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04/04/2012

Chambery : Incendie au poste d’aiguillage : le trafic SNCF interrompu

Mise à jour du le 05/04/2012 à 06:01

http://www.ledauphine.com/savoie/2012/04/05/l-incendie-du...

L’incendie du poste d’aiguillage est accidentel

Ce n’est pas un nouveau coup des No Tav. L’incendie qui a touché le poste d’aiguillage, situé dans le sous-sol de la gare de Chambéry, mardi vers 19 h 30, est accidentel a confirmé la SCNF. C’est une pièce électronique qui a explosé mettant à mal toute une baie d’alimentation permettant la signalisation et de commander les voies. Jusqu’à 3 heures du matin, les techniciens de la SNCF ont vérifié l’ensemble des circuits et rétabli au compte-gouttes le trafic. Taxis et bus ont acheminé, hier soir, les passagers bloqués à destinations. Le trafic est revenu à la normale à 5 heures du matin. Une nouvelle borne d’alimentation sera installée prochainement.

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http://www.ledauphine.com/savoie/2012/04/03/incendie-au-p...

Les panneaux d’information lumineux indiquaient des retards indéterminés, hier vers 21 heures, dans le hallde la gare. Photo DL/Gh.G.

Les panneaux d’information lumineux indiquaient des retards indéterminés, hier vers 21 heures, dans le hallde la gare. Photo DL/Gh.G.

Il planait encore une odeur de brûlé, hier soir vers 21 heures, à l’approche de la gare de Chambéry. La circulation de tous les trains a dû être interrompue à la suite d’un incendie. Il s’est déclaré vers 19 h 30 au poste d’aiguillage situé en sous-sol. C’est là que se trouvent les armoires électriques et dispositifs techniques permettant de commander les appareils de voie.

L’incendie a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers, mais les dégâts occasionnés ont empêché la reprise du trafic. Aucun train n’a pu entrer en gare ni en partir jusqu’à 21 heures. Heure à laquelle un train de Grenoble a pu accéder au quai C, puis un TGV de Paris. Celui de Milan allait arriver une heure après.

À 22 heures, les agents n’étaient toujours pas en mesure de renseigner les voyageurs sur les délais d’attente. Plusieurs dizaines de personnes attendaient dans le hall et sur le quai. Les panneaux d’information lumineux indiquaient des retards indéterminés, le trafic reprenant au compte-gouttes. En revanche, la circulation des trains pour Lyon devait rester perturbée toute la soirée. Ce serait la première fois que la SNCF de Chambéry est confrontée à ce problème.

29/03/2012

La SNCF a durci son service minimum grâce à... Air France

http://www.challenges.fr/entreprise/20120328.CHA4737/droi...

Créé le 28-03-2012 à 19h10 - Mis à jour le 29-03-2012 à 09h57

Par Anna Rousseau

EXCLUSIF Le 20 mars dernier, le Journal officiel a publié la dernière loi du quinquennat qui encadre le droit de grève dans l'aérien. Ce texte comporte un amendement passé totalement inaperçu, qui modifie sensiblement le droit de grève... à la SNCF.

La nouvelle loi encadrant le droit de grève dans l'aérien remet en cause une pratique mise au point par Sud Rail : la grève perlée de 59 minutes. (SIPA)

La nouvelle loi encadrant le droit de grève dans l'aérien remet en cause une pratique mise au point par Sud Rail : la grève perlée de 59 minutes. (SIPA)

Après des mois d’étude et des débats parlementaires houleux, menés sur fond d’une grève dure des pilotes d’Air France début février, c’est dans un silence épais que la loi sur le service minimum – officiellement intitulée "loi relative à l'organisation du service et à l'information des passagers dans les entreprises de transport aérien de passagers et à diverses dispositions dans le domaine des transports" - a été promulguée le 19 mars dernier avec application immédiate et publiée le lendemain au journal officiel, après avoir été déclarée conforme par le Conseil Constitutionnel le 15 mars. Soit deux semaines seulement après avoir été adoptée par l’Assemblée Nationale en deuxième lecture.

