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09/05/2018

La grève à la SNCF a assez duré, sa prolongation est “dangereuse” estiment certains usagers

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-al...

Photo d'illustration / © CHRISTOPHE SIMON / AFP.
Photo d'illustration / © CHRISTOPHE SIMON / AFP.

Les voyageurs de la SNCF sont à bout estime la FNAUT Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un communiqué publié ce mercredi 9 mai 2018, l'association d'usagers des transports publics réclame la fin du mouvement. Elle interpelle gouvernement et syndicats.

Par YG avec communiqué.

Si elle rappelle en préambule, dans son communiqué publié ce mercredi 9 mai 2018, qu'elle "respecte le droit de grève", la FNAUT, l'association d'usagers des transports publics dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, estime que "sa prolongation est dangereuse pour l'avenir du rail".

La patience des usagers semble s'émousser alors que la grève à la SNCF se poursuit. La Fédération nationale des usagers des transports a en tout cas décidé de hausser le ton. Selon elle, la grève perturbe le trafic "au moins 3 jours sur 5, et non 2 comme l’affirment les syndicats qui l’organisent".

Pour la FNAUT, "tous les voyageurs en ont assez". Assez du temps perdu, mais aussi des frais engendrés : "pertes de revenu, gardes d’enfants, transport de substitution (autocar, covoiturage, véhicule personnel, taxi, parking), nuits d’hôtel".

Pour l'association, la prolongation du mouvement "met le système ferroviaire en danger". Les voyageurs apprendraient ainsi à se passer du train pour se tourner vers "les modes de transport concurrents - automobile, covoiturage, autocar, avion à bas coût, camion – au détriment de la sécurité routière et de l’environnement".

"La grève doit cesser rapidement" 
estime l'association d'usagers. Elle met dos à dos le gouvernement et les syndicats. Le gouvernement est invité à "préciser les conditions dans lesquelles la dette ferroviaire sera reprise par l’Etat". Quant aux organisation syndicales, elles doivent "mettre fin à une grève devenue incompréhensible pour l’opinion, car elle affecte gravement l’activité économique et met leur entreprise et le rail en péril, et d’accepter l’introduction de la concurrence dans le secteur ferroviaire"

Pour ce mercredi 9 mai 2018, 16e journée de grève, la SNCF fait part d'un taux total de grévistes en matinée de 14,46%, le plus faible depuis le début du mouvement de grève le 3 avril par épisode de deux jours sur cinq. 

Les prochains jours de grève sont pour l'instant toujours programmés les 14 et 15 mai prochain. Toutes les prévisions de trafic sont à retrouver sur le site des TER.

La grève des cheminots a assez duré, les voyageurs sont à bout

Voici le communiqué de la FNAUT:

