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29/07/2018

SNCF : voici pourquoi la ligne Chambéry – Saint-André-le-Gaz est fermée cet été

https://www.ledauphine.com/societe/2018/07/27/sncf-voici-...

SNCF Réseau, gestionnaire d’infrastructures du réseau ferroviaire, renouvelle ses voies ferrées grâce à des trains usine. Il n’en existe que trois  en France. Ici, le train de substitution enlève et remplace les traverses et les rails. Suit le train de dégarnissage qui aspire le ballast ancien.   Les trains suivants remettent la voie à la bonne position et la stabilisent.  Photo Le DL/Ghislaine GERBELOT

SNCF Réseau, gestionnaire d’infrastructures du réseau ferroviaire, renouvelle ses voies ferrées grâce à des trains usine. Il n’en existe que trois en France. Ici, le train de substitution enlève et remplace les traverses et les rails. Suit le train de dégarnissage qui aspire le ballast ancien. Les trains suivants remettent la voie à la bonne position et la stabilisent. Photo Le DL/Ghislaine GERBELOT

Un gigantesque chantier a été entrepris par SNCF Réseau, le 16 juillet, pour renouveler 27 kilomètres de voies ferrées sur la ligne Chambéry – Saint-André-le-Gaz. Les travaux ont démarré à Cognin et se poursuivaient, mercredi, à Saint-Cassin, à raison d’un kilomètre par jour en moyenne. Rails, traverses, systèmes de fixation des rails, ballast sont retirés pour être aussitôt remplacés, grâce à des trains usine ou “suite rapide”. Ils sont positionnés les uns à la suite des autres, sur une étendue de 12 à 15 kilomètres.

Le train de substitution avale une à une les vieilles traverses et rejette les nouvelles en béton. C’est une véritable chaîne de montage, sur rails, qui est capable de déposer des éléments au millimètre près. Long de 750 mètres et de couleur jaune, il intrigue les automobilistes qui le trouvent sur leur passage. On ne peut pas le rater lorsqu’il longe la route.

Par Ghislaine GERBELOT | Publié le 28/07/2018 à 06:05

La SNCF stoppée sur sa lancée par des pertes dues à la grève

https://www.ouest-france.fr/economie/la-sncf-stoppee-sur-...

Publié le 27/07/2018  16h09

La SNCF a annoncé vendredi avoir subi une lourde perte nette, de 762 millions d'euros, au premier semestre en raison de la grève contre la réforme ferroviaire au printemps, qui a stoppé le groupe dans son élan alors qu'il avait enregistré une forte croissance en début d'année.

Le chiffre d'affaires semestriel est en baisse de 3,3%, à 16,1 milliards d'euros, a indiqué le groupe ferroviaire dans un communiqué.

L'impact négatif de la grève révélé la semaine dernière est estimé par le groupe à 790 millions d'euros. Il a pu être "en partie compensé par les gains de productivité", évalués par la SNCF à 330 millions d'euros.

"Sans la grève, on aurait été à l'équilibre", a commenté un responsable du groupe auprès de l'AFP. Au premier semestre 2017, la SNCF avait affiché un bénéfice net de 119 millions d'euros.

La réforme ferroviaire adoptée au Parlement a également eu un impact comptable sur les résultats des différentes branches du groupe SNCF, ce qui l'a conduit à revoir l'ensemble des perspectives financières sur la période 2018-2028.

SNCF Mobilités, qui regroupe les activités de transport de voyageurs et de logistique du groupe, affiche ainsi un bénéfice net de 3,2 milliards d'euros.

Il a été gonflé par "un recalage technique de la valorisation des rames TGV", qui bénéficie de "l'augmentation limitée des péages TGV" décidée dans le cadre de la réforme ferroviaire. Hors effets comptables, SNCF Mobilités affiche une perte nette récurrente de 90 millions sur le semestre.

La grève explique pour une grande partie la baisse de 3,2% des ventes de l'activité voyageurs (15,2 mds d'euros).

A l'inverse de SNCF Mobilités, le gestionnaire d'infrastructures SNCF Réseau plonge dans le rouge, avec une perte nette semestrielle de 3,7 mds d'euros, contre un déficit de 97 millions d'euros un an plus tôt. C'est la conséquence de la dépréciation des actifs de SNCF Réseau à hauteur de 3,4 mds d'euros au 30 juin en raison de la limitation de la hausse des péages TGV, principales recettes de SNCF Réseau, explique le groupe.

La dette de SNCF Réseau continue par ailleurs de se creuser et atteint 49 milliards d'euros.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, s'est engagé en mai sur la dette de la SNCF, annonçant la reprise de 35 milliards d'euros (25 en 2020, 10 en 2022) pour que le groupe arrive "à l'équilibre", "avant la fin du quinquennat".

- "Sans la grève, on aurait été à l'équilibre" -

"L'année (avait) commencé de manière très dynamique", a rappelé le responsable de la SNCF.

Le trafic des trains à grande vitesse a affiché une "forte croissance" au premier trimestre, dont une hausse de 9,6% pour les seuls TGV (dont Ouigo).