Surprise : dans le texte publié au Journal Officiel se trouve un amendement passé jusque-là complètement inaperçu. De fait, il ne traite pas du tout du service minimum dans l’aérien… mais dans les transports terrestres, en particulier le ferroviaire. Que dit cet amendement? D’une part, que l’on ne peut pas, dans les transports terrestres, faire grève ou sortir d’une grève sans en informer son employeur 24 heures à l’avance. D’autre part, que des sanctions disciplinaires peuvent être prises à l’encontre des employés qui, "de façon répétée", n’ont pas informé leur employeur de leur intention de renoncer à participer à la grève ou de reprendre leur service.

Eviter les grèves de 59 minutes "inventées" par Sud Rail

L’auteur de cet amendement est le député Yanick Paternotte (UMP, Val d’Oise) : "J’ai profité du dernier véhicule législatif pour faire passer cet amendement, qui aurait sinon dû faire partie de la loi sur la consommation de Frédéric Lefebvre, explique le député, expert des questions ferroviaires. Il était nécessaire d’empêcher au plus vite les grèves de 59 minutes, comme il y en a eu l’hiver dernier à Saint-Etienne".

Ces grèves perlées de 59 minutes ont été "inventées" par Sud Rail, et sont redoutablement efficaces pour désorganiser complètement les opérations. Le principe est simple : au moment de sa prise de service, l’employé se déclare gréviste pour une heure – moins une minute. Cela suffit pour obliger la SNCF à annuler son train, et ne lui fait perdre que quelques euros sur sa feuille de paie, puisqu’il reprend ensuite sa journée de travail tranquillement.

Un autre cheminot se déclare alors gréviste… et ainsi de suite, toute la journée. Sud Rail a organisé ce type de grève tournante à Saint Lazare en 2009, puis à Saint Etienne l’hiver dernier : cela a duré près de trois mois, pour la plus grande exaspération des voyageurs.

La SNCF et la CGT, alliés objectifs

Derrière Yanick Paternotte se profile, naturellement, l’ombre de la SNCF, qui réclamait depuis longtemps une aide législative pour bloquer Sud Rail : "Nous avions un débat informel, effectivement", confirme Yanick Paternotte. Et derrière la SNCF se profile une autre ombre : celle des syndicats cheminots. Il est étonnant que, naturellement au courant de la manœuvre du parlementaire, ces derniers n’aient pas réagi et ne se soient en rien opposés à "l’amendement 59 minutes". En particulier le plus puissant d’entre eux, la CGT…

Le silence de celle-ci vaut approbation : "La CGT cheminot est un allié objectif, qui, au bout du bout, est raisonnable. Elle est attachée à l’entreprise, et sait reconnaître la ligne rouge quand elle la voit", explique Yves Paternotte. Une autre explication à l’accord implicite de la CGT cheminot ? Ses dirigeants ne seraient pas mécontents que la direction puisse enfin mettre des bâtons dans les roues de Sud Rail, qui gagne des voix à chaque élection professionnelle depuis dix ans.

27/03/2012

La SNCF condamnée pour des retards au travail

Bonsoir,

La SNCF ne répond pas à ces obligations de ponctualité. Elle repousse sans arrêt le dialogue jusqu'a un point de non retour.

Il est dommage d'en arriver là ou une personne du métier a perdu plus de 2 ans dans des procédures pour enfin gagner. Cela peut ressembler à un excellent stage dans la magistrature.

Il y aura certainement jurisprudence. La SNCF est mise en garde qu'elle ne peut pas ignorer la situation.

Devant ce cas très médiatique combien d'usagers ne portent pas plainte ?

Certaines personnes ont une situation bien plus dramatique ne retrouvant pas de travail derrière.

On peut aussi parler du préjudice familiale auprès des nounous, auprès des enfants qui n'ont pas leur parents à temps.

Il manque aussi le travail décalé qui doit être fait le soir car le train est arrivé en retard le matin (si cela est possible).

Les entretiens d'embauches ratés car soit arrivé en retard ou stress accumulé.

La liste peut être très longue sur les conséquences sur notre train que nous apprécions beaucoup (écologique, tranquillité, convivialité, stress) mais que nous pouvons aussi détester lorsque des aléas arrivent.

Esperons que les différents acteurs (dont la SNCF) pensent à notre ligne malade avant de gaspiller 25 milliards pour le Lyon - Turin qui n'est certainement pas une priorité actuellement.

Eric

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http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/emploi-la-s...

