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21/12/2018

Ferroviaire: échec de la négociation paritaire sur les transferts de cheminots

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/12/20/97002-2018122...

La négociation entre les syndicats et le patronat du ferroviaire sur les transferts de cheminots après l'ouverture à la concurrence n'a pas abouti, une seule organisation syndicale - l'Unsa ferroviaire - ayant signé le projet d'accord jeudi avec le patronat, a-t-on appris de sources concordantes. Ce texte détaille les modalités des transferts de salariés d'une entreprise à l'autre au gré des pertes ou gains de marchés après l'ouverture à la concurrence du rail. Pour être valable, il devait être signé par des organisations syndicales représentatives au sein de la branche ferroviaire et représentant au moins 30% des salariés.

Seules l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, patronat) "et l'Unsa ont signé. L'accord ne remplit donc pas les conditions de validité et l'Etat doit prendre sous trois mois un décret supplétif" sur les conditions des transferts, a indiqué à l'AFP Claude Faucher, délégué général de l'UTP. Dans ce texte, "on avait obtenu quelques garanties sur le volontariat" des cheminots transférés "et sur l'information des agents. On est arrivé à y mettre ce qu'on avait voulu inscrire dans la loi" de réforme ferroviaire adoptée en juin, a expliqué Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat de la branche, qui va demander au ministère des Transports "la transcription dans le décret de l'intégralité de ses négociations et demandes".

Premier syndicat de la branche ferroviaire, la CGT-Cheminots "exige le volontariat intégral pour les transferts. La pseudo négociation menée par l'UTP s'est faite au détriment des agents. Elle protège les employeurs en cas de licenciement des cheminots", a critiqué son secrétaire général Laurent Brun. SUD-Rail réclame également "le volontariat total" des salariés, a indiqué Fabien Dumas, secrétaire fédéral du troisième syndicat de la branche. "Le décret en projet ressemble à la virgule près à ce que l'UTP propose", a-t-il ajouté en dénonçant "des reculs sociaux".

La CFDT-Cheminots a aussi refusé de signer le projet d'accord, en raison de "plusieurs points bloquants", notamment sur le volontariat et la possibilité laissée aux entreprises de confier le marché gagné à des sous-traitants, a précisé Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint du quatrième syndicat de la branche. La loi de réforme ferroviaire fixe à décembre 2019 l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire intérieur de voyageurs. Elle prévoit également, à partir du 1er janvier 2020, l'arrêt à la SNCF des embauches au statut de cheminot et la transformation du groupe en société anonyme à capitaux publics.

Le Figaro.fr avec AFP

09/10/2018

En 2020, il n’y aura plus d’agents des TER derrière les guichets

https://www.ville-rail-transports.com/ferroviaire/dagent-...

09 Oct 2018

Les grèves lancées ce printemps pour protester contre la réforme ferroviaire se sont faites lourdement sentir sur l’activité des TER : elles ont entraîné une baisse de trafic de 9 % en cumul de janvier à août comparé à l’année précédente, selon Frank Lacroix, son directeur général. Septembre et octobre seront décisifs pour bien finir l’année. « Nous sommes repartis à la conquête des voyageurs, nous mettons tout en œuvre pour réduire les retards. A cet égard, une collaboration assez inédite s’est organisée entre la SNCF et les régions pour mettre sur pied un plan de relance, avec notamment des mesures en faveur des abonnés, explique Frank Lacroix. Les deux parties ont en effet tout intérêt à dynamiser l’activité : si les trains transportent plus de voyageurs, elles y gagnent toutes les deux », ajoute-t-il. Mais surtout, à l’avenir, l’activité TER va se transformer. « Nous allons nous engager dans une réorganisation très importante : jusqu’à présent, les établissements métiers cohabitaient. Demain, nous aurons une organisation territoriale multimétier tournée vers les clients », explique Frank Lacroix. Le directeur général des TER affirme qu’il « ne veut plus voir d’agents derrière leur guichet. Mais je veux les voir aller à la rencontre des clients. Nous sommes en train de tester ce nouveau dispositif dans les Pays de la Loire. En 2020, il sera déployé partout ». A la question de savoir si les gares ne vont pas être déshumanisées, il s’interroge : « N’est-ce pas déjà le cas quand un agent derrière un guichet vend cinq billets par jour ? Pour faire venir des voyageurs à bord des trains, il faut aller à la rencontre des clients, des entreprises… Il faut introduire une notion de commerce. » Selon lui, à terme, il n’y aura plus qu’un seul métier « beaucoup plus riche ». L'évolution des ventes le pousse à aller dans ce sens. A la fin de l’année,...
 

 

 

 

20/09/2018

SNCF: Les syndicats réussiront-ils à faire front commun sur la convention collective?

https://www.20minutes.fr/economie/2338587-20180918-sncf-s...

