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25/05/2014

La machine à scier les quais de gare existe déjà

http://www.lemoniteur.fr/179-innovation-produits/article/...

Par Gilles Rambaud - LE MONITEUR.FR - Publié le 23/05/2014 à 10:00

Une PME d’Aquitaine s’est déjà vu confier la découpe de quais de gare et a inventé une machine pour cela.

L’article paru mercredi 21 mai 2014 dans le Canard Enchaîné dévoilant que 1300 quais de gare vont devoir être réduits pour accueillir les nouveaux trains régionaux a fait grincer des dents ! (lire notre article)

Mais il a également fait sourire certains comme Fabrice Encognere, gérant d’ADECB, une PME basée en Aquitaine spécialisée dans le sciage du béton. Le reprofilage des quais de gare, il connait. Il a même inventé une machine pour cela. « L’idée de départ était de ne plus avoir à fixer de rails de découpe et, surtout, à ne pas avoir à descendre sur la voie » se souvient-il. Il a réussi à adapter une scie de 1500 mm au bout d’un robot de démolition de type Brokk 180 sur lequel est installé un guide mobile. L’engin part d’une extrémité du quai, positionne sa lame au millimètre près puis effectue un trait de coupe sur toute la longueur en vertical, en horizontal et même en négatif. « C’est rapide, c’est précis et on ne descend jamais sur la voie » se félicite Fabrice Encognere qui a déjà effectué cette opération dans 5 gares de sa région.

Bien sûr, la nouvelle des 1300 quais à reprofiler lui a fait dresser l’oreille. Mais il ne s’emballe pas. « Combien de centimètres faut-il retirer ? » s’interroge-t-il, tout en avouant avoir fait dès hier soir quelques recherches sur l’internet pour le savoir… « S’il faut juste scier une bordure en porte-à-faux, ça sera rapide. Par contre si le trait de coupe doit faire toute la hauteur du quai, là, ça va être compliqué…». Toutes les gares de France ne sont pas construites sur le même modèle. Dans certains cas il se pourrait que la démolition totale et la reconstruction du quai soit la meilleure des solutions… En tout cas voilà qui permettra au public de découvrir le sciage du béton, un métier méconnu mais qui exige professionnalisme, savoir-faire et matériel.

Martine calcule la largeur des voies à la SNCF

Martine calcule la largeur des voies à la SNCF.jpg

 

24/05/2014

SNCF, RFF et les régions : des relations compliquées

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/05/21/20005-20140521...

Par Valérie Collet Publiéle 21/05/2014 à 22:07

Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, et Jacques Rapoport, celui de RFF.

 

Le projet de loi préparé par Guillaume Pepy devrait mettre fin aux rivalités entre les deux entreprises qui ont pesé sur les projets communs.

Plus jamais ça! C'est en résumé l'argumentaire que les dirigeants de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF) avancent pour garantir que dorénavant les commandes de trains destinées à accompagner la croissance du trafic régional tiendront compte des disparités des infrastructures sur le terrain. Leur réponse à la pluie de critiques qui s'est abattue sur eux mercredi est déjà prête: le projet de loi de réforme ferroviaire qui sera débattu dès le 16 juin réconciliera les équipes de RFF et de la SNCF qui ont travaillé pendant près de dix-sept ans en ennemies. Ce qui a conduit leurs ingénieurs à travailler en dépit du bon sens.

Ce projet de loi, défendu - et concocté - par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, doit donner naissance à un grand groupe SNCF composé d'une structure de tête, Groupe SNCF, et de deux établissements publics industriels et commerciaux (Epic), l'un tourné sur le réseau (SNCF Réseau) et l'autre sur l'exploitation (SNCF Mobilité).

Le projet de loi prévoit d'en finir avec une anomalie trop longtemps tolérée par la SNCF: les régions, qui organisent les transports régionaux sur leur territoire, payent leurs commandes de trains régionaux (3 milliards pour les trains commandés à Alstom et à Bombardier), mais c'est la SNCF qui possède ce matériel et contrôle la maintenance, qui pèse près de 20 % des coûts. En mars, neuf régions ont décidé de créer une association d'étude sur le matériel roulant. L'objectif est de s'affranchir de la SNCF en s'impliquant directement dans le choix du matériel roulant, son prix… Elles souhaitent aussi définir elles-mêmes les tarifs du TER jusqu'à présent encadrés au niveau national.

«France bashing»

On comprend qu'elles aient vu rouge lorsque les dirigeants de RFF et de la SNCF leur ont proposé de contribuer à payer le surcoût de 50 millions d'euros de travaux pour réaménager les quais des TER trop larges. Il aura fallu que l'affaire tourne au scandale pour que le patron de RFF déclare qu'il allait payer «sur ses ressources propres» le rabotage des quais sans mise à contribution des régions. Le président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset, a donc déclaré que le problème était réglé au «niveau financier» tout en regrettant que l'affaire des TER vire au «France bashing»: «Nos entreprises ne seraient pas capables de faire des trains? Nos services publics capables de fonctionner? Est-ce qu'il ne vaut pas mieux dire que les régions viennent de commander 2,5 milliards-3 milliards de trains neufs? Tout ça fait 4500 emplois chez Bombardier et chez Alstom.»

Un discours citoyen qui n'empêche pas les régions de batailler pour participer plus activement à la gouvernance et au pilotage du futur Groupe SNCF, qu'elles financent très largement. Elles allouent au total 5,8 milliards d'euros par an au «système ferroviaire» français, dont 4,4 milliards pour le TER et le Transilien. Un effort qui donne voix au chapitre.

 
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