Communiqué du 9 mai 2018

La grève des cheminots a assez duré, les voyageurs sont à bout.
Elle doit cesser rapidement, sa prolongation est dangereuse pour l’avenir du rail.
La FNAUT respecte le droit de grève mais elle estime que sa prolongation est devenue insupportable
pour les voyageurs captifs du train et qu’elle est très dangereuse pour l’avenir du rail.
La grève devient insupportable pour les voyageurs
La grève perturbe l’ensemble des services au moins 3 jours sur 5, et non 2 comme l’affirment les syndicats
qui l’organisent. Sur de nombreuses lignes, le trafic ferroviaire est totalement interrompu.
Ce sont les usagers captifs du train qui seront les plus pénalisés : salariés modestes, travailleurs précaires,
étudiants, lycéens. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, beaucoup d’entre eux ne trouvent pas
d’alternative au train : ils ne s’habituent pas à la grève, la galère devient insupportable.
Mais tous les voyageurs en ont assez. Outre les pertes de temps, ils se voient imposer des frais importants :
pertes de revenu, gardes d’enfants, transport de substitution (autocar, covoiturage, véhicule personnel, taxi,
parking), nuits d’hôtel. Les indemnités proposées par SNCF Mobilités sont, et de loin, insuffisantes.
La prolongation de la grève met le système ferroviaire en danger
Une grève prolongée habitue les voyageurs non captifs du train et les chargeurs à se passer du train. Elle les
incite à tourner définitivement vers les modes de transport concurrents - automobile, covoiturage, autocar,
avion à bas coût, camion – au détriment de la sécurité routière et de l’environnement. A la perte immédiate
de recettes pour SNCF Mobilités s’ajouteront des pertes ultérieures durables, surtout dans le secteur du fret.
La grève décrédibilise par ailleurs le rail auprès de l’Etat et des Régions. Elle les incite à penser qu’en
définitive, la collectivité peut se passer d’un train sur deux, que les effectifs de la SNCF sont excessifs et
qu’il est irrationnel d’investir sur le rail - alors que le rail souffre d’un sous-investissement chronique.
La grève doit cesser rapidement
Les députés ont adopté la réforme ferroviaire en première lecture. La FNAUT demande donc :
- au gouvernement, de préciser les conditions dans lesquelles la dette ferroviaire sera reprise par l’Etat, de
renforcer l’investissement sur le réseau ferré et de lancer, en lien avec les régions, un programme
spécifique de sauvegarde des lignes régionales dégradées et menacées de disparition faute d’entretien ;
- aux syndicats de mettre fin à une grève devenue incompréhensible pour l’opinion, car elle affecte
gravement l’activité économique et met leur entreprise et le rail en péril, et d’accepter l’introduction de la
concurrence dans le secteur ferroviaire (en Allemagne, elle est approuvée par les voyageurs et aussi par le
principal syndicat de cheminots).

 

CP Fnaut grève 9 mai.pdf

29/04/2018

La FNAUT Auvergne-Rhône-Alpes demande 100% de remboursement pour les abonnés TER

Mesdames, Messieurs les journalistes,

La SNCF vient d’annoncer un geste commercial pour les abonnées des lignes TER : - 50% à partir du mois de juin. Ceci est absolument insuffisant pour les abonnés d’Auvergne-Rhône-Alpes. En effet Auvergne-Rhône-Alpes est la région la plus affectée par la grève. Ici ce n’est pas 2 jours sur 5 que des trains sont supprimés mais 7 jours sur 7.

Les abonnés TER sont doublement affectés,

  • d’abord physiquement par la suppression de leur train quotidien qui rend leur déplacement plus long et pénible
  • de plus financièrement car ils doivent payer pour leur transport de substitution, covoiturage, véhicule personnel, parking, car départemental, pour trouver des alternatives en garde d’enfants, etc. en plus de leur abonnement d’avril qu’ils n’ont pu suspendre.

Les services de la Région calculent actuellement les importantes pénalités que SNCF Mobilités devra verser à la Région pour les trains supprimés conformément à la convention TER. Par contre cette convention ne prévoit rien pour les abonnés.

Néanmoins la Région peut imposer à SNCF Mobilités un dédommagement plus favorable que ce qui est prévu. En effet chaque jour, SNCF Mobilités ne nous informe du plan de transport adapté que la veille à 17H et non au plus tard 24 H avant le début de la perturbation comme le lui impose le code des transport (articles L. 1222-8 alinéa 2 et L. 1222-11 ). 

La Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes a donc écrit au Président de la Région pour l’enjoindre d’imposer à SNCF Mobilités une compensation financière aux abonnés TER de 100 % pour leur abonnement d’avril et ce dès le mois de mai.

Pièces jointes :
Lettre ouverte au Président d’Auvergne-Rhône-Alpes
Communiqué de presse sur les conditions de transports, 10 avril 2018

Cordialement

Anne-Marie Ghémard

Présidente de la FNAUT Auvergne-Rhône-Alpes

CP grèves AuRA.pdf

lettre ouverte remboursement abonnés avril 2018.pdf

 
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