l’inverse, certaines lignes peinent à réaliser 80 % de ponctualité.

Dès que les circulations passent par Lyon Part-Dieu, le plafond de régularité de la ligne ne dépasse pas 87 % en raison de l’encombrement du réseau à l’approche de cette gare. Entre 2007 et 2013, l’offre de transport a augmenté en effet de 20 %, et Lyon Part-Dieu est devenu un goulot d’étranglement qui génère des embouteillages.

En Rhône-Alpes, les TER sont très en retard

La gare de Lyon Part-Dieu est traversée, un jour de semaine ordinaire, par près de 650 circulations ferroviaires, TER, TGV et fret confondus, avec ou sans arrêt. En heures de pointe, un départ vers le nord, sur l’une des deux voies disponibles a lieu toutes les 4 minutes, et un départ toutes les 4 minutes vers le sud.

Sur les lignes TER qui présentent la possibilité de desservir soit Lyon Perrache, soit Lyon Part-Dieu, on observe ainsi un écart de 6 à 10 points de ponctualité. C’est le cas des lignes Lyon – Villefranche, Lyon – Vienne ou Lyon –Saint-Etienne, qui offrent davantage de fiabilité horaire via Lyon Perrache.

Objectif TER AURA 2020 : 92 % de régularité

Moins de 6 minutes de retard au terminus ou sur le périmètre régional. C'est le plan « IMPACT TER » Lyon-Chambéry-Grenoble. Ce programme, phasé sur 4 ans, porte sur les lignes les plus fréquentées de la région : Lyon Part-Dieu – Grenoble, Lyon Perrache – Saint-André-le-Gaz et Lyon Part-Dieu – Chambéry. Sur ces 3 lignes se retrouvent 15% des clients de TER Auvergne-Rhône-Alpes, 17% des recettes, 300 circulations quotidiennes, pour un taux de régularité inférieur de 10 points à la moyenne régionale.

© SNCF

© SNCF

Les causes d’irrégularité étant multiples, les solutions mises en oeuvre depuis novembre 2016 sont également multiples : 

-renforcement de la coopération entre les équipes de SNCF Réseau et de SNCF Mobités pour améliorer la programmation et la réalisation des travaux

-renforcement de la maintenance du réseau avec une augmentation des effectifs présents

-investissement ciblé sur le réseau avec la construction de l’ouvrage sous le passage à niveau n°11 de Chandieu (Rhône) pour sécuriser et simplifier l’exploitation de la ligne (travaux SNCF réalisés en octobre 2016 et travaux de voirie jusque mi-2018)

-réexamen des sillons (créneaux horaires dans lesquels sont programmés la circulation des trains et leur ordre de passage) pour gagner en fluidité.

-refonte de la signalisation de part et d’autre de St André le Gaz en Isère (côté Lyon en 2016, côté Chambéry en 2017) pour fluidifier les circulations

-fiabilisation du matériel roulant avec l’atelier de Lyon Mouche livré dans sa configuration définitive en octobre 2016 et dédié au matériel roulant sur Lyon Part-Dieu – Grenoble

-déploiement du nouveau matériel TER Régio2N sur l’axe Lyon Perrache – Saint-André-le-Gaz en décembre 2016

-dédicace du parc matériel et des agents (conducteurs et contrôleurs) sur cet axe.

Prochaine ouverture à la concurrence ?

Les lignes TER devront bientôt s'ouvrir à la concurrence. Certains Conseils Régionaux, désormais organisateurs des transports, sont déjà en recherche de partenaires.

Les explications d'Aurélie Massait

 
Ouverture à la concurrence ?

13/01/2017

Lyon : Des perturbations à prévoir lors de la fermeture partielle de la gare de Perrache

http://www.20minutes.fr/lyon/1992231-20170109-lyon-pertur...

TRANSPORTS Dès le 30 janvier, de lourds travaux vont avoir des répercussions sur la circulation des trains...

Une partie des voies sera fermée pendant la modernisation des 34 aiguillages de la gare de Perrache à Lyon. Illustration. Une Une partie des voies sera fermée pendant la modernisation des 34 aiguillages de la gare de Perrache à Lyon. Illustration. - Elisa Riberry / 20 Minutes

Elisa Frisullo

Plus de deux mois de travaux, une centaine d’agents mobilisés et un budget de 15 millions d’euros. A compter du 30 janvier et jusqu’au 8 avril, SNCF Réseau va procéder au renouvellement et à la modernisation de 34 aiguillages en gare de Perrache à Lyon.

Ces travaux d’ampleur, prévus de jour et de nuit, vont entraîner la fermeture partielle de la gare aux circulations ferroviaires, a annoncé ce lundi la direction régionale de la SNCF. 20 Minutes fait le point sur les principales perturbations prévues pour les usagers.

  • Des trains supprimés

Durant les différentes phases de travaux destinées « à maintenir et à développer les performances du réseau ferroviaire », plusieurs voies seront fermées aux TER et TGV. Les usagers de la ligne Perrache-Saint-André-le-Gaz devraient en pâtir puisque plusieurs TER périurbains devraient être supprimés au cours du chantier. Pour rejoindre Vienne depuis Villefranche, il faudra également prendre son mal en patience.

La majorité des TER assurant la liaison entre les deux villes verront leur trajet scindé lors du chantier. Le parcours nord sera limité entre Villefranche et la gare de Vaise. Il faudra ensuite gagner en métro Perrache, d’où partiront les trains en direction de Vienne.

Aux heures de pointe, les TER circulant entre Perrache et Givors seront supprimés. La desserte sera assurée par les trains assurant la liaison entre Lyon-Saint-Etienne et Firminy. Ces TER marqueront des arrêts supplémentaires dans les gares de Pierre-Bénite, Vernaison, Grigny-le-Sablon et Givors Canal.

Selon la SNCF, certains trains seront également supprimés entre Perrache et Firminy. Une partie seulement de ce trajet sera alors réalisé par les TER Lyon Part-Dieu-Saint-Etienne.

  • Des trains redirigés vers la Part-Dieu

Pendant cette période de chantier, les TER assurant la liaison entre Paray-le-Monial et Lyon auront pour départ et terminus la gare de la Part-Dieu. Certains trains circulant entre Roanne et Lyon seront également renvoyés vers les gares de Vaise ou de la Part-Dieu pour les départs et les arrivées. Des TER Lyon-Genève et Lyon-Bourg-en Bresse seront également limités à la Part-Dieu et ne desserviront plus Perrache.

  • Un faible impact sur les TGV

Les perturbations seront modérées sur les trains à grande vitesse. Sur la ligne Paris Lyon, certains TGV partiront et assureront leur terminus à Part-Dieu, sans passer par Perrache, tout comme les trains Intercités reliant Tours à Lyon.

Pour éviter de mauvaises surprises, les usagers sont invités à consulter le détail des circulations qui sera mis en ligne dès la fin du mois de janvier sur le site TER Rhône-Alpes.

21/12/2016

L’Etat promet 46 milliards d’euros pour rénover le réseau SNCF

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/12/21/l-etat-...

Sur dix ans, l’effort portera sur les lignes les plus fréquentées et sur le réseau régional. Ce plan de financement pluriannuel était attendu.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre.
Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre. Baptiste FENOUIL/REA

C’est une première. Et un effort public sans précédent en faveur du ferroviaire en France qui vient d’être affirmé. Mardi 20 décembre, le conseil d’administration de SNCF Réseau a approuvé le premier contrat de performance pluriannuel entre l’Etat et l’établissement gestionnaire des voies ferrées françaises.

« Cela acte la progression des budgets consacrés à la modernisation du réseau à un niveau jamais atteint auparavant », se réjouit SNCF Réseau dans un communiqué.

Au total, 46 milliards d’euros seront consacrés, en dix ans, à la régénération du réseau ferré hexagonal, soit autant que la dette colossale de l’entreprise (44 milliards d’euros à la mi-2016). L’effort porte tout particulièrement sur les lignes très fréquentées (les plus « circulées » pour reprendre le jargon maison).

