Avertir le modérateur

09/06/2018

SNCF : une "ultime" table ronde tripartite

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualite...

Boursorama avec AFP08/06/2018 à 17:41

L'État se positionne en "observateur" des négociations de branche entre les syndicats et le patronat du secteur ferroviaire.

Élisabeth Borne à Paris, le 6 juin 2018. ( AFP / ALAIN JOCARD )

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a annoncé vendredi 8 juin une "ultime" table ronde réunissant syndicats, patronat du secteur ferroviaire et gouvernement pour le 15 juin.

Cette "ultime table ronde tripartite" permettra d'"évoquer la relance (des) négociations de branche" sur la convention collective nationale du secteur, écrit la ministre des Transports, Elisabeth Borne, dans un courrier adressé vendredi à l'intersyndicale de la SNCF, dont l'AFP a obtenu copie. "L'État s'engage à suivre de très près" ces négociations de branche, "non pas en tant que négociateur mais en tant qu'observateur attentif du bon déroulement" des discussions, confirme Mme Borne dans sa lettre.

L'ÉTAT EN "OBSERVATEUR"

Un "observatoire du dialogue social au sein de la branche" composé de Jean-Paul Bailly (ex-PDG de La Poste) "et d'une personnalité dont les compétences sont reconnues en matière de relations sociales" va être mis en place, rappelle également la ministre.

L'intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT de la SNCF, réunie jeudi, avait de son côté exigé du gouvernement qu'il joue "un rôle central" dans les négociations au sein de la branche ferroviaire. "Un rôle d'observateur, ce n'est pas du tout ce qu'on attend" du gouvernement, "c'est son pacte ferroviaire, son projet, sa réforme", avait prévenu jeudi soir Rémi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots, souhaitant "un rôle plus pro-actif" du gouvernement, qu'"il fasse pression sur le patronat" et "pose certains marqueurs sociaux".

LES SYNDICATS RESTENT MOBILISÉS

Les syndicats avaient en outre réaffirmé jeudi leur mobilisation unitaire contre la réforme ferroviaire et maintenu leur calendrier de jours de grève, y compris pendant les épreuves du bac. Ils organisent mardi une "journée de la colère cheminote", espérant une participation "massive" à la grève.

"Il faut maintenir la pression" pour que "des éléments rassurants sortent du gouvernement et de l'UTP" (Union des transports publics et ferroviaires, patronat) sur la future convention collective, a renchéri Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, vendredi matin sur RMC. "Aujourd'hui, le compte n'y est pas".

Vendredi, 28e jour de grève depuis début avril, le trafic SNCF était de nouveau perturbé avec un TER et un Intercités sur deux, ainsi que quatre TGV et trois Transilien sur cinq en circulation.

01/06/2018

Le Sénat a terminé l'examen de la réforme de la SNCF

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Les Echos Le 01/06 à 08:05

Désormais, le projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire » doit faire l'objet d'un vote solennel, programmé le 5 juin - AFP

Les sénateurs ont introduit de nombreux amendements, dont une partie avec l'aval du gouvernement et sur proposition des syndicats réformistes, pour préciser le volet social de la réforme.

Ce n'est pas le grand chambardement, seulement des petits remaniements qui devraient néanmoins contenter les syndicats réformistes. Achevant dans la nuit de jeudi à vendredi l'examen de la réforme SNCF, le Sénat a adopté des amendements au texte venant de tous les groupes politiques, à l'occasion d'un vote solennel.

Ces modifications concernent notamment le volet social de cette réforme SNCF, déjà à l'origine d'une grève qui entrera ce week-end dans son troisième mois.

Concrètement, les sénateurs ont confirmé l'ensemble des dispositions prises en commission, et notamment la conclusion par l'Etat de contrats de services publics afin de répondre aux objectifs d'aménagement du territoire, le dispositif favorisant le volontariat des salariés transférés, et l'incessibilité du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités.

Les syndicats maintiennent la pression

Néanmoins, les sénateurs n'ont pas abrogé les grands principes de la réforme, à savoir l'ouverture à la concurrence, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues et la transformation juridique de la SNCF.

« Nous étions attendus », a déclaré le rapporteur au Sénat Gérard Cornu (LR). « Les syndicats attendent un signal. Ils l'auront [...] Une fois la loi votée, il sera temps d'arrêter la grève », a-t-il dit.

Pour Hervé Maurey (UC), président de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat, « saisi d'un projet de loi largement inabouti à l'issue de son examen à l'Assemblée nationale, a amélioré le texte afin de répondre au mieux aux préoccupations des cheminots, des usagers et des territoires ».

Désormais, le projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire » doit faire l'objet d'un vote solennel, programmé le 5 juin, puis d'une commission mixte paritaire, à la mi-juin, chargée d'harmoniser la version ainsi validée et celle que l'Assemblée nationale a votée en première lecture le 17 avril.

L'Unsa et la CFDT promettent de maintenir la pression sur l'exécutif au moins jusqu'à la commission mixte paritaire, après quoi elles  décideront ou non de poursuivre la grève . Partisans d'une ligne plus dure, la CGT et Sud ne donnent pour le moment aucun indice laissant envisager une fin de la mobilisation avant son terme théorique, le 28 juin.

Jean-Philippe Louis

Grève à la SNCF : les pertes réévaluées à 400 millions d'euros

https://www.francebleu.fr/infos/transports/greve-a-la-snc...

jeudi 31 mai 2018 à 17:40 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Les pertes provoquées par la grève à la SNCF ont été réévaluées à la hausse, selon franceinfo ce jeudi. Elles atteignent 400 millions d'euros pour la période comprise entre début avril et la mi-juin.

La somme estimée de 400 millions d'euros (qui n'est pas un chiffre officiel) inclut les indemnisations - déjà décidées - des voyageurs.
La somme estimée de 400 millions d'euros (qui n'est pas un chiffre officiel) inclut les indemnisations - déjà décidées - des voyageurs. © Maxppp -

Le mouvement de grève contre la réforme de la SNCF a provoqué 400 millions d'euros de pertes en 30 jours de grève. Un chiffre réévalué à la hausse, a annoncé franceinfo ce jeudi, et qui porte sur une période allant du 3 avril (début de la grève) et la mi-juin.

Jusqu'ici, l'entreprise parlait plutôt de 20 millions d'euros de pertes par jour de grève, ce qui aurait donc dû représenter 600 millions d'euros à la mi-juin.

Les indemnisations coûtent cher

Cette somme, qui n'est pas un bilan officiel mais qui est une estimation, inclut les indemnisations - déjà décidées - des voyageurs. Ce jeudi, les abonnés Fréquence dont le coupon est valide au 1er juillet 2018 ont vu leur abonnement prolongé automatiquement et gratuitement d’un mois. 

Le 23 mai, le directeur général de Transilien avait annoncé sur franceinfo que les abonnés Transiliens de la SNCF en Ile-de-France allaient être dédommagés de 50% du montant du pass Navigo pour les mois d'avril et de mai.

La réforme suit son cours

La réforme ferroviaire est arrivée mardi au Sénat tandis que les syndicats de cheminots ont cherché à maintenir la mobilisation, après deux mois de conflit, pour que le vote des sénateurs attendu le 5 juin ne sonne pas le glas de la contestation.

Mardi matin, la direction de la SNCF a recensé 14,41% de grévistes, légèrement plus que la veille où le taux était tombé à son plus bas  niveau (13,97%) en semaine depuis le lancement de la grève par épisodes.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu