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02/01/2018

ADUT - Panne Train 21 decembre 2017 - Situation inadmissible

Bonjour, 

Pour votre information, vous trouverez ci-joint un courrier transmis ce jour, 26 décembre,  à M. Thauvette, président de SNCF Mobilité en Auvergne-Rhône-Alpes.

20171226 - Courrier ADUT Panne Train 21 dec 2017.pdf

Cordialement,

Pour l'ADUT,

Patrice Belvegue

Co-Président de l'ADUT

PS : la situation a été très catastrophique le matin du 26 décembre pour des centaines de voyageurs et le soir, c'est le panneau d'affichage central de la gare de Lyon Part-Dieu qui a rendu l'âme ... 

20171226 - Courrier ADUT Panne Train 21 dec 2017.pdf

13/12/2017

UFC Que Choisir dresse un bilan négatif de la ponctualité des TER en Auvergne Rhône-Alpes

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-al...

© G.Ragris© G.Ragris

Deux ans jour pour jour après l’élection du nouveau conseil régional, et alors que l’organisation des transports ferroviaires constitue l’une de ses principales prérogatives, UFC QUe Choisir dresse un bilan inquiétant de l’évolution de la qualité des trains régionaux.

Par Yannick Kusy

Pour UFC Que Choisir, la situation ne s'est guère améliorée. Elle demande à la Région Auvergne Rhône-Alpes d'appliquer à la SNCF les pénalités prévues en cas de qualité dégradée "et surtout à mettre en place sans tarder une indem-nisation automatique des abonnés en cas de retards répétés."

Et de donner des détails : "En deux ans, la ponctualité des TER rhônalpins s’est encore dégradée, surtout aux heures de pointe
Au cours de l’année écoulée, seuls 86,1 % des TER de l’ex région ont circulé à l’heure (moins de 6 minutes de retard à l’arrivée selon le seuil retenu par la SNCF)1. Dans le détail, 1,5 % des trains ont été annulés, quand 12,5% de ceux qui ont circulé ont subi un retard. Nous ne pouvons que déplorer que la situation se soit dégradée depuis la dernière élection, puisque la ponctualité a diminué de 0,7 point depuis 2015, ce qui nous classe au 17ème rang des ex régions françaises. 
Ainsi, dans notre ex région, le taux de retard en semaine grimpe lors du pic du soir jusqu’à 17%, alors qu’aux heures creuses il peut descendre à 10%"

UFC explique que la Région a été jusqu'ici, très clémente avec la SNCF, lorsque celle-ci "pêche par un mauvais service"

Selon l'association, "les usagers des TER sont les grands oubliés du dédommagement". Et met, là-aussi en cause l'organisation dans notre région "A la différence d’autres régions françaises, Auvergne-Rhône-Alpes n’a pas mis en place de dispositif de remboursement automatique d’une part du prix de l’abonnement en cas de retards récurrents sur la ligne empruntée. L’UFC-Que Choisir exige que les usagers du TER paient en fonction de la qualité, et voient le montant de leur abonnement diminuer de façon significative quand la qualité se dégrade durablement."

UFC lance donc un appel à la Région présidée par Laurent Wauquiez : "UFC-Que Choisir appelle le conseil régional, qui a fixé un objectif de 90% de trains à l’heure dans sa dernière convention, à plus de ténacité.
Elle réclame en outre la mise en place sans délai d’une indemnisation automatique des abonnés en cas de retards récurrents, et une hausse des pénalités dues par la SNCF en cas de qualité dégra-dée."

11/12/2017

Les pannes de la SNCF ou le retour d'une économie de l'intermittence

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0301...

Jean-Marc Vittori / Editorialiste

Une société qui devient numérique est à la fois plus efficace et plus fragile. Au-delà des pannes, notre monde revient vers l'intermittence, après l'ère industrielle des flux continus de production, d'énergie et de travail.

Une armoire qui brûle, une caténaire qui rompt, un logiciel d'aiguillage qui bogue, et la vie de milliers de voyageurs est chamboulée.  Notre société supporte mal ces pannes . Rien de plus logique : la promesse éternelle du train, c'est d'arriver à l'heure, contrairement à la diligence qui s'embourbait à la première pluie ou l'automobile qui prend vite un goût de bouchon. Ces pannes sont exaspérantes. Et pourtant... notre avenir est-il la ponctualité, la continuité, la permanence ? Ou au contraire le retour des intermittences ?

Pour qui prend souvent l'avion, la réponse est évidente : une grande régularité côtoie les ennuis à répétition. Il est parfaitement possible d'avoir trois heures de retard sur un vol trois jours de suite. Des heures perdues - pas facile de travailler dans un hall bondé sans savoir quand partira l'avion, ou en cheminant de l'appareil en panne vers un autre. Le train est plus fiable, mais il a ses éclipses, comme le prouve la SNCF avec une remarquable diversité de scénarios .

Irrémédiablement marqué par Microsoft

Dans des sociétés numérisées, la fragilité grandit au lieu de diminuer. Quand le réseau informatique d'une grande entreprise tombe en panne ou subit un piratage, des milliers de salariés ne peuvent plus rien faire. Quand le téléphone passe sur Skype, il peut devenir un instrument aléatoire, alors qu'il fallait auparavant une tempête en montagne pour couper le fil. Le consommateur peut bien sûr acheter 24 heures sur 24 et il sera livré avant Noël, promis. Sauf que le site du cybercommerçant peut sauter ou la livraison inopinément arriver le 27 décembre, empêchant le barbu en rouge d'accomplir son oeuvre en temps et en heure.

Il est pourtant difficile d'imaginer un retour en arrière. La SNCF ne remettra pas un cheminot à chaque aiguillage pour éviter qu'un pépin informatique ne bloque une gare : ce serait trop coûteux (et de surcroît périlleux, car jamais un ordinateur distrait n'a laissé passer un train sur une voie où arrivait une rame dans l'autre sens). Elle pourrait surinvestir pour limiter les risques. Mais le monde numérique semble irrémédiablement marqué par Microsoft, le fabricant du logiciel qui fait tourner la majorité des ordinateurs : c'est atrocement complexe, ça marche très bien la plupart du temps, mais ça bloque parfois de manière imprévisible et il faut alors relancer la machine. Au mieux.

Plus d'un divorce pour deux mariages

Ces pannes, ces blocages, ces interruptions peuvent sembler intolérables, contraires même à l'idée que l'on peut se faire de la modernité. Mais c'est la modernité du siècle précédent qui promettait la continuité. Nous revenons sans doute vers l'intermittence. Pour ce terme, le dictionnaire renvoie, au-delà des intermittences naturelles (la pluie, la fièvre), dans trois directions : les « intermittences du coeur » chères à Marcel Proust, les énergies intermittentes et les intermittents du spectacle. Vie affective, énergie, travail : parfait résumé des mutations à l'oeuvre.

Intermittences du coeur tout d'abord, car c'est ici que les changements ont commencé. Si le grand Marcel les reliait « aux troubles de la mémoire », elles vont bien au-delà. Le coeur a longtemps été laissé de côté dans la formation des couples et la vie familiale. Fruit d'arrangements longuement négociés, le mariage marquait le rapprochement de familles, avec souvent des enjeux patrimoniaux. Pour cultiver la terre, la stabilité était nécessaire. L'émancipation économique et juridique des hommes puis des femmes a changé la donne. Le coeur et ses intermittences jouent désormais un rôle central dans la vie privée. Si le Code civil stipule toujours que les époux se doivent fidélité, la stabilité éternelle a disparu. En France, on compte aujourd'hui plus d'un divorce pour deux mariages.

Intermittence des énergies ensuite. Jusqu'au XVIIIe siècle, l'humanité vivait avec des sources d'énergie variables, comme la lumière du jour ou le vent. Les révolutions industrielles peuvent s'interpréter comme le passage des énergies intermittentes aux énergies permanentes venues du charbon, du pétrole, du nucléaire. Avec des flux continus, les usines ont tourné en « 3x8 », ce qui était parfois indispensable (impossible d'arrêter longtemps un haut-fourneau). Mais les énergies fossiles posent aujourd'hui problème : les ressources ne sont pas infinies et leur combustion dégage des gaz en telle quantité que le climat en est, selon toute vraisemblance, dangereusement affecté. Le nucléaire, lui, fait peur.

Mode projet

D'où le retour en grâce des autres sources d'énergie, à commencer par le soleil et le vent. Mais en l'état actuel des technologies, les solutions de stockage ne sont pas assez puissantes pour  garantir l'approvisionnement à partir des seules énergies renouvelables . Il va falloir sans doute se refaire à un monde où l'énergie n'est pas disponible à volonté.

Intermittence du travail enfin. Bien sûr, il faudra toujours des médecins ou des pompiers à toute heure. Mais dans les entreprises, le travail répétitif, « routinier », est en voie d'automatisation. De plus en plus, le travail relève donc soit du soin personnalisé, soit de la conception et du chantier. Or contrairement à la bonne vieille production industrielle, ces activités sont discontinues.

Les sociétés de conseil emménagent dans des locaux « flex office » où il n'y  plus de bureau affecté à l'un ou à l'autre. De plus en plus, les entreprises fonctionnent en « mode projet », où les équipes se font puis se défont. Comme le suggérait  le sociologue Pierre-Michel Menger il y a quinze ans, les « intermittents du spectacle » ne constituent pas une exception marginale, mais la pointe avancée d'une métamorphose du travail. Nous revenons dans une ère d'intermittences.

Jean-Marc Vittori
@jmvittori
 
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