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27/01/2017

« SNCF se met à l’heure du digital en Auvergne-Rhône-Alpes »

http://www.leprogres.fr/economie/2017/01/26/sncf-se-met-a...

Jean-Christophe Archambault, directeur régional TER Auvergne-Rhône-Alpes de SNCF Mobilités, remettra le Trophée du Made in Auvergne Rhône-Alpes.

Le 26/01/2017 à 05:00

Jean-Christophe Archambault,  Directeur régional TER Auvergne-Rhône-Alpes de SNCF Mobilités.     Photo DRJean-Christophe Archambault, Directeur régional TER Auvergne-Rhône-Alpes de SNCF Mobilités. Photo DR
La SNCF remettra le prix du Made in Auvergne Rhône-Alpes, est-ce que cela a une signification pour vous ?

« Nous sommes très heureux et très fiers de remettre ce trophée qui traduit bien, à mon sens, notre implication au service de la région. SNCF est une entreprise nationale, comme l’indique la lettre N de son acronyme. Ce que l’on sait moins en revanche, c’est son poids dans l’économie régionale, son rôle de locomotive. En Auvergne-Rhône-Alpes, pour la seule année 2015, SNCF a réalisé 690 millions d’euros d’achats auprès de 4 587 entreprises, dans tous les départements de la région. Ceci représente 16 173 emplois indirects, auxquels s’ajoutent les 16 500 collaborateurs du groupe SNCF en Auvergne-Rhône-Alpes. »

Est-ce que « le made in Auvergne Rhône-Alpes » se caractérise au sein de la SNCF, et si oui comment ?

« S’il n’y avait qu’un exemple à donner, je citerais spontanément la coopération très stimulante de nos équipes des ateliers SNCF d’Oullins avec l’École Centrale de Lyon dans le cadre du projet de technicentre industriel nouvelle génération qui s’implantera à Vénissieux à l’horizon 2019. À travers un partenariat signé en avril dernier, les étudiants contribuent à penser les organisations de l’usine du futur, tournée vers l’internet des objets, l’efficacité énergétique, la prise en compte des nouvelles technologies dans l’ergonomie et la sécurité des postes de travail. Il y avait une logique territoriale à rapprocher nos compétences respectives, encore fallait-il passer à l’acte. Nous nous félicitons de l’avoir fait. »

Quelles sont les nouveautés que la SNCF va proposer dans la région en 2017 ?

« La modernisation de la vente à distance des billets régionaux, qui était jusqu’à présent très marginale faute de simplicité. C’est un domaine où nous étions attendus par nos clients de proximité, ceux qui utilisent les trains régionaux. Nous leur offrons depuis ce début d’année la possibilité d’acheter tous les titres de la gamme régionale TER Auvergne-Rhône-Alpes depuis leurs smartphones, via l’application SNCF, et sur les sites d’agence de voyages en ligne dont voyages-sncf.com qui est, il faut le rappeler, leader des sites marchands en France. La digitalisation de nos processus concerne également d’autres secteurs de notre activité : les nouvelles rames TER communiquent par exemple à distance et en temps réel avec les opérateurs qui en assurent l’entretien et qui peuvent ainsi cibler leurs interventions dès le retour de l’engin. Le digital permet aussi à nos clients d’avoir accès à une bibliothèque dématérialisée, SNCF e-livre qui permet de choisir, via une application (IOS et Android), une lecture en fonction de son temps de voyage. Et nous ne sommes pas à cours d’imagination pour les prochains mois et les prochaines années. »

SNCF : l'ARAFER demande une révision des règles de séparation comptable

http://www.deplacementspros.com/SNCF-l-ARAFER-demande-une...

Décidément, l'Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières a SNCF dans son collimateur. Ce 24 janvier, elle demande au transporteur ferroviaire de revoir ses règles comptables.

En cause, les risques de discrimination d’accès au marché, de subvention croisée et de distorsion de concurrence. En imposant à SNCF Mobilités un cloisonnement financier de ses activités sous monopole et en concurrence, elle veut éviter les dérives comptables qui seraient un frein à la bonne marche de l'exploitation ferroviaire.

Dans un communiqué, l'ARAFER précise qu'après "avoir examiné le projet qui lui était soumis et recueilli l’avis de l’Autorité de la concurrence, l’Arafer a décidé de ne pas approuver les règles de séparation comptable de SNCF Mobilités. L’Autorité a relevé des non conformités et n’a pu analyser certains points, faute d’informations transmises par l’opérateur ferroviaire. Elle demande à être rapidement saisie d’un nouveau projet de référentiel de séparation comptable".

