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07/03/2019

LGV Lyon-Turin : l'Italie veut rediscuter de la facture

Bonjour,

Qui veut mettre un pays à plat et des générations futures avec une dette de 36 milliards d'euros pour un projet non prioritaire !

Alors que des citoyens veulent aller travailler tous les jours aller au lycée!

75% des trains de l'avant pays savoyard sont supprimés mais par contre certains veulent à tout prix nous emmener à Turin ????

Il ne serait pas très malin d'envoyer à la catastrophe l'Italie, car l'Europe suivra bêtement. L'Italie ce 'nest pas le budget de la Grèce !

Eric

 

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/03/07/lgv-ly...

Le gouvernement italien remet en cause la pertinence de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Photo Marco BERTORELLO/AFP

Le gouvernement italien remet en cause la pertinence de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Photo Marco BERTORELLO/AFP

Le gouvernement populiste italien a indiqué jeudi vouloir rediscuter avec la France et l’UE de la pertinence du controversé projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin, ainsi que d’une éventuelle "répartition différente de ses coûts économiques". Avec une coalition divisée, le chef du gouvernement semble vouloir gagner du temps.

Le gouvernement italien estime que de récentes estimations, notamment "en matière de volume de trafic sur les rails", imposent de rediscuter avec les partenaires du Lyon-Turin "afin de vérifier s’il est toujours pertinent et, si tel est le cas, de la possibilité de répartir différemment ses coûts économiques".

"En l’absence d’accord final, de nouvelles rencontres seront nécessaires", ajoute le communiqué, alors qu'une décision définitive sur le projet, remis en cause depuis l'arrivée aux commandes de la coalition populiste, était attendue vendredi.

La coalition toujours divisée

Après un sommet gouvernemental dans la nuit de mercredi à jeudi, qui n’a pas permis de trouver un compromis, il est possible que le chef du gouvernement Giuseppe Conte cherche à nouveau à gagner du temps, alors que le dossier divise la majorité au pouvoir, formée par La Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème).

"Si nous prenons quelques semaines de plus en tant que gouvernement pour prendre une décision, je ne crois pas que ce soit véritablement un problème", a ainsi commenté jeudi le chef de file du M5S au sénat, Stefano Patuanelli.

Une étude polémique

Vieux de plusieurs décennies, le projet de LGV vise à réduire les transports de camions pour les transférer sur le rail et à diviser par deux le temps de trajet pour les passagers, en mettant Turin à deux heures de Lyon. Son élément central est un tunnel de 57,5 km qui a commencé à être creusé dans les Alpes italiennes et françaises et dont le coût est estimé à 8,6 milliards d’euros.

Une analyse coûts-bénéfices commandée par le gouvernement italien a estimé que cette ligne présenterait "une rentabilité très négative", avec des coûts supérieurs de 7 milliards d’euros à ses bénéfices d’ici à 2059. Mais la composition de la commission d’experts et la méthodologie utilisée sont très contestées.

Par AFP | Publié le 07/03/2019 à 12:50 |Mis à jour il y a environ 1 heures

18/02/2019

Projet Lyon-Turin : nous avons lu le rapport

https://trm24.fr/projet-lyon-turin-nous-avons-lu-le-rappo...

18 février 2019

Un rapport sur la ligne Lyon-Turin commandé par le ministère italien des Transports a été rendu public la semaine dernière. Selon ce document la ligne à grande vitesse “présente une rentabilité très négative”. Nous avons lu le rapport et nous vous en livrons les principaux points.

Faut-il faire Lyon-Turin ? Ce nouveau rapport italien répond « non » sans ambages. La question qui porte sur la réalisation du tunnel de base et de ses accès italiens et français est régulièrement posée. On sait le projet gigantesque, coûteux et discuté, jusque dans son contour même, selon ce que l’on ajoute au tunnel pour le rendre efficace.

Mais, par-delà les oppositions, et les divers traités entre la France et l’Italie, le projet tout en se traînant de préparatifs en préparatifs avait beau animer les débats, on ne voyait guère poindre de lézardes dans le front intergouvernemental franco-italien.

Pour autant la Cour des Comptes rappelait en 2012 quatre évidences :

  • Toutes les études et rapports recommandaient de différer le projet ;
  • Les évaluations socio-économiques établies en 2011 par la société même du tunnel conduisaient à une valeur économique actualisée nette négative du projet, qui, selon les hypothèses variait entre -3,6 et 17,1 milliards €. Et, il fallait valoriser tous les autres effets « bénéfiques » pour finir par justifier l’investissement.
  • Les coûts étaient sous-estimés.
  • Le financement du projet était « non défini ».

Avec le changement intervenu en Italie, et l’arrivée de partis (Lega et 5 Stelle) nourrissant manifestement des désaccords sur l’opération, il fut décidé de mener une « nouvelle » analyse coûts-bénéfices, confiée à un groupe de travail spécifique (et envoyé au ministère français). Ce rapport a plusieurs intérêts essentiels.

En premier lieu, il examine d’un point de vue critique les analyses précédentes, et singulièrement celles de 2011. On y trouve des critiques fortes, portant bien entendu sur les prévisions de trafic (trop fortes), mais aussi sur des aspects méthodologiques essentiels, concernant tant l’évaluation des effets dits externes (comme la sécurité routière ou la pollution), le décompte des pertes de recettes des acteurs ou de leurs avantages, ou des gains et pertes des clients. Il met en outre en évidence ce qu’il estime être des doubles comptes.

En second lieu il met en cause, de manière assez nette, l’absence de transparence des calculs réalisés pour justifier le projet.

Finalement, le rapport du groupe de travail livre une conclusion nette. Pour lui, « la valeur économique nette actualisée, c’est-à-dire la perte de bien-être – différence entre les coûts supportés et les avantages obtenus – résultant de la réalisation des travaux c’est égal à – 7 milliards. » Les auteurs concèdent qu’il faut retirer à ce chiffre des travaux « utiles » déjà réalisés, ou ceux à consentir pour la sécurité du tunnel historique, ce qui ramènerait le bilan à -5,7 milliards €.

Pendant ces travaux, ceci dit, le contexte a évolué en ce qui concerne la ligne historique – ce qu’a pris explicitement en compte le groupe de travail -.

En effet, en plus de l’écroulement du fret ferroviaire sur la ligne, RFI (le gestionnaire du réseau italien responsable de la mise en œuvre des règles dans le tunnel historique), a pratiquement décidé de limiter la capacité maximale de l’infrastructure qui est désormais estimée par l’opérateur (RFI) à 6 millions de tonnes par an, c’est-à-dire une valeur égale à un peu moins du tiers de la capacité historique de la ligne.

Une décision qui peut provoquer des interrogations, puisqu’elle intervient après que des travaux aient été engagés en 2004 pour augmenter la capacité et augmenter le gabarit du tunnel…. Il se dit aussi que l’impact réel des mesures de sécurité – conduisant pratiquement à exploiter le tunnel en voie unique – est sans doute surévalué.

Toujours est-il que même l’argument évoqué de l’inadaptation de la ligne historique est finalement repoussé par le nouveau rapport italien, rejoignant ainsi les critiques énoncées depuis 20 ans. On ne construit pas (à ce prix), dit-il, un nouveau tunnel pour acheminer 7,5 millions de tonnes quand on dispose d’un tunnel pouvant en acheminer 6 (hors travaux de sécurité supplémentaires).

Pour autant, il reste ce que n’aborde ni ce rapport ni les précédents.

Pourquoi n’assiste-t-on pas au développement d’une offre de transport combiné rail-route – classique – sur le réseau français en général, et sur l’axe Franco-Italien en particulier ? Pourquoi il est semble-t-il si difficile d’obtenir un sillon sur une ligne peu utilisée ? Pourquoi ne pas traiter enfin des conditions à remplir pour avoir une offre compétitive, même si cela met en cause les dogmes de l’organisation et de la position des chantiers de transport combiné, et de la conception des trains ou de la manutention des boîtes ou semi. Pourquoi ne pas développer la motorisation répartie qu’on peut parfaitement adapter à tous les profils… les questions sont malheureusement ouvertes.

Patrice Salini

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Projet Lyon-Turin : les marchandises plomberaient les comptes

06/02/2019

Liaison Lyon-Turin : un projet jamais rentable ?

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/02/06/liaiso...

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer. Photo MARCO BERTORELLO/AFP

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer. Photo MARCO BERTORELLO/AFP

Les coûts liés à la construction de la liaison ferroviaire Lyon-Turin dépassent de 7 milliards d’euros les bénéfices, selon l’analyse de ce projet remise mardi par Rome au gouvernement français.

Selon plusieurs médias, les analyses coûts-bénéfices de ce genre portent sur une période de 50 ans.

«Le dossier reste secret, mais selon des sources fiables, des indiscrétions ont commencé à circuler hier (mardi, NDLR) qui estiment à sept milliards d’euros le solde négatif entre les coûts de réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire et ses bénéfices», explique La Stampa (en italien), dont le siège est à Turin.

La coalition populiste italienne se déchire

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer.

La Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, vice-Premier ministre, est très favorable à ce projet, tandis que le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de l’autre vice-Premier ministre, Luigi Di Maio, y est farouchement opposé.

«Point de départ d’un dialogue» entre Rome et Paris

Ce rapport a été transmis le 9 janvier au ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, qui l’a fait traduire et l’a remis mardi à l’ambassadeur de France à Rome.

M. Toninelli a indiqué que ce serait «le point de départ d’un dialogue entre les deux exécutifs», avec l’organisation rapidement d’une «rencontre bilatérale».

Ces analyses inscrivaient dans la partie «coûts» la baisse des recettes pour l’État en raison d’une moindre consommation de carburant, entraînant moins d’accises encaissées, et une réduction des entrées liées au péages autoroutiers, la circulation des personnes et des biens passant partiellement de la route au rail.

La colère de la Ligue et de Salvini

Selon les médias, le rapport n’aurait cependant pas été encore remis à la Ligue et à son chef, M. Salvini, suscitant la colère de ce dernier.

«Moi, vice-Président du Conseil (des ministres, NDLR) qui représente les Italiens je n’ai pas cette analyse coûts-bénéfices, mais il semble que Paris l’a. C’est assez bizarre», a déclaré M. Salvini mercredi.

Les médias italiens avaient déjà anticipé depuis plusieurs semaines que le résultat de l’analyse coûts-bénéfices serait négatif.

On ignore les critères utilisés pour ce rapport. Mais par le passé, l’utilisation de certains critères pour des analyses similaires avait été critiquée par la Ligue et est considérée comme contraire à ceux appliqués par l’Union européenne.

 
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