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08/04/2018

Rail. Comment nos voisins se sont réformés

http://www.letelegramme.fr/france/rail-comment-nos-voisin...

Publié le 08 avril 2018 à 08h51

Les mesures défendues par l'Exécutif français s'inspirent du modèle allemand. Toutefois, si la Deutsche Bahn a renoué avec les bénéfices et enregistré, l'an dernier, un nombre record de passagers, les pannes et les retards sont légion, outre-Rhin.

Les mesures défendues par l'Exécutif français s'inspirent du modèle allemand. Toutefois, si la Deutsche Bahn a renoué avec les bénéfices et enregistré, l'an dernier, un nombre record de passagers, les pannes et les retards sont légion, outre-Rhin.

Ils ont ouvert leurs lignes ferroviaires à la concurrence il y a un quart de siècle déjà. Pionniers de la libéralisation du rail, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont néanmoins opté pour deux voies bien différentes. Radicale, outre-Manche ; plus souple, outre-Rhin, modèle qui inspire la réforme très sensible aujourd'hui proposée par le gouvernement français. Succès et doléances : état des lieux, vingt ans après.

1. Le modèle « intégré » allemand. Après la réunification, l'Allemagne a opté pour une réforme ouvrant le marché du chemin de fer à la concurrence. Mais, contrairement au Royaume-Uni (lire ci-dessous), il n'a jamais été question de faire exploser l'opérateur historique. La Deutsche Bahn (DB), née de la fusion des opérateurs est et ouest-allemands, est une société anonyme de droit privé, entièrement détenue par l'État fédéral. Elle transporte marchandises et passagers tout en se chargeant du réseau. Et, sur les grandes lignes, rares sont les compagnies privées qui ont réussi à se faire une place : avec 99 % de part de marché, la DB garde un quasi-monopole sur ce segment, malgré des critiques sur les retards fréquents et la vétusté des infrastructures. La loi a transféré aux Länder (États régionaux) la compétence pour les transports régionaux et urbains, et plus d'un quart des petites lignes sont exploitées par des opérateurs privés, via des franchises ou des concessions avec des compétiteurs de DB. Marc Ivaldi, professeur à l'école d'économie de Toulouse, relève plusieurs effets bénéfiques : « On a vu une augmentation des fréquences, de la qualité, une réouverture de lignes et une baisse considérable du coût ». « Le modèle allemand est sans doute le plus adapté à la France, car l'idée n'est pas de faire disparaître l'opérateur historique », renchérit Yves Crozet, professeur au Laboratoire aménagement économie transports de l'université de Lyon. 

En Allemagne, des clients globalement satisfaits

 
epa05646739 An ICE (Intercity Express) train of Deutsche Bahn enters the...

De notre correspondant en Allemagne. Des compliments à foison et des reproches à la marge : voilà le sentiment général après avoir interrogé des clients de la Deutsche Bahn (DB). Qu'ils soient passagers quotidiens ou occasionnels, comme Isabella, qui fait rouler sa valise vert bouteille sur le sol en granit de la gare de l'Est (« Ostbahnhof ») de Berlin. En transit depuis la Basse-Saxe jusqu'à l'autre bout de la Pologne. Un long trajet qu'elle n'a pas voulu faire en avion malgré la distance : « Il y a plus de place pour les jambes dans le train, on est plus confort. » Elle reconnaît que le manque de ponctualité de la « Bahn », son point noir, lui a déjà fait rater une correspondance « mais c'était un trajet avec cinq changements ! ».

Une longueur d'avance sur l'avion

Un autre reproche ? « Il n'y a pas de menu vegan à bord ! » Les wagons-restaurants, avec lumière tamisée et service à table, sont pourtant un des gros avantages de la société ferroviaire. Dans un sondage du mois de mars réalisé auprès de 10.000 clients, le taux de satisfaction (très ou plutôt) est de 52 %. Gros sac sur le dos et bouille ronde dans le porte-bébé, Lotta, à peine débarquée du rapide ICE venu de Francfort, voyage « dès qu'elle peut en train, plus cool et plus écolo ». La grande vitesse n'est pas le fort de la DB. Exception : l'ouverture, en décembre dernier, de la ligne rapide entre Munich et Berlin permet de parcourir 623 kilomètres en un peu plus de quatre heures, avec quelques pointes à plus de 300 km/h. Mais sur un territoire une fois et demie plus petit que la France, le rail conserve une longueur d'avance sur l'avion et ses contrôles de sécurité. C'est aussi l'avis de Markus qui rentre chez lui, au bord de la Mer du Nord : « Le seul truc qui m'énerve, c'est que le Wifi est souvent haché quand on traverse la campagne ! » Sur la voie 7, Michael part avec ses trois adolescents en excursion vers le château de Sans-Souci, à Potsdam. « Pour moi, ce n'est pas tout à fait des vacances ! », cligne de l'oeil celui qui fait tous les jours la navette entre Düsseldorf et sa banlieue. Il considère qu'en vingt ans, la qualité de service s'est « plutôt améliorée ».

Un nouvel opérateur aux tarifs attractifs

Sur la voie en face, un tortillard de la compagnie ODEG s'ébroue pour prendre la direction de Wittenberg, la patrie de Luther. Un gros quart du trafic régional est assuré par des sociétés privées et, dès la mi-avril, Flixtrain attaquera la DB sur le réseau national : ses trains vert fluo permettront de relier Stuttgart à Berlin, de traverser le pays en diagonale, le tout pour dix euros.

David Philippot

2. Royaume-Uni : une privatisation très critiquée. Régulièrement désignée par les syndicats français comme un exemple à ne pas suivre, la Grande-Bretagne a privatisé l'exploitation de ses chemins de fer dès 1994. Aujourd'hui, une vingtaine de sociétés privées se partagent le marché mais la maintenance du réseau est à nouveau gérée, depuis 2001, par une entreprise publique, Network Rail, après plusieurs accidents. Les adversaires de la libéralisation pointent la flambée des prix et des problèmes de sécurité. Selon une étude citée par le Financial Times, fin janvier, le prix des billets a en effet bondi de 25 % depuis 1995. Ils sont en moyenne 30 % plus chers que dans l'Hexagone. Mais d'un point de vue sécuritaire, le dernier pointage d'Eurostat va à l'encontre de certaines idées reçues puisqu'en 2016, 40 personnes sont mortes ou ont été blessées dans des accidents ferroviaires au Royaume-Uni, contre 131 sur le réseau français (presque deux fois plus grand). Selon Yves Crozet, « le système a énormément progressé après un démarrage catastrophique. C'est devenu l'un des plus sûrs d'Europe ». Côté infrastructures, le pays est, en revanche, loin derrière. Il ne possède qu'une ligne à grande vitesse : le tronçon emprunté par l'Eurostar entre Londres et le tunnel sous la Manche. L'opposition travailliste et son leader, Jeremy Corbyn, militent pour une renationalisation, une mesure à laquelle 60 % des Britanniques sont favorables, selon un sondage de Sky Data, principalement en raison des prix jugés trop élevés. 

3. Chez nos autres voisins, chacun sa voie. Pas de modèle type ni de réforme miracle : l'Italie a, par exemple, ouvert, en 2012, son réseau grande vitesse à un concurrent (NTV-Italo), entraînant une baisse de 40 % des prix des billets en cinq ans. En Espagne, la libéralisation ne concerne jusqu'ici que le transport de marchandises et ne fonctionne pas sans accroc. Madrid a fait le choix de la grande vitesse mais le réseau secondaire est laissé pour compte. En Suède, premier pays d'Europe à libéraliser l'ensemble de ses lignes, dès 2010, une cinquantaine d'opérateurs se disputent le marché. Mais peut-on vraiment parler de concurrence si le réseau reste finalement nationalisé ? « L'infrastructure reste maîtresse, elle commande et égalise les conditions pour les trains qui circulent. Il n'y a pas d'exemple, dans le monde, de réseau qui ne soit pas totalement nationalisé », affirme Clive Lamming, historien français spécialiste du domaine ferroviaire. « Les Britanniques ont nationalisé à nouveau leur réseau ferré en 2001 et n'ont laissé au privé que des compagnies exploitantes qui obéissent aux injonctions du réseau nationalisé », conclut-il.

Concurrence : ce à quoi l'Europe nous contraint  

La réforme de la SNCF s'inscrit dans le cadre d'une vaste refonte des règles du jeu des services ferroviaires dans l'UE. La législation européenne a déjà progressivement ouvert à la concurrence le marché du transport de marchandises, international et national, puis celui du transport international de voyageurs à partir de 2010. Le « quatrième paquet » doit désormais parachever la mise en place d'un véritable « espace ferroviaire unique européen », avec l'ouverture des transports nationaux de voyageurs. Il prévoit que les marchés nationaux de passagers seront ouverts, à partir de 2020, pour les services commerciaux (grandes lignes), permettant ainsi aux opérateurs ferroviaires de fournir leurs services dans l'ensemble de l'UE. 

Quant aux lignes conventionnées, comme les trains régionaux TER, faisant l'objet de contrats de service public attribués de manière directe, elles devront impérativement faire l'objet d'appels d'offres ouverts à toutes les entreprises ferroviaires de l'UE à partir de 2023, sauf dans des cas particuliers. Selon la Commission européenne, « la pression concurrentielle exercée par les nouveaux arrivants obligera les sociétés historiques à s'adapter et à se concentrer davantage sur le consommateur ».

28/03/2018

Le régulateur ferroviaire tacle le gouvernement sur la réforme de la SNCF

http://www.liberation.fr/france/2018/03/27/le-regulateur-...

Par Franck Bouaziz

Des employés de la SNCF examinent les rails, le 20 février 2018 à Hazebrouck, dans le Nord

Des employés de la SNCF examinent les rails, le 20 février 2018 à Hazebrouck, dans le Nord Photo PHILIPPE HUGUEN. AFP

L'autorité de régulation ferroviaire s'inquiète notamment du manque d'indépendance de la structure propriétaire des voies ferrées alors que l'ouverture à la concurrence du rail français est programmée.

Le gouvernement avait déjà un front ouvert avec les syndicats à propos de la réforme de la SNCF. Il va, en outre, devoir composer avec les remarques plutôt acerbes de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Le gendarme du rail français est en effet loin d’approuver, des deux mains, la réorganisation future de la SNCF. En présentant, mardi, ses recommandations, en vue de l’ouverture prochaine à la concurrence du rail français, le président de l’Arafer, Bernard Romans a appuyé sur plusieurs points sensibles.

Il pointe d’abord la fréquentation en baisse du réseau ferroviaire français, pourtant le deuxième d’Europe par ses dimensions. Or, sur la même période, la mobilité, tous modes de transports confondus est en augmentation dans l’Hexagone. D’où la prise de position très claire de l’Arafer, en faveur de l’ouverture à la concurrence des chemins de fer français, aussi bien sur les lignes à grande vitesse que régionales. En Allemagne, en Grande Bretagne et en Suède, la fin du monopole s’est traduite par une augmentation de l’offre de trains comprise entre 20 et 53%.

Garde-fous

Reste que selon le gendarme du rail, cette ouverture à la concurrence doit s’opérer en respectant certains garde-fous et c’est justement là que le bât blesse avec la SNCF. L’Arafer estime tout d’abord que les autorités organisatrices de transport doivent disposer «de moyens humains et financiers suffisants pour gérer les processus d’appel d’offres et de coordination des entreprises ferroviaires». En clair, il va falloir que les conseils régionaux (qui ont en charge l’organisation des TER) qui jusqu’à présent ne traitaient qu’avec la SNCF, étoffent sérieusement leurs équipes pour sélectionner les concurrents et surtout calculer le niveau de subvention de ces lignes afin d’éviter les rentes de situation. Or, aujourd’hui, sur ces lignes régionales, les subventions représentent 75% du coût du transport. Le prix du billet ne couvre que les 25% restants.

L’Etat n’est pas non plus épargné par l’Arafer et tout particulièrement dans son projet de réorganisation de l’entreprise SNCF. Le gouvernement a prévu de regrouper, sous le contrôle d’une société de tête l’exploitation des trains, les gares et la propriété des 29 000 km de voie. Ce qui n’est pas du tout du goût du président de l’Arafer, Bernard Romans, qui martèle: «Notre mission est de veiller à l’indépendance du gestionnaire d’infrastructures.» Or, si la SNCF contrôle les rails et les gares via deux de ses filiales, quelles garanties de traitement équitable auront ses concurrents lorsqu’ils débarqueront sur le marché ferroviaire français ? Et au cas où le gouvernement persiste et signe, Bernard Romans n’exclut pas que la commission européenne s’en mêle et tape sur les doigts du gouvernement français.

Muselage

Le régulateur des activités ferroviaires est d’autant plus remonté contre l’actuel gouvernement, qu’il le soupçonne de vouloir, en catimini, lui rogner les ailes. Une disposition du projet de réforme de la SNCF prévoit que l’Arafer ne pourra plus, à l’avenir, exercer son véto sur le tarif des péages facturé par le propriétaire des voies ferrées, aujourd’hui réseau ferré de France (RFF) à l’exploitant des trains SNCF mobilités sachant qu’aujourd’hui les deux entités sont des filiales de la SNCF. Cette opération de muselage aurait été décidée à Bercy, contre l’avis du ministère des Transports, peu désireux de se mettre sur le dos le gendarme du rail, en plus des syndicats. Pour autant, Elisabeth Borne, la titulaire du portefeuille des transports n’a pas encore prévu d’inclure, dans son marathon de négociations, l’Arafer.

Franck Bouaziz

16/03/2018

SNCF: pourquoi l'intersyndicale appelle à la grève à compter du 3 avril

https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/sncf-pourquoi-lin...

Challenges Pauline Damour

Les cheminots© Fournis par www.challenges.fr Les cheminots

Alors que l'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT de la SNCF a annoncé jeudi une grève sur le rythme de "deux jours sur cinq", la direction du groupe a quatre mois pour présenter un plan d'économies et de performances au gouvernement.

