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18/11/2017

Amendement Rudigoz : Wauquiez menace à son tour le Grand Lyon

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alp...

Par Yannick Kusy

Laurent Wauquiez Président LR de la Région Auvergne Rhône-Alpes / © f3 AURA
Laurent Wauquiez Président LR de la Région Auvergne Rhône-Alpes / © f3 AURA

Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes évoque "une véritable déclaration de guerre" de la part du Ministre de l'intérieur Gérard Collomb et demande le retrait de l'amendement qui fait polémique

Cet amendement, qui a provoqué vendredi 17 novembre un véritable soulèvement de nombreux élus, prévoit de déroger à la loi Notre, à laquelle les collectivités sont soumises. Cette dérogation ne concernerait que la Métropole de Lyon, et permettrait à celle-ci de récupérer une partie des financement alloué par l'Etat aux régions pour assurer la compétence transport, dont les départements n'ont plus la responsabilité.

Dans un communiqué, la Région Auvergne Rhône-Alpes estime que cet amendement a été voté "en catimini". Selon l'équipe de Laurent Wauquiez : "Gérard Collomb se comporte en République bananière où tout lui semble permis. [] Gérard Collomb use de sa fonction à des fins partisanes au détriment d’une très large partie des territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes "

soit M. Collomb fait retirer cet amendement, soit la Région en
tirera tous les enseignements

Pour Laurent Wauquiez, cette décision correspondrait à une baisse brutale significative des ressources de la région. 
C'est pour cette raison qu'il brandit la menace de représailles : "Ainsi, soit M. Collomb fait retirer cet amendement, soit la Région en
tirera tous les enseignements et compensera la perte par une réduction des dotations attribuées à la Métropole de Lyon. Il est hors de question 
que les autres communes d’Auvergne-Rhône-Alpes subventionnent les caprices du ministre d’Etat." ajoute le communiqué

L'amendement devrait à nouveau être soumis au vote en raison d'irrégularités.

Réaction d'Etienne Blanc à l'amendement Rudigoz
Réaction : Etienne Blanc 1er vice-président de la Région Auvergne Rhône-Alpes - France 3 Rhône-Alpes

Donner plus de poids aux régions à l'occasion de l’ouverture à la concurrence de SNCF Réseau

 

 

 

https://www.usinenouvelle.com/article/donner-plus-de-poid...

Sybille Aoudjhane , ,

Publié le

Pour se préparer à l'ouverture à la concurrence de la SNCF, plusieurs opérateurs ont discuté des mesures qu'il fallait prendre. Une occasion pour les Régions d'avoir plus de poids dans la prise de décisions et de proner l'autonomie de gestion de leurs infrastrucutures. 

Donner plus de poids aux régions à l'occasion de l’ouverture à la concurrence de SNCF Réseau
En gare de Quimper, un TER Bretagne.
© CC Wikimedia/Bruno Corpet

Pour se préparer à l’ouverture à la concurrence des lignes TER en 2023 mais aussi à la loi d’orientation sur les mobilités promises pour 2018, 22 auditions auprès d’opérateurs, associations représentatives, distributeurs et gestionnaires d’infrastructures ont été menées par Régions de France, l’institution représentant les Régions.

Gain de productivité, innovation, qualité de service, une ouverture à la concurrence pourrait être bénéfique. Certains opérateurs ont cité les exemples de la Suède qui a baissé son coût du train.km de 20% et de l’Allemagne avec une baisse entre 20 et 30% grâce à cette ouverture. Les participants ont essayé de développer des propositions innovantes de financement notamment : publicités à bord des trains, trains spéciaux pour évènement ou tourisme... réaliser des ventes en guichet, à distance, mais aussi à bord des trains. Enfin l’idée est aussi de développer des trajets combinés (entre opérateurs différents mais aussi entre différents modes de transport), d’être autonomes dans la lutte anti-fraude et de former du personnel polyvalent, réelle "clef des réductions des coûts de service et de qualité". Michel Neugnot, Président de la commission transport et mobilité de Régions de France, insiste tout de même qu’il "faut garder en tête d’assurer un accès équitable à l’infrastructure".

"Il y a un problème récurrent qui est l’accès aux données, à cause du secret professionnel ou données privées sur le personnel qui réalise les travaux", ajoute Michel Neugnot. Les opérateurs demandent un réel accès aux données sur les salariés (âge, ancienneté, qualification, temps de travail...) pour pouvoir calibrer leur cahier des charges, mais aussi un accès à la liste de l’état du matériel et du parc national.

Plus d’autonomie pour les régions

Chaque année, 9,4 millions de Franciliens utilisent les transports collectifs en Ile de France et 3,5 millions de français utilisent le TER dans les autres régions, pour un budget de 11 milliards d’euros par an dédié à aux transports et à la mobilité. Michel Neugnot demande une forte autonomie des régions, pour une gestion des infrastructures par ligne et par territoire afin de "s’adapter à la diversité".En 2017, les régions consacrent en moyenne 114 euros par habitant pour la mobilité au quotidien soit 23,5% de leur budget. Un coût qui passera à 204 euros en 2018.

