Avertir le modérateur

10/10/2012

Lyon-Turin : le débat dérape sur d’étranges terrains

http://www.ledauphine.com/savoie/2012/10/09/lyon-turin-le...

Selon le Canard enchaîné, ce terrain pourrait rapporter de 20 à 50 millions à son propriétaire, l’entrepreneur mauriennais Roger Truchet. Un chiffre que celui-ci qualifie de « risible ». Photo DL/Sylvain MUSCIO

Selon le Canard enchaîné, ce terrain pourrait rapporter de 20 à 50 millions à son propriétaire, l’entrepreneur mauriennais Roger Truchet. Un chiffre que celui-ci qualifie de « risible ». Photo DL/Sylvain MUSCIO

Le sommet franco-italien de Lyon, début décembre, approche. François Hollande et le président du Conseil italien, Mario Monti, devraient y confirmer la volonté des deux États et donner l’élan décisif à la mise en chantier de la liaison à grande vitesse Lyon-Turin.

Au niveau gouvernemental, il a été à plusieurs reprises rappelé que ce dossier n’entrait pas dans la catégorie des grands travaux menacés pour raisons budgétaires : il s‘agit d’une priorité européenne et, de plus, faisant l’objet d’un traité international, la France ne pourrait y renoncer seule.

Cela dit, les opposants font feu de tout bois pour faire valoir leurs arguments. Le débat semble tourner à la guérilla. Un entrepreneur mauriennais vient d’en faire les frais.

Roger Truchet a ainsi pu lire dans le Canard enchaîné, mercredi dernier, qu’on le soupçonnait de tremper dans une affaire de conflit d’intérêts. Le rapport de la commission d’enquête sur les “accès français” invite Réseau ferré de France à examiner la possibilité d’utiliser un terrain de 9 hectares dont il est propriétaire, dans la zone d’activités d’Arbin, pour entreposer des déblais issus des travaux d’excavation. Or, parmi les membres de la commission d’enquête figure Guy Truchet, son frère… L’entrepreneur s’étouffe : « Je n’ai pas vu mon frère depuis des décennies ».

Roger Truchet a effectivement déposé un mémoire, remarqué par la commission, pour l’utilisation de ce terrain, mais parce qu’il ne sait trop qu’en faire : « Je l’ai acheté 360 000 € en 2002 pour créer une zone industrielle. Et quelques mois après, un plan de protection des risques a été mis en place et il est devenu inconstructible. Certes, je l’exploite, mais pour moi la solution, aujourd’hui, c’est que quelqu’un me le rachète. Dire que je pourrais faire 20 à 50 millions d’euros de bénéfices avec, c’est risible ».

Le maire d’Arbin, Carlo Apprati, confirme l’ensemble : « Le Canard m’a appelé, ils croyaient que Truchet avait acheté le terrain pour faire une carrière. Moi, ce que j’ai, c’est un dossier de lotissement industriel qui n’a pas abouti à cause du PPR ».

Nous n’avons pas réussi à joindre Guy Truchet. Mais nous avons contacté Pierre-Yves Fafournoux, président de la commission d’enquête, lui aussi attaqué, par Politis cette fois-ci. Le magazine lui reproche des relations avec Egis, cabinet qui a réalisé des études d’impact pour le Lyon-Turin. « Diffamation ! », clame M. Fafournoux : ingénieur-conseil libéral, il n’a jamais été « associé à Egis entre 2004 et 2009 », comme le prétend l’hebdomadaire. Il a accompli, en 2003, une mission dans l’Aisne pour le compte d’une agence d’architecture, Base, qui collabore par ailleurs, de temps à autre, avec Egis, mais n’en dépend pas. Egis a aussi réalisé l’étude d’impact sur l’aménagement de la Romanche, en Isère, dossier dont Pierre-Yves Fafournoux a dirigé l’enquête publique. Mais cela « n’implique aucun lien avec les membres de la commission », indique-t-il.

Noël Communod, conseiller régional EELV, naguère favorable au Lyon-Turin et qui a rejoint les rangs des opposants, est bien embêté : il a relayé ces accusations pour le moins légères et se trouve confronté à la réaction du mis en cause, par avocat interposé. Il promet un communiqué « davantage documenté dans les jours qui viennent ».

Le 2 juillet, la commission d’enquête a remis au préfet de la Savoie un rapport favorable, assorti de recommandations, au dossier des “accès français” présenté par Réseau ferré de France.

par Frédéric THIERS le 10/10/2012 à 06:01

08/10/2012

Et l'on reparle du Lyon-Turin...

Bonsoir,

Pendant que nous devons serrer la ceinture. D'autres dépenses sans compter l'argent du contribuable à coup de milliard. Bien entendu ce n'est pas leur argent et bien entendu ils n'ont et n'aurant jamais de compte à rendre comme cela se fait en Grece.

Je rappel que la dette est devenu le premier budget de l'état devant l'éducation :

http://www.lepoint.fr/economie/170-milliards-d-euros-d-ob...

La charge de la dette représentera, basée sur ces hypothèses de taux, 46,9 milliards d'euros en 2013 et restera le premier poste de dépense publique devant l'enseignement scolaire.

Que va t-on laisser à nos enfants ?

Quand à l'exuses des quelques emplois que ça va créer pour 30 milliards d'Euros c'est TRES chere payé.

De notre coté notre ligne attend toujours une troisième et une quatrième voie mais là on nous a dit qu'il y avait un Lyon - Turin et qu'il fallait s'arreter de respirer pour lui, mais lui ne s'arretera pas pour nous filant à toute allure de Chambéry à Lyon sans prendre les milliers de travailleurs qui se rendent en train sur leur lieu de travail certainement pas pour les loisirs.

Cordialement,

Eric

 

http://alpes.france3.fr/2012/10/08/et-l-reparle-du-lyon-t...

En cette première semaine d'octobre, un révélation du Canard Enchaîné sur l'attribution des marchés publics du Lyon-Turin a donné de l'eau au moulin des opposants.

  • Par Franck Grassaud
  • Publié le 08/10/2012 | 19:02

Le 3 octobre, le Canard Enchaîné a publié un extrait du rapport de la commission d’enquête publique chargée d’étudier le projet de ligne TGV Lyon-Turin.
On y lit très nettement que la commission incite à passer un marché avec une entreprise de travaux publics dirigée par le frère d’un des commissaires d'enquêteurs.

Il est écrit : "La commission invite RFF à étudier le mémoire de l’entreprise Truchet TP, qui propose de mettre à disposition du projet un terrain de 9 hectares, dans la zone artisanale d’Arbin, pour y stocker de manière définitive 950.000 m3 de déblais, après autorisation d’extraction de matériaux alluvionnaires".

Selon les calculs du Canard Enchaîné, "si l’entreprise obtient le marché et les autorisations, elle pourrait réaliser entre 20 et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en vendant le sable et le gravier contenu sur le site".

Un conflit d’intérêt qui fait beaucoup parler du côté des opposants au projet.

 

2 vidéos sont proposés en lignes.

La première vidéo est une interview avec Daniel Ibanez consultant dans les entreprise en difficulté légitimé par la cour des comptes.

La seconde Mais à propos où en est-on du Lyon-Turin ?

07/10/2012

LGV Lyon-Turin : grosse friture sur la ligne

Le 4 octobre, nous avons publié l'article de LyonMag.com que vous trouvez ci-après. Cet article se réfère à un autre article édité par Politis citant M. Pierre-Yves Fafournoux.

Celuic-ci, par l'intermédiaire de son avocate, demande d'insérer un droit de réponse et de surveiller les commentaires qui sont publiés. L'ADUT vous demande de ne pas émettre de commentaire pour cet article.

Droit de réponse de M. Pierre-Yves Fafournoux :

"" Monsieur Pierre-Yves FAFOURNOUX exerce une activité d’Ingénieur Conseil sous statut de profession libérale depuis 1998 et n’a jamais été associé au cabinet EGIS dans une agence nommée Base.

Quatre réunions d’information publique ont été tenues pendant la durée de l’enquête publique. Les quatre comptes rendus ont été présentés en Annexe II du Rapport de la Commission d’enquête publique, dans un document de 30 pages, faisant état de toutes les interventions des intervenants. ""

 

http://www.lyonmag.com/article/44709/lgv-lyon-turin-gross...

La carte du projet de ligne grande vitesse Lyon-Turin - DR

 La carte du projet de ligne grande vitesse Lyon-Turin - DR

Extraction du texte émis par LyonMag :

"" Y a-t-il eu conflit d'intêret au sein de la commission d'enquête publique qui s'est penchée en début d'année sur le projet de ligne grande vitesse ?

C'est ce qu'affirment coup sur coup deux magazines, parus cette semaine.

La première salve est lancée par Le Canard Enchaîné, dans son édition du mercredi 3 octobre. L'hebdo nous apprend que dans son rapport, favorable au projet de LGV, la commission d'enquête "incite fortement" Réseau Ferré de France, le maître d'ouvrage, à passer un marché avec l'entreprise de travaux publics Truchet TP. Celle-ci propose de stocker "de manière définitive 950 000 m3 de déblais" dans un terrain de 9 hectares, situé dans la zone artisanale d'Arbin, au sud-est de Chambéry. Or, le président de cette entreprise de BTP, Roger Truchet, n'est autre que... le frère de Guy Truchet, l'un des membres de cette fameuse commission d'enquête. Le Canard Enchaîné précise que le terrain a été acheté en 2006 pour 350 000 euros, alors qu'aujourd'hui, "le million de mètres cubes de sable et de gravier contenu dans le site peut générer un chiffre d'affaires de 20 à 50 millions d'euros".

Après le palmidé, c'est l'hebdomadaire Politis qui, ce jeudi, renforce encore la thèse du conflit d'intérêt. Le magazine affirme que le président de la commission d'enquête publique (un certain Pierre-Yves Fafournoux) a été l'associé entre 2004 et 2009 du cabinet Egis (filiale de la Caisse des dépôts), cabinet conseil qui a réalisé les études d'impact de la ligne Lyon - Turin. De quoi donner du grain à moudre aux opposants du projet, qui se sont plaints à plusieurs reprises de n'avoir pas voix au chapitre lors des réunions d'informations organisées par la commission. Et, peut-être, de quoi gêner aux entournures François Hollande, qui s'est déclaré à plusieurs reprises "fan" du projet, et qui doit retrouver Mario Monti en décembre à Lyon pour évoquer le sujet.""

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu