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09/09/2018

SNCF: pas d'actions SUD-Rail le 18 septembre mais appel à la grève le 9 octobre

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/09/06/97002-2018090...

SUD-Rail a décidé jeudi de ne mener aucune action le 18 septembre, jour de négociation de la convention collective nationale de la branche ferroviaire, mais appellera à faire grève lors de la journée interprofessionnelle du 9 octobre, a-t-on appris auprès du syndicat.

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"La fédération SUD-Rail n'appellera pas à la grève le 18 septembre et ne participera pas aux actions décidées unilatéralement par la CGT Cheminots" pour cette journée, a déclaré à l'AFP Erik Meyer, porte-parole de SUD-Rail, à l'issue d'une consultation des instances du troisième syndicat de la SNCF.

SUD-Rail "appellera à la grève le 9 octobre pour se joindre à la journée interprofessionnelle organisée pour la sauvegarde des services publics et contre la politique sociale du président Macron qui vise à liquider cent ans d'acquis sociaux des salariés", a ajouté M. Meyer.

Après "l'échec de la stratégie portée par la CGT, l'Unsa et la CFDT au printemps" pour contrer la réforme ferroviaire, SUD-Rail "réunira ses structures les 25 et 26 septembre pour débattre de la stratégie de lutte qui nous permettrait d'engager la deuxième mi-temps" afin de "mettre un terme à l'application de la réforme ferroviaire", a-t-il poursuivi.

De début avril à fin juin, la CGT Cheminots, l'Unsa ferroviaire et la CFDT Cheminots (1er, 2e et 4e syndicats à la SNCF) avaient appelé ensemble à faire grève par épisode de deux jours sur cinq. SUD-Rail avait de son côté lancé un préavis de grève illimité.

"La loi de la réforme ferroviaire est applicable au 1er janvier 2020. Le conflit n'est pas terminé", d'autant qu'il reste à négocier la convention collective nationale de la branche ferroviaire et, au sein de la SNCF, "différents accords d'entreprise directement issus de la loi", a souligné M. Meyer.

La CGT Cheminots, qui avait mené seule deux jours de grève en juillet, a annoncé mercredi qu'elle organiserait le 18 septembre des rassemblements contre la réforme ferroviaire, avant une grève lors de la journée interprofessionnelle du 9 octobre.

 
Le Figaro.fr avec AFP

04/07/2018

SNCF : tensions en interne sur la future organisation

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Lionel Steinmann Le 03/07 à 18:55

En théorie, le groupe public devra être plus intégré, pour gagner en efficacité. Mais tout le monde, en interne, n'a pas la même idée sur le sujet.

Réforme ferroviaire, acte II.  Après l'adoption définitive de la loi mi-juin , un nouveau chantier vient de s'ouvrir : celui que la SNCF doit mener en interne pour « être plus efficace et plus performante », selon le cap fixé par le gouvernement. La première étape est attendue fin juillet, avec la présentation au gouvernement d'un nouveau projet d'entreprise. Objectif : réduire des deux-tiers d'ici à 2026 l'écart de compétitivité avec les concurrents, que l'exécutif évalue à 30 %. Mais à moyen terme, la direction doit également finaliser une nouvelle organisation, ce qui provoque d'ores et déjà un certain nombre de frictions en interne.

Depuis la réforme de 2014 , le groupe public est constitué de trois établissements publics (Epic) : SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures, voisin avec SNCF Mobilités, la compagnie chargée de faire circuler les trains, les deux étant coiffés par un Epic de tête baptisé... SNCF, chargé du pilotage de l'ensemble.

En finir avec une structure « complexe, parfois rigide »

En théorie, cette structure devait allier efficacité et souplesse. Dans les faits, elle est « complexe, parfois rigide » et « source de cloisonnements », explique le gouvernement dans le document présentant la réforme. Les doublons entre Epics sont légion, et les cadres doivent passer des journées entières en réunion.

La nouvelle loi pose un nouveau cadre : au 1er janvier 2020, la SNCF deviendra une société nationale à capitaux publics, celle-ci détenant deux filiales, SNCF Réseau et SNCF Mobilités. En théorie, cette nouvelle organisation doit être plus intégrée, pour gagner en efficacité. Mais le schéma doit être précisé par des décrets d'application et des ordonnances, et tout le monde, en interne, n'a pas la même idée sur le sujet.

Quelle doit être la liberté laissée à SNCF Réseau ? Certains plaident pour une intégration aussi poussée que possible, afin de fluidifier les coopérations sur le terrain. D'autres demandent une large autonomie, soutenus en externe par les futurs concurrents de la SNCF, qui veulent un gestionnaire d'infrastructures impartial et au-dessus de la mêlée.

Interrogations sur le holding de tête

Mêmes interrogations sur le rôle de la société mère : doit-elle être cantonnée à un rôle de holding, en laissant les différentes activités fixer leur cap ? Ou bien, au contraire, opérer un contrôle étroit sur les différentes activités ? Jusqu'ici, les tentatives d'installer une direction coiffant les différentes activités voyageurs (TGV, TER, Transilien...) pour faciliter la coopération ont capoté, les deux titulaires du poste (Barbara Dalibard puis Florence Parly) ayant jeté l'éponge au bout d'un an. Faut-il persévérer ?

Ces sujets préoccupent les dirigeants concernés, mais aussi leurs équipes : les gains de productivité se feront notamment par la suppression des doublons repérés dans les fonctions support. La future organisation déterminera où se feront les coupes.

Même si les choix seront actés par le gouvernement, Guillaume Pepy, le patron du groupe, aura un rôle prépondérant dans les arbitrages à venir. Avec un mandat qui s'achève début 2020, a-t-il encore l'autorité nécessaire pour faire passer des décisions impopulaires ? « Au contraire, il n'a plus besoin de ménager quiconque », assure un expert. En 2014, Guillaume Pepy avait profité de la réforme pour faire une série de nominations et redistribuer les cartes au comité de direction. Le scénario pourrait se répéter à la rentrée.

Lionel Steinmann
@lionelSteinmann

15/06/2018

SNCF : la CGT-Cheminots annonce qu’elle va poursuivre la grève en juillet

https://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2018/06...

Les syndicats de cheminots sont divisés sur la poursuite de la mobilisation. La réforme ferroviaire a été adoptée par le Parlement jeudi.

LE MONDE |

Au lendemain de l’adoption définitive du projet de loi sur la réforme ferroviaire par le Parlement, la CGT-Cheminots a annoncé qu’elle allait poursuivre son mouvement de grève en juillet, au-delà du calendrier de l’intersyndicale, qui avait fixé le dernier jour du mouvement au 28 juin.

« Pour combien de temps ? On verra. Comment ? On verra. Il n’est pas question de s’arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force », a déclaré Laurent Brun, le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF, sur franceinfo. « Nous allons poursuivre au mois de juillet », a-t-il affirmé alors que doit se tenir vendredi une réunion tripartite – gouvernement, patronat, syndicats – pour mettre au point la nouvelle convention collective du ferroviaire.

Sur la poursuite de la grève, les syndicats de cheminots sont divisés. Comme la CGT, SUD-Rail envisage de continuer le mouvement en juillet, et même en août, les deux organisations étant en désaccord sur les modalités du mouvement. UNSA et la CFDT, de leur côté, ne souhaitent pas que la mobilisation perdure au-delà du 28 juin. La CFDT étant un syndicat très représenté chez les conducteurs, qui sont les plus grévistes des agents SNCF, son retrait du mouvement amoindrirait fortement la mobilisation.

 
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