Le groupe a également présenté une forte croissance à l'international sur les six premiers mois de l'année (+5,7%), portée par Keolis, le spécialiste du transport public, ainsi que "par une bonne dynamique des activités non ferroviaires", a indiqué la SNCF.

SNCF Mobilités aurait affiché, sans la grève, "une activité en croissance de 5%" par rapport à 2017, selon le groupe, et l'activité aurait été stable pour SNCF Réseau.

SNCF enregistre également un montant d'investissements sur le semestre "plus limité que prévu", à 3,95 milliards d'euros, dépassant toutefois de 85 millions ceux de la même période de 2017.

Le groupe ferroviaire a annoncé la poursuite des travaux de modernisation et de rénovation du réseau ferroviaire, en particulier les réseaux des transports du quotidien, comprenant notamment le projet "Eole" pour le prolongement du RER E vers l'Ouest parisien.

Pour la deuxième moitié de l'année, le groupe espère renouer avec le rythme de croissance du premier trimestre.

En parallèle, la SNCF se prépare à l'ouverture à la concurrence du transport des voyageurs, entre décembre 2019 et 2039 selon les lignes, prévue par la réforme ferroviaire adoptée le 14 juin, qui prévoit aussi la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues à partir du 1er janvier 2020.

04/07/2018

SNCF : tensions en interne sur la future organisation

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Lionel Steinmann Le 03/07 à 18:55

En théorie, le groupe public devra être plus intégré, pour gagner en efficacité. Mais tout le monde, en interne, n'a pas la même idée sur le sujet.

Réforme ferroviaire, acte II.  Après l'adoption définitive de la loi mi-juin , un nouveau chantier vient de s'ouvrir : celui que la SNCF doit mener en interne pour « être plus efficace et plus performante », selon le cap fixé par le gouvernement. La première étape est attendue fin juillet, avec la présentation au gouvernement d'un nouveau projet d'entreprise. Objectif : réduire des deux-tiers d'ici à 2026 l'écart de compétitivité avec les concurrents, que l'exécutif évalue à 30 %. Mais à moyen terme, la direction doit également finaliser une nouvelle organisation, ce qui provoque d'ores et déjà un certain nombre de frictions en interne.

Depuis la réforme de 2014 , le groupe public est constitué de trois établissements publics (Epic) : SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures, voisin avec SNCF Mobilités, la compagnie chargée de faire circuler les trains, les deux étant coiffés par un Epic de tête baptisé... SNCF, chargé du pilotage de l'ensemble.

En finir avec une structure « complexe, parfois rigide »

En théorie, cette structure devait allier efficacité et souplesse. Dans les faits, elle est « complexe, parfois rigide » et « source de cloisonnements », explique le gouvernement dans le document présentant la réforme. Les doublons entre Epics sont légion, et les cadres doivent passer des journées entières en réunion.

La nouvelle loi pose un nouveau cadre : au 1er janvier 2020, la SNCF deviendra une société nationale à capitaux publics, celle-ci détenant deux filiales, SNCF Réseau et SNCF Mobilités. En théorie, cette nouvelle organisation doit être plus intégrée, pour gagner en efficacité. Mais le schéma doit être précisé par des décrets d'application et des ordonnances, et tout le monde, en interne, n'a pas la même idée sur le sujet.

Quelle doit être la liberté laissée à SNCF Réseau ? Certains plaident pour une intégration aussi poussée que possible, afin de fluidifier les coopérations sur le terrain. D'autres demandent une large autonomie, soutenus en externe par les futurs concurrents de la SNCF, qui veulent un gestionnaire d'infrastructures impartial et au-dessus de la mêlée.

Interrogations sur le holding de tête

Mêmes interrogations sur le rôle de la société mère : doit-elle être cantonnée à un rôle de holding, en laissant les différentes activités fixer leur cap ? Ou bien, au contraire, opérer un contrôle étroit sur les différentes activités ? Jusqu'ici, les tentatives d'installer une direction coiffant les différentes activités voyageurs (TGV, TER, Transilien...) pour faciliter la coopération ont capoté, les deux titulaires du poste (Barbara Dalibard puis Florence Parly) ayant jeté l'éponge au bout d'un an. Faut-il persévérer ?

Ces sujets préoccupent les dirigeants concernés, mais aussi leurs équipes : les gains de productivité se feront notamment par la suppression des doublons repérés dans les fonctions support. La future organisation déterminera où se feront les coupes.

Même si les choix seront actés par le gouvernement, Guillaume Pepy, le patron du groupe, aura un rôle prépondérant dans les arbitrages à venir. Avec un mandat qui s'achève début 2020, a-t-il encore l'autorité nécessaire pour faire passer des décisions impopulaires ? « Au contraire, il n'a plus besoin de ménager quiconque », assure un expert. En 2014, Guillaume Pepy avait profité de la réforme pour faire une série de nominations et redistribuer les cartes au comité de direction. Le scénario pourrait se répéter à la rentrée.

Lionel Steinmann
@lionelSteinmann
 
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