Dans une lettre adressée à Patrick Jeantet, président de SNCF Région, Michel Neugnot est plutôt formel : "force est de constater que depuis plusieurs années, l’augmentation continue des péages se traduit par une dégradation de l’état général du réseau". Et d’ajouter, sur 10 ans, "les péages évolueraient de +35%  alors que l’engagement de productivité de SNCF Réseau n’est que de 7,5% sur cette même période".

Pour lui, les régions souffrent de l’absence de lisibilité et de transparence quant à la politique de rénovation tant en termes de financements que de moyens humaines mis à sa disposition. "Il faut donner la liberté à chaque région pour qu’elle actionne le bon bouquet fiscal", insiste-il. "Notamment développer les recettes sur l’occasionnel, qui rapporte 2,5 fois plus par Km.Voyageur".

14/11/2017

La nouvelle convention entre la Région et la SNCF garantira-t-elle la ponctualité des trains ?

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alp...

Laurent Wauquiez et Guillaume Pepy, président de la SNCF, ont signé lundi à Lyon une convention qui prévoit plus de ponctualité pour les TER et moins d'annulations de trains. La SNCF se dit responsabilisée avec un système de bonus-malus et d'importantes pénalités pour des manquements.Une garantie?

Par Philippe Bette

Plus de sécurité et de ponctualité des trains, avec des pénalités renforcées: les présidents de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la SNCF, Laurent Wauquiez (LR) et Guillaume Pepy, ont présenté lundi à Lyon la future convention TER, fruit de longues et âpres négociations. C'est du moins l'esprit de la nouvelle convention qui doit en principe garantir une meilleure fiabilité sur le réseau ferroviaire régional. Mais le service dû aux usagers y gagnera-t-il ? C'est ce qu'espèrent les usagers des TER, qui protestent régulièrement contre les manquements de la SNCF au quotidien et qui sont souvent placés devant le fait accompli.

Sur le site www.2ratl.fr , les usagers de la ligne Roanne -Amplepuis-Tarare racontent les galères pour les usagers qui se sentent souvent abandonnés: "On ne passe pas une journée sans une annonce: « Difficulté de préparation du train« ,  » Sortie tardive du dépôt »,  » Problème d’acheminement du personnel« , «  absence inopinée etc…« et en plus il faut qu’on accepte les excuses pour la gêne occasionnée. Quand on prend en otage quotidiennement des usagers, comment voulez vous qu’on accepte des excuses. Il me semble que pour accepter les excuses, c’est parce que la faute commise ou le désagrément n’est pas intentionnel. Du coup quand un train part à l’heure on est étonné, car c’est devenu tellement rare!!!". 

Il y a donc du travail ... Ce plan va notamment permettre "de mettre en place une réduction de 40% du nombre de TER en retard" par rapport à 2016, a assuré M. Pepy devant la presse, soulignant que la SNCF était "beaucoup plus responsabilisée que dans le passé, avec beaucoup plus d'autonomie de gestion et un plan de maîtrise des coûts sévères".


La région exige 90 % de ponctualité 

Auparavant, M. Wauquiez avait mis en avant un objectif de 90% de TER à l'heure en 2020, contre 87,1% en 2016. Le nombre de trains annulés à la dernière minute doit également être "divisé par deux", sous peine de "pénalités systématiques", même en cas de grève des cheminots, a-t-il relevé.
Un système de "bonus-malus" renforcé sera mis en place pour les lignes les plus en difficulté - celles qui relient Lyon à Saint-Étienne, Grenoble et Chambéry.

Si l'objectif de régularité annuel n'est pas atteint, les sanctions pourront atteindre 1,2 M EUR par an et par ligne. A contrario, la SNCF percevra
un bonus de 1,2 M EUR. En 2015, les retards sur ces lignes avaient coûté 700.000 euros à la SNCF. Avec la nouvelle convention, les pénalités auraient atteint 5,2 M EUR, a souligné M. Wauquiez.

En matière de sécurité, la nouvelle convention inclut "un doublement des équipes de police ferroviaire", soit 80 agents, et la sécurisation de 123 gares via des caméras de vidéo-protection d'ici la fin du mandat.

Cette nouvelle convention d'exploitation, portant sur la période 2017/2022 , est la première à mettre en oeuvre le plan de redynamisation CAP TER 2020, lancé fin 2016 par la SNCF. Elle représente pour cette dernière un "contrat gigantesque" de 3 à 4 milliards d'euros, soit un coût annuel d'environ 543 millions d'euros pour la Région.

Cette convention doit encore être soumise à l'avis du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) d'Auvergne-Rhône-Alpes et au vote des élus le 29 novembre. Le conseil d'administration de la SNCF devrait quant à lui valider cet accord mi-décembre après avis consultatif du comité d'établissement régional.

https://youtu.be/Tp-vrVwbGh8

 
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