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01/10/2015

Sécurité ferroviaire : un comité national de suivi aujourd'hui en préfecture du Rhône

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/rhone/...

Le secrétaire d'Etat aux transports Alain Vidalies est à Lyon. Ce matin, il présidait le Comité national du suivi de la sécurité ferroviaire avec le patron de la SNCF, Guillaume Pepy. Un premier comité après la remise du rapport concernant l'accident de Brétigny/Orge en juillet 2013.

  • DM
  • Publié le 01/10/2015 | 11:46, mis à jour le 01/10/2015 | 11:45
© France 3 RA

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Première également, ce comité invitait les associations de voyageurs et de victimes d'accident collectifs. Le secrétaire d'Etat a insisté sur la nécessité de jouer la transparence sur les opérations de maintenance notamment. Ce jeudi après-midi, Alain Vidalies se déplacera à Eurexpo pour suivre les Rencontres Nationales du transport public. Il sera d'ailleurs rejoint par le premier ministre Manuel Valls.

20/09/2015

Surveillance du réseau : la SNCF fait son “drone show”

http://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transp...

Michèle Warnet / Journaliste | Le 20/09 à 12:17, mis à jour à 15:13
 
la SNCF investi 10 millions d’euros ans, réuni équipe 15 personnes, télé-pilotes, anciens militaires reconvertis missions civiles, acquis flotte drones surveillance
 
la SNCF a investi 10 millions d’euros sur trois ans, réuni une équipe de 15 personnes, dont des télé-pilotes, anciens militaires reconvertis dans les missions civiles, et acquis une flotte de dix drones pour une surveillance "hightech" de son réseau. - AFP/ BORIS HORVAT

+VIDEO C’est sur son site électrique de Coubert, en Seine et Marne, que la SNCF a choisi, le 8 septembre dernier, de faire la démonstration de ses drones dédiés à la surveillance du réseau ferroviaire en présence d’Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux Transports.

Alors que le rapport final du BEA sur l’accident de Brétigny pointe l’organisation de la maintenance du réseau ferré, la SNCF a voulu donner une preuve par l’image du virage technologique qui va l’aider dans cette tâche. Sous la tutelle d’Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux Transports, elle a fait à Coubert, le 8 septembre dernier, la démonstration de ses drones. Pour développer cette solution, la SNCF a investi 10 millions d’euros sur trois ans, réuni une équipe de 15 personnes, dont des télé-pilotes, anciens militaires reconvertis dans les missions civiles, et acquis une flotte de dix drones.

Jusqu’à présent, vérifier une toiture de gare, par exemple, nécessite une nacelle élévatrice et du personnel. Surveiller des voies en pleine végétation, sur lesquelles des arbres peuvent tomber, demandent des patrouilles. Quant à la vérification des parois rocheuses, dont les éboulements peuvent provoquer accidents et retards, elle nécessite des cordistes. Les drones pourraient désormais efficacement les remplacer.

VIDEO La démonstration des drones SNCF

http://videos.lesechos.fr/news/reportages/surveillance-du...

Du petit avion au colibri

Le plus grand, pour les zones rurales, est semblable à un avion d’un peu plus de trois mètres d’envergure, équipé d'une caméra jour/nuit il enregistre ce qu’un véhicule technique analyse en temps réel. De longue portée et doté d’une autonomie de deux heures, il est plus plus spécifiquement dédié à détecter les intrusions de personnes et les actes de malveillances

Le plus petit pèse 18 grammes et tient, tel un colibri, dans le creux de la main. Sans danger pour le public ou les installations, on l’imagine bien transmettre les images d'une situation de crise en toute discrétion. Entre les deux, il y a le très maniable multicoptère, d’un bon mètre de diamètre, qui est équipé d’une caméra HD et d’un capteur thermique. Il peut fournir des images d’une grande précision de sites dangereux ou inaccessibles dans la limite d’un kilomètres de distance de sa base de pilotage.

Sur un réseau ferré de 30.000 kilomètres, les drones ont vocation à faire gagner du temps de surveillance aux équipes pour le reporter sur la maintenance effective et ainsi lutter contre les interruptions de trafic.