Par Floriane Salgues, publié le 27/03/2012 à 15:03, mis à jour à 16:02

La SNCF condamnée pour des retards au travail

La SNCF a été condamnée à verser 1500 euros à la plaignante, qui réclamait 15.000 euros de préjudice moral et 30.000 euros de préjudice financier.

afp.com/Damien Meyer

 

Licenciée d'un cabinet juridique pour manque de ponctualité répété, une employée avait porté plainte contre la SNCF. La justice vient de lui donner raison en condamnant la compagnie ferroviaire à lui verser 1500 euros. 

 

S'achemine-t-on vers une "jurisprudence SNCF" sur les retards au travail? La compagnie ferroviaire a été condamnée mardi par le tribunal de grande instance de Paris à verser 1500 euros à une jeune femme de 25 ans qui dit avoir perdu son emploi à Lyon en raison des retards répétés de son train. 

Embauchée comme secrétaire en CDI à temps partiel dans un cabinet d'avocat de Lyon en juin 2010, Soazig Parassols habitante d'Ambérieu, à une cinquantaine de kilomètres de Lyon avait vu sa période d'essai interrompue le 22 juillet 2010. Dans un courrier, son employeur avait justifié sa décision en évoquant ses "nombreux retards", alors que son domicile était "très éloigné" de son lieu de travail. 

1500 euros au titre de préjudice moral

Dans son jugement, la 4e chambre civile "déclare la SNCF responsable du préjudice subi par Mlle Parassols" et "la condamne à lui verser la somme de 1500 euros au titre de son préjudice moral", ainsi que 1500 euros pour ses frais de justice. 

Soazig Parassols réclamait 45.000 euros de dommages et intérêts. Mais le tribunal a débouté la jeune femme de ses autres demandes indemnitaires, estimant qu'elle n'apportait pas la preuve suffisante de ce préjudice d'ordre financier. 

1500 euros au titre de préjudice moral, en France, c'est beaucoup 

Son avocat, David Metaxas, se dit pourtant soulagé. "1500 euros au titre de préjudice moral, en France, c'est beaucoup, relativise-t-il. Le fait que Soazig Parassols ait retrouvé du travail, peu après son licenciement, a également dû avoir une incidence sur la décision du tribunal." 

Comme l'expliquait l'avocat du droit du travail Eric Rocheblache à L'Express en janvier dernier, l'employeur "n'est pas responsable si son salarié habite à plus d'une heure de son lieu de travail et doit donc emprunter le train ou sa voiture pour se rendre à son boulot. Un chef doit pouvoir compter sur son personnel." Selon lui, la faute reviendrait donc à celui qui cumule des retards successifs, même si ceux-ci sont indépendants de sa volonté. 

La SNCF déjà condamnée

Ce n'est pourtant pas la première fois que la SNCF se fait condamner pour ses retards. La justice évalue sa responsabilité en examinant chaque cas particulier et en vérifiant s'il existe ou non un lien entre les retards dénoncés et le préjudice allégué. Et la décision à l'encontre de Soazig Parassols fait "déjà jurisprudence" pour son avocat. "La SNCF va désormais devoir considérer ses usagers comme des co-contractants et rendre des comptes en cas de retards", analyse-t-il. 

En septembre 2010, la Cour d'appel de Paris a condamné la SNCF à indemniser un passager qui n'a pu remplir ses obligations professionnelles, à la suite du retard d'un train directement imputable à l'entreprise. Avocat à Melun, Rémi Rouquette devait plaider, le 8 juin 2008, une affaire devant le tribunal administratif de Nîmes. Sa société s'était alors chargée de la réservation de ses trains, le premier devant arriver à Paris à 6h07 pour une correspondance vers Nîmes à 6h24. 

La SNCF avait dû verser à l'avocat et à sa société 2836 euros pour "manque à gagner professionnel" 

Mais en raison d'une anomalie d'aiguillage, attribuable à la SNCF, le train régional était arrivé à Paris avec une demi-heure de retard, empêchant l'avocat de prendre sa correspondance pour Nîmes. En conséquence: une affaire non-plaidée et une journée de travail perdu. La SNCF avait dû verser à l'avocat et à sa société 2836 euros pour "manque à gagner professionnel".  

En 2011, c'est une autre usagère, acupunctrice de 33 ans, qui gagne son procès contre la compagnie ferroviaire après six heures passées dans un train et une journée de rendez-vous annulés.Outre le remboursement de son titre de transport, la SNCF lui versera 300 euros de dommages et intérêts pour "défaut de ponctualité" ainsi que 500 euros pour les frais de justice.

 
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