TRANSPORTS Les négociations sur la convention collective du secteur ferroviaire, qui ont repris ce mardi, doivent être bouclées d’ici 2020…

Nicolas Raffin

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La gare d'Austerlitz, à Paris (Illustration).
La gare d'Austerlitz, à Paris (Illustration). — Mario FOURMY/SIPA
  • Les négociations sur la convention collective du secteur ferroviaire ont repris ce mardi. 
  • Le document doit encadrer les pratiques des entreprises du secteur avec l'ouverture à la concurrence.  
  • Plusieurs militants CGT regrettent de ne pas être suivis par les autres syndicats. 

La sono de la CGT Cheminots est toujours aussi puissante que lors des grandes manifestations du printemps contre la réforme de la SNCF. Mais ce mardi, le camion du syndicat est un peu isolé au milieu des grandes tours du quartier d’affaires de la Défense (Hauts-de-Seines), à côté de Paris. Autour des baffles et de quelques banderoles, une centaine d’adhérents est venue rappeler son opposition au projet de réforme ferroviaire adopté par l’Assemblée nationale cet été.

« Je regrette fortement qu’on soit le seul syndicat présent », reconnaît Xavier, agent commercial. Si la CGT était un peu seule ce mardi, c’est parce que les trois autres syndicats représentatifs de la SNCF ont pris leurs distances depuis les vacances d’été. Sud-Rail, qui avait fortement mobilisé au printemps, refuse de participer aux actions « unilatéralement décidées par la CGT ». Les deux organisations prévoient néanmoins de participer à la grève interprofessionnelle du 9 octobre.

« Il faut qu’on tienne le serpent par la tête et la queue »

Pour l’Unsa et la CFDT Cheminots, c’est plutôt la négociation qui prime pour l’instant. « Nous n’avons que 15 mois devant nous pour conclure (…) Nous n’avons pas le temps de bricoler (…) Nous sommes les seuls à avoir remis à l’UTP [le patronat] un projet pour mettre au point une nouvelle convention collective » expliquait samedi Didier Aubert (CFDT), interrogé par La Vie du rail

Même s’ils demandent toujours le retrait pur et simple de la réforme ferroviaire, les cheminots CGT ne sont pas dupes. Eux aussi veulent se faire entendre dans les discussions. Comme le résume Damien, un agent chargé du dépannage des TGV, « le combat se mène sur les deux fronts. Il faut qu’on tienne le serpent par la tête et la queue ». Symboliquement, le rassemblement de la CGT s’est d’ailleurs fait au pied de la tour « Séquoia », qui accueille les négociations entre les partenaires sociaux.

Des « règles du jeu » à clarifier

Si tous les syndicats entendent peser sur la future convention collective, c’est parce qu’elle va définir les « règles du jeu » du secteur. A partir du 1er janvier 2020, elle s’appliquera à tous les salariés du ferroviaire, qu’ils soient employés par la SNCF (hormis ceux embauchés au statut avant cette date) ou par l’un de ses concurrents.

Plusieurs domaines très sensibles sont au menu : les « classifications » (quelles qualifications sont obligatoires pour exercer tel ou tel emploi ?) mais aussi les « rémunérations » (à quel niveau de salaire correspond un grade donné ? Quel est le salaire minimum que peut verser une entreprise ?). Les modalités de transfert des salariés d’une entreprise à l’autre - le fameux « sac à dos social » vanté par Elisabeth Borne - doivent aussi être discutées.

Un équilibre à trouver

Pour la CGT, comme pour les autres syndicats, l’objectif est d’éviter une dégradation des droits des salariés dans la nouvelle convention. « Notre objectif est de construire un cadre social de haut niveau et attractif pour les salariés », affirmait cet été à 20 Minutes Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa. L’Unsa entend par exemple préserver les « facilités de circulation », autrement dit les billets de train gratuits. « C’est impensable que les cheminots n’y aient plus droit », confirme Roger Dillenseger. Pour Xavier, militant CGT, l’enjeu est de toute façon trop important pour se diviser : « il faut que les syndicats portent des revendications communes ».

Les négociations s’annoncent délicates. « L’enjeu pour le patronat, c’est que les garanties de la future convention collective ne soient pas alignées sur le régime actuel de la SNCF, analyse Arnaud Aymé, spécialiste des transports chez SIA Partners. Cela pourrait gêner la compétitivité du ferroviaire par rapport aux autres modes de transports. La voiture ou l’avion pourraient alors grapiller des parts de marché. D’un autre côté, il faudra garder des conditions d’emploi et de rémunération attractives pour pouvoir attirer de futurs salariés ». Un subtil équilibre qui reste à trouver.

 
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