Avertir le modérateur

15/02/2014

Pourquoi le TGV fait plonger la SNCF dans le rouge

Bonjour,

Voici un argument à faire valoir sur la mauvais choix de la SNCF à vouloir privilégier le tout TGV au détriment du TER.

Certains insistent encore à vouloir gaspiller les fonds public avec leur Lyon-Turin qui sera un véritable scandale financier dans les années à venir vu le peu de trafic par rapport au 30 milliards d'euros à investir.

Mais on le dit si bien l'argent qui ne nous appartient pas, c'est à dire l'argent du contribuable est bien plus vite dépensé que notre propre argent.

Eric

 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tran...

Fabrice Gliszczynski  |  13/02/2014, 14:18

Après une dépréciation de la valeur de ses TGV de 700 millions en 2011, la SNCF a une nouvelle fois déprécié son parc de 1,4 milliard. Cette opération fait passer les comptes de la SNCF dans le rouge. Explications.

La SNCF a plongé dans le rouge en 2013. A cause du TGV. Si la société ferroviaire a dégagé un bénéfice net récurrent (hors éléments exceptionnels) de 582 millions d'euros l'an dernier, elle affiche, in fine, un résultat net part du groupe négatif de 180 millions d'euros, contre un bénéfice de 376 millions en 2012 (pour un chiffre d'affaires de 32,5 milliards d'euros, en hausse de 0,5%), en raison d'une nouvelle dépréciation de la valeur de son parc TGV de 1,4 milliard d'euros. Elle est largement plus forte que celle prévue il y a quelques mois, puisque la direction évoquait en octobre un chiffre de plus de 800 millions d'euros, quasiment du même ordre que la dépréciation précédente, en 2011, de 700 millions d'euros. Résultat, aujourd'hui, les quelque 400 rames TGV de la SNCF ne valent plus que 3,2 milliards d'euros.

 Pas de sortie de cash

"Imposé par les normes IFRS, ce jeu d'écritures comptable n'engendre pas de sortie de cash", rappelle Mathias Emmerich, le directeur financier de la SNCF. Pour autant, le signal est fort. Il montre que sur la durée de vie de chaque rame, les cash flow sont insuffisants pour justifier le coût d'acquisition (entre 25 et 30 millions d'euros par rame).

"La valeur des actifs TVG n'est pas couverte par les espérances de flux de trésorerie futurs dégagés par l'activité (…). Cette dépréciation d'actifs signifie que l'activité aujourd'hui n'est pas suffisamment rentable pour justifier la valeur comptable et permettre le financement et le renouvellement du parc", explique la SNCF.

 Dégradation de la marge

Depuis 2008, le modèle TGV tire la langue. Sa marge opérationnelle ne cesse de se détériorer. Alors qu'elle s'élevait à 20% en 2008, elle a fondu de 8,6 points depuis, pour ne représenter que 11,4% en 2013 (-1,2 point par rapport à 2012), à 782 millions d'euros. Une performance très éloignée du seuil de 15 à 16% nécessaires pour conserver de manière rentable le périmètre actuel du TGV, selon la SNCF.

Cette dégradation de la rentabilité du TGV est liée au ralentissement de l'activité du fait de la morosité économique et part la forte hausse des péages payés au gestionnaire d'infrastructure, Réseau Ferré de France (RFF), d'une centaine de millions d'euros chaque année.

"Entre 2007 et 2013, ils ont progressé de 7,4% par an", explique Mathias Emmerich. "Hors péages, la marge opérationnelle ne s'est pas dégradée depuis 2009", ajoute-t-il.

80 à 100 lignes déficitaires

La hausse des péages va continuer alors que dans le même temps, la croissance du trafic TGV baisse (-0,7% en 2013) et que le prix moyen du billet a lui aussi diminué. Ce qui a fait reculer le chiffre d'affaires TGV de 1,4% en 2013. Côté recettes, les perspectives sont plutôt moroses. "Les croissances de trafic et de recettes ont été revues à la baisse", explique le directeur financier de la SNCF. En effet, par rapport au précédent test de valeur en 2011, les hypothèses de croissance du PIB et d'évolution de la consommation des ménages ont été minorées. Dans le même temps, le développement de la concurrence des compagnies aériennes et l'émergence du co-voiturage impactent aussi l'activité du TGV. Il n'en faut pas beaucoup pour faire basculer une ligne dans le rouge. Sur 180 lignes TGV "origine-destination", entre 80 et 100 sont déficitaires, expliquait, en octobre dernier, la SNCF. Ouigo, la nouvelle offre de TGV à bas coûts lancée l'an dernier a essuyé des pertes, mais Mathias Emmerich est confiant pour atteindre l'équilibre en 2014.