@michelewarnet

18/09/2015

La SNCF appelée à parfaire sa maintenance après Brétigny

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Ec...

Le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre a rendu public son rapport final sur la catastrophe ferroviaire qui a fait 7 morts en juillet 2013.

18/9/15 - 18 H 40 - Mis à jour le 18/9/15 - 19 H 01

Le 12 juillet 1013 à Brétigny-sur-Orge, sur les lieux de l’accident du train Intercités Paris Lim...

KENZO TRIBOUILLARD/AFP

 

Le 12 juillet 1013 à Brétigny-sur-Orge, sur les lieux de l’accident du train Intercités Paris Limoges.

Les experts insistent sur de nouvelles recommandations techniques pour mieux assurer l’inspection des appareils de voies.

 

Le 12 juillet 2013, le déraillement d’un train Intercités Paris Limoges à Brétigny-sur-Orge avait causé la mort de 7 personnes, en blessant 32 autres. Plus de deux ans après cette catastrophe, le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) a rendu public vendredi 18 septembre son rapport définitif.

À vrai dire, ce dernier n’apporte guère de surprise, s’appuyant fortement sur un rapport intermédiaire terminé en janvier de l’année dernière : plus de 100 pages de dessins, de photos et d’analyses techniques complexes. Le BEA-TT avait alors, sans vraiment mettre en cause une défaillance précise de l’inspection de la part des cheminots, évoqué un problème de « culture collective » à la SNCF concernant l’attention portée aux problèmes de boulons…

Un avant et un après Brétigny

Rappelons que la catastrophe s’était produite en raison d’une éclisse – sorte de grosse agrafe sur l’aiguillage. Trois des quatre de ses boulons s’étaient cassés ou dévissés en raison d’une fissure non détectée lors de tournées d’inspection. L’éclisse avait alors pivoté, provoquant le déraillement du train.

À l’époque, les responsables de la SNCF, choqués, avaient évoqué un « avant et un après Brétigny » dans leur travail quotidien de maintenance et d’inspection des voies. Dans son rapport intermédiaire, les experts avaient émis plusieurs recommandations techniques pour améliorer les procédures d’inspection et de maintenance des appareils de voies

Selon un communiqué d’Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des transports, « ces recommandations ont été prises en compte par SNCF Réseau, qui les met en œuvre sous le contrôle de l’Établissement public de sécurité ferroviaire ».

À lire aussi : Brétigny : les enquêteurs évoquent un problème de « culture collective » à la SNCF

Nouvelles recommandations

Le BEA-TT est cependant encore allé plus loin en émettant trois nouvelles recommandations pour améliorer le « management de la maintenance du réseau ferré national » dont la réalisation d’audits externes pour vérifier l’âge moyen du réseau et l’adéquation des moyens engagés avec les objectifs.

Les experts évoquent aussi la nécessité de réaliser des contrôles réels des équipements surveillés ou entretenus pour « évaluer la pertinence des règles de maintenance et la qualité de leur mise en œuvre ». Ils insistent enfin sur une meilleure répartition des cadres expérimentés et non expérimentés dans les centres de maintenance et sur moins de changements d’affectations.

Enquête judiciaire

Claude Solard, directeur général délégué de SNCF Réseau, a évoqué des « recommandations utiles » ajoutant que la SNCF les mettrait en œuvre « rapidement et sans états d’âme ». Dans une déclaration à l’AFP, le responsable a par ailleurs précisé que pour augmenter la moyenne de quatre années de présence sur les postes d’encadrement, il ne sera désormais plus possible de rester moins de trois ans sur les postes de maintenance. Les jeunes recrutés en Île-de-France devront par ailleurs y rester au minimum dix ans.

Le rapport du BEA-TT est indépendant de l’enquête judiciaire en cours pour homicides et blessures involontaires et dans laquelle la SNCF et Réseau Ferré de France avaient été mis en examens. Les juges d’instruction en charge du dossier avaient ordonné en février 2015 des compléments d’expertises ferroviaire et métallurgique, réclamés par la SNCF, mais dont les conclusions n’ont pas encore été révélées.

Michel Waintrop (avec AFP)

 
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