La guerre est déclarée entre la direction de la SNCF et l'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT. Celle-ci a annoncé jeudi une grève sur le rythme de "deux jours sur cinq", à partir du mardi 3 avril et jusqu'au jeudi 28 juin, pour protester contre la réforme en cours de l'entreprise. "L'intersyndicale constate que le gouvernement n'a aucune volonté de négocier" et "prend la responsabilité (d'un) conflit intensif sur une très longue durée", a déclaré Laurent Brun de la CGT Cheminots, à l'issue d'une intersyndicale, après la présentation en conseil des ministres d'un projet de loi d'habilitation permettant le recours à des ordonnances pour réformer le secteur ferroviaire. Le patron de la SNCF Guillaume Pépy a lui estimé quelques minutes plus tard que la grève était "un peu décalée par rapport à la concertation qui est engagée". Quant à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, elle a déploré une "posture incompréhensible". 

C’est donc bien un "bras de fer" avec le gouvernement dans lequel s’engagent les syndicats de cheminots. Dans la matinée, au ministère des Transports, les dirigeants de la SNCF ont remis leur "feuille de route" contenant les grandes lignes du plan stratégique, en sept points, qu’ils doivent présenter fin juillet au gouvernement.

S'aligner sur les standards européens

L’objectif : aligner les coûts de la compagnie ferroviaire sur les standards européens, comme l’a demandé le Premier ministre Edouard Philippe le 26 février en présentant la création d'un nouveau pacte ferroviaire. Comparé à ses concurrents, dont des opérateurs français comme Ratp Dev ou Transdev (Caisse des Dépôts), la SNCF affiche un écart de coûts de 27%. Selon des calculs en  interne, le montant total du surcoût s’élève à 1,4 milliard dont 450 millions d’euros liés au statut des cheminots. Notamment du fait de la progression automatique de la grille des salaires (+2% par). Mais ce dernier n’explique pas seul le manque de compétitivité de la compagnie publique : le manque de polyvalence, le retard dans la digitalisation de l’entreprise (350 millions d’euros), les questions d’organisation du temps de travail alors que les cheminots ne sont pas aux 35 heures effectives (300 millions) et les frais de structures (300 millions), pèsent également lourd dans la balance et ne sont pas liés à la question du statut. 

Ces sujets délicats vont devoir être abordés avec les salariés avant l’été. Pas simple. D’autant que le groupe est déjà engagé dans un plan d’économies (2016-2020) portant sur 2,7 milliards d’euros. "La tâche d’ici fin juillet va être de voir ce que nous pouvons faire de plus si nous nous projetons dans un nouveau cadre social et juridique," a expliqué Guillaume Pepy en marge de la conférence, ce matin. Le patron du groupe compte négocier avec ses troupes un "pacte d'entreprise", comme La Poste l'a fait en 2015.

Une stratégie que rejette d'entrée de jeu la CGT-Cheminot. "Les mêmes qui ont loué les mérites et les bienfaits de la réforme de 2014, osent désormais écrire que celle-ci est source de complexité, de rigidité et qu'il faut désormais "créer une unité des métiers ferroviaires",  fait-elle valoir dans un communiqué publié dans l'après-midi. Ce pacte d'entreprise "conduira à individualiser les organisations du travail, rémunération et conditions sociales en fonction des exigences du marché."

Manque d'attractivité?

Pourtant les 115.000 cheminots (sur un total de 130.000) de la SNCF au statut vont conserver leurs avantages ainsi que la garantie de l’emploi et la grille de déroulé de carrière. Les changements ne s’appliquant qu’aux nouveaux entrants."Notre idée, c'est d'arriver à concerter un cadre commun d'entreprise. C'est celui qui fédère, c'est celui qui unit les cheminots, et ce doit évidemment être un cadre qui est attractif, un cadre qui est moderne et qui permet à la SNCF d'atteindre ses ambitions," a précisé ce matin Guillaume Pepy, aux côtés de Frédéric Saint-Geours, le président du conseil de surveillance du groupe et de Patrick Jeantet, le président de SNCF Réseau, le gestionnaire de l’infrastructure.  

"Cela n'empêche pas de moderniser la façon dont on met en oeuvre ce cadre statutaire, comment le processus de notation est fait, comment les processus de formation sont faits" a précisé le patron de la SNCF. Pour les nouveaux entrants, "il y a aura un cadre contractuel à construire" avec "les garanties données par la branche", et "on a envie de le rendre plus attractif et plus motivant", a-t-il souligné.

L’enjeu pour le patron de SNCF est de pouvoir continuer à recruter des cheminots alors que les syndicats brandissent le risque dans le futur, d'un manque d’attractivité de la compagnie du fait de la réforme.

 
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