Ce réseau structurant – les lignes à grande vitesse et les grandes lignes des trains Intercités – aura droit à un financement particulier de 27,9 milliards d’euros d’ici à 2027, avec une montée en puissance progressive. Dès 2017, 2,6 milliards d’euros lui sont consacrés et, à partir de 2020, chaque année, 3 milliards d’euros seront destinés à sa remise à neuf.

Les lignes régionales et les nœuds ferroviaires bénéficieront, pour leur part, de 12 milliards d’euros sur dix ans. Ainsi, 900 millions d’euros seront investis par les régions et SNCF Réseau dès 2017 pour rénover les lignes régionales dans le cadre des contrats de plan Etat-région. Là encore, une montée en puissance est prévue, avec plus de 1 milliard dès 2018 contre 600 millions aujourd’hui.

« Une étape très importante a été franchie »

Enfin, pour arriver aux 46 milliards d’euros promis, il faut ajouter 4,5 milliards d’euros de travaux de mise en conformité (suppression des passages à niveau, accessibilité aux handicapés…) et 1,8 milliard d’euros destinés aux achats industriels et technologiques (numérisation des voies, achat de trains-usines ou de grues spéciales pour poser les aiguillages…).

Pour la première fois, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire

C’est peu dire que ce plan de financement pluriannuel était attendu. En interne, d’abord, où l’on se dit ravi de disposer d’une visibilité financière à long terme et d’échapper enfin aux aléas d’un financement de type budgétaire remis en question chaque année.

« Une étape très importante a été franchie, se félicite-t-on chez SNCF Réseau. Pour la première fois, nous avons droit à une enveloppe spécifique pour le réseau structurant. »

Au-delà de SNCF Réseau, toutes les institutions qui gravitent autour du ferroviaire réclamaient, depuis plusieurs années, ce contrat prévu par la loi sur la réforme ferroviaire de 2014 et exigé par les directives européennes sur le rail. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dans un avis sévère émis le 15 décembre sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau, en rappelait la nécessité. « Il est urgent de conclure, dans les meilleurs délais, un contrat ambitieux », insistait le gendarme du rail, qui doit désormais valider le contrat du mardi 20.

Pour la première fois, donc, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire. Il a fallu forcer la main de Bercy, très réticent à ce genre d’exercice, et qui rechignait, depuis plusieurs mois, à valider le chiffrage. L’Etat a fini par céder sous la pression des incidents, des accidents, des usagers, des élus… Il définit enfin un semblant de stratégie : investir massivement sur le réseau le plus fréquenté, éventuellement au détriment du reste.

« Cela ne suffit pas »

Mais ce contrat de performance suffira-t-il à rénover un réseau qui a vingt ans de retard ?

« Les moyens, c’est bien, mais cela ne suffit pas, réagit Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers et ancien administrateur de SNCF Réseau. L’effort de productivité est essentiel pour y arriver. »

Le ­contrat, justement, prévoit un engagement de performance et d’économies à hauteur de 1,2 milliard d’euros à l’horizon 2026.

« Un réseau rénové entraîne moins d’entretiens correctifs, détaille-t-on chez SNCF Réseau. Nous allons aussi gagner sur les achats, grâce à la relation de long terme avec nos fournisseurs, permise par l’existence du contrat. »

SNCF Réseau compte aussi améliorer sa productivité, en allongeant les périodes de travaux nocturnes – de six heures actuellement à huit heures. Cela nécessitera des discussions avec les associations d’usagers, qui anti­cipent déjà une « gêne colossale sur les dessertes du soir, du matin, du week-end et les trains de nuit ».

Si une nouvelle étape a été franchie vers une modernisation de la gouvernance du rail français, il reste bien des inconnues. A commencer par la question, toujours pas réglée, de l’énorme dette de SNCF Réseau. Sans même parler de l’avenir du contrat lui-même, soumis à une révision dans trois ans et aux vicissitudes de la vie politique française, qui connaît une échéance majeure dans moins de six mois.

  • Éric Béziat  Journaliste au Monde
 
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