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19/12/2015

SNCF : 370 millions d'euros prévus en 2016 en Auvergne Rhône-Alpes

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/territoire/transpo...

Par Jean-Baptiste Labeur  | 

(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
La rénovation des infrastructures ferroviaires en Auvergne Rhône-Alpes va se poursuivre en 2016. SNCF Réseaux investira 300 millions sur le réseau. 70 millions seront consacrés au développement de nouveaux projets.

SNCF Réseaux (ex RFF) va investir 300 millions d'euros dans la rénovation des infrastructures ferroviaires en 2016 en Auvergne Rhône-Alpes. Les plus gros chantiers concerneront le changement de 150 aiguillages (contre une quarantaine habituellement) et une centaine de kilomètres de voies en particulier entre Chambéry et Modane.

33 ans de moyenne d'âge pour les rails

"Le réseau a vieilli, en moyenne l'âge des rails est de 33 ans en France contre 17 en Allemagne. Nous avons un retard à combler", rappelle Gilles Cheval, directeur territorial SNCF Réseau Auvergne Rhône-Alpes.

Ces travaux occasionneront des adaptations des fréquences des trains voire des interruptions de trafic notamment au mois d'aout, octobre et novembre 2016. L'année prochaine, 70 millions d'euros seront également investis en 2016 dans des projets de développement de lignes nouvelles comme le "Léman express" entre Annemasse et Genève. Un projet réalisé conjointement avec la Suisse qui doit être achevé en 2019.

Un effort portera également sur la signalisation et la surveillance des infrastructures. La région lyonnaise passera ainsi progressivement en" maintenance zone urbaine", comme c'est le cas déjà pour le RER parisien.

Le nœud lyonnais au cœur du problème

En 2015, la SNCF avait déjà réalisé pour 300 millions d'euros de travaux sur le réseau régional. Jusqu'en 2020, le niveau d'investissement doit continuer de progresser. Sur le contrat de plan état région Auvergne Rhône-Alpes, le ferroviaire représente 1,2 milliard d'euros, dont 421 millions destinés au nœud ferroviaire lyonnais arrivé à saturation avec 650 trains par jour. Entre 2007 et 2013, l'offre de transports a ainsi augmenté de 20 % sur Lyon Part-Dieu.

Lire aussi : 421 millions pour dénouer le noeud ferroviaire lyonnais

"Nous avons atteint les limites du nœud lyonnais. Le système est contraignant, mais les études avancent et nous sommes en train de construire le projet", indique Gilles Cheval.

Les travaux débuteront en 2017 pour s'échelonner jusqu'en 2025 afin de mettre fin à un goulet d'étranglement qui occasionne de nombreux retards.

" Aux heures de pointe, les marges de manœuvre sont inexistantes et en cas d'incident c'est l'effet domino. 37 % des minutes perdues dans la région le sont à Part-Dieu " affirme Laurence Eymieu, directrice régionale SNCF Mobilité.

Selon la SNCF, quand un train passe par Lyon Part Dieu le niveau de ponctualité ne dépasse pas les 87 %. Sur les lignes TER entre Lyon Perrache et Part-Dieu l'on observe même des écarts sur les régularités de 6 à 10 points.

"Les retards se prennent au départ et à l'arrivée de Lyon Part Dieu. Tant que nous n'aurons pas donné d'air à cette gare, nous aurons du mal à faire du transport de qualité", souligne Laurence Eymieu, qui évoque "la nécessité de repenser l'offre".

Fréquentation des TER en hausse de 2,5%

La SNCF impute pour un tiers les retards aux des infrastructures, un tiers aux causes extérieures ( suicides, accidents) et seulement un tiers pour des questions de personnels et de matériels roulant. Selon la direction régionale de la SNCF le taux de régularité moyen est de l'ordre de 89 %, mais il masque des disparités. S'il atteint 94 % sur l'Ouest Lyonnais, la ponctualité tombe nettement en dessous de la moyenne sur Lyon-Grenoble.

