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22/05/2014

119 quais rabotés dans 65 gares en Rhône-Alpes et 57 gares concernées en Paca

http://www.ledauphine.com/societe/2014/05/22/119-quais-ra...

Les nouvelles rames sont un poil trop large !

Les nouvelles rames sont un poil trop large !

La bourde de la SNCF va entraîner ces prochaines années des travaux dans 65 gares de la région Rhône-Alpes. 119 quais doivent être sciés de trois centimètres en moyenne. Les études des travaux ont été menées depuis un an et demi. Ils concernent en premier deux axes très fréquentés de la région : Villefranche-sur-Saône/Vienne et Saint-Étienne/Ambérieu, là où sont déployés en premier les nouveaux matériels en 2014 (la région a commandé 40 rames). Les travaux concerneront, pour les villes les plus importantes : 16 quais de la gare de Lyon Part-Dieu (plus des quais de services) ; 10 à Lyon Perrache ; 1 à Vénissieux ; 4 à Grenoble ; 1 à Chambéry ; 1 à Valence ; 1 à Annecy ; 3 au Teil et 1 à La Voulte-sur-Rhône ; 1à Bourgoin ; 2 à La Verpillère et L’Isle-d’Abeau…

En Paca

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 57 gares sont concernées par le problème (trois dans le département du Vaucluse, dont Avignon et Orange). Les travaux ont déjà été menés dans 16 gares, précise la direction régionale de RFF, mais certains se poursuivront jusqu’en 2015, dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans les Hautes-Alpes.

Qui payera la facture qui s’élève à 3 millions d’euros ? « C’est RFF. On est propriétaire du réseau et donc responsable », commente Jacques Frossard, directeur Paca. De toute façon, la Région, qui a pris connaissance du problème il y a environ six mois lors d’un comité de pilotage, a prévenu. « On ne paye pas », assure Jean-Yves Petit, vice-président de la Région délégué aux transports, élu des Bouches-du-Rhône.

Publié le 22/05/2014 à 06:04 |Mis à jour il y a environ 1 heures

Rames TER Regiolis : symbole des rivalités SNCF-RFF ?

http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/services/...

LE CERCLE. par Jean-Xavier Rochu - On peut voir cette étourderie sur le gabarit des TER contre le b-a-ba de la définition d’un véhicule sous trois éclairages.

Écrit par
ferroviaire

C’est d’abord le résultat d’une organisation qui est plus le résultat de nombreux compromis en commençant par politiques que de l’efficacité cohérente du métier de l’organisation industrielle performante. Le client SNCF a produit la spécification du matériel roulant qui a passé avec succès toutes ses procédures de contrôle de qualité et de sécurité. Notons que c’est elle qui entretient le réseau et qu’à ce titre elle sait mieux que personne dans quel état elle a laissé les bords de quai.

Dans le cadre de la procédure qualité, il est probable que RFF ait eu son mot à dire quand SNCF a dû l’interroger. Enfin, tout constructeur prudent vérifie les gabarits. Tout le monde a travaillé. Mais visiblement pas sur les bonnes informations. Il faut donc chercher comment les mises à jour des documents de référence ont été faites. Il y a eu un ou des services de contrôle qualité qui n’ont pas fonctionné.

Un deuxième niveau de réflexion est sur la qualité des hommes et des équipes. Chacun et chacune pris individuellement a les qualités requises. Les résultats sont suffisamment souvent acceptables pour entretenir cette conviction. Mais le désordre est dans les risques pris au niveau des compromis. Compromis politiques qui ont fait que le client RFF n’est pas respecté comme il devrait l’être dans une organisation saine par son fournisseur SNCF.

D’un côté la grosse PME RFF gère tous les retours d’expérience avec les informations produites par la maîtrise son compte d’exploitation et les interfaces avec les concurrents de l’opérateur SNCF. Ce sont autant d’informations subtiles dont la SNCF peut croire pouvoir se passer en s’adressant directement à ses opérateurs. De l’autre côté, 45 000 personnes travaillent comme sous-traitant trop unique de RFF. Finalement, la SNCF néglige qu’elle facture à RFF près de 3 fois le chiffre d’affaires de RFF alors qu’elle représente près de 90% de ce chiffre d’affaires (essentiellement fait de droits de passage que nous appelons péages).