C'est la seconde fois que l'autorité rejette les plans comptables proposés par SNCF. Pour l'ARAFER, la séparation comptable de SNCF Mobilités est un enjeu fort de régulation pour l’élaboration des tarifs. Elle engage également, le contrôle du respect des règles de concurrence et de transparence pour tous les acteurs du marché. L'autorité avait déjà saisi SNCF pour lui rappeler les droits à venir de la concurrence européenne.

La SNCF très sévèrement critiquée par la Cour des Comptes

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/social/20170126.OB...

Denis Demonpion

Les cheminots ne vont pas aimer. Et Guillaume Pepy, président du groupe SNCF, risque, lui aussi, de ne pas trop apprécier le dernier rapport en date de la Cour des comptes consacré à "l'Etat actionnaire" et à sa gestion des entreprises publiques, dont la SNCF.

Fleuron du rail et fierté des élus locaux, toujours partants pour avoir une desserte dans leur ville ou leur région, le groupe SNCF, né en 2014 de la réforme ferroviaire ayant permis, entre autres, de sanctuariser la dette de quelque 50 milliards d'euros, présente, en l'état, plusieurs "inconvénients".

"Préserver la paix sociale"

Notamment celui de ne pas laisser les coudées franches à son PDG dont les initiatives, en particulier pour réduire la dette ou réorganiser le temps de travail dans l'entreprise de 260.000 salariés, tous secteurs confondus, peuvent contrarier la politique de son ministère de tutelle et du gouvernement. Lesquels ont, bien évidemment, toujours le dernier mot.

Sous le chapitre "Une propension irrépressible à intervenir dans la gestion", la Cour des comptes considère que "le souci de préserver la paix sociale amène l'Etat à intervenir directement dans des négociations en cours dans certaines entreprises publiques".

Exemple cité, celui de la SNCF où, en juin 2016, alors que la contestation contre la loi Travail de la ministre Myriam El Khomri ne fléchissait pas, la CGT cheminots menaçait de déclencher une grève à la SNCF, où la direction négociait une modification du temps de travail. 

"L'immixtion de l'Etat" illustre le fait que la SNCF n'est "toujours pas perçue comme une entreprise à part entière".

"Le statut d'établissement public, y compris industriel et commercial, ne permet pas d'assurer à une entreprise une gouvernance appropriée, particulièrement lorsqu'elle intervient dans un cadre concurrentiel", écrivent les magistrats financiers. Cinglant.

La concurrence imposée

"Le cas de la SNCF en est une illustration exemplaire", ajoutent-ils. Impulsée par Bruxelles, l'ouverture à la concurrence devrait avoir lieu en 2020 pour les TGV, et "au plus tard" en 2023 pour les Trains Express régionaux et les Intercités.

Dans cette perspective, la Cour presse donc la SNCF d'évoluer vers un "statut de société anonyme (…) dans un délai compatible avec cette ouverture".

La SNCF est composée de trois établissements publics à caractère industriel et commercial : la maison mère SNCF dont le président du directoire n'est autre que Guillaume Pepy. Celle-ci coiffe d'une part la SNCF Mobilités, chargée de l'exploitation des trains de voyageurs et de marchandises, de l'autre la SNCF Réseau (ex Réseau ferré de France) propriétaire et gestionnaire des voies ferrées.

"Une construction statutaire complexe", juge la Cour, "peu viable à terme".

S'agissant de SNCF Réseau, la Cour souligne la vision "parcellisée" qu'en ont les administrations de tutelle et déplore leur "permanente implication dans les décisions de l'entreprise, avec pour corollaire sa faible marge de manœuvre et de multiples arbitrages interministériels". Une façon polie de dire que son président, Patrick Jeantet, n'est pas le maître chez lui.

"L'Etat peut même prendre des décisions qui interfèrent, modifient, voire prennent le contrepied du cadrage qu'il a lui-même fixé", relève le rapport.

"L'impasse financière"

SNCF Mobilités n'est pas mieux loti. Son conseil d'administration "ne pouvait, dans le cas du projet de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA), que constater l'impasse financière devant laquelle l'entreprise se trouvait placée du fait des engagements de desserte pris par l'Etat", indiquent les magistrats financiers. Cette ligne Tours-Bordeaux pourrait un jour peut-être aller jusqu'en Espagne.

Guillaume Pepy estimait que 13 dessertes journalières suffisaient pour répondre à la demande prévisionnelle du trafic, cette ligne étant "quoiqu'il arrive déficitaire". Et bien l'Etat n'a rien voulu savoir. Sous la pression des barons politiques des villes et des régions et du groupement privé LISEA (Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique), l'Etat a imposé en avril 2016 qu'il y ait 33 allers-retours par jour. De quoi creuser encore plus le déficit.

Denis Demonpion

 
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