Malgré tout, sur les neuf premiers mois de l'année 2015, la fréquentation des TER a été en hausse de 2,5 %. Même si la direction régionale "n'exclut pas un impact des attentats du 13 novembre sur la fin de l'année en cours".

En parallèle, l'autre grand chantier de la SNCF pour l'an prochain s'engagera donc avec le nouvel exécutif régional concernant la nouvelle convention TER qui doit être mise en place après celle prolongée jusqu'en 2016. Laurent Wauquiez avait mis notamment en avant durant sa campagne la ponctualité et la sécurité dans les trains.

La question de la fraude se posera également. Elle représente 20 millions d'euros en 2015 sur 200 millions d'euros de recettes. Alors que vendredi un mouvement social des contrôleurs est prévu, pour la directrice régionale : "ce n'est nécessairement avec plus de personnels dans les rames que l'on fera plus contre la fraude".

20/11/2015

SNCF : les cheminots élisent leurs nouveaux représentants pour 3 ans

http://www.lepoint.fr/economie/sncf-les-cheminots-elisent...

CGT et Sud passeront-ils sous les 50 % ? C'est le principal enjeu du scrutin alors que l'influence de la CGT s'érode au fil des scrutins.Source AFP

Publié le | Le Point.fr

Les 150 000 salariés de la SNCF élisent jeudi pour trois ans leurs représentants dans un contexte marqué par des inquiétudes sur la sécurité ferroviaire et la perspective de négociations délicates sur le régime de travail des cheminots. Les résultats seront connus vendredi. Les cheminots désignent à la fois pour trois ans les élus aux comités d'établissements (CE) et délégués du personnel, et pour cinq ans leurs représentants au conseil de surveillance et aux conseils d'administration de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités. Pour ces deux derniers scrutins, une partie des salariés des filiales (30 000 à 40 000 personnes sur 100 000) participent. Les votes ont lieu soit par correspondance, soit par le dépôt de bulletins dans les nombreux centres de vote.

En mars 2014, aux dernières élections des CE, marqueurs de la représentativité syndicale, la CGT avait conservé sa première place (35,6 %), devant l'Unsa (23 %), Sud (17 %) et la CFDT (14,7 %). L'aile contestataire (CGT-Sud) avait sauvegardé de peu la majorité permettant d'invalider des accords. CGT et Sud passeront-ils sous les 50 % ? C'est le principal enjeu du scrutin alors que l'audience de la CGT s'érode au fil des scrutins. En dix ans, le premier syndicat a perdu 8,5 points.

"Multiplication" d'incidents

Ces élections sont les premières depuis la réforme ferroviaire votée en 2014. Celle-ci a remodelé en profondeur le groupe, qui réunit depuis 2015 la SNCF et l'ex-Réseau ferré de France (RFF). La CGT et Sud estiment qu'elle fragilise l'emploi et les organisations du travail et parient sur l'inquiétude suscitée par la renégociation du temps de travail des cheminots qui doit s'ouvrir début 2016. Prévues par la réforme, ces discussions s'annoncent sensibles. Elles doivent aboutir d'ici à juillet à un accord d'entreprise qui complétera la future convention collective de branche. Cette dernière dressera le cadre social commun public-privé dans la perspective de l'ouverture totale à la concurrence.

Ces élections ont lieu moins d'une semaine après l'accident du TGV d'essai en Alsace, qui a fait 11 morts. Quelques jours avant, la CGT, l'Unsa et la CFDT s'étaient inquiétées d'une "multiplication" d'incidents. Les réformistes (Unsa et CFDT) peuvent compter sur plusieurs éléments en leur faveur : une "sociologie" où cadres et agents de maîtrise sont désormais majoritaires et l'arrivée des 1 500 salariés de l'ex-RFF où leur audience était très forte. Ils espèrent aussi que les cheminots donneront une prime à ceux qui ont accompagné la réforme et négocié pour eux un accord d'intéressement et une extension des tickets-restaurant. Un cinquième syndicat, FO, allié à la CFE-CGC et First, espère atteindre la barre des 10 % de représentativité, manquée de peu en 2014.