Finalement, les chevaux se battent parce qu’il n’y a pas assez de foin financier dans l’écurie. Le géant SCNF prend la part du lion. Ses analyses trop biaisées génèrent des erreurs onéreuses. Ces surcoûts déséquilibrent les budgets. Dans l’urgence, mère de tous les risques, des impasses sont improvisées à des niveaux trop subalternes. Elles génèrent d’autres surcoûts. Le tout est amplifié par les accidents des trésoreries qui vont des contraintes régaliennes aux non-paiements arbitraires de sommes dues par mesures de rétorsions contre ces défaillances de service. Il est savoureux d’entendre certains politiques dire qu’ils ne paieront pas les dégâts. Et qui paiera les conséquences de ces compromis politiques inapplicables et des mauvaises décisions qui en résultent si ce n’est le contribuable sauf à fermer le ferroviaire français en France !

Le patient ferroviaire français est tellement malade qu’il faut que des gens compétents apportent sérénité et finances contre la garantie de pouvoir faire leur métier pour rééquilibrer la route et le rail contribuant ainsi au rêve d’entrepreneur de l’Europe !

21/05/2014

TER trop larges : le gouvernement demande des comptes à la SNCF et RFF

http://www.leparisien.fr/transports/video-ter-trop-larges...

Publié le 21.05.2014, 11h00 | Mise à jour : 18h22

ILLUSTRATION - Ségolène Royal, ministre de l'environnement  a critiqué la SNCF à la sortie du conseil des ministres. 

ILLUSTRATION - Ségolène Royal, ministre de l'environnement  a critiqué la SNCF à la sortie du conseil des ministres.  | Alain Jocard

 

La polémique enfle au lendemain des révélations du «Canard enchaîné» sur des rames trop larges commandées par la SNCF pour son réseau TER. , ministre de tutelle du secrétaire d'Etat chargé des Transports, fustige une décision «consternante» et demande que «toute la clarté» soit faite «sur les raisons pour lesquelles des décisions aussi stupides ont été prises».

Le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, exige lui une interne auprès de la SNCF et Réseau ferré de France (RFF). Certains députés PS demandent même la démission de Guillaume Pepy, le président de la SNCF.

De son côté, RFF tente de minimiser l'impact d'une telle erreur et assure que ni les contribuables ni les voyageurs ne paieront plus pour compenser les 50 millions d'euros nécessaires à l'adaptation des structures. «Il n'y aura aucun impact sur le prix du billet et je m'en porte garant», affirme le patron de RFF, Jacques Rapoport. Ce dernier confirme par ailleurs que les régions, très inquiètes dans la matinée, n'auront pas non plus à payer.

Le gouvernement demande une enquête


«Comment des décisions aussi décalées et éloignées du terrain peuvent être prises ?» s'interroge la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal. Et l'ancienne présidente du conseil régional de Poitou-Charentes de prévenir : «Les régions ne paieront pas ces erreurs invraisemblables qui prouvent simplement qu'il y a des gens dans les bureaux parisiens qui sont beaucoup trop éloignés des réalités du territoire.»

VIDEO. La ministre Ségolène Royal juge la situation «consternante»

De la même manière, le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, dénonce une situation «rocambolesque» et «comiquement dramatique» résultant de l'«ineptie du cloisonnement étanche» entre les deux entités du ferroviaire que sont la SNCF et RFF. Etanchéité qui devrait être palliée par le projet de réforme ferroviaire qui doit être examiné le 16 juin par l'Assemblée nationale. Elle prévoit en effet de regrouper l'actuel Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF en un grand groupe public. Cette erreur «justifie d'autant plus la réforme qui est en préparation pour coordonner les actions et les choix entre celui qui gère les infrastructures (RFF) et ceux qui font l'exploitation des trains (la SNCF)», renchérit le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. La commission du développement durable de l'Assemblée nationale a fait savoir que les présidents de la SNCF et de RFF, Guillaume Pepy et Jacques Rapoport, seraient auditionnés.

Guillaume Pepy pointé du doigt

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, estime que la «responsabilité des dirigeants» de la SNCF et de RFF est «engagée» dans cette affaire «hallucinante». Par ailleurs, «l'État devra lui aussi prendre ses responsabilités et en tirer toutes les conclusions. Interrogé sur une éventuelle démission de ces dirigeants, il lance un simple: «A eux de le dire». Une question à laquelle répond plus explicitement la rapporteure générale du Budget à l'Assemblée Valérie Rabault (PS): «Je pense que Guillaume Pepy doit démissionner. 50 millions d'euros, c'est beaucoup d'argent et on est la risée de la presse internationale», déplore-t-elle.

50 millions à payer, 300 quais déjà adaptés
La SNCF et RFF ont indiqué mardi que la mise en circulation jusqu'à fin 2016 de 182 rames TER Regiolis commandées au fabricant Alstom et les 159 Regio 2N de Bombardier, allait nécessiter l'adaptation de 1 300 quais sur les 8 700 du réseau français. «Cette modification d'un septième des quais va coûter 50 millions. (...) Pas un euro de plus, pas un euro de moins non plus. C'est donc bien 1% (du coût annuel) du matériel roulant (...) qui sont affectés à ces travaux», a relevé Jacques Rapoport, le patron de RFF.
RFF dépense chaque année 8 milliards d'euros «pour assurer le bon fonctionnement du réseau», dont 4 milliards pour la maintenance, la modernisation et le développement du réseau. A l'heure actuelle, 300 quais ont déjà été adaptés, et 600 le seront fin 2014. Les travaux vont s'étaler jusqu'en 2016. Réfutant la qualification de «boulette», il souligne que «quand on achète une voiture, on peut avoir des travaux d'adaptation à faire chez soi pour la faire entrer où on doit la faire entrer. C'est vrai pour les trains, c'est vrai pour les avions, c'est vrai pour les bateaux».
VIDEO. Jacques Rapoport (RFF): «aucun impact sur le prix des billets»

"Des travaux qui coûteront 50 millions d'euros" par Europe1fr


L'opposition dénonce un «gaspillage»


Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, cette affaire est «kafkaïenne». «Je ne vois pas quelle peut être la responsabilité des régions, qui sont donneurs d'ordres et qui contribuent au financement mais qui en aucun cas ne sont chargés de regarder la taille des quais par rapport aux véhicules roulants. Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait demander aux régions de payer», affirme-t-il sur LCP/France Info/Le Monde/AFP. Et la présidente du Front national, Marine Le Pen, de dénoncer un «gaspillage de l'argent public insupportable». «D'autant que l'estimation d'un surcoût de 50 millions d'euros avancée par la SNCF semble très sous-évaluée», estime-t-elle. Une théorie que défend également l'ancien secrétaire d'Etat Dominique Bussereau.

VIDEO. L'ancien secrétaire d'Etat Dominique Bussereau estime le coût «sous-évalué»

Les régions ne paieront pas

Dans une lettre à l'Association des régions de France (ARF), RFF confirme que les travaux «sont financés dans le cadre du budget courant de RFF et font partie du programme d’investissement de RFF qui s’élève à 4 Mds en 2014». Visiblement rassuré, le président (PS) de l'association, Alain Rousset avait, plus tôt dans la journée, fait savoir que les régions refuseraient «de verser un seul centime sur cette réparation». «On ne va pas, quand même, être à la fois pigeons et financeurs». L'affaire a d'autant plus de mal à passer, que l'Association des Régions de France (ARF) mène déjà un bras de fer avec la SNCF. Certaines régions ont décidé de suspendre le paiement des subventions. Elles dénoncent l'augmentation exorbitante (90% sur les 10 dernières années) de la facture présentée par le transporteur ferroviaire quand, dans le même temps, la qualité de service s'est dégradée.

 
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