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18/06/2013

Duron : oui à l'A45, non au CFAL et au contournement de Lyon

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Dossier...

Par Fabien Fournier

Publié le 16/06/2013  à 07:30

EXCLUSIF - La commission Mobilité 21 chargée de fixer les grandes priorités du Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) pour l’après-2020 va remettre son rapport dans quelques jours. Nous en connaissons les grandes lignes. Lyon ne devrait pas être gâté !

A47 ()
Maxppp

C'est une version "quasi finale" qui circule actuellement entre Matignon et le ministère des Transports. Rendu public le 25 ou le 26 juin, le rapport de la commission Mobilité 21, présidée par le député Philippe Duron (PS), fera des mécontents. Sa mission : faire le tri parmi les quelque 70 projets à 245 milliards contenus dans le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Les priorités ainsi définies seront arbitrées par le Gouvernement, qui décidera de suivre ou non ces propositions.

Deux scénarios étudiés pour 2020-2030

L’heure n’est plus aux Trente Glorieuses. L’argent public manque. Ainsi, le document devrait quasiment enterrer la création de nouvelles lignes TGV, rejoignant par là les conclusions du rapport Bianco qui préconisait, en avril, de s’atteler à la mise en place de trains circulant à 200 km/h sur voies normales (contre plus de 300 km/h pour les TGV). Comme nous l'explique l'un des membres de la commission Duron, plusieurs chantiers en cours, comme la ligne Paris-Bordeaux ou Le Mans-Rennes, obèrent les capacités d’investissement dans les années à venir, et même au-delà de 2020. Au final, deux scénarios ont été étudiés. Le premier, qui planifie environ 8 milliards d'euros d’investissements entre 2020 et 2030, entérine le désengagement de l'Etat et la poursuite de la morosité actuelle. Le second, avoisinant les 26 millions, prévoit une croissance recouvrée et de nouvelles ressources, par exemple la montée en puissance de l’écotaxe poids lourds instaurée cette année. Dans les deux cas, sont envisagées des concessions pour les autoroutes nouvelles et la mise à contribution des collectivités locales.

Part-Dieu ()
© Tim Douet

Priorité nationale : faire sauter le nœud ferroviaire lyonnais

"Dans le premier scénario, on ne fait pas grand-chose", reconnaît cet élu. "Il nous est vite apparu évident que ce n’était pas la peine de faire à l’avenir de nouvelles lignes grande vitesse sans traiter les nœuds ferroviaires actuels", expose-t-il. Faire sauter le verrou lyonnais doit donc être chose faite avant 2030. Le projet consiste au passage progressif de 4 à 6 voies des lignes traversant Lyon, ce qui implique un enfouissement partiel des rails, l’élargissement en surface étant contraint par le milieu urbain. Il s'agit aussi de traiter le tronçon St-Fons/Grenay, et d’envisager la construction d’une gare souterraine à la Part-Dieu pour décohabiter TER et TGV. 

L’A45 retenue dans le scénario 2

Le scénario 2 est un peu moins chiche en projets. Selon nos informations, il retient comme "prioritaire" l'A45 Lyon/St-Etienne, estimée à 1,3 milliard d'euros. La saturation de l'A47 existante est admise, une situation qui "handicape la compétitivité des entreprises du sud de la Loire", selon le document, qui souligne que l'infrastructure a déjà été reconnue d'utilité publique. Au sein de la commission, les avis n'ont cependant pas été unanimes et d’aucuns considèrent qu'il faut éviter d'aggraver les circulations dans Lyon intra muros. Ils pourraient préconiser un nouveau pont sur le Rhône pour une liaison directe sur le périphérique actuel (boulevard Laurent-Bonnevay).

Au niveau national, le scénario 2 estime prioritaire l’amélioration de la ligne Marseille-Nice, traitée par tronçons. Cap sur les "trains de la vie quotidienne" tels que les défend le rapport Bianco : le passage en TGV serait abandonné du fait de sa cherté (plus de 15 milliards d’euros), remplacés par des trains moyennement rapides. Ce scénario 2 retient aussi le doublement de l’A31 entre Toul et le Luxembourg.

Contournement Ferroviaire_013 ()
Loll Willems

Ni ring autoroutier ni CFAL !

Certains projets brillent par leur absence. Ainsi – sauf codicille de dernière minute – le rapport ne juge-t-il prioritaire ni le contournement autoroutier ni le contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise. "Ils sont relégués à l’après-2030", explique un membre de la commission. S’agissant du premier, le document relève que le grand trafic national ne représente qu'une "faible part" des flux sur l’A6/A7 traversant Lyon, notamment sous Fourvière. "Les membres de la commission semblent penser que le contournement autoroutier existe déjà, avec l'axe A432-A43-A46", souffle un observateur des travaux – autrement dit, le trajet suivant la rocade Est, l’autoroute Lyon-Grenoble puis celle qui longe l’aéroport St-Exupéry.

Si cette recommandation était confirmée par le Gouvernement, Gérard Collomb devrait revoir ses plans, lui qui conditionne la réalisation de l'Anneau des Sciences (périphérique ouest) à la réalisation de ce ring autoroutier. Jeudi dernier, il nous confiait avoir demandé à la commission Duron "qu'elle dise qu'il y a un nœud autoroutier lyonnais, comme il y a un nœud ferroviaire lyonnais". C'est raté ! Quant à l’absence du CFAL parmi les projets prioritaires, elle est perçue comme "complètement incompréhensible" par un spécialiste des transports, qui estime paradoxal "qu'on prévoie de résoudre le nœud ferroviaire lyonnais" sans traiter ce contournement.