28/10/2015

SNCF et Réseau ferré de France en pleine construction sociale

Bonsoir,

Espérons que cela n’amènera pas de mouvements sociaux

Eric

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaine...

Eric Béal (Liaisons Sociales) | Le 15/10/2015 à 18:39 | mis à jour le 27/10/2015
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<strong>D’ici à fin l’année, dircetur général délégué cohésion & RH  espère boucler négociations temps partiel, modernisation  dialogue social, mobilité inter-Epic recrutements. </strong>

D’ici à la fin de l’année, le dircetur général délégué cohésion & RH espère boucler les négociations sur le temps partiel, la modernisation du dialogue social, la mobilité inter-Epic et les recrutements.  - Shutterstock

 
Le nouvel établissement, qui regroupe la SNCF et Réseau ferré de France, doit revoir la plupart de ses accords sociaux. Treize textes ont déjà été signés. Mais le plus dur reste à venir : la renégociation du temps de travail.

Alors que Air France se débat dans les affres de la contestation liés à l’annonce d’un plan social, la SNCF n’a pour ainsi dire pas fait parler d’elle depuis le conflit social de juin 2014. C’est à peine si la CGT a déposé un préavis d’une journée en mars dernier. Le premier syndicat de cheminots, qui entendait protester contre la réforme ferroviaire, n’a pour autant pas laissé son siège vide lors des négociations destinées à reconstruire un socle social pour la branche et pour l’entreprise publique
 
Jean-Marc Ambrosini, le directeur général délégué Cohésion & ressources humaines du groupe  s’en est félicité, mercredi 14 octobre, lors d’un échange avec la presse. « Sur les treize accords signés depuis la loi, huit l’ont été par l’ensemble des organisations syndicales représentatives », a-t-il indiqué. En soulignant que pour la première fois un accord d’intéressement avait été adopté dans chaque branche de la nouvelle entreprise publique.

Des règles sociales à construire

Car depuis l’entrée en vigueur des décrets statutaires en juillet 2015, on ne dit plus "SNCF", ni "Réseau ferré de France". Fusionnés dans le cadre de la loi portant réforme ferroviaire du 4 août 2014, les deux anciens frères ennemis du rail se sont fondus dans un nouvel établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) : le Groupe public ferroviaire (GPF). Cet Epic est lui-même divisé en deux établissements publics opérationnels, le gestionnaire de l’infrastructure (SNCF Réseau) et l’opérateur des transports (SNCF Mobilité). Un ensemble doté d’un pilotage commun et qui doit se munir d’une organisation sociale intégrée.

Sur ce point, l’ancien conseiller social de Frédéric Cuvillier a encore du pain sur la planche. « La loi crée les conditions d’un cadre social de branche et d’une évolution du cadre social d’entreprise, dont nous avons amorcé la mise en œuvre », indique-t-il. Mais les accords signés à ce jour ne portent pas sur les domaines les plus difficiles. Logement, emploi des travailleurs handicapés, mixite et égalité professionnelle, compte épargne temps ou maintien des périmètres de compétence et des dotations allouées aux CE sont des sujets plutôt consensuels.

Un programme de négociations chargé

D’ici à la fin de l’année, le DG délégué Cohésion & RH espère boucler les négociations sur le temps partiel, la modernisation du dialogue social, la mobilité inter-Epic et les recrutements. Un programme bien fourni qui pourrait être perturbé par la tenue des élections professionnelles à la mi-novembre. Un contexte électoral a toujours tendance à favoriser la surenchère entre les organisations syndicales.

Le programme pour le premier semestre 2016 est plus allégé, mais les sujets sont lourds : gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et organisation du temps de travail. Les négociations sur ce dernier point devront tenir compte de la concertation au niveau gouvernemental sur le décret « socle ». Un texte dont l’objectif est de poser les règles d'organisation et de temps de travail assurant les "exigences de sécurité et de continuité des services publics". Il faudra, aussi, tenir compte de la négociation en cours au niveau de la branche, qui s'annonce ardue et n'a guère avancé. De quoi mettre à rude épreuve tout DRH, aussi zen soit-il.

 
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