 Nouvelles LGV coûteuses

Autre point expliquant cette nouvelle dépréciation d'actifs. La valeur des actifs TGV ont, après la dépréciation de 2011, augmenté de 750 millions d'euros du fait de l'acquisition de nouvelles rames. "La nouvelle commande passée à Alstom en 2013 a également joué", précise-t-on à la SNCF.

 Enfin dans son test de valeur entre 2013 et 2020, la SNCF a pris en compte le business plan des nouvelles dessertes à grande vitesse une fois mises en service les quatre LGV aujourd'hui en construction (la deuxième phase du TGV Est au printemps 2016, la LGV Bretagne-Pays de la Loire en 2017, Sud Europe Atlantique en 2017, et le contournement de Nîmes et de Montpellier). "Ces sont plus nombreuses et tendanciellement moins rentables en raison des péages élevés et de réservoirs de trafics moindres", fait valoir la SNCF.

 TGV du futur

Dans ce contexte la SNCF demande des TGV plus performants  "Nous sommes demandeurs d'une nouvelle génération de TGV pour ses moyens propres et l'export à l'horizon 2017-2018-2019. Le cahier des charges est très simple : que ce TGV permette au modèle TGV de vivre", expliquait Guillaume Pepy l'automne dernier. Plus performants mais aussi moins chers. "27 millions d'euros la rame, c'est cher. Il faut un actif moins cher face à l'augmentation des péages", explique Mathias Emmerich.

 Pour autant, les situations peuvent évoluer. La SNCF a en effet repris dans ses comptes une dépréciation passée antérieurement sur SNCF Infra (546 millions).

Au global, la SNCF résiste bien

En dehors de la dépréciation des actifs TGV, la SNCF a plutôt bien résisté. Sa marge opérationnelle a progressé d'une cinquantaine de millions, à 2,8 milliards d'euros (8,7% du chiffre d'affaires), grâce notamment à une bonne maîtrise des coûts. La dette a baissé, passant de 7,52 milliards à 7,39 milliards. La SNCF table sur une augmentation de sa marge en 2014 et sur le maintien de son niveau dette, qui pourrait "légèrement" progresser.

14/01/2014

Liaison ferroviaire Lyon-Turin: les opposants ont porté plainte pour "pratiques douteuses"

http://www.leparisien.fr/lyon-69000/liaison-ferroviaire-l...

Publié le 14.01.2014, 12h32

Une plainte contre X pour "pratiques douteuses" a été déposée par les opposants au projet de liaison ferroviaire -Turin, parallèlement à un recours devant le Conseil d'Etat, a-t-on appris mardi de sources concordantes, confirmant des informations du Parisien.
La plainte, qui remonte à l'automne, porte "sur diverses pratiques qui nous paraissent profondément douteuses au sein de Lyon-Turin Ferroviaire (LTF), et notamment la divulgation d'évaluations internes dans la presse italienne alors qu'un appel d'offres était en ", a précisé à l'AFP Daniel Ibanez, membre de la coordination des opposants au projet.

 
LTF, filiale de Réseau Ferré de (RFF) et de Rete Ferroviaria Italiana (RFI), est le promoteur de la section transfrontalière entre Saint-Jean-de Maurienne (Savoie) et Bussoleno (Piémont/Val de Suse).
Publié en décembre 2012, l'appel d'offres concernant le chantier d'une galerie de reconnaissance de 9 km, estimé officiellement entre 250 et 500 millions d'euros, contredisait une évaluation interne, rapportée huit mois plus tôt dans la presse, qui le chiffrait à 450 millions.
"Quand vous annoncez à tout le monde le prix que vous attendez, plus besoin d'appel d'offres. C'est complètement illégal", a déploré Daniel Ibanez, indiquant que la plainte, initialement déposée à Paris, est revenue depuis au parquet de Chambéry.
Par ailleurs, un recours de "210 pages et près de 1.200 requérants individuels", portant sur "une présomption de conflits d'intérêts, de défaut d'impartialité et de dépendance de quatre commissaires-enquêteurs" - ayant réalisé l'enquête publique préalable au projet - doit être déposé "dans la semaine" devant le Conseil d'Etat, selon la coordination d'opposants.
"Il a été signé par de nombreux députés et sénateurs français et européens, dont dix-huit Italiens", a souligné Daniel Ibanez. Programmés pour démarrer à la fin 2014, les travaux du chantier de la liaison ferroviaire Lyon-Turin, dont la durée est encore indéterminée, ont été estimés à 26 milliards d'euros.

28/12/2013

SNCF: vers un train à deux vitesses

Bonjour,

Le train est beaucoup trop cher et cela ne va pas s’arrêter malheureusement.

Nous avons encore la chance d'avoir un abonnement TER subventionné par la région, sinon personne prendrai le train pour aller travailler.

Ceci va continuer tant que la très grande gabegie bien française continuera comme le Lyon Turin à 30 Milliards d'euros :

http://adut.20minutes-blogs.fr/archive/2013/12/26/le-tunn...

Non la France n'est pas le Qatar ou la Suisse, nous avons une dette qui ne nous permet pas de nous lancer dans des projets pharaonique à fond perdu et sans retour sur investissement.

Cordialement,

Eric

http://www.humanite.fr/social-eco/sncf-vers-un-train-deux...

Alors que la SNCF continue de réduire ses effectifs, son PDG, Guillaume Pepy, détourne l’attention en annonçant plus de billets «à petit prix». Ce qui ne rassure pas les usagers. 

«On n’a pas plus d’éléments sur ce sujet. » C’est en ces mots que le service communication de la SNCF répond lorsqu’on lui demande ce que M. Pepy entend par la mise en place « progressive » de billets à moins de 30 euros d’ici à la période 2015-2017. Cette annonce s’inscrit dans la stratégie des offres commerciales à bas coût proposées par la SNCF, stratégie qui ne satisfait pas les salariés et les usagers du réseau ferroviaire.

L’expérimentation du low cost avec l’offre Ouigo en est la preuve. Mis en place il y a moins d’un an, ce service n’est pas un réel succès. Les gares où passent ces trains sont souvent excentrées (Marne-la-Vallée à une heure de Paris), et s’y rendre engendre un coût supplémentaire (au moins 12 euros pour un aller simple Lyon-Part-Dieu-Saint-Exupéry). Avec le billet Ouigo, l’addition devient vite salée. Ce service serait pourtant recommandé par 91 % des voyageurs,
selon la SNCF. « Le hic, c’est que seuls 20 % des voyageurs ont répondu et retourné le questionnaire de satisfaction », révèle la fédération des cheminots CGT.

Tarifs trop chers

Du côté des associations d’usagers, le son de cloche n’est pas non plus le même. Dans une enquête publiée en octobre dernier sur « les voyages SNCF, prix et satisfaction », l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) relève que « les tarifs pratiqués sont perçus comme chers ou trop chers par 82,8 % des voyageurs ». De plus, ce « sentiment de cherté » va de pair avec une grille tarifaire considérée comme « opaque » ou « insuffisante » par respectivement 29 et 37,2 % des personnes interrogées. Par exemple, les départs hors Paris sont plus chers de 32 % par rapport aux départs de Paris. Et cette tendance ne devrait pas baisser avec le passage de la TVA de 7 à 10 % le 1er janvier prochain.

Une mesure qui là aussi passe mal auprès des usagers. Willy Colin, porte-parole de l’Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc), dénonce une « augmentation qui va toucher les usagers dans leur ensemble, surtout les ménages aux revenus modestes ». À titre d’exemple, un usager devra débourser 90 centimes de plus en 2014 pour l’achat d’un billet standard actuellement à 30 euros. « C’est une injustice, surtout quand on sait que le prix du billet de train a augmenté de 15 % sur ces cinq dernières années », s’indigne M. Colin. Et de conclure : « On est sur une fracture ferroviaire depuis des années : la SNCF a construit un trafic à deux vitesses en privilégiant les lignes commerciales. Cela se fait au détriment des trains qui rendent service. »

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu