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01/11/2015

Les nouvelles régions veulent peser plus lourd face à la SNCF

http://www.lepoint.fr/economie/les-nouvelles-regions-veul...

Avec la loi NOTRe, les régions seront désormais responsables de l'organisation de l'ensemble des transports collectifs hors agglomération.

Source AFP
Publié le 31/10/2015 à 10:31 | Le Point.fr

Les nouvelles régions seront désormais responsables de l'organisation de l'ensemble des transports collectifs hors agglomérations.

Compétence exclusive en matière de transports, territoires considérablement agrandis : les nouvelles régions, dont les exécutifs seront élus en décembre, veulent peser d'un poids nouveau face à la SNCF dans l'organisation des transports et en profiter pour lui demander des comptes. Contraintes par la rigueur budgétaire, elles déversent régulièrement des flots de critiques sur l'opérateur ferroviaire auquel elles reprochent pèle-mêle : coût trop élevé, gestion opaque, ou encore qualité de service perfectible. En vertu de la loi NOTRe (nouvelle organisation du territoire de la République de juillet 2015), la région sera désormais responsable de l'organisation de l'ensemble des transports collectifs hors agglomérations. Ce qui fait d'elle "très clairement le pivot des mobilités régionales", comme le résume Gilles Dansart, journaliste et directeur de la lettre spécialisée Mobilettre.

"Nous sommes le premier client et le premier financeur de la SNCF avec 6,6 milliards", affirme Jacques Auxiette, responsable de la commission transports à l'ARF (Association des régions de France) et président sortant de la région Pays de la Loire. "Nous avons augmenté l'offre (de trains régionaux) de 2002 à 2013 de 21 %, la fréquentation, elle, a augmenté de 53 %. (...) Pendant cette période, la contribution des régions a augmenté de 92 %", explique-t-il, pointant "l'inflation ferroviaire". Contactée par l'Agence France-Presse, la SNCF n'a pas souhaité s'exprimer.

Si de nombreux présidents de régions, tel Jean-Pierre Masseret (PS), pour la Lorraine, pensent que leur expansion territoriale pourrait favoriser "une plus grande capacité d'écoute" de la part de la SNCF, ils mettent également en avant leur statut d'interlocuteur plus que jamais privilégié, en matière de transports. "Par l'unité tarifaire, par la cohérence des offres, ils donneront ou non une unité à leur région", estime Gilles Dansart à propos des présidents qui pourront et devront faire appel à des acteurs de la mobilité autres que la SNCF (autocaristes, covoiturage, etc.) pour bâtir "un schéma régional de transports cohérent et ambitieux".

Un "flou" juridique

Cette compétence élargie leur semble en tout cas un avantage de taille pour "négocier pied à pied avec la SNCF", notamment sur la ponctualité et l'information des voyageurs, comme le souhaite Jean-Jack Queyranne (PS), président de Rhône-Alpes. "Ce n'est pas parce qu'on est en situation de monopole qu'on doit ne pas être performant", estime-t-il. Le cas échéant, certains de ses homologues, se défendant de toute volonté de "chantage" vis-à-vis de l'opérateur public, invoquent tout de même un autre atout dans leur jeu : l'ouverture à la concurrence.

"Attaché au service public", Martin Malvy, président sortant de la région Midi-Pyrénées, estime toutefois que "si la SNCF n'améliore pas son fonctionnement, quelque part, il y aura une région qui expérimentera la privatisation". Seul hic, un "flou" juridique subsiste, rappelle Gilles Dansart. Un accord conclu le 8 octobre par les ministres européens des Transports ne prévoit en effet de libéraliser les lignes ferroviaires régionales qu'à compter de 2026 au lieu de 2019 comme prévu initialement.

"La concurrence, c'est pas pour tout de suite"

La situation n'est "pas claire juridiquement", indique Gilles Dansart, qui prévoit la poursuite d'un "jeu de ping-pong entre les régions, les syndicats et l'État", personne ne souhaitant prendre l'initiative de mettre à mal le monopole de l'opérateur historique. "Il y a des conventions qui vont arriver à terme en 2018, qui vont être resignées à ce moment-là et qui vont courir sur cinq ou six ans, donc l'ouverture à la concurrence, c'est pas pour tout de suite", renchérit Antoine Herth (Les Républicains), vice-président de la région Alsace, chargé des transports.

S'il n'est "pas un fana de l'ouverture à la concurrence", Jacques Auxiette estime que la situation ne peut qu'évoluer : "La SNCF est le premier transporteur ferroviaire en Angleterre, mais aucun transporteur ferroviaire européen ou mondial ne peut intervenir jusqu'à maintenant en France, c'est une situation ubuesque, contraire à la réalité du droit." "En tant qu'opérateur, nous ne demandons pas que la date d'entrée de la concurrence ferroviaire soit repoussée. Rien n'est pire que de ne pas savoir où l'on va !"  avait déclaré en avril le président de la SNCF Guillaume Pépy.

30/10/2015

SNCF e-Livre : 100 000 ouvrages numériques pour les usagers des TER et des Intercités

Bonjour,

Il est dommage que la SNCF part tout azimute dans les services secondaires et non indispensable alors que le services principal d'information est très loin de répondre aux usagers.

Nous sommes très souvent victime du manque d'information lors d'aléas qui peuvent durer 10mn à 4h sans pouvoir prendre une décision alors que nous avons des rendez-vous professionnels, personnels, familiales. Combien d'entre-nous ont été obligé de prendre un taxi à Part-dieu lorsque fin Aout un TGV a arraché la caténaire un vendredi vers 13h ?

Les informations étaient toutes contradictoires. Des trains direct pour Grenoble devaient partir mais ne partaient pas, on ne pouvait plus rentrer dans la gare de Lyon Part-Dieu.

La priorité de la SNCF est de nous faire découvrir les nouvelles technologies. Est-ce vraiment une demande PRIORITAIRE des usagers, des voyageurs ?

N'ont-ils pas prévu déjà une activité comme une lecture pour leur trajet ?

En tout cas pour la TRÈS grande majorité des usagers, c'est la ponctualité et être informer CORRECTEMENT lors d'aléas qu'ils attendent de la SNCF et certainement pas d'avoir des livres numériques dont la plupart n'ont pas attendu la SNCF pour être pourvu.

De plus,il faut avoir le smartphone RÉCENT et COMPATIBLE avec le service adéquate.

Eric

http://www.generation-nt.com/sncf-elivre-ebook-catalogue-...

Le jeudi 29 Octobre 2015 à 15:50 par Christian D.

SNCF elivre

Pour meubler les trajets quotidiens en train, les usagers des TER et Intercités vont avoir à disposition une bibliothèque de 100 000 ouvrages numériques, avec une partie gratuite et une section payante.

 

logo-sncfUn bon livre peut contribuer à faire passer le temps d'un trajet quotidien en train pour aller de la maison au bureau et inversement, alors pourquoi pas en version numérique et dans le cadre d'un vaste catalogue ?

C'est ce que lance la SNCF avec une offre SNCF e-Livre qui va proposer aux usagers des TER et Intercités un catalogue de 100 000 titres.qui peuvent des romans, des bandes dessinées, des guides, des recueils...

La proposition s'organise autour d'une section gratuite comprenant sans surprise 5 000 grands classiques de la littérature française mais aussi l'accès à l'ensemble des extraits du reste de l'offre, et d'une offre payante à 9,90 € / mois pour accéder à la totalité du catalogue, avec les 45 premiers jours d'accès en gratuit.

SNCF eLivre

La SNCF compte faire animer cette offre avec une sélection de livres proposée chaque mois, un coup de coeur mensuel en lien avec une actualité ou un événement du monde du livre et même une sélection régionale pour (re)découvrir patrimoine, cuisine, auteurs locaux...

Le lancement de l'offre SNCF e-Livre fait suite à plusieurs pilotes menés depuis 2014 et qui ont donné des résultats encourageants, plus d'un tiers des usagers utilisant le service dès le premier mois et avec un fort taux de satisfaction, relève l'AFP. Et puisque 95% des usagers TER et Intercités disposent déjà d'un outil numérique (tablette, smartphone, liseuse...), l'adoption de la bibliothèque numérique de la SNCF ne peut qu'en être facilitée.

SNCF e-Livre est proposée sous forme d'une application mobile Android ou iOS, avec un accès aux ouvrages en streaming ou hors connexion.

23/10/2015

"Les TER de Rhône Alpes sont parmi les plus en retard" ?

http://www.franceinfo.fr/emission/le-vrai-du-faux/2015-20...

Le vrai du faux par Antoine Krempf vendredi 23 octobre 2015
Laurent Wauquiez dit-il vrai sur les retards de TER en Rhône Alpes ? © Maxppp

Laurent Wauquiez, numéro trois du parti Les Républicains et candidat aux régionales en Rhône Alpes Auvergne, affirme donc que les trains régionaux arrivent plus en retard qu'ailleurs dans sa région... c'est vrai.

Un peu plus d'un TER sur dix arrive avec au moins six minutes de retard en région Rhône Alpes, d'après les chiffres communiqués par l'Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). C'est effectivement l'un des taux de retard les plus élevés en France avec la région Aquitaine, Languedoc-Roussilon et surtout la région Paca (près de 20% de retards).

A contrario, les TER alasciens sont les plus ponctuels avec un taux de retard de moins de 4%. Précision : les taux de retard sont calculés en moyenne sur l'année. Ce qui ne veut pas dire que certaines lignes ne cumulent pas les retards dans des régions avec une forte ponctualité. Plus largement, d'après l'AQST, "les taux de retards des TER (plus de 5 minutes au terminus) restent globalement meilleurs en France que ceux des trains à grande vitesse et Intercités".

La SNCF avance plusieurs raisons pour expliquer ces différences régionales : les grèves, les "évènements exceptionnels" (les accidents voyageurs, les intempéries, les éboulements, etc.) mais aussi, pour la région Rhône Alpes, "des problèmes d'infrastructure et de matériel". 

Mais qui est responsable ? 

La phrase de Laurent Wauquiez, dans le cadre des campagnes pour les élections régionales, n'est sans doute pas anodine. Le numéro trois de Les Républicains sous-entend que l'actuelle majorité de gauche au Conseil régional est à l'origine de la muavaise ponctualité des trains régionaux. 

Sauf que c'est plus compliqué que ça. Depuis 2002, les régions sont les Autorités organisatrices des transports. Cela veut dire qu'elles définissent l'offre ferroviaire et la finance avec l'aide de l'Etat. De son côté, la SNCF doit assurer le transport et surtout de garantir sa qualité... et donc la ponctualité des trains.

Ces deux acteurs signent des conventions qui définissent des pénalités financières en fonction des dysfonctionnements. D'après l'association de consommateurs UFC Que choisir, le montant moyen annuel de ces pénalités était de 555.000 euros entre 2010 et 2012.

 
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