Lyon Turin ()

Quid du Lyon-Turin ?

Deux gros projets seront aussi absents du document, car sanctuarisés par des accords internationaux : la ligne à grande vitesse Lyon-Turin et le canal Seine Nord. "Si le Lyon-Turin était fait, toutes les capacités d'investissement seraient mises en cause, et même la rénovation de l'existant serait rendue difficile", souffle toutefois un observateur des travaux. "J’ai le sentiment que le TGV Lyon-Turin [estimé à 26 milliards d’euros par la Cour des comptes, ndlr] a du plomb dans l’aile. Et je pense que cet avis est partagé", glisse un participant à la commission.

06/06/2013

Baisse des poids lourds sur l’A40

Bonjour,

Contrairement aux fausses inforations des fous du Lyon-Turin le trafic des poids lourd n'a jamais explosé. Depuis 1981 il a toujours fait du surplace.

Hier nous avons eu une véritable leçon de morale sur la suppression des petits fours durant le comité de ligne car il fallait faire des économies. Alors que le Lyon Turin va couté 26 Milliards d'euros. Il y a 2 poids 2 mesures. On va montrer ce qui est visible à monsieur tout le monde en lui supprimant quelques objet de pacotille mais par contre on joue les Quatariens ou les rois du pétrole qui ne savent pas faire de leur argent en dépensant des millairds dans des projets pharaonnique.

Il serait bien que les élus arretent de jouer avec notre argent aussi facilement et regarde la réalité en dépensant intelligamment l'argent public.

Le doublement de notre ligne jusqu'a St André le Gaz est une prioritécomme cela était prévu depuis très longtemps.

L' ADUT demande depuis très longtemps le doublement des voies pour permettre un trafic fluide et en finir avec notre ligne malade. Mais on nous ressort l'excuses du Lyon Turin à chaque fois. Il parait que cela va tout regler. On peut voir que le lobbying des pro lyon turin a bien fonctionner.

Cordialement,

Eric

 

http://www.ledauphine.com/ain/2013/06/05/baisse-des-poids...

 

La société des autoroutes et tunnel du Mont-Blanc, ATMB, a constaté que l’année 2012 a été marquée par une baisse du trafic des poids lourds, de 3,3 % à 2,28 %. Tandis que celui des véhicules légers affichait une légère hausse de 0,6 % pour l’autoroute et la route blanche. Car sur le tunnel du Mont-Blanc, c’est l’ensemble du trafic qui a connu une décroissance significative.

À Bellegarde, durant tout cet été 2013, la troisième et dernière phase des travaux de réfection et renforcement se déroule sur le viaduc. Après quoi, et sauf travaux ponctuels, les automobilistes devraient être tranquilles pour quelques dizaines d’années.

01/06/2013

Enquête publique sur le projet de LGV Poitiers-Limoges : la FNAUT remet un avis négatif

Bonjour,

Nous retrouvons la même abérration pour le Lyon -Turin mais en bien plus petit :

le Poitiers-Limoges ne coutera "QUE" 1.6 Milliards d'euros bien loin de notre Lyon - Turin dont le cout est évalué au bas mot à 26 milliards d'euros !!!

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/05/30/l...

Cordialement,

Eric

 

http://www.revuedescollectiviteslocales.com/Enquete-publi...

Si la FNAUT est généralement favorable à l’extension du réseau des lignes ferroviaires à grande vitesse, elle a désapprouvé de longue date le projet Poitiers-Limoges dont l’impact environnemental élevé, du fait de la topographie du territoire traversé, ne trouve pas de contrepartie en terme d'utilité collective.

Le projet est mal justifié
Contrairement à la LGV Tours-Bordeaux en construction, le barreau Poitiers-Limoges ne concernerait qu’un bassin de population restreint et ne permettrait de transférer que de faibles trafics aériens et routiers sur le rail. Il ne désengorgerait aucune ligne classique parallèle au bénéfice de trains régionaux et de fret.

Le projet est dangereux pour l’aménagement du territoire
Bien au contraire, la mise en service de la LGV Poitiers-Limoges assècherait et fragiliserait la ligne classique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT). Selon RFF, il faudrait en effet, pour
rentabiliser le barreau Poitiers-Limoges, ramener de 11 aujourd’hui à 4 le nombre de relations quotidiennes qui subsisteraient sur la ligne POLT, ce qui pénaliserait le Centre et la Creuse de
manière inadmissible.

Une alternative plus pertinente existe
Une desserte TGV de Limoges de performances comparables peut être obtenue par la poursuite de la modernisation de la ligne POLT (en particulier entre Châteauroux et Limoges) puis par un
branchement sur la future LGV Paris-Lyon passant par la région Centre (projet POCL), ce qui renforcerait la rentabilité du POCL.

Des choix rationnels sont nécessaires
Le financement de l’extension du réseau des LGV est suffisamment difficile pour que l’Etat, RFF et les régions se concentrent sur des projets utiles, techniquement bien conçus, bénéfiques à
l’aménagement du territoire et économiquement réalistes : le projet Poitiers-Limoges doit être abandonné.

 
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