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01/03/2015

Pépy veut réduire les coûts

http://www.quechoisir.org/transport/train-route/actualite...

01 mars 2015

Pour le président de la SNCF, la baisse des tarifs des billets de train passe forcément par une baisse des coûts et une remise à plat de l’organisation du travail qui pourrait relancer le débat explosif sur la progression singulièrement rapide des rémunérations à la SNCF.

cheminots

Pour baisser les prix des billets de train, il faut « réduire les coûts », ce qui suppose de « mettre à plat, avec les salariés et les syndicats, l’organisation du travail » à la SNCF, où « d’immenses gains de productivité sont possibles ». Cette fois, ce n’est pas la Cour des comptes qui le dit, mais le président de la compagnie lui-même, Guillaume Pépy, dans un entretien accordé au quotidien Les Échos du 23 février. Le langage de vérité ayant ses limites, Guillaume Pépy n’est pas allé jusqu’à la question qui fâche vraiment : pour réduire les coûts, ne faudrait-il pas jouer aussi sur les rémunérations ? Pour le dire brutalement, les salariés de la SNCF ne seraient-ils pas trop payés ?

Peu suspecte de poujadisme anti-secteur public, une commission des Assises du ferroviaire a clairement répondu par l’affirmative en décembre 2011. À la SNCF, « les augmentations salariales se sont établies, en moyenne sur les dix dernières années, à un niveau de 2,5 % par an en plus de l’inflation » (ce qui fait 4,25 % par an), ce que la compagnie « ne peut durablement supporter », sauf à « se déconnecter de son environnement économique ». La commission invitait la SNCF à « une plus grande modération salariale ». Elle relevait qu’une simple « réduction de moitié de l’écart de progression des salaires avec les entreprises du secteur privé » représenterait « un allègement des coûts d’un milliard d’euros par an au bout de 10 ans ». En imaginant que ces économies soient répercutées sur les tarifs des TGV, qui transportent environ 100 millions de voyageurs par an, cela représenterait dix euros par billet. Le tout non pas en diminuant les salaires, mais en les augmentant moins vite.

Une « progression incompressible »

La question est évidemment explosive. Comme le relevaient les Assises du ferroviaire, la dynamique des augmentations salariales est en effet largement inscrite dans le statut, auquel les cheminots sont très attachés. Ce statut organise une « progression incompressible du glissement-vieillesse-technicité », par un jeu très détaillé de quotas d’avancement et d’évolutions d’échelon. Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du transport de voyageur (en 2019, en principe, pour les TER), les opérateurs alternatifs comme Arriva, Transdev ou Deutsche Bahn refusent d’en entendre parler. La SNCF elle-même ne l’accorde pas aux salariés de ses filiales. Entre 2009 et 2014,  l’établissement public industriel et commercial qui est au cœur de la compagnie a perdu au moins 7 000 salariés sous statut, recrutant en parallèle dans ses filiales, mais au régime commun. Sur 250 000 salariés du groupe SNCF, 100 000 sont aujourd’hui de droit privé, dont les quelque 140 cadres dirigeants de la SNCF. Cela ne les empêche d’ailleurs pas de gagner fort correctement leur vie. Selon une étude publiée par l’Institut européen du salariat, les têtes pensantes de notre compagnie nationale étaient rémunérées en moyenne 13 000 € brut par mois en 2010. Confortable. Sauf, bien sûr, quand il s’agit d’aller expliquer à un agent à 2 800 € brut qu’il est trop payé…

Erwan Seznec (eseznec@quechoisir.org)

09:33 Publié dans Prix, SNCF, TER, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

28/01/2015

TER perturbés : les usagers veulent plus d’indemnités

http://www.ledauphine.com/societe/2015/01/27/ter-perturbe...

Illustration Le DL

Illustration Le DL

En décembre, les usagers des TER rhônalpins ont dû composer avec un trafic perturbé par plusieurs mouvements de grève. La direction régionale de la SNCF a annoncé un geste commercial : tous les abonnements du mois de mars seront mis en vente avec 30 % de réduction. Il est précisé que pour les voyageurs non abonnés, ce sera l’occasion de profiter d’un tarif découverte pour l’abonnement mensuel. Pour plusieurs associations régionales d’usagers (Adut, ASULGV, Adula, CODUTREBC, AUTERVR) réunies pour l’occasion, le compte n’y est pas : « Pourquoi seulement 30 %, les surcoûts subis par les usagers vont bien au-delà. Pourquoi proposer cette remise commerciale uniquement aux abonnés annuels et mensuels et non aux abonnés hebdomadaires ? ». Ces associations demandent un mois de gratuité pour tous mais aussi l’ouverture d’assises du TER réunissant toutes les parties. En cas de refus de la Région et de la SNCF, elles envisagent de lancer une grève de présentation du titre de transport.

Par F. S. | Publié le 28/01/2015 à 06:06

12/01/2015

Lyon : le métro de la polémique

http://www.lepoint.fr/societe/lyon-le-metro-de-la-polemiq...

Le Point - Publié le12/01/2015 à 06:06- Modifié le12/01/2015 à 07:36

Le président des transports en commun lyonnais est contre la gratuité et invite les plus démunis à moins se déplacer. Scandale et repentir.

Le métro lyonnais est l'un des plus chers de France. Le métro lyonnais est l'un des plus chers de France. © Franck Dunouau/AFP

De notre correspondante à Lyon,

Alors que le prix du ticket de métro vient de subir, à Lyon, une nouvelle augmentation, ce qui en fait l'un des plus chers de France (1,80 euro le ticket et 60,40 euros le pass mensuel), le président, socialiste, des transports en commun lyonnais, proche du maire de Lyon Gérard Collomb, se dit farouchement opposé au principe de gratuité et conseille "aux plus démunis" de réduire leurs déplacements.

Après les déclarations d'Emmanuel Macron sur "les pauvres qui pourront voyager plus facilement" avec la libéralisation du secteur des autocars, les propos de Bernard Rivalta font polémique. "Il faudrait apprendre aux gens à maîtriser leurs déplacements : quand ils n'ont pas beaucoup de moyens, il faut qu'ils ne se déplacent que dans la mesure où ils en ont besoin et non uniquement parce qu'ils en ont envie", avait expliqué en décembre le président des transports en commun lyonnais sur France Culture, dans un reportage consacré à la gratuité des transports en commun.

Aujourd'hui, Bernard Rivalta se défend en précisant qu'il n'a pas stigmatisé "les pauvres" et que ses propos ont été sortis de leur contexte. "Sur une heure trente d'entretien, il n'a été retenu qu'un quart d'heure", explique son entourage. Et comme gage de son engagement social, l'élu socialiste avance la liste des réalisations engagées sur le réseau lyonnais durant son mandat. "C'est quand même moi qui ai fait passer le tramway aux Minguettes, le trolley à Vaulx-en-Velin, à Rillieux ; moi qui prends les jeunes en insertion sur le réseau, qui répète sans cesse qu'il n'y a pas de banlieue pour les transports... Cette polémique est artificielle !" s'emporte-t-il.

"Je suis contre la gratuité"

Le président du Sytral, le syndicat des transports en commun lyonnais, persiste cependant sur la limitation que doit faire le public de l'usage du service. "Il faut apprendre à rationaliser l'utilisation des services, car ils ne peuvent pas croître à l'infini. Il faut apprendre à les utiliser quand on en a un besoin important, ou urgent, et cela d'une façon générale, pas seulement pour les plus démunis", explique-t-il au Point.fr. "On attend maintenant d'avoir un bus en bas de chez soi, au moment où on le veut, mais c'est illusoire ! Je suis contre la gratuité et la porte ouverte en permanence, il en va de même pour le prix de l'eau, de l'électricité, de la santé, etc." "La société de consommation a ses limites, il faut une autodiscipline des concitoyens, une responsabilisation face à la consommation", conclut-il sur ce qu'il considère comme "un débat de fond".

Bernard Rivalta voit dans cette "fausse polémique" une façon de lui nuire au moment où s'engage, à Vénissieux, où il est élu, une nouvelle campagne électorale. Dans cette commune de la banlieue lyonnaise, les élections municipales qui avaient vu, en mars dernier, la réélection de la maire communiste sortante Michèle Picard ont été invalidées. De nouvelles élections seront organisées cette année. Et Bernard Rivalta, candidat sur la liste socialiste, doit regagner son siège s'il veut poursuivre son mandat à la tête des transports en commun lyonnais.

17:48 Publié dans Prix, TCL | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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